Projet de renforcement de la résilience par le biais de services lies à l’innovation, à la communication et aux connaissances (bricks)








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Le défrichement contrôlé a été adopté au Burkina pour lutter contre les mauvaises pratiques qui consistent à couper tous les arbres de la parcelle avant de la mettre en exploitation. La plupart des producteurs étaient convaincus que les cultures et les ligneux ne pouvaient coexister sur un champ de culture. Outre la sensibilisation des producteurs et la vulgarisation par les projets, programmes et ONG, le Ministère en charge de l’environnement a pris un arrêté pour réglementer les défrichements en précisant le nombre de pieds à épargner à hectare.
La pratique de défrichement contrôlé consiste à épargner un certain nombre d'arbres et/ou de bandes de végétation naturelle au cours des travaux de défriche. Il s’agit pour le producteur d’identifier et marquer les espèces protégées et celles présentant un intérêt pour lui. Il épargne le plus souvent les espèces menacées de disparition et des espèces utilitaires comme le karité, le néré, etc. Les arbres non marqués sont coupés à ras de terre. Le nombre de plants à épargner est de 20 à 25 pieds adultes à l’hectare et entre 60 à 80 pieds de jeunes pousses ou rejets.
La pratique permet la protection de la parcelle contre les phénomènes d'érosion et la dégradation des sols ainsi que l'accroissement de la productivité agricole et l’amélioration de la fertilité des sols. Une des contraintes y relatives est que dans la mécanisation agricole, les souches peuvent détériorer le matériel agricole et blesser les animaux de trait.



Tableau  : Forêt communautaire

Désignation

Informations techniques

Nom de la technologie

Forêt communautaire

Noms locaux de la technologie dans la zone

Ewé : Edouvé

Catégorie de la technologie

Pratique végétale

Localités où la technologie est plus développée dans la zone

  • Zone de la Savane Sèche : Kpendjal (Natchambonga, Djiyèga, Borgou, Nakpatole, Tambonga) ; Oti (Kwakou, Nakorgou, Tchanfieri, Kountouaré)

  • Zone de la Forêt : Danyi (Danyi Dzogbegan) ; Missahoé (Kloto)

  • Zone du Littoral : Ave (Ando Kpomey) ; Golfe (de Bè (forêt sacrée) ; Lacs (Agbodrafo, Amédéhoevé (forêts Gnigblin) ; Goumoukopé, etc.

Utilisateurs de la technologie/Genre

Communautés locales

Type de sol où la technologie est appliquée/ Les conditions environnementales

Cette technologie est utilisable sur les terres boisées et les sols à fort potentiel forestier.

But ou objectifs de la technologie

La forêt communautaire vise à impliquer, faciliter et améliorer la participation des communautés locales à la gestion durable des ressources naturelles et un accès équitable aux bénéfices socio-économiques, culturels et cultuel de ces ressources.

Type d’utilisation des terres en lien avec la technologie

Forêts / Bois 

Description de la technologie


Selon la définition du Service canadien des forets reprise par le Réseau d'Information pour le Développement Durable en Afrique Centrale, la Forêt communautaire est une zone du domaine forestier non-permanent affectée à une communauté villageoise en vue de mener des activités ou d'entreprendre des processus dynamiques pour une gestion durable des ressources naturelles à partir d'un plan de gestion simplifié (Tonye, 2008).

Les différentes étapes de la procédure d’implantation des forêts communautaires varient d’un pays à un autre mais peut en général inclure :

  • la sensibilisation, l’information, l’éducation et formation des communautés

  • la désignation de l’entité de gestion et la d’élimination de la zone concernée

  • la réunion de concertation entre les autorités locales et administratives

  • l’élaboration d’un plan stratégique de gestion

  • l’examen et l’approbation du plan 

  • la signature de la convention 

  • la mise en œuvre et le suivi du plan stratégique de gestion

Type de dégradation des terres que la technologie corrige

Cette technologie lutte contre la dégradation physique et chimique du sol ainsi que l’érosion sous toutes ses formes

Manière dont la technologie combat la dégradation des

terres

Les feuilles mortes qui tombent enrichissent le sol en matière organique. Les arbres par leurs feuilles protègent le sol contre les gouttes de pluie et l’insolation. La forêt lutte contre les feux de végétation.

Niveau de connaissances techniques requis pour appliquer la technologie

La mise en place des forets communautaire nécessite une formation des communautés locales du moins des comités de la gestion.

Photos, dessin technique

Forets communautaires (INADES-Formation Togo, 2014)


Photo n° n°83 à Kountouaré Photo n°84 de Missahoé


Parfeu autour de la forêt

Forêt communautaire


Photo n°85 à Ando Kpomey

Ampleur d’utilisation de la technologie/superficie/ étendue

La technologie est utilisée par quelques communautés dans la zone.

Effets bénéfiques ou avantages

  • Reconstitution des forêts dégradées 

  • Résolution des conflits liés au partage et à la gestion des ressources naturelles 

  • Création de microclimat 

  • Développement économique des communautés riveraines 

  • Protection et diversification de la biodiversité

  • Sauvegarde des valeurs culturelles et cultuelles

  • Disponibilité des produits forestiers ligneux et non ligneux (champignon, miel,…)

Niveau d’efficacité de la technologie

La technologie est efficace surtout pour reconstituer un sol et maintenir la biodiversité

Inconvénients

Réduction de surfaces cultivables

Contraintes/ difficultés/ limites

  • Absence de suivi effectif de la mise en œuvre

  • Problèmes fonciers

  • Incapacités des acteurs à gérer les forets

Coûts relatifs à la mise en place de la technologie

Coût de réalisation : Tout dépend de l’essence forestière utilisée, mais en moyenne 400 000 à 1 000 000 FCFA/ha





Tableau  : Grande Muraille verte



Désignations

Informations techniques, institutionnelles, culturelles, économiques, etc.

1

Nom commun de la bonne pratique (BP)

Grande Muraille verte

2

Nom local de la BP




3

Personne / Structure de contact (nom, prénom, adresse, téléphone, fax, BP, e-mail)

Pape Waly GUEYE

Général, Agence Nationale de la Grande Muraille Verte

Tél : (00221) 33859 05 32

Mobile : (00221) 77 558 36 21

Email : pwgueye@yahoo

4

Echelle d'intervention1(1 = commune /sous-préfecture, 2 = province / préfecture, 3 = région / district /cercle, 4 = national)

4

5

Catégorie de BP2 (1 = Bonnes Pratiques technologiques ; 2 = Bonnes Pratiques socio-organisationnelles)

1

6

Type de BP

Restauration et valorisation des écosystèmes pour lutter contre l'avancée du désert et améliorer les revenus des populations.

7

Secteur d’activités couvert par la BP3(1 = Agriculture ; 2 = Elevage ; 3 = Environnement ; 4 = Autres (à définir)

Agriculture, élevage, environnement

8

Conditions environnementales de mise en œuvre (zones agro-écologique d’application)

La GMV fera la promotion des bonnes pratiques en matière de Gestion durable des terres, dans le sens de la définition qu’en fournit la FAO, à savoir « l’utilisation des

ressources de la terre, incluant les sols, l’eau, les animaux et les végétaux, afin de produire les biens destinés à satisfaire des besoins humains qui varient constamment tout en préservant le potentiel productif de ces ressources et le maintien de leurs fonctions dans l’environnement »

9

Objectifs de la bonne pratique en lien avec la GDT, les RN et le CC

Contribuer à la lutte contre l’avancée du désert et à la

mise en valeur des zones saharo-sahéliennes par une gestion durable des ressources naturelles et la lutte contre la pauvreté.

10

Description de l’environnement humain /genre (nature des exploitants appliquant la BP)

La mise en œuvre a commencé par des activités de sensibilisation des populations et des élus locaux, en même temps que la délimitation et l’identification des parcelles.

11

Type de sol où la BP est appliquée / les conditions environnementales (bassin versant)

Tous types de sols

12

Type d’utilisation des terres en lien avec la BP (Terres cultivées, pâturage, forêts, mixte…)

Teres agro-sylvo-pastorales

13

Description de la BP

La composante sénégalaise du projet a démarré en 2007 avec la mise en place par l’Etat sénégalais d’une agence nationale de la grande muraille verte. Aujourd’hui, il y a 11 parcelles de 500 à 675 ha (excepté une de 2003 ha) séparées les unes des autres de 4 à 5 km et sécurisées par des fils barbelés et par un réseau très dense de pare-feux. Dans un deuxième temps, afin d’augmenter les chances de réussite des plantations d’arbres, des tracteurs ont ouvert des tranchées de 50 cm de profondeur pour faciliter l’infiltration de l’eau. Cette opération a été menée avec du matériel lourd et a nécessité beaucoup de moyens. Cette seconde phase a aussi permis de désherber les parcelles. Lors des activités de reboisements, la priorité a été donnée aux espèces les plus adaptées au contexte local et qui présentent le plus d’utilité pour les populations de la zone.

La mobilisation des populations s’est renforcée grâce au programme « travail contre vivres » du Programme Alimentaire Mondial (PAM) qui a bénéficié de l’appui de la facilité alimentaire de l’Union Européenne.

Cette technologie qui allie des mesures végétatives et structurales à des modes de gestion a déjà permis une amélioration de la disponibilité des ressources en eau grâce aux bassins de rétention mis en place, mais aussi et surtout une amélioration du disponible fourrager dans cette zone où la principale activité est l’élevage.

C’est une technologie très prometteuse, mais dont les coûts importants de mise en place et de maintien constituent une entrave à son extension. Le financement du programme global repose sur les Etats traversés par le tracé, avec l’appui des bailleurs de Fonds.

Quelques activités peuvent être citées :

Production de plants en pépinière, reboisement, confection et pose de grillage, ouverture du pare feu, concertation, délibération, appropriation, regarnissage, désherbage, gardiennage, entretien de la clôture, entretien du pare feu.

14

Type de problème de dégradation des terres ou des RN, auquel la BP s’adresse

Prévention de la dégradation des terres / atténuation de la dégradation des terres / réhabilitation des terres dégradées

La déforestation, le surpâturage, et les sécheresses récurrentes ; toutes choses qui ont fini d’installer les populations dans un grand état de pauvreté.

15

Type d’acteurs4 (1= porteurs ; 2 = Acteurs de soutien technique ; 3 = Acteurs financiers)

1

16

Communautés ciblés

  1. Collectivité locale

  2. Ensemble de collectivités locales

  3. Organisation de producteurs

  4. Organisation de femmes

  5. Organisation de jeunes

  6. Privé

  7. Autres

Collectivité locale, ensemble de collectivités locales, organisation de producteurs, organisation de femmes, organisation de jeunes, autres

17

Manière dont la BP combat la dégradation des terres 

Muraille verte constitue une réponse africaine au processus de désertification.

Il s’agit pour les pays concernés d’apporter une contribution significative pour relever les défis de l’avancée du désert, de la mise en valeur intégrée des zones dégradées et de la lutte contre la pauvreté sous toutes ses formes.

Il s’agit en particulier de l’installation et de la mise en valeur intégrée d’espèces

végétales à valeur économique adaptées à la sécheresse (100- 400 mm), de bassins de rétention, de systèmes de production agricoles et autres activités génératrices

de revenus, ainsi que des infrastructures sociales de base sur une bande allant de Dakar à Djibouti sur une longueur de 7000 km, large en moyenne de 15 km.

18

Niveau de connaissances techniques requis pour appliquer la BP

Technique de reboisement en zone aride


19

Illustrations : Photos, dessins, schémas, etc.

j:\draft photos\tamarindus sp .jpg

Tamarindus indica

20

Conseils pratiques de mise en œuvre




21

Avantages / effets / impacts

Augmentation de la production animale, de la qualité du fourrage, de la production de fourrage, des revenus agricoles ;

Réduction des frais pour les intrants agricoles et des risques de perte de production ;

Amélioration de la sécurité alimentaire et de l’autosuffisance et

des connaissances en conservation

Augmentation/ maintien de la diversité des habitats et de la diversité végétale ;

Réduction de la compaction du sol et réduction des émissions de carbone et des gaz à effet de serre ;

Augmentation de la manière organique du sol, en nutriments recyclés et de la biomasse ;

Amélioration de la couverture du sol ;

Réduction de la vitesse du vent, de l'évaporation ;

Augmentation de la diversité animale, de l'humidité du sol, des espèces bénéfiques ;

Diversification des revenus ;

Reconstitution du milieu naturel ;

Meilleure valorisation des produits forestiers non Ligneux (PFNL)

Appropriation par les populations

Lutte contre l’exode rural

Démultiplication des parcelles,

22

Contraintes liées à la mise en œuvre de la BP

Démultiplication des parcelles nécessite des moyens techniques et humains ;

23

Mesures nécessaires à la levée des contraintes

Appropriation par les populations

24

Coût de réalisation




25

Echelle dans le processus de diffusion et durabilité (1= initiale, 2= maturité ; 3 = léthargie)

2

26

Recommandations pour la diffusion de la BP




27

Analyse de la fiche en 100 ou 200 mots sur les points suivants :

i) présentation de l’institution ou le projet en cours ou clôturé qui la met en pratique ;

(ii) à quoi consiste la bonne pratique ;

(iii) les conditions qui ont nécessité sa mise en pratique ;

(iv) sa traduction dans la pratique a-t-elle permis de stabiliser la productivité des sols ? Reconstituer les RN ? Lutter contre les changements climatiques ?


Au Sénégal, l’Agence nationale de la Grande Muraille verte a été créée par Décret n°

2008-1521 du 31/12/2008. Elle est placée sous la tutelle du Ministre en charge de

l’Environnement et de la Protection de la Nature, avec un statut de personne morale de

droit public, dotée de l’autonomie financière, et ayant pour mission principale de réaliser le

projet continental sur le territoire du Sénégal. Conformément à la Loi d’Orientation sur les

agences, sa création relève : « d’une volonté politique de donner plus d’impulsion, d’autorité et d’autonomie

à un ensemble d’activités nouvelles ou insuffisamment prises en charge par

les services administratifs ;

- du souci de rendre un service de qualité aux usagers en apportant des

solutions appropriées fondées sur la proximité, la participation et

l’adaptabilité que des services centraux ne peuvent pas assurer ;

- de la nécessité de rendre l’Administration plus attentive à la notion de

performance et de résultats. »

les premières activités de la Grande Muraille verte (GMV) ont démarré au Sénégal depuis l’année 2008 et se sont

poursuivies de manière constante et permis pendant l’année 2014, la production de1 400 000 plants et la plantation de 4000 hectares, la mise en place de jardins

polyvalents villageois dans les départements de Louga, Linguère et Ranérou.

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