Premiers prix du conservatoire








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titrePremiers prix du conservatoire
date de publication05.07.2017
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Biographie et Portrait

d’Edith Lejet
(Version 2014)

Édith Lejet
Née en 1941, Paris, France
Compositeur
Biographie
SITUATION ACTUELLE
• Professeur Honoraire au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (Cité de la Musique).


• Professeur de Composition à l'Ecole Normale de Musique de Paris Alfred Cortot
114 bis, boulevard Malesherbes, 75017 PARIS.

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Avec Maurice Ohana et Odile Marcel, 1974


FORMATION
• Baccalauréat Mathématiques, 1958, Lycée Molière, Paris.


• CAEM (Certificat d’Aptitude à l'Enseignement Musical, Education Nationale), 1965.


• Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP), 1958-1968.

 
PREMIERS PRIX DU CONSERVATOIRE
- Esthétique (classe de Marcel Beaufils)


- Harmonie (classe de Henri Challan)


- Contrepoint (classe de Marcel Bitsch)


- Fugue (classe de Marcel Bitsch)


- Composition (classe de Jean Rivier et André Jolivet)
Il convient de noter l’impact de l’enseignement dispensé par Henri Dutilleux qui remplaçait Jolivet lors de tournées parfois longues, et l’appartenance dès cette époque au groupe de jeunes compositeurs gravitant à titre amical autour de Maurice Ohana : il se produisait là des débats fondamentaux sur la création musicale.
• Stage du Groupe de Recherches Musicales de Radio-France (GRM), 1966
Initiation à la musique électro-acoustique sous la direction de François Bayle.
• Bourses d’études concernant des sessions d’été :

Après sélection par le Ministère Français des Affaires Étrangères, admission à suivre les cours de Composition de Virgilio Mortari en Italie. Virgilio Motari est co-auteur avec Alfredo Casella d’un « Traité d’Orchestration » qui fait référence (traduction française par Pierre Petit). Les cours ont eu lieu à Sienne à l’Académie Chigiana en 1965, puis à Venise au Conservatoire Benedetto Marcello en 1966.
DISTINCTIONS
- « Grand Prix de Rome de Composition »
- Pensionnaire de la Section Artistique de la Casa de Velazquez à Madrid (1968-1970) : présence régulière aux concerts
et conférences du groupe Alea, contacts avec Luis de Pablo et Cristobal Halffter


- Prix Bleustein-Blanchet pour la Vocation


- Prix Florence Gould [Académie des Beaux-Arts, Paris]


- Prix de la Fondation William and Noma Copley (Chicago)


- Prix Hervé Dugardin [SACEM, Paris]


- Grand Prix de la Musique de Chambre [SACEM, Paris]


- 2003 : Prix Nadia et Lili Boulanger [Académie des Beaux-Arts, Paris]

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Remise par Georges Auric du Prix quadriennal de la Musique
offert par la "Confédération des Travailleurs intellectuels", 1967


 
CARRIÈRE DE COMPOSITEUR


  • Composition de nombreuses œuvres éditées chez : Amphion, Lemoine, Billaudot, Tansatlantiques, Eschig.




  • Programmation de ces œuvres :




  • par des orchestres ou ensembles tels que : le Nouvel Orchestre Philarmonique de Radio-France, Ars Nova, 2e 2m, Musique Vivante etc.




  • lors de séries de concerts comme les Mardis de France-Musique, les Concerts-Lectures de France-Musique, Espace Contemporain etc., ou dans le cadre de festivals comme Royan, les Journées Musicales Nordiques d'Oslo etc.




  • Diffusions assez nombreuses sur les ondes françaises, notamment France-Musique ou France-Culture, parfois au sein de programmes entièrement consacrés au compositeur avec interviews.




  • Diffusion ou rediffusion sur des stations étrangères de Radio : au Canada, au Japon, au Portugal, en Israël, Hollande, Belgique, Suisse, Norvège, Espagne, Yougoslavie, etc.




  • Sortie d'un CD monographique de marque MANDALA en novembre 2004 par l'Ensemble Orchestral Stringendo dirigé par Jean Thorel.


A priori ces œuvres ne se rattachent esthétiquement à aucun courant particulier. Elles se caractérisent par leur concision et reposent sur un matériau de construction soigneusement sélectionné, avec une recherche méticuleuse de justes proportions.
CARRIERE D'ENSEIGNEMENT
- A l’Université de Paris-Sorbonne (Institut de Musicologie)


  • Septembre 1970 : Enseignement de l'harmonie écrite jusqu'à juin 1972.

- Au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP)


  • janvier 1972 : Nomination à un poste de Professeur de Solfège dans le Département du Chant en remplacement de Janine Rueff.




  • janvier 1975 : Titularisation.




  • octobre 1987 : Interim de Marius Constant à sa classe d’« Instrumentation et Orchestration » pour une année académique à la demande d’Alain Louvier (alors Directeur du CNSMDP).




  • octobre 1988 : Nomination à un poste de Professeur Titulaire d’Écriture, en remplacement de Marcel Bitsch. Enseignement de la Fugue.




  • octobre 1992 : Prise en charge d’une nouvelle classe d’Écriture axée sur les styles modernistes du XXème siècle, classe créée par Xavier Darasse (alors Directeur du CNSMDP), et intitulée : « Écriture : Musique du XXème siècle ».




  • septembre 2005 : Après treize années d’enseignement de l’ « Ecriture, Musique du XXème siècle » (lancement, puis mise sur orbite de la classe), cessation de cette activité. Le relais est assuré par Alain Mabit.

- A l'Ecole Normale de Musique de Paris Alfred Cortot


  • courant 2004 : Nomination à un poste de Professeur de Composition.


Ces responsabilités pédagogiques ont eu des prolongements, notamment grâce à l’invitation du Professeur Ikenouchi à enseigner dans le cadre de l’Académie Internationale franco-japonaise plusieurs étés successifs, grâce également à des opportunités provenant d’Allemagne, en 1999 à l’Université Gutenberg de Mayence pour animer un workshop de Composition, ou en 2004 à la Hochschule de Leipzig dans le cadre d’un échange Erasmus. Toutes ces activités sont de nature à stimuler l’énergie créatrice et la Composition conserve une place essentielle.

Portrait

Très attirée depuis sa petite enfance par la musique et les arts en général, la vocation d’Edith Lejet s’affirme lorsque, adolescente, elle découvre certains chefs d’œuvre du répertoire, la Symphonie Fantastique de Berlioz notamment. Après l’obtention d’un baccalauréat « mathématiques », elle se consacre pleinement  à ses études musicales. Tout la passionne, que les matières soient théoriques, instrumentales ou musicologiques, et tout alimente sa réflexion sur la création artistique. Sans tarder elle est admise au CNSM de Paris. En composition elle sera élève d’André Jolivet, parfois remplacé par Henri Dutilleux dont elle apprécie fort la personnalité et l’enseignement. Parallèlement elle sera influencée par Maurice Ohana, rencontré lors d’un stage de musique concrète du GRM à Radio-France. De 1968 à 1970 elle est pensionnaire à la Casa de Velazquez à Madrid. En 1972, elle est nommée professeur de Solfège chanteurs au CNSM de Paris, où dès lors se développera sa carrière pédagogique : en 1987, elle y enseigne l’instrumentation et l’orchestration (interim de Marius Constant), puis, à partir de 1988, devient professeur d’Ecriture, tout d’abord chargée d’enseigner la fugue, avant qu’on ne lui confie en 1992 la création de la classe « Ecriture : Musique du XXème siècle », dont elle assurera la charge jusqu’en 2005.  Depuis 2003, elle est Professeur de Composition à l’Ecole Normale de Musique de Paris. Les œuvres d’E. Lejet, soient-elles vocales ou instrumentales, reposent souvent sur une trame dramaturgique. Les aspects mélodique et harmonique, ainsi que la couleur des timbres, sont privilégiés. Très frappée par ce qu’un acteur, au théâtre, peut mettre en œuvre afin d’extérioriser le contenu expressif d’un texte (intonations, appuis, diction, respirations, débit etc.), elle a forgé depuis longtemps son style sur ces valeurs. Ses œuvres sont publiées par différents éditeurs. Elle a reçu de nombreuses commandes officielles (Radio-France, Ministère de la Culture etc.). Un disque monographique a été réalisé en 2004, et un ouvrage de Lin-Ni Liao, « La pensée musicale d’Edith Lejet » (2010, éditions de l’Observatoire Français, Université de Paris-Sorbonne) lui est consacré.

Extrait d’un article de Pierrette Germain-David paru dans la revue mensuelle L’Éducation Musicale en février 2002


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Compositrice secrète, idéaliste, réfléchie, ardente..., ces qualificatifs sont une approche de la personnalité d’Édith Lejet. Ils permettent de cerner sa pensée, guidée par le besoin de trouver, grâce à une recherche intérieure exigeante, son expression authentique. La conscience de sa vocation l’incite à une quête inlassable de la fidèle transmission de ses intuitions : « Je suis intimement convaincue, écrit-elle, que l’œuvre d’art préexiste et qu’elle dépasse complètement la volonté de l’artiste qui doit rester humble : son rôle est de mettre à jour des forces obscures qui sont fondamentalement universelles, tout en reflétant un temps, un lieu, une culture et une civilisation ».


Mais cette sorte « d’enfantement » appelle un défrichement attentif, volontaire et patient des « forces obscures ». Elles transparaissent dans l’impérieux besoin de créer et explosent dans les impulsions qui attirent vers la page blanche.

Photo Philippe Beauvillain


Comment Édith Lejet devint-elle compositrice ?


Pour elle, la page blanche fut d’abord feuille de dessin et, grâce à l’incitation d’un professeur d’Arts plastiques qui l’initiait aux fascinations du modernisme, grande était sa tentation d’y jouer des couleurs et des formes. Pourtant c’est du piano qu’elle joua avec le plus de dispositions, poursuivant ses études générales au lycée et, pour satisfaire le désir de son père, se préparant au métier qui répondait le mieux à ses aptitudes évidentes : le professorat d’Éducation musicale ! Elle réussit donc le concours d’entrée au centre de préparation de La Fontaine et, la même année, fut reçue dans les classes d’Harmonie et d’Esthétique du CNSM de Paris où elle entra et où elle suivit ensuite la classe de Composition. Elle obtint le Professorat des écoles de la Ville de Paris et enseigna quelques années mais, parallèlement, elle avait été lauréate du Prix de Rome, de la Casa de Velazquez et en 1972, à 31 ans, elle est nommée professeur de Formation musicale au CNSM.

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La classe de composition d'André Jolivet, 1968

Qu’avait-elle alors composé ?
Plusieurs de ses œuvres ont déjà été créées à cette époque. L’une au Festival d’Aix-en-Provence, d’autres par la radio, notamment le « Monodrame » pour violon et orchestre (1969) et « Le Journal d’Anne Frank », pour chœur de femmes et petite formation. C’est dans une grande intensité de la pensée musicale qu’est ici évoquée l’évolution du drame, depuis l’insouciance enfantine jusqu’à la paix finale. Enregistré en 1970 par la Maîtrise de Radio-France, il vient, en mars dernier, d’être présenté à Douai, grâce au Conservatoire, aux classes à horaire aménagé et au chœur régional.
Le choix de traiter ce sujet correspond à l’orientation intime qu’elle souhaite donner à sa production, en l’inscrivant dans la lignée de celles qui portent un message humain profond : « Je trouve mes pères, dit-elle, là où la musique est porteuse d’émotion. Je me sens assez étrangère aux recherches qui ne sont qu’intellectuelles et spéculatives... J’accorde une grande importance aux valeurs que représentent la spontanéité et l’intuition ainsi qu’à la fraîcheur qu’elles génèrent ».

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Chez Maurice Ravel à Montfort l'Amaury avec Charles Chaynes
et Manuel Rosenthal.


Quelles sont ses racines et affinités ?


Elle se reconnaît une filiation qui remonte à Debussy dont les couleurs modales « entraînant des accords nouveaux » la séduisent. Qu’il s’évade, par là, de l’harmonie fonctionnelle et use d’un matériau qui « l’entraîne à remettre en question des notions de base concernant le rythme et la forme » la confirme dans ses vérités personnelles. Chez Ravel, qu’« elle aime profondément », elle goûte notamment la qualité de la finition, et elle parle avec admiration de Dutilleux et de Ohana auxquels elle se sent « spirituellement apparentée ». L’émerveillement et le réconfort éprouvés dans la contemplation d’œuvres d’art, qu’il s’agisse d’architecture, de sculpture, de peinture, de littérature ou de musique ont façonné sa foi en une haute valeur de l’Art. Ainsi la conviction intransigeante qu’il doit « s’élever vers un idéal » nourrit sa pensée et l’aide dans le vœu d’apporter sa contribution au patrimoine culturel de notre époque.


Ces goûts et ces intentions se reflètent dans le style qu’elle se façonne, caractérisé par la fermeté, la concision et une application originale de la science de l’écriture. Sa maîtrise du contrepoint, son acuité harmonique et son imagination modale fondent la spécificité de son langage. Reste, pour chacune des partitions, à s’attacher à ce qui est aussi une de ses principales préoccupations : la qualité de la coloration et la « justesse des proportions ».

(Texte reproduit avec l'aimable autorisation de Francis B. Cousté et Pierrette Germain)


Portrait et biographie d’Edith Lejet

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