Essai de revue critique de recherches








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TECHNIQUES ET TERRITOIRES.

Essai de revue critique de recherches

en sciences sociales

sur le rapport technologie /espace .

Denis Duclos. Susana Finquéliévich.

C.N.R.S /C.S.U.
1986

Le texte que l’on va lire, et qui date de 1986 établit la notion de géo-anthropologie, qui sera plus tard développée par Denis Duclos pour rendre compte d’une culture de la mondialité, ou plutôt du champ culturel pluraliste de niveau mondial.

Liée à l’idée d’anthropologie pluraliste, ces notions donnent lieu à des noms de domaines

réservés en 2009 : anthropologie-pluraliste.fr, geo-anthropology.com, pluralistic-anthropology.com, global.socialism.com., gérés à partir du site de Denis Duclos : www.wmaker.net/dduclosCNRS/index.php


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1.Le territoire, outil du social.
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1. Questions entre territoire et technique .

Comment le territoire reçoit-il la technique ? N'est-il pas en même temps demandeur ou même créateur de techniques ?
Ces questions, comme dans la contine juive, semblent bien n'avoir pour réponses qu'une longue série d'autres questions. Et d'abord : qu'entend-t-on par territoire ?. Comment les rapports sociaux s'approprient-ils l'espace physique et géographique , tout en s'y modelant ?
Pour interpeller à nouveau la thèse ambiguë de Montesquieu(1) (selon laquelle les climats froids font des hommes froids travaillant pour se réchauffer et les climats chauds des hommes chauds, se reposant pour se refroidir), comment les humains, qui se construisent chauds ou froids dans les rapports sociaux, en viennent-ils à se refléter, s'inscrire dans des surfaces symboliques, efficaces parce que toujours appuyées sur l'évidence factice de l'étendue matérielle ?.
Il semble que trois lignes d'approches conceptuelles du territoire donnant lieu à technique émergent de la littérature : selon la première, le territoire se prouve parce qu'on y mange ou s'y couche; c'est une ressource à exploiter. Selon la seconde orientation, le territoire, c'est un drapeau, et selon la dernière, c'est un champ de bataille.
Faut-il vraiment choisir entre les trois ? Faut-il s'en contenter ?

Plus qu'une chose, un symbole ou un lieu, le territoire ne devient-il pas, parfois, la figure même du sujet social ?
On pourrait se demander ce qui resterait du Français, s'il était contraint à la dissémination, à la diaspora, délaissant son hexagone, et du même coup, sans doute, les techniques qui signifient celui-ci.

1. Le territoire, stock de ressources.

Parmi les études qui se consacrent à la réflexion sur le territoire, il est possible de délinéer assez nettement une approche géo-anthropologique traitant d'abord du milieu physique comme un potentiel de ressources, et mettant l'accent tout spécialement sur les diverses stratégies d'occupation, d'appropriation, de gestion, et d'utilisation de l'espace par les groupes humains qui l'habitent (2). En ce sens, le territoire est un outil technique par lui-même. C'est un peu le degré zéro de l'accolement espace-société.


Ainsi, selon M. E Chonchol(3), le terrain physique est une base opérationnelle pour des actions multiples, qui modifient les conditions d'existence des groupes humains, et qu'il s'agit donc de contrôler pour assurer aux siens la survie, et la reproduction. L'espace urbain peut également être considéré comme un territoire en ce sens, la ville devenant en même temps entrepôt de biens, et consommatrice de ressources internes et externes.

Pour O. Godard (4), "les éléments de la nature ne sont pas des ressources en elles-mêmes; ils le deviennent en tant que moyens de satisfaire directement ou indirectement des besoins. Ceux-ci supposent une compétence sociale, dans l'interprétation de l'espace physique, de telle sorte que la société soit capable de combiner les moyens humains et matériels de son exploitation. »
Selon Chonchol, le paysan "construit" un espace en fonction des contraintes locales, mais aussi du niveau de ses connaissances, de ses moyens techniques, de ses possibilités d'excéder l'auto-subsistance en se liant à des espaces d'échange plus vastes.

La notion de besoin est donc centrale pour cette approche(5), ainsi que celle de technique entendue comme un médium nécessaire à la mise en valeur et à l'utilisation des éléments devenus "ressources". La nature, ici, n'est pas dissociable de sa maîtrise par l'être humain(6): c'est simplement l'espace utilisé concrètement à la reproduction de la vie, pour cette espèce particulière qui a l'heur d'être la nôtre. L'évidence d'un rapport direct homme/milieu n'est pas mise en question.
De cette localisation , naît une sorte d'équilibre écologique . Mais le maintien du local, comme centre de gravité de cet équilibre est de plus en plus aléatoire avec les formes de déterritorialisation qu'impliquent l'espace économique et l'espace politique, ouverts sur l'échange et la conquête .
Ainsi C. Ricq(7) distingue-t-il une économie liée au sol, en voie de déclin, et une économie " abstraite", de la marchandise et du produit, dont les techniques tendent précisément à rendre la spécificité régionale ou saisonnière caduque. De même, les autres facteurs de production , comme la main d'oeuvre et les capitaux, se déspatialisent de plus en plus. Quant à l'espace politique, il est de façon croissante, celui où "se réalisent toutes les compétences" de l' état-nation, ou des systèmes inter-étatiques.
Normalisation, uniformisation, déspatialisation, sont donc également les caractéristiques essentielles de cette forme de territoire-fonction.

2.Le territoire, symbole et instrument d'unité sociale.

Reste l'espace social, qui synthétise les autres, selon Ricq, puisqu'il reflète "l'ensemble des rapports sociaux d'une collectivité ou d'une société" . On retrouve ici les thèmes chers à H. Lefebvre (8) de production de l'espace par le social, thèmes repris par de nombreux sociologues (9).
Comme le rappellent Pellegrino et alii (10), " pour les sociologues, le territoire est indice d'une réalité sociale : il peut aussi en être le symbole." Il est un critère pour réguler l'intégration des " étrangers". Il sert de toile de fond à la signification d'interactions proches(11), menacées aujourd'hui d'être fondues dans les innombrables possibilités de la communication planétaire.
L'espace social apparaît en fait à C. Ricq, ou à d'autres, comme l'image que la société se donne d'elle-même en utilisant le miroir du territoire. Comme signe du local, du régional, du spécifique, de l'alliance entre géographie et activité humaine, celui-ci devient lieu de rappel d' une mémoire collective de la communauté, d'un savoir-faire localisé , et de la conception que partagent les habitants de leur travail, de leur habitat ou de leurs loisirs.
On débouche ici assez naturellement sur la notion d"identité" régionale ou locale, souvent rapportée à la résistance aux dérives économiques et politiques incontrôlables à d'autres niveaux, et repérée comme lieu d'expression et de relais des intérêts individuels et collectifs habituellement tenus sous le boisseau. On demeure ici dans un certain fonctionnalisme même si l'on abandonne une acception trop strictement économique de la fonction territoriale.


L' identité se comprend aussi dans le sens d'un contrôle profane réciproque, par la mémoire partagée(12) d'une longue série de faits localisés.
Comme l'observe M. Marié (16) , l'identité et la mémoire du lieu s'alimentent l'une l'autre, et cette identité, donc cette entente, c'est le moyen de faire fonctionner un territoire, c'est-à-dire de créer de l'inertie, de la résistance du tissu social aux bouleversements que lui promet l'insertion dans le territoire de l'autre, de la macro-structure. Cette mémoire collective, dont parlait déjà Halbwachs, n'exclut pas l'évolution permanente (13) ou le conflit producteur de segmentation urbaine, comme l'affirmait Castells(14): elle peut même se réaliser dans l'antagonisme permanent.
De ce point de vue, les propositions des architectes (15) apparaissent souvent prises dans l'ambivalence entre l'unité locale ou régionale qu'elles cherchent à illustrer, ou dans laquelle elles essayent de se fondre, et le maquis d'oppositions sur quoi cette unité se construit en réalité.
3. La division socio-spatiale, face aux techniques.

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot (17), tentent de dépasser dialectiquement la vision du tout par l'espace ou du tout par le social, en affirmant que le social doit parfois d'abord s'inscrire spatialement pour pouvoir trouver son efficace. C'est le cas de la subtile différence de climat social, voire de microclimat, qui s'instaure entre beaux quartiers, quartiers "banals" et bas-fonds, et dissuade, sans violence apparente, l'individu de s'éloigner de ce qui lui est familier.
Cette dissuasion douce, ne fait peut-être que prolonger l'interdit officiel. Par exemple, la surface délimitée négativement par les interdictions de séjour de la Seine-et-Oise au début du siècle, dessinant à sa périphérie, un cordon discret d'usines sans livret de travail et de bistrots, se superpose avec celle des cercles d'urbanisation décroissante, ou celle des votes . Comment cela faisait-il sens ? Existait-t-il une ceinture louche, au delà de la ceinture rouge, comme un degré encore inférieur de déshonneur social, un lieu d'exil désignant à rebours à la nostalgie et aux raids anarchistes, voire aux bombes banlieusardes, le coeur de ce qui fait la fierté même de la métropole : les techniques de masse du métro, les grandes halles

métalliques, la tour Eiffel, les grands magasins ? Et, aujourd'hui, ne reste-t-il vraiment rien de ce qui concerna des dizaines de milliers de personnes, il y a moins de 100 ans ?
Inversement, les techniques d'aménagement et de rénovation ne pourraient-elles pas trouver une sorte d'élan nouveau à travailler des banlieues délitées ou vidées, pour peu qu'on les désigne comme dignes d'expériences menées par leurs populations, soudain reconnues comme occupantes d'un territoire reflétant leur identité, et non pas, comme dans le fantasme saint-quentinois, l'évocation d'une identité à l'américaine1 ?
A moins que justement, ce qui compte, en refusant l'accès d'un territoire à la technique, c'est-à-dire à la pensée et au moyen de l'action, ce soit d'empècher d'autres êtres humains de regagner la face, cette face perdue dans le stigmate de l'éloignement, dans le morcellement et la fissure, le crépi qui tombe et l'usine qui rouille.
Il ne suffirait pas de garder à distance du "gotha, le gettho"(17), encore faudrait-il interdire à ceux du ghetto d'avoir la moindre chance d'en faire, un jour, un centre , parce qu'ils auront appris à regarder leur lieu comme tel.

Le stratège qui tracerait ainsi sa marque dans l'espace, ce serait la structure sociale, mais par une incorporation dans les individus porteurs des pratiques, sous la forme de l'habitus venant en contrepoint des formes mortes de l'histoire humaine, présentes dans les anciens bâtiments, les archives, les institutions elles-mêmes.

Mais que portent et représentent les habitudes incorporées ?. Qu'est-ce qui parle dans les pratiques d'organisation et d'usage de l'urbain ?

Est-ce seulement les différenciations sociales ou les structures de pouvoir ?
Certes, Il n'est pas douteux que les forces sociales, les groupes puissants, les classes, les grandes institutions produisent du centre et de la périphérie, la dernière permettant la domination par le premier, notamment sur tout le monde des "usagers".
Ainsi émergent dans le paysage, les centrales nucléaires, châteaux-forts ou préfectures d'un système EDF, hybride d'Etat, d'entreprise, de corporation et de féodalité ingéniorales, autour desquelles les meilleures routes départementales, les lotissements les plus élégants, les équipements sociaux les plus modernes, diffusent une nouvelle "localité", en même temps qu'elles marquent des cercles de plus en plus larges de travailleurs

temporaires locaux du sceau de l'irradiation professionnelle. L'institution peut ainsi filtrer et recombiner les espaces de différenciation et de regroupement , saisissables à leur tour par des marqueurs très divers : la radioactivité, (sans doute à faible dose) comme la couleur de la peau.
Le dessin d'une réserve-Etat, dans la géopolitique de l'Apartheid est immédiatement significatif de la structure sociale, tout comme ces cartes officielles de répartition ethnique de la population de New York, distinguent la plus grande proportion d'habitant noirs, par une nuance plus foncée ; ce qui rejoint la formule crue, utilisée par les héros de "la reine des pommes" pour désigner les rives de la Harlem River : le fond du seau à charbon..
Or, face à la cartographie des différences et des contradictions, des alliances, des mixités et des haines inextinguibles, qu'elle soit explicite ou savamment euphémisée par la compétence spécialisée(18) celle des techniques, précisément ne semble pas réellement contrastée .
Rien de plus semblable, de loin, que deux rangées de petites maisons de Belfast. Quant aux immeubles "sociaux" de Manhattan, ce n'est pas leur technique de construction qui oppose la tour de bon standing occupée par les enfants de l'immigration ouvrière juive d'avant-guerre, et celle des familles noires du South-East : c'est le fait qu'il n'y aura pas de gardien, pas de ramassage régulier d'ordures, pas de rondes de policiers, pas de gentille rue de petits commerçants à proximité, ni d'escouade de médecins et de nurses dans le bloc voisin. Il en vient de même pour Paris et sa banlieue : certains ensembles d'habitation, de facture semblable, se situeront dans des environnements tellement disparates en termes de proximité et d'accès aux équipements qui facilitent la vie quotidienne et la socialisation (E. Preteceille), que leur statut réel sera parfaitement distinct pour la population. Dans certains cas, on peut même probablement montrer que la sophistication de la technique joue en sens inverse de la valeur sociale du territoire : la construction et l'urbanisme traditionnels peuvent être préservés dans des banlieues de "high-middle class", tandis que les formes les plus industrialisées s'adresseront à la population plus modeste. En retour, l'expérience acquise sera répercutée sur les productions de semi-luxe.
Si l'espace distingue, sépare, transporte et fait durer des séparations plus abstraites, il recèle donc également, et le biais technique en est souvent un indice, des éléments d'unification, voire de dissolution.
Les forces militaires, policières, médicalo-hospitalières, les grandes surfaces, le prince et son fait, etc...ont des jeux massifs dont la carte n'est pas celle de la seule distinction.

Là où ils sont seuls (aires livrées à l'armée, sites mystérieux de la science, de l'énergie, de l'innovation scientifique etc..), les mastodontes sociaux produisent également de l'uniformité, de l'indifférencié, de l'obnubilation générale sur l'image à laquelle chacun est invité à participer.
Par le territoire qui répartit des corps humains entre des lieux d'où ils s'observent, se défient, où ils se replient pour ne plus voir les autres ou pour accueillir les amis, la société se présente immédiatement pour ce que le sens commun la reçoit, dans sa dimension d'opposition et de friction permanentes.
Social et Spatial tendent ainsi tous deux à se retrouver spontanément du côté de ce qui est présentifié, historiquement inscrit comme une mémoire de ce que l'on est, que ce soit la mémoire froide de l'institution, ou la mémoire chaude du corps pris dans l'habitus. Le spatial, par sa durée visible, son organisation sur une surface abstraite et insignifiante en elle-même est comme l'image de l'équilibre social péniblement obtenu, ou de ses failles toujours douloureuses, de leur mouvement passé et à venir. C'est l'objet d'un discours qui se veut conscient.
Par opposition, le moment actif, technique, apparaît parfois comme un résumé, un message codé, qu'il faut déplier sur un espace pour en retrouver la profondeur sociale. Par la technique, qui est le plus souvent entre les mains de forces elles-mêmes profondément complexes et divisées, la société s'avoue curieusement moins transparente à elle-même.
La technique, qui est peut-être constituée comme telle pour obtenir des effets de différenciation interne des personnels techniciens, en un constant procès d'aliénation dans la maîtrise directe de la production (Freyssenet), se présente souvent, vers l'extérieur, comme homogénéisante. Mais précisément, la résistance de la technique à se segmenter et à se spécifier en suivant tous les labyrinthes du territoire, ne nous met-elle pas la puce à l'oreille ? Ne manifeste-t-elle pas à sa manière que le social, qui est aussi du côté de la technique, comporte un volet moins accessible mais tout autant réel et prégnant que la différenciation ?
Cet aspect, peut-être trop évident pour être reconnu d'un coup, c'est, par exemple, l'implication de tous dans un même moule, une même façon d'être et d'agir, une même manière de se poser des questions sans réponses ou de désigner ce qui va ensuite opposer les protagonistes. C'est aussi ce qui nous oppose ensemble, à l'étranger, à l'extérieur, par une série de signes d'appartenance qui nous sont si familiers que nous ne les repérons qu'une fois franchie la frontière.

Pour évoquer le territoire, nous userons donc ici d'une référence assez large, permettant de prendre en compte la complexité, la contradiction interne et le paradoxe, tout en affirmant la prédominance tendancielle du social ou de l'organisation vivante sur sa formation.
Provisoirement, nous nous rallierons à la position d'Yves Barel(19), faisant équivaloir "territoire" et "société locale"(ce qui ne veut pas dire "micro-société"), sans prétention à l'exhaustivité ou à la théorisation prématurée, mais pour indiquer qu'on ne peut réduire en aucun cas le territoire à une simple condition physique des interactions humaines.
Nous serons en même temps conduits à osciller constamment entre deux formes de présence du social entre le territoire et le technique : tantôt la société se confondra réellement avec le territoire, dans leur commune confrontation avec le technique . Tantôt elle se dédoublera pour venir au lieu où le moyen d'agir se trouve soudain déformé ou brouillé par la question de ce que sont, de ce que veulent son créateur et son utilisateur.

De ces repères précaires, nous allons maintenant tenter d'observer ce qui se passe quand on prend en compte les rapports entre une société installée dans les quatre dimensions, et les instruments chargés parfois du pouvoir de changer cette installation .

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