Mes motivations, mes affiliations…lettre posthume








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Nathalie Pavlowsky……………………………………………………………………………………Pina Bausch, 2010
Plan

Objectif

Mes motivations , mes affiliations…lettre posthume

  • Hommage à…

Qui était-elle ? Sa personnalité, ses particularités, son paradoxe

Quelle place avait-elle dans la danse et les arts en général ?



  • Biographie : ses origines et le contexte

Sa montée en création et la naissance du Tanztheatre de Wuppertal
Film VHS Festival de Nancy , environ 7 minutes

Petite pause ….présentation des photos exposées et des livres


  • Ses créations et ses créateurs…

Ses critères de choix de danseurs / l’expérience de Jo Ann Endicott

Sa méthode de travail et son évolution / le rapport au public

Ses thèmes récurrents, sa quête

Son langage corporel, sa gestuelle spécifique

Les scénographies, l’impact du visuel

Le théâtre et la danse : quels points communs, quelles différences ?

Rapprochement avec 2 artistes visionnaires et pluri-disciplinaires: Robert.Lepage et  Bob Wilson

Film VHS festival de Nancy, environ 7 minutes

Pause ………….

  • Kontakthof et ses 3 versions

Présentation du film Kontacthof 

durée réelle: 2h30 durée souhaitée : 1h : faire des accélérations et des sauts..


  • Impressions subjectives…




  • Quel lien avec l’arthérapie ?

Débat/partage sur des expériences de création en atelier et en stage, réflexions…suggestions ?

Nathalie Pavlowsky………………………………………………………………………………………………………………………………….....Pina Bausch, 2010
Objectif

Faire un exposé vivant.

Pina est morte mais les traces qu’elle a laissé sur nous, sur moi, ont eu un écho qui me « meut » encore... En effet, elle a dit un jour:

« je ne m’interesse pas à la façon dont les gens bougent

mais à ce qui les meut ».

Vivant parce qu’elle s’interressait aux danseurs en tant que personne « humaine », à la fois honorable et complexe, détestable et aimable.
Paradoxe : il y a à la fois énormément à dire sur son travail et le contexte dans lequel il est apparu, et en même temps cette recherche formelle et « postmortem » m’éloigne de l’essence même de ses œuvres, qui est une matière à vivre et non à raconter. Une expérience, forcément subjective.

Elle-même ne souhaitait rien lire concernant son travail.

Cet exposé ne se veut ni exhaustif, ni scientifique, ni historique et linéaire.

C’est une sorte de déroulé de ce qui m’a interrogé dans son œuvre et dans sa vie, mais surtout dans sa manière de créer qui touche à la fois à l’intime de chacun et l’universel..En quoi cela peut il nous concerner, nous stimuler, en lien avec ce que nous traversons à l’Inecat (ateliers, rencontres, supervisions, stages ..). Car je crois que c’est à partir de ces expériences « intimes » et qui nous interpellent profondément, que nous prenons conscience de ce noyau qui nous « meut »..
C’est donc une sorte d’enquête à partir du visionnement de films cet automne (imperfection et décalage de ces « captures » du spectacle vivant ) et de lectures diverses : interview, témoignages (Jo.A.Endicott) , études plus analytiques et autres livres qui m’ont inspiré sur le chemin (les présenter). Et à partir de mon propre « ressenti » » sur ses créations. Enquête que j’aimerai compléter par vos propres impressions comme un échange de points de vue sur son œuvre .
Je veux faire cet exposé comme une création, c'est-à-dire me laisser la possibilité jusqu’à la fin de modifier le cours de ma présentation, de ne pas nécessairement suivre le déroulé exact du plan qui m’a permis de structurer ma pensée. C’est, pour moi, un exercice à la fois d’approfondissement et de liberté par rapport à un travail donné, et de recul par rapport à une artiste qui m’a fortement marqué et qui est devenue dans le monde de l’art, une icône …

J’espère vous donner envie de connaitre davantage cette forme d’expression qui nait du vivant et qui s’expose aux vivants.

Qu’il s’agisse de Pina Bausch, de Bob Wilson, ou de Robert lepage, ce sont des créateurs qui m’ont profondément touché et questionné…et dont j’admire le talent, le travail acharné, mais surtout, la prise de risque.



Malgré leurs spectacles « râtés » ou décevants, ce que je n’aime pas et ce qui m’est parfois, insupportable…
Au-delà de tout cela, je leur rend hommage.

Pina Bausch, danseuse de l’ombre et de la lumière
Pina Bausch est décédée le 30 Juin 2009 après Michael Jackson, avant Merce Cunningham

Cette place est significative. Entre un géant de la danse populaire totalement en symbiose avec la musique et le chant et un monument de la danse contemporaine dont la recherche s’articule autour de la dissociation du mouvement corporel et de la musique, dans une relation quasi-abstraite. Entre l’univers fusionnel de Michael Jackson et l’autonomie de Cunningham, où se situe t’elle, elle ?

Toujours ailleurs , et dans l’ombre de ces 2 grands précurseurs elle a disparu en pleine lumière, presque sans que l’on s’en aperçoive. Le contrecoup est venu après. A l’automne, veille de l’hiver, après les chaleurs de l’été et la dispersion des gens en vacances. On l’a alors redécouverte. Une femme qui a toujours risqué d’être ce qu’elle ressentait profondément de la danse, à fleur de peau des émotions et de l’intelligence.

Pina Bausch a exploré toute sa vie de danseuse et de femme, plongeant dans ses racines, enfantée en pleine guerre dans un pays entâché d’une responsabilité meurtrière. Dans cette Allemagne, désormais en ruines, naviguant envers et contre tout à la recherche des sensations et des êtres. A la fois ancrée dans une petite ville inconnue du monde de la danse et devenue, à travers Pina Bausch, le berceau, mondialement reconnu, de la radicalité de la danse/théâtre qui a ébranlé nos repères et nos frontières.

Parce que le danseur est avant tout une personne, elle a chorégraphié en tenant compte de la personne toute entière. Le corps appartient à un esprit, à une histoire, à une mémoire, à une gestuelle. De là nait le mouvement vivant, d’une sorte de poésie née de cette matière.

L’espace, le décor, bénéficie du même regard. A la fois réel et onirique, à la fois quotidien et symbolique, à la fois cadré et sans limites. Ce n’est pas un décor c’est un univers. Ce ne sont pas seulement des tableaux mais des atmosphères.

On ne peut pas parler des décors sans parler des corps qui l’habitent.

Ce qui rapproche la danse de Pina Bausch du Théâtre c’est cette mise en jeu où les hommes et les femmes sont des personnages à part entière. Mais ce qui distingue ses chorégraphies du Théâtre c’est que les corps sont constemment dans un mouvement qui se prolongent à l’extrême, et que c’est l’ordonnance de ces mouvements qui créent la tension dramatique et non une dramaturgie linéaire. La danse répond à une autre exigence : celle du poids et de l’air. Le temps est structuré par le rythme des relations humaines.

Hors des conventions, de sexe, d’âge, de critères de beauté ou de laideur, c’est l’univers du paradoxe, qui nous entraîne au delà des attentes qui s’amoncellent et au-delà des liens qui enchainent, vers un ailleurs intemporel…


Nathalie Pavlowsky Exposé Pina Bausch Inecat 2010

Motivations et connivences...

La danse, le corps d’abord, en mouvement, terrain et matière première + la parole

en rapport avec la créativité qui est toujours passée par mon corps et l’expression de la parole , dans la vie et dans la création artistique.

La beauté du corps au quotidien, des gestes simples, absence de hiérarchie des valeurs esthétiques.

décloisonnement entre les disciplines artistiques

en rapport avec mon parcours simultané en arts « plastiques » et « corporel », et ma pratique de la scénographie, très proche de la mise en scène, et du jeu dans l’espace. La mise en « forme » trouve sa forme adéquate, dans l’expérience au présent de la création.

décloisonnement entre les genres artistiques (expressif, poétique, réaliste, abstrait , etc)

On traverse toutes sortes de genres expressifs jusqu’à trouver le sien, qui est un croisement unique et évolutif. Peut-on réellement enfermer quelqu’un dans un genre défini?
Création à partir des connections inconscientes
décloisonnement entre les genres humains qui composent sa troupe et les « personnages » inventés, joués, de ses spectacles.

en rapport avec les ateliers pour gens « normaux » et « anormaux » que je donnerai….. peut-être. L’approche créative, basée sur une certaine « révélation » de ce que l’on est, en dehors de tout jugement, et dans la quête de sa propre authenticité.
Création à partir de l’être, au moment présent, tel qu’il « est »
la spontanéité née de l’émotivité en actes

Parce que si souvent étouffée par la danse

la force de la fragilité, et la fragilité de la force

Tout ce qui nous confronte à nos propres faiblesses et quand nous les « chevauchons », nous nous apercevons que c’est précisément où se niche notre plus grande richesse.
Ses origines germaniques, Karlsruhe, son séjour en Amérique…
Liaisons inconscientes ? 

Me rappelle ma mère et l’époque de la guerre dont elle m’a si peu parlé (comme P.B d’ailleurs). Son amour du sport et de la nature, sa très grande émotivité réprimée par une rigidité de conventions sociales, la discipline dans le travail et la créativité libératrice, assez typique de la culture allemande .
lHommage à…

Qui était–elle ?

Femme à la fois forte et fragile, dont la danse était toute la vie. Timide mais téméraire. Physique atypique pour une danseuse classique, vu la taille de ses pieds et de ses mains. Regard d’une infinie douceur, parole concise…elle a dit :

« La force la plus grande est un profond désir » (Delahaye)

« C’est l’humanité qui m’interresse, ce sont les rapports entre les êtres humains » (Delahaye p 14).

« chaque fois c’est comme un grand conflit entre ce que je veux rendre clair et ce derrière quoi je veux me cacher ». (Delahaye, p17)
« Avec Pina la confiance permet l’erreur, la recherche »…(Gubernalis)



«  les spectacles qui paraissent légers, pleins de choses amusantes , je les ai fait dans les moments les plus tristes » (Delahaye, p16)

«  pour moi un spectacle c’est comme une prière ». (Delahaye, p16)
« ce qui est fondamentalement vrai, c’est que tout ce que l’on fait, les choses les plus horribles même, on le fait dans le but de se faire aimer, d’attirer sur soi l’attention d’autrui.. ». (Delahaye, p38)


Le grand couturier Christian Lacroix dira d’elle :
« ..cette manière qu’elle a de séduire et de materner qui fait qu’elle peut obtenir ce qu’elle veut de quelqu’un, juste par le regard et sa présence. »

Que désire t’elle : « de l’amour et de la force ! »


Son histoire…de vie



  • 27 Juillet 1940 (jour de la Ste nathalie !): naissance à Solingen de Philippina Bausch, (en sanskrit « Pina » signifie : boire, fumer, ce qui me rappelle le café de ses parents qui fût le berceau de sa créativité !).


Ses parents tiennent un café restaurant juste à côté d’un théâtre. En pleine guerre,

ce café a disparu pendant les bombardements. Petite, elle se cachait sous les tables et regardait les pieds des gens, les écoutait parler…Elle était très timide mais adorait danser. Elevée probablement dans une famille catholique (elle priait pour que ses pieds s’arrêtent de pousser!), elle a un souvenir merveilleux de ce lieu et des gens qui le fréquentaient, qui l’amènent à essayer un cours de danse où elle est immédiatement « reconnue » comme une femme serpent, souple et douée. Depuis elle n’a de cesse de fréquenter les cours et de jouer dans des petits rôles de figurante dans les spectacles de théâtre et de danse.


  • 1955 entre à la Folkwang - Schule d’Essen, pour 4 ans, dirigée par Kurt Joos

Elle part seule, à 15 ans. K. Joos a fondé cette école en 1927 et sera exilé en Angleterre pendant le nazisme, puis revient en 1949 pour former la génération d’après-guerre . Danseur et chorégraphe allemand, K. Joos est élève et assistant de
Rudolf von Laban, initiateur de la danse expressionniste moderne.

Recherche d’une « expression individuelle » liée aux luttes et aux besoins humains fondamentaux. ……………lire Wim Wenders « motion/émotion » théâtre de la Ville
L’enseignement associe le travail de musique, de la voix et de la danse, ainsi que l’harmonie spatiale et la dynamique du mouvement développée par Laban.
Ouverture sur des pensées politiques avec cette question au cœur du processus:

« Comment ériger un nouveau langage chorégraphique au sein d’une culture qui a nourri dans ses entrailles des sentiments de haine et de destruction allant au-delà des enjeux de stratégie politique ?


  • En 1959, à 19 ans, elle part seule, en bateau, avec une bourse pour les USA.

Elle ne connait pas l’anglais, ne sait pas où elle va habiter, elle réalise son courage.

Elle fréquente différentes écoles de danse et travaille très vite pour le New American ballet et le Métropolitan Opéra ballet (Anthony Tudor, directeur artistique) et de nombreux chorégraphes. Elle voit beaucoup de choses et adore New York. Elle dit :
« New York est comme une jungle. Et en même temps , on a une énorme impression de liberté parce que tout le monde y est seul et qu’on y trouve de tout ! Si tu as le sentiment de ne pas être comme tout le monde, là-bas, tu cesses de l’avoir ; il y en a tant d’autres comme toi. » (Delahaye p8)


  • En 1962, elle retourne en Allemagne, invitée par K.Joos à intégrer sa nouvelle

Compagnie Folkwang Ballett. Le retour est un choix difficile, mais elle s’investit à fond. C’est une travailleuse acharnée, elle devient assistante de K.Joos, enseigne à la Folkwang schule et le remplace pour des répétitions..


  • En 1967, crée son premier spectacle : « fragments », sur une musique de bela Bartok suivis d’autres créations.




  • En 1969, obtient le prix du concours chorégraphique de Cologne

pour « im wind der Zeit » (dans le vent le temps).
Elle dit qu’elle n’a jamais pensé devenir chorégraphe, mais qu’elle est une danseuse insatisfaite 

elle veut « danser plus », c’est la seule raison qui l’habite.

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