Rapport 2007








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CLUBAverroes

RAPPORT 2007

LA DIVERSITE DANS LES MEDIAS

SOMMAIRE

Avertissement & remerciements……………………………….. p 3

Préambule……………………………………………………….. p 4

La diversité dans l’encadrement……………………………….. p 9

TF1……………………………………………………………….. p 11

France Télévisions…………………………………………..…... p 17

France 2…………………………………………...………. p 19

France 3…………………………………………………… p 24

France 4…………………………………………………… p 29

France 5…………………………………………………… p 30

France Ô…………………………………………..………. p 33

ARTE…………………………………………………………….. p 35

TV5……………………………………………………………….. p 37

CANAL +……………………………………………………….... p 38

M6……………………………………………………………….... p 42

Les Chaînes Parlementaires…………………………………….. p 45

Les Chaînes d’Information……………………………………… p 46

Les Nouvelles Chaînes de la TNT…………………………….... p 49

Le Centre National du Cinéma……………………………..….. p 52

Les Radios Nationales……………………………………..……. p 54

La Presse Ecrite Nationale………………………………..…..... p 58

La Publicité…………………………………………………….... p 59

Analyse et préconisations……………………………………...... p 64

Annexes………………………………………………………..…. p 69

Avertissement

Ce présent document a été réalisé par les membres du club Averroes*, tous professionnels des médias. Il porte sur la période qui court d’octobre 2006 à novembre 2007. Il ne s’agit pas d’un travail de chercheur. Il est le produit d’un travail de collectes, d’observations, d’échanges et d’analyses d’informations sur la problématique de la diversité dans les médias français. Les rédacteurs de ce rapport ont privilégié l’approche opérationnelle et factuelle sur ce sujet. Ce rapport est volontairement orienté sur la diversité « franco-française », même si celle-ci s’appréhende de manière plus large.

Ce travail a pour objectif de mettre en lumière les politiques exemplaires et celles qui le sont moins en matière de reflet de la diversité. A différentes étapes de sa réalisation, les rédacteurs ont consulté de nombreux professionnels des médias : diffuseurs, producteurs, journalistes, animateurs, comédiens, scénaristes, etc.

Ce document est proposé sous la seule responsabilité de ces auteurs et doit donc être utilisé avec les précautions d’usage. Nous nous réservons le droit de revoir ou réviser le contenu de ce rapport à la lumière de toute information additionnelle dont nous pourrions prendre connaissance après la connaissance de ce rapport.

Sa reproduction, totale ou partielle, est autorisée à condition que son origine et ses auteurs soient explicitement cités.

* Le club Averroes a été fondé en 1997 et rassemble près de 350 professionnels des médias autour de la promotion de la diversité dans les médias français.

Remerciements

Nous tenons à remercier tous les membres du club Averroes pour leur disponibilité, leur intérêt et leur mobilisation en faveur de la promotion de la diversité dans nos médias. Nos remerciements vont également à tous les collaborateurs des diffuseurs, des éditeurs, d’institutions publiques pour leur contribution collective autour de cette problématique. Ce rapport n’aurait pu être établi sans leur précieuse collaboration.

Préambule

A l’ère de la mondialisation, la question de la diversité fait désormais partie de notre préoccupation quotidienne. Elle est généralement associée à des actions positives de préservation du patrimoine culturel, de succès et de richesse des apports d’origines diverses, etc. à tel point que la diversité est devenue l’alpha et l’oméga de toute politique de communication des grands entreprises françaises et internationales.

Récemment, lors du Grenelle de l’environnement, chacun s’accordait pour affirmer le concept de diversité comme l’assise indispensable à toute politique de développement durable.

Même si le concept de « minorités visibles » ou de « minorités ethnoculturelles » ne constitue qu’une partie de la problématique de la représentation de la diversité dans les médias, il cristallise aujourd’hui tous les défis et les interrogations qui exacerbent notre société, avec ses conséquences sur le lien social et la nécessité de « vivre ensemble ».

Selon notre étude, une grande variété de situations cohabitent en matière de représentation de la diversité dans nos médias malgré une disposition légale afin que « les diffuseurs télévisions et radios veillent dans leur programme à promouvoir les valeurs d’intégration et de solidarité qui sont celles de la République » et pensent « à prendre en considération, dans la représentation à l’antenne, la diversité des origines et des cultures de la communauté nationale ».

Le niveau de représentation et d’incarnation de la diversité ethnique est fortement contrasté d’un diffuseur à l’autre. Malgré la dynamique qui a suivi les émeutes en banlieue à l’automne 2005 et la réunion à l’Elysée entre les grands patrons de chaînes et le chef de l’Etat, le constat aujourd’hui, deux ans après, est le suivant : les changements sont trop modestes.

On peut dire qu’il n’y a pas eu de bouleversements importants ni convaincants. Même si la volonté de certains diffuseurs de faire une juste place à la diversité est réelle, le phénomène est encore récent et hésitant.

Dans la sphère des médias, la situation des minorités visibles, notamment les noirs, les arabes et les asiatiques, demeure fortement inégalitaire face à celle des « blancs ».  En effet, que ce soit dans le domaine de la visibilité à l’antenne, de l’affichage, du contenu, de la représentation qui en est faite ou bien dans le domaine de l’emploi, particulièrement dans l’encadrement et les postes décisionnaires, ce sont les « hommes blancs » qui dominent largement.

A la télévision, au cinéma, à la radio, l’universel est toujours incarné par un homme… de surcroit blanc.

A noter, également, les femmes sont peu présentes dans les postes à responsabilité dans les médias. Le mythe de l’égalité républicaine ne fait plus illusion, du moins dans la pratique.

Dans un environnement où l’égalité des chances est loin d’être une réalité, nous pensons que les médias ont une responsabilité importante vis-à-vis des minorités visibles. Une prise de conscience existe et des actions ont été menées depuis quelques années. Partant de là, l’éthique des médias, doit-elle et peut-elle aller plus loin dans la lutte contre les discriminations et en faveur de la cohésion nationale ? Nous le pensons clairement.

Face à la panne, à l’essoufflement des institutions à incarner ce rêve d’une France d’égalité, de fraternité et de liberté, les médias ont un rôle essentiel à exercer pour donner un nouvel élan au pacte républicain. Ils peuvent constituer à la fois le levier et l’instrument de projection vers l’avenir de tout un pays et devenir ainsi un véritable miroir aux justes reflets de la société.

Dans ce rapport, nous abordons un sujet important que constitue celui de la représentation de la diversité dans les médias et en particulier celle des minorités visibles. Si la problématique est sérieuse, il n’est pas de notre intention de l’appréhender ni sous un angle polémique, ni conflictuel.

Le club Averroès n’a jamais développé une approche idéologique en ce qui concerne ces enjeux de société. Nous avons toujours fait la promotion professionnelle de la diversité dans les médias sur la base du mérite, de la compétence.

Le club Averroès qui fête cette année ses 10 ans d’existence, n’a eu de cesse d’apparaître comme une force de propositions pragmatiques et un laboratoire de la diversité professionnelle dans les médias. Ces interventions ont été tout le contraire d’une opposition stérile ou contre-productive. Elles se sont toujours soldées par des préconisations qui ont permis des avancées significatives sur le sujet.

Durant ces dix années d’expérience en matière de promotion de la diversité dans les médias, l’attente de personnes issues des minorités visibles a toujours été la même : elles ne réclament pas des droits distincts, ni des privilèges ou des différences de traitement. Elles aspirent simplement à faire naturellement partie de la famille française…de la photo de famille.

Récemment encore, sans le vouloir, deux hebdomadaires de la presse française, VSD et Télérama, témoignaient chacun à leur manière (et sans doute de manière inconsciente) de l’absence ou de l’insuffisance de diversité dans nos médias. VSD, dans son numéro de septembre 2007, illustrait un article sur la rentrée des 50 animateurs qui font la télévision par une photo de groupe, sur laquelle aucune personne de la diversité n’y figurait. Quant à Télérama, la « Une » du mois d’octobre dernier figurait 100 ménagères de moins de 50 ans, sans qu’aucune ne représente la diversité démographique française établie par l’INSEE.

Ces deux exemples frappants nous ramènent à la triste réalité : la couleur ne fait pas encore partie de la grande famille de la télévision.

Le 15 mars 2007, le très officiel Bureau International du Travail (B.I.T.), institution internationale, a publié un rapport avec le Ministère français à l’Emploi et à la Cohésion Sociale sur la réalité ou non des discriminations à l’emploi dans notre pays. Le constat est édifiant encore une fois. Il établit formellement l’existence et l’ampleur des discriminations à l’embauche à l’encontre des jeunes Françaises et Français…en raison du critère de leurs origines.

Autre exemple, Mme Gay J Mc Dougall, l’experte des Nations Unies sur les questions relatives aux minorités, réalise au cours de sa visite officielle en France du 19 au 28 septembre 2007 que les Français issus des minorités visibles font l’objet de graves discriminations. Elle va même jusqu’à affirmer que ces dernières sont largement « répandues, enracinées et institutionnalisées dans la société française ». Et de s’adresser au gouvernement en déclarant qu’en France « le racisme est vivant, pernicieux et il cible clairement les minorités visibles issus de l’immigration qui sont pour la plupart des citoyens français. »

Elle poursuit : « Les espoirs et les rêves de ces jeunes sont ignorés ; ils ne voient aucune possibilité de promotion sociale en raison de la couleur de leur peau, de leur religion, de leur nom de famille ou de leur adresse. Des personnes qui ont beaucoup travaillé, qui ont respecté toutes les règles du jeu et qui croient sincèrement aux principes de la république française se trouvent piégées dans des ghettos urbains géographiquement et socialement isolés où le taux de chômage peut dans certains cas dépasser les 40 %. Ils se sentent discriminés et rejetés par une conception rigide de l’identité nationale française ».

Mme Gay conclue en fustigeant « la promesse d’égalité contenue dans la constitution qui est une vision et non pas une réalité de la France moderne. Les dirigeants de la France doivent remplir cette promesse. »

Elle « salue » tout de même l’initiative prise par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, « de lancer un débat public sur les politiques de l’Affirmative Action ».

On le voit, il reste beaucoup à faire pour que la diversité culturelle soit pleinement acceptée et que l’égalité des chances soit la règle.

Comme pour faire écho aux propos de Mme Gay, experte des Nations Unies, « sur le sentiment qu’il ne suffit pas d’être Français pour être accepté », toutes les dernières études sur le racisme et l’exclusion montrent que les médias et l’image qu’ils donnent de la diversité demeurent un élément des discriminations qui pèsent sur les minorités visibles. On sait comment les écrits, la voix et l’image façonnent les esprits et les mentalités des individus.

De l’avis même des Français interrogés par sondage pour le CSA et Le Parisien, en octobre 2006, la télévision par exemple « accorde une place insuffisante à la diversité », même si toujours selon les sondés, « la représentation des minorités visibles qui est associée ne leur paraît pas dévalorisante ».

Nombreux sont ceux qui réfutent le rôle de l’industrie des médias dans la perpétuation du racisme et qui rejettent leurs responsabilités d’entreprises en matière de diversité. Le déni et/ou la sous estimation du problème sont monnaie courante de la part de certains professionnels…

Une note confidentielle, réalisée par un expert extérieur, montre que des pratiques discriminatoires existent toujours dans la gestion des ressources humaines dans un grand média français.

Pour la première fois, à l’intérieur d’un grand média, cette note reconnaît explicitement la « rupture d’égalité » et « l’usage de pratiques discriminatoires » à l’égard des personnes issues de la diversité. L’auteur met en garde ses dirigeants sur « les pratiques de recrutement et de management » à l’intérieur de l’entreprise qui « prennent rarement en compte la loi du 16 novembre 2001, exposant la chaîne de ne pouvoir justifier des ruptures d’égalité de traitement sur des critères objectifs ». Et de poursuivre, « les ruptures d’égalité de traitement se rencontrent assez fréquemment ; recrutement, évaluation, promotion… ». 

Cette note établit formellement la réalité des pratiques de discriminations qui s’appliquent de manières directes et indirectes à l’égard des minorités visibles. Elle illustre ces pratiques illégales notamment   au travers des agissements qui peuvent paraître aussi « banales » que « la cooptation et les systèmes de préférences » toujours très en cours dans nos médias. Ce rapport ne sera jamais publié et pour cause, les risques de poursuites d’ordre pénales et civiles à l’encontre des dirigeants de cette entreprise sont importants.

Cette note, que les commanditaires refusent de rendre publique, prouve s’il le faut la persistance et l’ancrage des discriminations qui touchent directement et indirectement les professionnels issus des minorités visibles de notre pays.

Cette note émane certes d’une seule chaîne, mais on peut constater les mêmes faits ailleurs. Que les autres diffuseurs français acceptent un tel audit interne, et il serait hélas fort à craindre que les conclusions soient similaires.

Signalons que cette enquête interne réalisée en vue d’évaluer la réalité et l’ampleur des inégalités de traitement à l’intérieur de la chaîne, apporte des suggestions pour y remédier. C’est pourquoi nous ne citerons ni l’origine, ni la chaîne concernée. Gageons seulement que les solutions y seront appliquées rapidement.

Heureusement de nombreux professionnels des médias ont pris conscience du problème. Grâce à eux, la situation évolue lentement mais favorablement.

Etat des lieux

Cette année, nous proposons, comme l’an dernier lors de notre premier rapport, un état des lieux de la diversité dans l’audiovisuel, y compris et c’est la nouveauté, les chaînes gratuites de la TNT, les radios de la bande FM ainsi qu’un rapide aperçu de la presse nationale.  Nous n’avons pas la prétention de faire un bilan exhaustif des actions (ou de leur absence) des diffuseurs pour l’année 2007, mais de livrer nos appréciations pour faire évoluer la situation.

Nous présentons le plus sincèrement possible un comparatif qualitatif des actions menées sur l’année 2007.

Les sources d’information et de recoupement sont multiples. Elles reprennent les déclarations des diffuseurs, ainsi que tous les résultats de nos recherches et de nos investigations.

Cette analyse d’une année d’activité et de représentation de la diversité repose sur une triple approche :

  • la diversité en termes de visibilité 

Son affichage à l’antenne, les signatures, les visages, les voix, les journalistes, les animateurs, les chroniqueurs, les comédiens, les témoins ou invités, les candidats aux jeux, le public des jeux …

  • la diversité dans les contenus

Nous nous attachons ainsi à examiner la diversité dans les contenus, représentation stéréotypée ou non, dans les documentaires, les fictions ou dans les sujets de magazines.

  • la diversité dans l’emploi et les directions d’entreprises

Nous examinons la diversité dans l’emploi et les résistances des dirigeants à casser le plafond de verre pour donner des responsabilités à des professionnels issus de la diversité.

LA DIVERSITE ABSENTE DES DIRECTIONS OPERATIONNELLES
Le paysage audiovisuel français compte plus d’une centaine de chaînes de télévision. Plusieurs grands groupes opèrent dans ce secteur.
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