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Chapitre 4 - Résumé des différentes expérimentations d'intérêt majeur 




Depuis quelques années, de nombreux chercheurs et acteurs du développement de l'éducation en Afrique se structurent en réseaux, observatoires, ou forum politiques. Ces structures plus ou moins formelles commencent à produire des documents de synthèse, d'analyse ou des évaluations de projets. On peut citer parmi ces initiatives :


  • Le Groupe de Travail sur l'Enseignement à Distance et l'Apprentissage Libre (GTEDAL ou WGDEOL en anglais) créé en 1997 au sein de l'ADEA pour venir en aide aux ministères de l'Education, instituts de formations et ONG en Afrique, améliorer l'accès à la qualité et l'équité de l'éducation et renforcer les capacités et les aptitudes du système éducatif.

  • L'Agenda panafricain de recherche sur l’intégration pédagogique des TIC (PanAf) inititié et coordonné depuis 2007 par le Réseau Ouest et Centre Africain de Recherche en Éducation (ROCARE) en collaboration avec l'université de Montréal. Regroupés sous la forme d'un observatoire sur les TIC dans l’éducation en Afrique, les chercheurs africains ont publiés plusieurs études de cas dont un rapport important déjà cité dans notre étude.

  • La cellule Education d'InfoDev, un Secrétariat d’experts créé en 2005 par la Banque Mondiale et plusieurs agences internationales de développement au sein du Département global des TIC (GICT), ayant pour mission de renforcer la coordination entre les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux travaillant dans le domaine des TIC pour le développement.

  • Les nombreuses initiatives institutionnelles de l'UNESCO et de ses Bureaux régionaux dont le BREDA à Dakar. A noter que le Bureau de Bangkok est particulièrement dynamique en Asie du Sud-Est sur cette thématique avec notamment le programme SchoolNet (Cambodia, Indonesia, Lao PDR, Malaysia, Myanmar, Philipines, Thailand and Viet Nam) financé par le Japon et la Fondation de l'ASEAN.

  • e-Learning Africa : au fil des différentes éditions, cette conférence annuelle et itinérante est devenue le lieu privilégié de rencontre et d'échange entre chercheurs et acteurs des TICE en Afrique. En marge des plénières, plusieurs associations et organismes y organisent des ateliers et tables rondes sur des thématiques.


Nous avons sélectionné quelques expérimentations d'intérêt majeur et d'actualité que nous résumons dans le tableau synthétique ci-dessous. Certaines ont fait l'objet d'un entretien avec leur responsable, inspiré par la grille d'évaluation de l'impact des programmes d'intégration des TIC selon 53 indicateurs et le guide d'interview élaborés par l'Institut de Statistique de l'UNESCO56. De nombreuses leçons en ont déjà été tirées au travers des chapitres précédents. Nous renvoyons à l'enquête réalisée par InfoDev pour une liste tendant à l'exhaustivité57.

Plusieurs remarques préliminaires à la classification des projets semblent des plus intéressantes pour l'étude :


  • Accès à l'éducation : pour Perraton (2010), il n'existe pas d'alternative à l'école car les enfants ont besoin d'apprendre dans un environnement social spécifique. C'est pour cette raison que les politiques d'intégration des TIC visent à renforcer l'école et non à fournir une alternative58. Perraton relève que les projets d'introduction des TIC à l'école utilisant principalement des technologies informatiques et de diffusion sont pour la plupart conçus pour améliorer la qualité des enseignements et moderniser les programmes. Par contre, les programmes d'intégration des TIC en dehors de l'école sont adressés à divers types d'audience particuliers tels que les populations en migration, les communautés marginalisées et les minorités cherchant des apprentissages supplémentaires.

  • Les expérimentations visant l’amélioration de la formation initiale et continue des enseignants constituent la grande tendance depuis quelques années. L'étude réalisée par SchoolNet Africa, Commonwealth of Learning et l’InfoDev en 2004 identifiait déjà 61 programmes, projets et cours de formation des enseignants et de développement professionnel liés aux TIC, actuellement en cours en Afrique.

  • Les initiatives apportant un support aux enseignants dans la salle de classe sont les plus onéreuses mais les plus soutenues politiquement par les pouvoirs locaux parce qu'elles offrent une visibilité à l'action auprès des populations locales. L'OLPC en est l'exemple le plus symptomatique.

Une autre grande tendance sous-jacente est au développement de contenus adaptés aux enseignants et élèves africains. Plusieurs stratégies voient le jour :

  • A coté des productions audio et vidéo, il existe une tendance croissante vers le développement de contenu de curriculum en format multimédia. En Ouganda, le travail de CurriculumNet, un projet du Centre national pour le Développement de Curriculum en partenariat avec le CRDI, a investi dans le développement de curriculum local digitalisé sur des matières scolaires telles que les mathématiques en format multimédia. Des organisations telles que Learnthings Africa se spécialisent dans le développement de contenu multimédia sur des sujets largement utilisés par le Projet de Démonstration e-Schools du NEPAD dans plusieurs pays. De même, en Afrique du Sud, sous la direction de South Africa National Curriculum Statement, Mindset Network a développé pour l’école primaire ainsi que secondaire du contenu multimédia sur des sujets nouveaux tels que les technologies de l’information.

  • Plusieurs pays désignent une institution qui assumera la responsabilité du développement et de la validation de ces contenus. Typiquement, il s’agira d’une agence existante qui avait auparavant la responsabilité de développer des matériels imprimés basés sur les curricula (exemple de la FASTEF au Sénégal). Ces institutions bénéficient d'un programme intensif de développement des capacités du personnel en conception de ressources pédagogiques électroniques.

  • En l’absence d’expertise et de capacité pour développer un contenu endogène, des tentatives ont été menées pour adapter des contenus produits initialement pour une audience internationale et pour les adapter en vue d’une utilisation au niveau local. Le projet Skool.Com d’Intel est une bonne illustration, avec son contenu multimédia qui incorpore des exemples locaux afin de rendre le contexte plus pertinent.

  • En plus de la conception et du développement de ressources numériques curriculaires, la codification systématique, le stockage et la gestion des contenus constituent une problématique croissante en Afrique. Le concept d’« objets d’apprentissage » a été introduit, et se réfère aux ressources d’apprentissage qui peuvent être utilisées pour des résultats prédéfinis d’apprentissage et réutilisés dans divers environnements d’apprentissage. L’Université virtuelle africaine (AVU) a formé un partenariat avec le Commonwealth of Learning pour développer un Dépôt africain d’Objets d’Apprentissage.

  • Creative Commons est la licence sous laquelle les concepteurs peuvent produire leurs ressources pédagogiques pour rendre le contenu gratuit et libre pour l’adaptation. L’établissement d’African Digital Commons pour promouvoir Creative Commons est un phénomène récent faisant partie d’une tendance croissante vers les ressources éducatives ouvertes. Ces dernières incluent les objets d’apprentissage tels que matériels de cours magistral, références et lecture, simulations, expériences et démonstrations, ainsi que syllabus, curriculums, et guide pour enseignants.

  • En mars 2009, l'AUF, l'OIF et le BREDA soutenaient la Déclaration de Dakar sur les Ressources éducatives libres.

La plupart des grands programmes TIC à l'école intègrent de manière holistique tous les volets déjà évoqués plus haut. Il est donc difficile de les classer parce qu'ils comprennent bien souvent des équipements, la formation des enseignants, la production de contenu et la création de réseaux-communautés d'enseignants via une plateforme.

Enfin, nous reprenons séparément les principales conclusions du rapport d'évaluation de la phase DEMO du programme NEPAD e-school parce qu'elles nous semblent particulièrement éclairantes sur les écueils de projets de telle envergure :

  • Les difficultés à respecter un calendrier d'exécution unique : les différences entre et au sein même des pays ont compromis et la mise en œuvre et le processus d'évaluation du projet ;

  • Le manque de ressources humaines et financières mobilisées par les pays bénéficiaires pour assurer les coordinations nationales a causé des problèmes de communication entre les partenaires ;

  • Beaucoup de présupposés au sujet de l'usage des TIC en Afrique à partir desquels les objectifs de la DEMO ont été fixés se sont révélés erronés, faute d'une analyse des bonnes pratiques dans les projets similaires en Afrique.
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