Rapport de l’homme et de la nature








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date de publication01.04.2017
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Histoire de l’art en Chine

6 grandes parties :


  1. Représentation traditionnelle de la nature

Nature codifiée,

Art contemporain

Cinéma d’auteur, commercial

Rapport de l’homme et de la nature

Représentation et réflexion sur la nature dans les paysages traditionnels, …

François Cheng

Les artistes chinois

Faire des recherches, … sur le sujet ; apporter des supports personnels (livre, article, …)

Symbole « floraison de symboles »


  1. Modernité et occidentalisation

Artistes chinois à Paris

Peinture à l’encre et à l’huile

« mouvement de la peinture »

Xihuà

Orientalisme et occidentalisme


  1. Mao et la nature conquise

Soumis à la politique


  1. Post- Mao : à la recherche des racines

Cinéma qui parle de nature mais qui n’est pas exclusivement fixé sur ce sujet


  1. Visions contemporaines : le cinéma

 auto- orientalisme : Zhang, la nature et le commerce/tourisme

 Wang Bing

 Le Tibet


Représentation traditionnelle de la nature

Vision orientaliste.

Dans les discours traditionnels (avant 1911, pendant l’ordre impérial). La tradition chinoise est contradictoire mais complémentaire dans la pensée, notamment :

  • norme (traités : qu’est- ce qu’il faut peindre, comment ? quel pinceau, la nature des poils)

  • discours (qui codifie la peinture).

La peinture picturale chinoise à une tendance a imité les anciens, pratique éthique et esthétique.

On prône l’importance de l’expression personnelle, on fait un avec la nature, etc. La peinture est codifiée mais aussi personnelle, intime voire même psychologique. Les peintres expriment avec leur art les sensations et émotions. La nature est le sujet le plus représenté, le plus important, reflet de la tradition de la pensée chinoise.

Codes stricts vs interprétation personnelle
Peu de représentation de l’Homme : la nature, les paysages, les montagnes, l’eau sont la majorité des thèmes sur un point de vue quantitatif mais aussi spirituel.

Rapport holistique de l’homme avec la nature : ne faire qu’un (médecine traditionnelle chinoise, architecture de la cité interdite, adaptation par rapport aux saisons et au rythme du climat).

Appréciation de la beauté arrive pour un lettré chinois avec l’appréciation de la nature, qui implique la compréhension de ses rythmes qui sont les mêmes que ceux de l’homme. Même l’homme qui vit dans la société doit évoluer avec le cours de la nature.

La peinture est le sommet de la réflexion artistique, être lettré ou mandarin c’était savoir les classiques, se perfectionner et avoir un certain pouvoir (peinture, écriture, calligraphie).

L’écriture c’est le contrôle du monde.
Peinture naturelle mais qui cache pour le non initié un incroyable discours. «  Métamorphose de l’encre […] réalité porteuse d’un sens […] la nature naturante […] symbolique […] universelle harmonie » Janicot.

Cinq méditations sur la beauté par Cheng.
SHITAO (1642-1707) 

Époque des dernières grandes transitions d’une dynastie à l’autre.

La vie de Shitao est très romanesque d’après Cheng. Elle contient en elle- même toutes les modernités possibles. C’est un personnage de sang impérial, un prince qui n’aura jamais accès au trône ; il se réfugie dans le Mont Lu, vit au près des moines dans l’anonymat et ne présente plus une menace pour la dynastie. Il a vécu une vie itinérante, d’errance, de relative pauvreté et il a abandonné toute prétention mondaine. Il va participer à des cérémonies de cultes, vit en rapport avec l’art et la nature. Il a eu une vie riche et marquée par ses déplacements, par la poésie, les rencontres, c’est une vie de dialogue et d’apprentissage de la nature.

(1644 : fin de la dynastie Ming.)

Tout en s’inspirant de la nature de manière créative mais avec des règles, il donne un nouveau souffle, mélange de folie et de raison. Il est connu pour les œuvres qu’il a laissées mais aussi pour ses théories. Ouvrage à part entière qui révèle des exigences pratiques (comment peindre) et spirituelles. Apprendre à peindre, à être au sommet de la pensée esthétique chinoise à la fois manuelle et philosophique. Ni anecdote, ni mention ou jugement d‘autres peintres.
L’unique trait

L’unique trait des pinceaux « 一画 ». Cette notion appliquée à la peinture vient de la notion suprême de l’esprit et de la technique.

Shitao arrive à terme d’une longue réflexion philosophique et incarne de manière exemplaire l’attitude du peintre chinois, agissant en communion avec l’univers.
Les premières peintures à l’huile venues de l’occident ne sont pas vraiment considérées comme peinture par la tradition, un seul trait peut définir le maître, comme une empreinte digitale. C’est à partir du premier trait que le peintre entame une réflexion pratique, même si elle peut être liée à la méditation. Absence de règle qui engendre la règle de l’unique trait qui donne la multiplicité.

Dimension philosophique, tout émane de l’intellect.
Giuseppe Castiglione

Peintre à la cour, art métisse : art orient/occident, interculturalité, méconnu. Le portrait n’est pas très répandue, mais plus la représentation de paysages. Orient : couleur à l’encre ; occident : peinture à l’huile. Différents degré d’intensité d’encre. Au 17e la peinture de la renaissance, perspective géométrique débute déjà en occident.

À la cour Ching il peint des portraits de l’Empereur et des guerriers. La peinture a une conception très politique, tout est souhaité par l’Empereur.

Né à Milan en 1688, de petite noblesse, à 19 ans régent chez les Jésuites, va au Portugal (aspect religieux, évangélisation, progrès dans la peinture). Début 18e il arrive à la cour de Chine, à Pékin. Ouverture de la cour, circonstance propice aux jésuites, où l’empereur cherche une légitimité.

Mais si il travaille à la cour, il y a une soumission à la chine, réapprentissage esthétique. Mais l’art occidental n’entraîne pourtant de vague. Il doit apprendre les techniques chinoises, l’utilisation des pinceaux, les nouveaux supports (la soie, rouleau vertical, l’encre, etc.)
Pensée chinoise passe par la résonnance de la vie de l’homme, communication par les prodiges.

La technique est métissée. Rappel de la nature morte d’Europe, turgescence, richesse de la vie, vanité. Les feuilles fanées montrent le cycle de la vie et de la mort.

L’épiderme des choses, une des caractéristiques de Castiglione.

Castiglione et Shitao mis en parallèle, c’est la même époque.

Connotation idéologique dans les œuvres produites à l’époque, légitimité de l’empereur et de la dynastie. Il se plie aux sujets que la cour affectionne.

Thème récurrent : le cheval maigre, critique de la politique, VS le cheval gras (signe de prospérité de l’empereur et la légitimité de la dynastie).

Modernite et occidentalisation



« Mouvement de la peinture occidentale » xihuà yùndong.

  • Qiyùn : souffle, rythme spirituel.

  • Xiëyi : écrire, dessiner, reproduire.

  • Xingsi : ressemblance formelle (plus utilisé pour l’art occidental).

  • Xieshi.

On oppose enfin ce qui est peinture orientale, où on note l’absence du Japon, et la peinture occidentale. On ignore le Japon pour recentrer la Chine. Le Japon a eu quand même une influence sur l’acculturation de la Chine. L’art occidental est décrit comme un art qui techniquement reproduit la forme immédiate de l’objet. Eric Janicot : l’art moderne chinois, nouvelles approches ; tradition/modernité  encre/huile. Différente valorisation du corps humain. Quête perpétuelle : les chinois qui arrivent à Paris n’arrivent pas devant une tradition monolithe mais devant de grands mouvements. On met alors en discussion cette mimesis du réel, la photographie est en train de changer la donne. On se questionne sur l’essence du trait général. L’artiste chinois se retrouve devant une tradition nouvelle, et veut apprendre cette approche à l’esthétique mais se trouve confronté devant une tradition modifiée par la modernité (avant-garde) et donc un questionnement sur sa propre identité culturelle.
Deux artistes qui vivent en parallèle à Paris qui représentent ces deux aspects : Lin Fengmian et Xu Beihong (1895-1953). Le deuxième est plus lié à l’art traditionnel occidental et Li va pratiquer l’avant-garde (cubisme, matisse…). Xu travaille sur plusieurs supports. Il a aussi fait des écrits théoriques sur les progrès de l’art chinois, celui-ci est considéré comme un art positiviste qui doit se transformer en suivant l’enseignement de l’art occidental (sans perdre son âme). Lin est plus tourné au passé, il rejette l’avant-garde, il reste fidèle à la tradition picturale. Damien Bouverai est son maître à l’académie, l’œuvre date de 1864. Sujet populaire (chevaux…), travail sur la photo, étude du réel. Primé en 1885 au salon pour son réel. Fernand Cormon avec sa peinture de Cain et sa plus célèbre (celle du chat). Xu est impressionné. Œuvre monumentale (en Chine c’est plutôt de petite dimension). Xu en a fait une aussi au début des années 50. Patrimoine chinois avec un regard occidental. Xu va défendre le réalisme, la conception d’apprentissage rigoureux du dessin préparatoire. Etude des vieux fous qui déplacent la montagne. Différent de la conception de la peinture zen qui ne permet pas les différentes couches ou la peinture préparatoire. Ici on a cette idée de la peinture comme monument, statuaire. Quand il peint un cheval, Xu arriver fondre deux traditions. Il travaille sur un angle de représentation inédit. Science de la composition et du mouvement appris à Paris. Exacerbe le caractère énergétique du cheval.
Lin (1900-1991), elle est plus attirée par les avant-gardes. Peintures à l’huile. Il y a un travail critique où il prône la convergence des traditions culturelle. Après avoir privilégié la peinture à l’huile et souligné la rupture des traditions elle reprend la peinture lettrée comme source de forme. Il renonce cependant à la calligraphie poétique qui accompagne la peinture à l’encre. Thème de l’opéra de Pékin. Notamment des duos. Réflexion sur l’espace-temps. Référence à Picasso. Intérêt pour les diverses manifestions des courants modernes occidentaux. Art occidentalformalisme, belle image.

Son discours va se confronter à la politique.



Mao et la nature conquise
Art Maoïte refuse en bloc la tradition mais aussi ce qui est d'avant garde, c'est un art qui se veut populaire. En 1942, Mao va écrire "Causeries sur la littérature et les arts à Yan'an". En 1945, il devient institutionnel/officiel. Le maoïsme se termine avec la mort de Mao. On définit cet art à partir des 40's. C'est un art étatique, appliqué par tous les artistes pour diffuser la propagande. Cet art prone différentes formes et réalisations, il est fait par les masses pour les masses. Il véhicule l'idéologie du régime. Il a le devoir de créer une nouvelle mythologie. C'est 1 Chine qui sort de 15 ans de guerre ayant eu lieu sur son territoire. C'est donc une Chine nouvelle qui doit prendre ses distances par rapport à l'Occident. Thématiques propres à ses traditions mais qui s'en détachent également car elles sont perçues comme malades. Il s'agit de créer de nouveaux héros. Ces nouveaux héros sont des ouvriers, des paysans , issus des classes populaires.

La nature va être très présente dans la rhétorique maoïste. Cette nature va être conquise par l'homme. Elle perd toute connotation religieuse pour devenir une nature laïque. L'art maoïste refuse toute pulsion individuelle. La nature doit être rationnalisée, soumise aux lois de l'économie et industrialisée par la marche en avant de la Chine. Double discours. L'art va être contrôlé par l'état. Effort d'instruction pour les peuples. Cet art a nourri une population pendant 20/30 ans. Les nouveaux héros sont déclinés dans toutes les formes possibles et sur tous les médias.

Visionnage d'extraits de "la fille aux cheveux blancs : 白毛女" et de peintures de propagande.

http://www.festivalducinemachinoisdeparis.com/spip.php?article311

http://www.chinese-shortstories.com/Auteurs_de_a_z_YangMo.htm

http://artchina.free.fr/items/creasite.php?params=Mao%20Zedong_CATEGORY_0


POst MAO

  1. Les caractéristiques de la 5e génération :




Les films des générations antérieurs à la révolution culturelle étaient tous faits de la même manière, avec des personnages formatés, des plans en contre-plongée pour les héros et pour les méchants, la source de lumière toujours d'en bas. Tout était prévisible.

Après la révolution culturelle, les cinéastes s'aperçurent qu'une réflexion spirituelle et intellectuelle leur faisait défaut. Ils s'interrogèrent en examinant leur passé, sur le sens de la vie, sur la quête spirituelle et sur le rapport aux autres.

La 5e génération est donc celle de l’après Mao (cinéastes sortis de l’académie après 1982)

Cette cinquième génération découvrit à l'Institut de Pékin, le néoréalisme italien, la nouvelle vague française, le nouveau cinéma allemand et aussi Truffaut, Godard, Rossellini et de très nombreux chefs-d’œuvre européens. Ils comprirent qu'au lieu d'être l'outil de la propagande, le cinéma pouvait exprimer leurs sentiments les plus profonds et les aider à se comprendre eux-mêmes, à comprendre l'humanité entière et que le cinéma était un moyen d'expression libre.

Cette cinquième génération à qui il manquait une certaine culture générale avait une soif de connaissance après la révolution culturelle et utilisèrent une curiosité d'esprit et cette envie d'apprendre à l'Institut du cinéma.

Pendant leurs études à l'Institut du cinéma, ils découvrirent la différence entre les films chinois et les films occidentaux dont ceux d'Hollywood. Ils allièrent dans leurs premiers films, l'esthétique chinoise traditionnelle au modernisme européen. Le cinéma européen moderne exerçant sur eux une forte influence. D'autres points communs caractérisent cette cinquième génération, « leur façon de manier la caméra, d'utiliser l'espace, l'environnement, souvent au détriment des personnages, du choix des thèmes et de leur traitement. »

Ils privilégient les films à sujets ruraux qui « exaltent les paysages et le rapport à la nature ». « Les paysages sont filmés d'une manière qui évoque la tradition picturale extrême orientale, où la forme artistique épouse la forme naturelle, où les personnages humains ne sont que des détails dans le cosmos ». « Les personnages ne sont plus stéréotypés, ils privilégient la psychologie de leurs personnages ». On retrouve souvent un individu en conflit avec la société, des jeunes filles mariées de force. Leurs films situent leur action dans le passé.

Ils gardèrent un ressentiment important, car ils avaient connu la révolution culturelle. Cette rancoeur a fait écho à tous les chefs-d'oeuvre qu'ils avaient découverts pendant leurs études.

En ce qui concerne la 5e génération, il y a des représentations qui peuvent être contestataires avec par exemple les débordements de la révolution culturelle (文化大革命) mais elle reste néanmoins financée par l’Etat. C’est une génération qui doit faire face à l’économie du marché en cherchant soit un public soit un mécène (souvent des producteurs étrangers CNS). Dans La Terre Jaune, Chen Kaige se plonge dans l'univers paysan qu'il retrouvera dans Le Roi des enfants. Le réalisme, ici, c'est aussi l'image de l'homme que domine la nature et non pas le contraire, comme le voulait le défunt réalisme socialiste ». La jeune Cuiqiao est « broyée par la société, ses traditions et ses conventions ». Ce film rompt le mélo romantique, il incarne « la fin de l'ère des films conventionnels mélodramatiques ». Les manifestations de la place Tian’anmen (天安門) plus connu dans le monde par le terme « massacre de la place Tian’anmen » qui se sont déroulées à Pékin du 15 avril au 4 juin 1989 et qui a été réprimée dans le sang.
  1. Les caractéristiques de la 6e génération :





  1. Naissance de la 6e génération :

Suite aux événements de Tian’anmen et l'écrasement de la révolte étudiante sur la place, la politique d'ouverture progressive mise en place connaît un net coup d'arrêt. Wu Tian-Ming, en voyage à l'étranger, est limogé suite à certaines déclarations. Une nouvelle génération de réalisateurs apparaît avec un nouveau style aux antipodes de la précédente. Cette « sixième génération » opte pour un cinéma beaucoup plus cru mêlant fiction d'un réalisme sans apprêt et documentaire sur le vif, avec souvent une image sale, des caméras à l'épaule, un son direct de qualité inégale. Ils veulent montrer le quotidien de la jeunesse urbaine idéaliste et paupérisée, travaillé par les influences occidentales, vivant loin des canons des morales communistes ou confucéennes dominantes.

Ces cinéastes ont regardé en face les changements de la société chinoise au cours des années 1990, le chômage, l'écart grandissant entre les riches et les pauvres et leurs films en témoignent.

Le 1er mai, une nouvelle classification des films entre en application, les films classés R seraient désormais interdits au moins de 16 ans et interdits de diffusion dans les zones rurales.


  1. Ses caractéristiques :

La nouvelle génération a vécu en 1989 l'événement de Tian’anmen. Ces jeunes n'avaient pas connu la guerre mais cet événement leur a laissé une trace très sombre. C'est pourquoi les films de cette sixième génération s'intéressent à la vie d'aujourd'hui et ne parlent pas d'histoire mais des problèmes concrets, des répressions et des difficultés. Leurs films sont très personnels, ils sont singuliers dans le cinéma chinois. Pour la sixième génération, être indépendant est primordial, ils découvrent le cinéma indépendant.

La définition de 6e génération est contestée par ses membres qui ne pensent appartenir à un même groupe ni ne veulent être étiquetés. C’est une génération urbaine. Elle souligne que la Chine va vers une urbanisation à toute vitesse. Elle a un nouveau style aux antipodes de la précédente. Elle commence à faire de films vers les 90’s à Pékin ou à Shangaï ; et la tension politico-économique tend vers l’urbain (disparité du dvp est/ouest). Au contraire de la 5e génération elle ne se concentre pas sur la campagne mais elle filme la ville et ses réalités (prostitution, mafia…).

Cette « sixième génération » opte pour un cinéma beaucoup plus cru mêlant fiction d'un réalisme sans apprêt et documentaire sur le vif, avec souvent une image sale, des caméras à l'épaule, un son direct de qualité inégale. Ils veulent montrer le quotidien de la jeunesse urbaine idéaliste et paupérisée, travaillé par les influences occidentales, vivant loin des canons des morales communistes ou confucéennes dominantes. Ces cinéastes ont regardé en face les changements de la société chinoise au cours des années 1990, le chômage, l'écart grandissant entre les riches et les pauvres et leurs films en témoignent. On parle souvent de la 6e génération pour le cinéma indépendant. Il y a une approche des sujets contestataire. Ces films ont été critiqués (notamment à cause de la sexualité), ce sont des films majoritairement à caractère politique, ils sont rarement historiques. Ils privilégient des moyens moins chers.

Elle aborde des thèmes comme :

  • Les enfants avec notamment Etoile du matin de Xie Jin qui parlait d'un garçon de douze ans handicapé mental, sujet tabou dans une société qui privilégie l'eugénisme.

  • Le sens de la vie, les rapports humains : L'interprétation par les cinéastes ne répondit guère à la volonté idéologique. La majorité de leurs films « interpellèrent le public sur le sens de la vie, d'un type donné de société, des rapports humains, du couple homme-femme à la société tout entière... »

  • La famille : Dong Kena, dans son dernier film parle des amours de trois jeunes femmes modernes soumises aux aléas de la vie. On retrouve plusieurs films avec pour sujet la famille, ses problèmes, ses conflits et souvent le divorce qui devient « périodiquement » un sujet de prédilection pour les cinéastes. Le problème du contrôle des naissances, jusqu'à là ignoré, fut aussi abordé.

  • Les tabous : 8.

Le « baiser français » fut interdit durant trois décennies des écrans ainsi que le nu à quelques velléités près. Les premiers corps nus apparaissent en 1993 dans Pan Yuliang, une femme peintre de Huang Shuqin où l'artiste va peindre les femmes dans les bains publics. La réalisatrice avait refusé de couper les scènes, déclamant « Si je le faisais, le film ne serait pas complet ».

  1. Quelques films et réalisateurs :



5e génération : Chen Kaige, Zhang Yimou, Tian Zhuangzhuang

6e génération : Zhang Yuan, He Jianjun, Sou Ye, Jun Zhou, Wang Xiaoshuai, Zhang Ming


Still Life (Sānxiá hǎorén, 三峡好人) est un film chinois de Jia Zhangke (贾樟柯), réalisé en 2006.
Le cinéaste Jia Zhangke (贾樟柯)a montré à la Mostra de Venise de 2006 un film documentaire, intitulé Dong, consacré à ce peintre.

Liu Xiao Dong 刘小东est le chef du département peinture de l'Académie des beaux-arts de Pékin. On assite à un retour très important notamment grâce aux jeunes artistes chinois.

Le réalisme chinois arrive après le réalisme sovietique. Le réalisme socialiste abolit l’aspect fantastique mais il se veut en même temps très utopiste.

Jia Zhangke (贾樟柯) :

Beaucoup de documentaires pour différentes raisons :

  • Economiquement coup plus bas

  • Possibilité politique (Narita, Nankin…)

  • Aspect esthétique avec une génération urbaine (car présent urbain)

Dans sa carrière il alterne fictions et documentaires.

Le peintre Liu Xiao Dong 刘小东 né en 1963 est un peintre contemporain. Il en quelque sorte interviewer ce réalisme social. On ne magnifie pas. Ce n’est ni une apologie ni une propagande des valeurs du travail. Il souligne les difficultés, la misère, la tristesse. Ce ne sont pas des œuvres dissidentes.
Certaines œuvres vues en cours :
http://www.galerieloft.com/fr/liu-xiao-dong-刘小东
Extraits du film Home Town Boy ("金城小子) vus en cours. Film documentaire de 72 min réalisé par

Le taïwanais Yao Hung-I 姚宏易.

http://www.youtube.com/watch?v=LDXXXmOEhDo





  1. « Under the Howthorn tree » (山楂树之恋de ZHANG Yimou () (2010) basé sur une histoire vraie. L’histoire se déroule durant la révolution culturelle. L’action se déroule en pleine révolution culturelle. La jeune Jing au visage est envoyée dans un village de campagne pour sauver l’honneur de sa famille (son père est emprisonné pour ses idées politiques) et surtout pour y être « rééduquée ». Le communisme à la dure et la propagande maoïste imposent une chape de plomb à toute la société chinoise. Dans la ferme qui l’accueille, elle tombe quasi instantanément en amour pour un jeune ingénieur du nom de Sun. Malgré les interdits (elle ne peut fréquenter de garçon avant ses 25 printemps), les deux amoureux s’octroient petit à petit du temps à l’abri des regards et font éclore leur amour naissant. Le réalisateur dépeint aussi très bien la pression sociale, sociétale et surtout familiale que subissent nos 2 héros. La mère interprétée par Xi Meijuan, une des plus grandes actrices chinoises, est d’une froideur glaçant le sang même si on la sent déchirée entre le respect des traditions et l’amour qu’elle refuse à sa fille. Nom fr « l’amour de l’aubépine » http://www.cinenews.be/Critics.Detail.cfm?ContentsId=37722&lang=fr http://lepasseurcritique.blogspot.fr/2012/03/under-hawthorn-tree.html

« A l’ouest des rails » documentaire A Shenyang, dans la Chine profonde, Tie Xi est un gigantesque complexe industriel né au temps de l'occupation japonaise. Il a ensuite prospéré jusqu'à compter un million d'ouvriers avant 1990. Wang Bing a filmé de 1999 à 2001 la lente agonie des usines et des hommes dans l'effondrement final d'un système obsolète. En suivant au quotidien la descente aux Enfers d'une classe ouvrière autrefois promise à d'autres gloires par la Révolution chinoise, Wang Bing nous plonge au coeur d'une épopée moderne et il élève ces hommes et ces femmes au rang des plus bouleversants héros de cinéma.
Chacune des trois parties intitulées Rouille (4h), Vestiges (2h56) et Rails (2h15) peut se voir indépendamment, car elles correspondent à la même histoire, mais vue d'un point différent. http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=56836.html

Les œuvres de ce cinéaste sont à la fois riches et ambigües. Il parle de la nature réprimée mais qui revient en force. Ce n’est pas une propagande nationaliste. On peut voir une approche publicitaire, esthétisante, qui vend son pays de manière apolitique, commerciale. C’est lui qui a contribué à mettre en scène la cérémonie d’ouverture des J.O de Pékin. http://www.youtube.com/watch?v=JsDY1Ha83M8&feature=related


  1. « Welcome to Chinatown » de Li Wei

  2. Wind Blast” vision absolument pas écologique http://www.sancho-asia.com/articles/wind-blast

http://www.dramacrazy.net/chinese-movie/wind-blast-watch/ http://www.tudou.com/programs/view/9SLsvxCDpBU/ le film en v.o


  1. Contrairement à « Buddha Mountain » qui a une vision d’épanouissement de la nature. Trois amis, Ding Bo, Nan Feng et Fatso, ont terminé leur dernière année de lycée. Malgré la pression parentale, ils préfèrent arrêter leurs études et refusent de s’inscrire aux examens d’entrée à l’université. Impatients de voler de leurs propres ailes et de trouver du travail, ils se rendent dans la ville de Chengdu où ils louent plusieurs chambres dans la maison d’une ancienne chanteuse de l’opéra de Pékin http://www.cine-asie.fr/3chine/buddha-mountain-en-competition-a-deauville-asie.html http://www.youtube.com/watch?v=QOcgxmuuLxk

  2. « Aftershock » (唐山大地

  3. )catastrophe naturelle = ciment des relations sociales. Ici la nature est vue comme un ennemi. Parle du séisme de 1976 de Tangshan http://www.youtube.com/watch?v=6_QML6RdN0E http://so.tudou.com/nisearch/%E5%94%90%E5%B1%B1%E5%A4%A7%E5%9C%B0%E9%9C%87/?f=hint

  4. « If you are the one » la nature est ici produit de luxe. http://en.wikipedia.org/wiki/If_You_Are_the_One

  5. Feng Xiagong « Another without thieves » nature côté milieu de purification


Révolution culturelle : 文化大革命
Suite aux conséquences dramatiques de la politique économique de Mao durant les années 1960, ce dernier quitta son poste de président de la RPC, Le Congrès national populaire a alors élu Liú Shàoqí comme successeur de Mao. Restant aux rennes du PCC, Mao fut peu à peu éloigné de la gestion des affaires économiques du pays, qui fut confiée à une élite modérée, sous l'influence dominante de Liu Shaoqi

En 1966, Mao lança la Révolution culturelle, qui lui permit de revenir au pouvoir en s'appuyant sur la jeunesse du pays et en attaquant les élites moyennes alors en poste. Il consistait à éradiquer les valeurs traditionelles. C'est ainsi que des milliers de sculptures et de temples (Bouddhistes en majeure partie) ont été détruits, notamment durant la Longue Marche. Elle est surtout, pour Mao, un moyen de reprendre la direction de l'État et du Parti, dont il avait été écarté en 1959 en raison de l'échec du programme du Grand Bond en Avant, qu'il avait initié à la fin des années 1950.

En 1966, les fameux « Gardes rouges », des groupes de jeunes chinois inspirés par les principes du Petit Livre rouge (la majeure partie des jeunesses rouges l'incorporèrent) deviennent le bras actif de cette Révolution culturelle. Les intellectuels étaient publiquement humiliés, les mandarins et les élites bafouées, de nombreuses valeurs culturelles chinoises et de nouvelles valeurs occidentales étaient dénoncées au nom de la supériorité du peuple et de ses droits. L'expression politique se libérait par le canal des « dazibao », affiches placardées où s'exprimaient ces jeunes. Ces gardes rouges ont inspiré dans une certaine mesure les mouvements de mai 1968 qui éclatèrent un peu partout dans le monde. Une période de chaos s'ensuivit qui mena la Chine au bord de la guerre civile, avant que la situation soit peu à peu reprise en main par Zhou Enla.

A l'automne 1965 débute une campagne de presse visant à critiquer les milieux intellectuels et universitaires.

Le 29 Mai 1966, la première organisation de gardes rouges vit le jour au sein de l'Université Tsinghua. Elle avait pour objectif l'élimination des intellectuels et des ennemis politiques de Mao.

Le 1er Juin 1966, le Quotidien du peuple, journal officiel du parti, déclarait que tous les impérialistes, toutes les personnes liées aux impérialistes ainsi que tous les intellectuels impérialistes devaient être purgés. Bientôt prit corps un mouvement destiné à purger les présidents des universités ainsi que d'autres intellectuels prééminents. Le 28 Juillet 1966, des représentants des gardes rouges écrivirent une lettre formelle à Mao justifiant de la nécessité sociale et politique de lancer des purges massives. Ainsi débuta la révolution culturelle.

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