Atelier d'architecture bertrand terlinden








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MISSION D'AUTEUR DE PROJET. ÉLABORATION DU DOSSIER DE BASE DU CONTRAT DE QUARTIER "CANAL-MIDI"




ATELIER D'ARCHITECTURE BERTRAND TERLINDEN

NOTE D'INTENTIONS


14.8.2009


La lecture de la lettre, datée du 3.6.2009, du Ministre-Président de la Région au Bourgmestre et aux Échevins de la commune d'Anderlecht, des cahiers général et spécial (n°CSC 0609-Q8) des charges, de premiers entretiens avec Didier Van Ingelgem et Guy Vanbeek au service de la rénovation urbaine, avec Félix Roobaert à la direction générale du cadre de vie, avec Nathalie Bücken au service des projets subsidiés, avec Abderazzek Ben Ayad et Anne Degoes à l'ULAC, avec Mme Peterman, conseillère communale, de premières visites dans le périmètre provisoire de l'aire d'étude et les recherches en archives entreprises au cours de ces mois de juillet et août suite à l'invitation que le secrétaire communal et l'échevine de la Rénovation Urbaine ont adressée à notre atelier à faire offre pour la mission sous rubrique, ont permis d'entrevoir déjà certains des principaux enjeux de l'étude, d'apercevoir quelques grandes forces et faiblesses de la situation actuelle de l'aire d'étude, d'entreprendre un travail original de cartographie (dont nous dirons ensuite la raison d'être) et, surtout, de composer une équipe dont les membres se sont choisis pour répondre aux fins de la présente étude.

Nous présentons ici le fruit de ces premières investigations. Nous sommes conscients d'entrer déjà dans le vif du sujet, de produire déjà une sorte de pré-diagnostic et de suggérer déjà des pistes générales d'action, avant même d'avoir connaissance de toutes les attentes et de toutes les intentions des acteurs. Les réflexions qui suivent, dans leur dimension prospective, sont surtout issues, pour l'essentiel, d'une lecture générale de la configuration actuelle des lieux : elles tentent donc assez strictement à mettre en lumière des possibilités logiques. Ces possibilités sont des ouvertures. Elles ne sont bien sûr ni des obligations ni des contraintes.

Nous chercherons à travers cette première exploration générale des lieux, à faire apparaître le plus clairement possible :

- notre méthode d'investigation sur le terrain

- les recherches préliminaires, celles que nous avons déjà engagées et celles que nous proposons de poursuivre ensuite

- les "moyens humains" que nous "mobiliserons"

- la dimension durable du développement dans lequel nous chercherons à inscrire le contrat de quartier

- les méthodes et moyens par lesquels nous chercherons à faire de ce moment d'étude un moment de participation réelle et productive.

1. ENJEUX

1.1. Premières caractéristiques distinctives des deux parties de l'aire d'étude


Le périmètre provisoire de l'étude s'identifie grosso modo à la partie Sud du quartier de Cureghem, assez clairement limitée physiquement par la levée de terre que forme la longue boucle du chemin de fer de contournement de Bruxelles par l'Ouest, et qui barre tout horizon vers le Sud, excepté aux points de franchissement qui sont de très beaux ponts en brique. Ce périmètre associe deux parties du quartier de Cureghem dont les dynamiques résidentielles apparaissent assez différentes.

La partie Ouest de l'aire d'étude apparaît dominée par l'alliage - incomplet, insatisfaisant à bien des égards - de deux grands ensembles élevés de logements publics - Albert Ier et Goujons - (plus de 600 logements sociaux au total) implantées en ordre ouvert, et d'une séquence d'"espaces libres", actuellement fort morcelée, au centre de laquelle se trouve un vaste ensemble de bâtiments, l'Institut Technique de la Communauté Française Leonardo da Vinci (anciennement Institut Chomé-Wijns).

La partie Est de l'aire d'étude, quant à elle, présente un parc résidentiel plus uniforme d'habitations bourgeoises en îlots, en propriété privée, très généralement subdivisé en appartements de location. Ce parc résidentiel a été successivement objet, d'abord - pendant de nombreuses années, depuis le départ de l'école vétérinaire - d'un mouvement de revente ou de mise en location à une population de néo-arrivants à revenu modeste, puis d'un processus d'exploitation spéculative attentiste - avec la lente dégradation qui en est la conséquence logique - puis enfin, au cours de ces dernières années, d'un début de remise en état - mais encore timide. Le manque de pro-activité des pouvoirs publics (le bâtiment de l'école vétérinaire qui fait front au boulevard de la Révision toujours à l'abandon) et l'échec de quelques grands projets de réinvestissement du patrimoine industriel qui auraient pu encourager d'autres opérations de rénovation (projet de studios de télévision dans les anciens d'ateliers Germeau) expliquent - semble-t-il - en grande partie pourquoi la résidence, dans cette partie de Cureghem, peine à connaître une réelle dynamique de rénovation, et ce malgré les contraintes taxatives qui obligent les propriétaires à accomplir les travaux de mise aux normes techniques ou esthétiques minimum.

Une importante opération mixte (De Lijn-Bara), en cours actuellement, participe certes au renforcement de la dynamique résidentielle de cette partie du quartier. Les atouts réels de ces nouveaux logements et équipements destinés aux activités en termes de performance énergétique semblent cependant s'accompagner de choix architecturaux plutôt étrangers aux caractéristiques du quartier. Ce nouveau complexe, par sa configuration, n'apparaît pas manifestement vecteur d'une reconstruction respectueuse des caractères morpholgiques de cette partie de ce quartier de Bruxelles-capitale déjà très malmené, plus au Nord, par les opérations immobilières bouleversantes occasionnées par l'installation de la gare TGV au Midi.

1.2. Principaux enjeux communs aux deux parties de l'aire d'étude


L'ensemble de l'aire d'étude est puissamment affectée par les nuisances des trafics d'accès et de sortie vers et depuis la ville, qui la traversent diagonalement.
Les trois principaux enjeux - à moyen et long terme - sont les mêmes pour les deux parties de l'aire d'étude:

- le renforcement d'une diversification des activités et du jeu des acteurs sociaux, qui passe nécessairement par la protection des résidents locataires à revenus modestes

- la remise en état du parc immobilier existant - grands ensembles, habitations bourgeoises et ateliers, avec mise à niveau aux normes les plus strictes de performance énergétique, et le maintien, voire le renforcement du système des compléments (équipements, espaces et édifices publics) qui lui est lié

- la diminution du trafic de transit et l'atténuation des nuisances qui lui sont dues
Ces trois enjeux - socio-économique, patrimonial et de mobilité - requièrent aujourd'hui de la part des autorités publiques une réponse coordonnée et volontaire. Il nous semble que devrait être donné priorité à l'intervention sur les éléments du patrimoine en propriété publique :

- à une rénovation exemplaire du patrimoine public non-résidentiel - du grand comme du petit patrimoine (écoles, églises, mais aussi grilles en fer forgé, fontaines, balcons, lucarnes, jardins publics, etc). Les écoles feront l'objet d'études de rénovation qui viseront en priorité l'amélioration notable de leur climat intérieur et de leurs performances énergétiques

- à la réhabilitation du patrimoine résidentiel en propriété publique - avec amélioration notable du climat intérieur et de la performance énergétique des bâtiments

- à la confection d'un plan de mobilité visant la réduction du trafic de transit et l'amélioration du système et des moyens de mobilité douce


1.3. Pistes de recherche générales
Notre équipe pourrait donc chercher, avec les acteurs institutionnels, à clarifier les grandes lignes d'un plan d'action stratégique à moyen et long terme, fondé sur la pleine exploitation de la portée exemplaire de l'action publique sur son propre patrimoine.

Les diverses opérations du contrat de quartier, dans toutes leurs limites mais aussi avec tout leur pouvoir d'entraînement, seront donc conçues comme autant de moments - partiels mais exemplaires - d'un projet pour le moyen et le long terme.

Une des tâches cruciales de l'enquête préliminaire est le repérage des biens en propriété privée dont les propriétaires n'assurent pas le maintien aux conditions d'habitabilité qu'impose le code du logement. Nous dresserons la liste de tous les biens déjà grevés d'avertissements et de pénalités, et repérerons, au cours de nos enquêtes de terrain et des contacts pris avec les locataires, ceux qui, de manière manifeste, pourront compléter la liste. Le recours à l'expropriation publique sera préconisé chaque fois qu'il se justifiera.

Concernant la rénovation des logements privés, il y a sûrement des pistes à suivre avec le fonds du logement pour permettre des accès "abordables" et collectifs à une propriété rénovée et décente. Une approche plus coopérativiste de la participation pourrait d'ailleurs être envisagée à la faveur de ce contrat de quartier.

Il est possible que s'avère nécessaire le choix de la démolition de certains édifices, par leur état de dégradation, ou par l'incohérence de leur implantation ou de leurs dispositions architecturales au regard des lignes directrices générales du projet. C'est peut-être l'occasion de tenter des expériences de démantèlement partiels, ou de démontages complets, qui permettraient la récupération ou le recyclage des matériaux. D'autant plus qu'il y, déjà aujourd'hui, un secteur informel de la récupération déjà fort important (certaines entreprises de recyclage le long du canal, mais également les carrossiers ou les ferrailleurs).

Nous proposons d'examiner toutes les possibilités d'accueil des sans-abri dans le quartier.

Les formations qualifiantes qui pourraient être assurées avec le concours du contrat de quartier devraient être, conformément aux priorités énoncées, axées sur :

- les domaines de la construction qui visent :

- à la mise à niveau des logements aux termes du code du logement

- à l'amélioration du climat intérieur et de la performance énergétique des bâtiments

- à l'aménagement des voies de mobilité douce

- les domaines de l'accompagnement à la gestion commune des biens immobiliers

- les domaines de l'accompagnement aux collectifs de locataires

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2. ATOUTS ET FAIBLESSES
2.1. Partie Ouest de l'aire d'étude
2.1.1. Les grands ensembles et leur séquence d'espaces ouverts vus comme un atout
Il y a quelques années, l'hétérogénéité morphologique de cette partie de l'aire d'étude (des grands ensembles dans un parc, entourés d'îlots) aurait été unanimement considérée comme une faiblesse. (Il semble d'ailleurs que l'essentiel de l'effort consenti jusqu'ici par les pouvoirs publics se soit surtout porté sur la partie Est). Les grands ensembles étaient stigmatisés, tout à la fois socialement et culturellement. C'est qu'ils sont devenus peu à peu, au cours de ces trente cinq dernières années, au cours de cette période où nous avons assisté à la recrudescence du processus de ségrégation sociale, lieux élus du parcage de certaines catégories sociales fragilisées. Pendant cette période, les avantages de l'ordre ouvert et de la grande hauteur - comme par exemple la libération de larges portions de sol urbain au profit d'équipements communs, d'aires de jeux, de promenade et de détente - ont perdus, à la faveur d'une urbanisation qui a privilégié la rue et la recomposition d'un tissu dense mais de hauteurs faibles ou moyennes. L'effort aurait porté strictement sur la remise en valeur de l'habitat bourgeois, et de l'espace de la rue, de la place, sur lequel se représente cet habitat. Il aurait même été permis d'envisager la démolition de l'un ou l'autre grand ensemble au profit d'opérations de "remaillage urbain". [L'immeuble du foyer anderlechtois de la rue Emile Carpentier, situé entre rue des Goujons et rue des Bassins, procède d'ailleurs de cette logique : il est le résultat de l'abandon tout au moins du projet d'un immeuble élevé destiné à compléter l'ensemble des Goujons.] Une telle "vision" n'est aujourd'hui plus unanimement partagée.

Il n'est évidemment pas question de prôner à nouveau la substitution systématique de la ville-capitale de pierre au profit d'un autre projet de ville, destiné à s'imposer comme unique système architectural de la ville. Ce qui nous intéresse au contraire, au sein de notre équipe, c'est l'exploration de ces divers systèmes morphologiques, et la recherche d'une mise en relief, voire d'une réaffirmation de leurs caractères distinctifs.

Nous voudrions notamment, à l'occasion de la mise au point de ce programme de revitalisation, considérer comme un atout la présence dans l'aire d'étude des deux grands ensembles élevés de logements sociaux - Albert et Goujons. Cette reconsidération implique deux types d'opérations :

- une rénovation des immeubles axée sur la performance énergétique globale, y compris l'amélioration du climat intérieur (ventilation et chauffage (production-distribution-diffusion-régulation)

- une réinterprétation architecturale-paysagère du système des espaces libres et des équipements indispensable à ces immeubles.
Nous chercherons à appuyer la réinterprétation-réaffirmation-recréation du système des espaces libres et des équipements, indispensables à la remise en valeur des grands ensembles existants dans notre aire d'étude, sur une caractéristique tout à la fois topographique et culturelle qui, dans le cas qui nous occupe, peut être considérée comme un atout extrêmement puissant.

Cette caractéristique est la suivante : les deux grands ensembles Albert et Goujons ont tous deux été implantés - à deux générations d'intervalle puisque le premier date de 1948 et le second de 1973 - sur le site d'un important faubourg industriel qui s'était lui-même développé là du fait de la proximité d'un élément dont il avait impérieusement besoin pour y rejeter tout l'effluent liquide parfois hautement toxique de ses activités : un cours d'eau, dénommé Petite Senne (ou Senne de gauche). La démolition des usines de la rue des Goujons et la construction sur ce site d'un ensemble résidentiel en ordre ouvert rouvrait donc, au moins potentiellement, la possibilité d'une séquence d'espaces libres dont le fil conducteur serait le cours d'eau. Cette possibilité n'a pas été très explicitement mise à profit à cette époque. C'est cette ouverture dont nous souhaiterions aujourd'hui explorer plus à fond la possibilité. Non pas tant par une sorte de fétichisme nostalgico-patrimonialiste de la Senne que pour des raisons plus - disons -structurelles.
2.1.2. La Petite Senne comme fil conducteur du projet de Cureghem cosmopolite
Et tout d'abord, parce que ce fil conducteur de la séquence des espaces libres et des équipements au sein de l'aire d'étude n'est pas un fil strictement interne à l'aire d'étude. Il pourrait être un élément de liaison concret - pratique aussi - tout au moins entre la partie Ouest de l'aire d'étude et ce qui, aujourd'hui, représente le principal épicentre vital du quartier de Cureghem : le grand marché des abattoirs, qui accueille chaque week-end (vendredi, samedi et dimanche) plus de 100.000 visiteurs. Il pourrait être un élément nécessaire, une réponse adéquate à la situation malheureusement très engorgée de la "voirie de pierre" (le système des rues), actuellement sur-encombrée, et dont le sur-encombrement a encore été accentué par l'installation à la frange du quartier d'un élément de grande attraction métropolitaine : la gare TGV. Et, dans certaines parties de Cureghem, dont l'accession au rôle cosmopolitain coïncide avec l'invasion de la rue par le trafic automobile, il pourrait aussi donner visibilité à un autre aspect, actuellement très inaperçu et très discret, de la cosmopolitanisation de Bruxelles : la ré-appropriation de la ville comme aire résidence et de vie quotidienne.

A ce titre, le parcours de la Petite Senne, qui longe le site du marché des abattoirs en en traversant le gigantesque îlot, relie directement et comme en épine dorsale les parties Nord et Sud de Cureghem : la Rosée aux Goujons. Serpentant au milieu des îlots, mitoyen à un grand nombre d'immeubles désaffectés et en attente de nouvelles destinations, le parcours de la Petite Senne apparaît, morphologiquement, comme la base d'un réseau de mobilité douce, accueillant aux piétons, aux vélos et aux divers systèmes de transport individuel des personnes à "mobilité réduite", à la rencontre et aux petits regroupements à l'extérieur, amplement re-végétalisable, complémentaire au système des rues et des places "de pierre". Plus au Sud, vers la Petite Ile, vers Paepsem, vers l'île d'Aa, ce même parcours, redécouvert et peu à peu reconquis sur le zoning industriel, pourrait être le support et le prétexte à la redéfinition d'un circuit de lieux de promenade, de repos et de divertissement, dont la vocation pourrait se réaffirmer nécessaire, pour ceux que le prix du billet d'avion vers les Tropiques dissuaderont de plus en plus de quitter Bruxelles durant l'été.

Loin de n'apparaître que comme deux lieux isolés et repliés sur eux-mêmes, l'ensemble Albert-Goujon et les espaces libres qui l'entourent pourraient ainsi devenir éléments nécessaires d'un projet de transformation cosmopolitaine du quartier de Cureghem qui, non seulement n'impliquerait pas de restructuration majeure de son tissu déjà très bouleversé, mais susciterait la redécouverte et la remise à l'épreuve d'éléments et de logiques configuratrices issues de la première phase historique de la construction territoriale - sa phase rurale - , facteurs de complexité, d'hétérogénéité qui avaient été oblitérés ou perdus au XIXème et au XXème siècle sous l'extension de la ville-capitale bourgeoise. Ces logiques configuratrices - qui ressortissent à la construction de ce sédiment morphologique que nous pourrions appeler brabançon - ne sont pas incompatibles avec les recherches d'une architecture "contemporaine", à condition que celle-ci accepte de ne plus se considérer seulement comme occasion de trouvailles délicieusement individualistes.
2.1.3. Pistes opératoires
Telle est notre ligne d'approche générale de la partie Ouest et de ses grands ensembles. Il est évident que le contrat de quartier ne nous procurera pas les moyens d'accomplir immédiatement la transformation à moyen et long terme envisagée ici. Les consultations et recherches préliminaires que nous mènerons au cours de l'étude auront notamment pour objet d'explorer les pistes d'une initiation de ce processus.

La construction d'un lieu d'accueil pour la petite enfance, plusieurs opérations même minimes de reconfiguration de l'espace public, qui permettraient une traversée sécurisée du site ainsi qu'une liaison aisée avec les parties du territoire situées en amont et en aval de la Pettie Senne (entre autres la traversée de la chaussée de Mons et la traversée des terrains de la Hogeschool Erasmus vers les abattoirs par l'intérieur de l'îlot, mais aussi la piétonification de certains passages sous arches sous le chemin de fer), l'assainissement de terrains pollués, la mise sur pied d'un service de mobilité douce au profit des habitants âgés des immeubles de logements sociaux, seraient autant de petits pas décisifs dans cette direction.

Une attention spéciale sera accordée à la possibilité d'établir des partenariats entre les acteurs présents sur le site (foyer anderlechtois, ULAC, institut Leonardo da Vinci, etc) et acteurs extérieurs (financement et exécution de la rénovation de l'immeuble des Goujons).

Il nous paraît déjà devoir donner priorité à l'exploration de pistes concrètes de partenariat pour la rénovation de l'immeuble des Goujons, à partir d'une étude de financement qui prendra en considération les gains en consommation de chauffage résultant de la rénovation. La petite expérience acquise par la SLRB en la matière pourrait peut-être être mise à profit - moyennant analyse critique des cas de partenariat récents.

Enfin, la perspective de doter cette partie du quartier, éloignée du réseau du métro, d'un accès RER nous semble mériter d'être réexaminée très sérieusement. Cet accès RER trouverait naturellement sa localisation à l'emplacement même de l'ancienne halte de Cureghem, au pont sur le canal, à proximité de l'entrée de la rue Wayez. Les effets induits, à moyen et à long terme, pour la revitalisation de notre aire d'étude et celle de la rue Wayez et des quartiers adjacents, ne manqueront pas d'être considérables. Un remodelage du circuit automobile autour de la halte de Cureghem devrait pouvoir procurer à la nouvelle halte RER un vaste parvis piéton.


2.2. Partie Est de l'aire d'étude
2.2.1. La rénovation du patrimoine résidentiel
Les principaux atouts de cette partie de l'aire d'étude sont, incontestablement, la grande lisibilité de son architecture - qui ressortit presqu'entièrement au projet de Bruxelles-capitale, une lisibilité faite de cohérence morphologique et de variété ornementale, d'une hiérarchie très claire des parties autour du boulevard de la révision et de l'école vétérinaire, mais faite aussi du relatif équilibre qui y règne entre propriétaires habitants et locataires.

Sa faiblesse principale est sa relative dépendance à un centre de développement métropolitain (la gare TGV) dont le pouvoir générateur incertain n'a généré jusqu'à présent qu'un ensemble de travaux publics, routiers et immobiliers, plutôt déstructurateurs, et d'initiatives privées vélléitaires, voire malheureuses.

La rénovation du bâtiment frontal de l'école vétérinaire, en propriété communale, nous paraît être la priorité que doive s'imposer l'administration publique. Le contrat de quartier peut être l'occasion bienvenue d'explorer une piste prometteuse en termes d'affectation comme de sources de financement. La portée incitative de cette rénovation sur la propriété privée sera majeure et indéniable.

D'autres biens en propriété communale, en particulier des habitations, aujourd'hui dégradées ou à l'abandon, devront être rénovés dans une perspective exemplaire aux plans architectural et de la performance énergétique.

C'est sur la rénovation de ce patrimoine résidentiel public qu'il nous semble devoir concentrer l'essentiel des moyens du programme de revitalisation à investir dans cette partie du quartier.

Des mesures complémentaires, à l'adresse des propriétaires privés, pourront être envisagées - outre l'incitation à la rénovation des logements et à l'embellissement des façades par les primes régionales, la prise en gestion à long terme de biens privés par les SISP, ou par des collectifs de locataires, avec rénovation du bien avec l'aide de fonds publics, voire - dans les cas les plus graves - l'expropriation par les pouvoirs publics.

3. CARTOGRAPHIE ARCHITECTURALE DE L'AIRE D'ÉTUDE
La complexité à laquelle nous nous référons lorsque nous parlons de Cureghem n'est pas tant le fruit d'une pure diversité d'objets individuels que celui de la superposition de plusieurs structures territoriales - des projets architecturaux si l'on veut mais à une échelle nettement plus ample que celle de la parcelle. Cette complexité, au cours de la seconde moitié du XIX et de tout le XXème siècle, a suscité la plupart du temps chez les aménageurs, une répulsion caractérisée. Leurs méthodes sont homogénéisatrices. La nôtre vise la reconnaissance de l'hétérogénéité qui fait la complexité de Bruxelles. Nous souhaitons justement faire de cette complexité, de sa révélation, de sa résurgence, un des points forts du projet, et nous avons montré que notre aire d'étude, ou tout au moins sa partie Ouest, présente cet atout incomparable pour une approche de ce type de se situer en un lieu de la ville ou existent tout à la fois la possibilité (logique) et la nécessité (pratique) d'affirmer cette complexité.

Une des conditions techniques fondamentales de cet exercice est la rédaction d'une carte du quartier qui permette de saisir immédiatement comment se superposent et quelles figures tracent - séparément et ensemble - les différentes structures territoriales en superposition : la structure provinciale (d'ancienne initiative rurale essentiellement pour ce qui concerne Cureghem), la structure nationale et la structure métro-/cosmo-politaine.

La rédaction de cette carte est bien avancée.

Elle suppose, d'abord, la retranscription, par superposition (layers) informatique, des relevés disponibles : des cartes, qui représentent les différents états de la fabrique territoriale à travers le temps. Ces cartes, que l'on contemple d'habitude séparément, sont ici littéralement superposées. Chacune des cartes est redessinée sous format autocad et mise en conformité avec le levé par aérophotogrammétrie numérique de l'IGN 1991 - cartographie 1993-94. Ceci implique un patient travail d'ajustement. Les relevés utilisés, qui sont d'époques différentes, ont été faits suivant des méthodes de mesurage différentes.

La rédaction de la carte se poursuit, ensuite, par le travail de classement morphologique. Ce travail, seul peut l'accomplir celui qui est rôdé à l'analyse formelle des systèmes architectoniques-territoriaux.

Apparaissent alors, au cours de ce travail de bénédictin, les 3 grandes structures formelles, emboîtées, nettement caractérisées, les trois "couches" dont l'intersection fait la complexité de notre aire d'étude : sa couche provinciale, sa couche nationale et sa couche métropolitaine. Une complexité qui, à ce point, se livre dans son intelligibilité, et ouvre la possibilité d'un projet urbain qui ne soit pas tant celui d'une "nouvelle mode", d'une architecture "contemporaine" indifférente à ces architectures existantes, que celui de la ressaisie, du rééquilibrage des rapports de ces 3 projets, tout aussi contemporains l'un que l'autre (car théâtre de notre vie présente), et aujourd'hui en relation déséquilibrée : la possibilité, littéralement, d'un projet de transformation progressive de la réalité, où perdrait aussi sa raison d'être la séparation entre ce qui est patrimoine (ce qui serait "passé" mais à conserver au présent) et ce qui ne l'est pas (ce qui est présent mais mériterait de passer), entre ce qui est culturel et ce qui ne l'est pas, puisque tous les éléments concourent à l'élaboration de ce grand relief artificiel, la ville, qui est, peut-être par excellence, fait culturel.

A ce titre, notre attention se porte notamment sur la représentation minutieuse de tous les éléments qui composent le second sédiment, celui par lequel Cureghem se définit le plus strictement comme quartier de Bruxelles-capitale, avec ses maisons à front de rue, ses ateliers et ses annexes, ses longues lignes mitoyennes internes, sa végétation de grands arbres en intérieur d'îlot, ses rues, ses avenues et boulevards régulièrement plantés, son mobilier urbain. C'est la condition préalable et indispensable au choix d'une poursuite de la remise en valeur de ce quartier de Bruxelles-capitale, qui est tout entier partie de ce "monument à la nation" - et à une nation un peu spéciale, une nation hissée à ce titre à la faveur d'une révolution ouvrière précoce, et dont la seule idéologie nationale est peut-être celle du confort bourgeois.

La révélation de cette hétérogénéité et de cette complexité fera l'objet d'une réflexion poussée quant à ses moyens de représentation afin de la rendre intelligible à tous (modélisation, grande maquette, etc.). En effet, si l'élaboration de ce travail méthodique demande une expérience spécifique, les constatations qui en découlent s'adressent à tous. L'enjeu de ces opérations cartographiques est, avant tout, de proposer aux habitants et aux usagers une façon de comprendre et d'interpréter leur environnement, ce qui constitue une première garantie de préservation de celui-ci. Cette lecture devrait permettre ensuite d'inscrire les différentes opérations requises comme des conséquences logiques d'un état de fait connu et reconnu par la communauté – ce qui constitue également un facteur de compréhension, d'acceptation et de pérennisation de celles-ci.

A ces différents égards, le travail de cartographie se doit d'être d'une transparence et d'une communicabilité exemplaire et sera suivi d'un travail de communication (sous forme de petite brochure, de maquette, de grandes planches, etc.).

4. ÉQUIPE
L'équipe est composée de cinq membres :
- deux chercheurs-professionnels confirmés : Bertrand TERLINDEN

Thomas DAWANCE

- un assistant de terrain-infographiste confirmé : Salvatore SANT'ANGELO

- deux chercheurs-stagiaires : Michaël GHYOOT

Julien ETIENNE
Si tous ont pour formation de base la formation d'architecte ou d'ingénieur-architecte, leurs recherches les ont conduits à explorer des champs de connaissance et d'action différents, à un point tel qu'il est possible de considérer leur coopération dans cette mission comme authentiquement pluridisciplinaire.

Les deux têtes de file de l'équipe, Bertrand TERLINDEN et Thomas DAWANCE, partagent une même approche anthropologique et se montreront particulièrement complémentaires, l'un étant plus précisément attaché à l'examen de la dimension physique de la réalité du quartier et l'autre à sa dimension sociale, deux dimensions qu'il est selon nous exclu de séparer.

Bertrand TERLINDEN bénéficie de l'expérience de la programmation d'un autre contrat de quartier à Cureghem - le contrat de quartier Chimiste. Il a coordonné au cours de ces dernières années à La Cambre plusieurs exercices d'analyse et de projet sur le site des abattoirs et ses alentours. Il dispose déjà d'une connaissance approfondie du quartier et d'une documentation copieuse qu'il sera possible d'utiliser immédiatement. Ses principales contributions sur le site des abattoirs sont consultables sur le site de l'unité 21 (La Cambre) : www.ouezab.wordpress.

L'expertise de Thomas DAWANCE sur le logement nous semble un bon moyen de garantir le maintien et la rénovation d'un parc de logement réellement adapté aux besoins bruxellois – et pas aux prétendus besoins soutenu par des logiques de marché (PDI et autres). ...ce qui n'est pas rien, à l'heure où certaines critiques pointent du doigt le dispositif du contrat de quartier comme un outil de revalorisation urbaine à l'usage exclusif de la colonisation de l'espace par les classes dominantes !

Salvatore SANT'ANGELO est domicilié à Anderlecht depuis près de 40 ans et sera très spontanément porté à entretenir un lien permanent avec le terrain et avec les résidents. Michaël GHYOOT et Julien Etienne assisteront les trois premiers dans toutes les tâches, en particulier dans la recherche des données de fait et de droit (en archives et par le travail de terrain) et dans la réalisation de la cartographie qui mettra ces données en relief. Plus particulièrement, ils se chargeront de la recherche relative aux possibilités de récupération, de transformation et de remise en oeuvre des matériaux. Ils prépareront et organiseront la documentation. Ils consulteront les fournisseurs et entrepreneurs potentiels, en particulier dans le domaine de l'économie solidaire et des entreprises qui bénéficient d'aide à l'insertion socio-professionnelle.

La dynamique de l'équipe ne reposera cependant pas tant sur une stricte division des tâches que sur la polyvalence de ses membres et leur forte capacité d'écoute mutuelle et de concertation.

5. PROCESSUS PARTICIPATIF
5.1. Limites actuelles des procédés incitatifs de participation
Nos récentes consultations auprès du responsable des projets subsidiés de la commune de Molenbeek - commune considérée comme à la pointe de l'expérience en la matière - nous ont permis d'actualiser nos connaissances, et de mesurer les avantages et les limites des procédures de participation en cours dans cette commune. Ces procédures - tant au stade de l'enregistrement des attentes des acteurs qu'à celui de la sélection des initiatives - sont perçues comme trop formelles, et vues (au moins par les autorités communales) comme trop favorables aux acteurs les plus organisés (cfr notamment le bulletin de consultation).

De plus, les habitants considèrent souvent les membres de l'équipe du bureau d'étude comme de purs extraterrestres, domiciliés ailleurs, inaccessibles et finalement enclins plutôt à projeter leurs fantasmes sur le quartier plus qu'à écouter les demandes que pourraient exprimer les résidents et les divers usagers habituels du quartier.
5.2. Immersion du bureau d'étude au cœur de l'aire d'étude
Nous voudrions faire l'expérience d'abord de notre propre participation à la vie du quartier en implantant notre atelier à l'intérieur du périmètre. Nous pourrions ainsi, par notre présence permanente sur les lieux, favoriser un processus de visites mutuelles : ouvrir l'atelier aux visiteurs, et nous rendre à domicile, à l'invitation des acteurs ou sur notre propre sollicitation. Nous pourrions organiser, pendant les phases II et III, toutes les réunions qui nous paraîtront nécessaires, de manière à progresser par allers-retour avec le public dans la détermination des choix de programmation.

Nous proposons donc d'implanter l'atelier à l'intérieur du périmètre d'étude, en la position la plus centrale possible, et à proximité immédiate de lieux de passage et de rencontre déjà institués.

Nous demanderons à la commune de mettre à notre disposition un grand local d'une superficie minimum de 85 m², muni d'une vitrine d'au moins 5 mètres de large, sécurisé, chauffé, pourvu d'alimentation en eaux chaude et froide, adéquat à l'installation de 5 postes de travail, à la tenue des réunions et à l'exposition de la maquette. Grande table et chaises nombreuses seront nécessaires. Pouvons-nous compter sur la commune pour trouver un lieu propice ? Un édifice emblématique ? Une salle des fêtes?

Ce local pourrait-il être le local de cohésion sociale appartenant au foyer anderlechtois, au pied de l'immeuble 6 rue des Goujons, à côté du restaurant social et du lavoir social ?
5.3. Un atelier - au sens le plus concret du terme - de travail urbain
Dès le démarrage de l'étude, pour faire connaître le contrat de quartier et initier notre activité sur le site, nous proposerons aux élèves (grosso modo entre 10 et 16 ans) des écoles situées dans le périmètre (les mercredis après-midi et/ou les samedis) de réaliser une maquette du quartier. Cette maquette sera établie sur base de la carte stratigraphique du quartier que nous sommes en train de réaliser et sur base aussi de l'importante documentation photographique que possèdent les fonds d'archives privés et publics de la commune, qui seront associés à l'initiative. Cette maquette, en matériaux de récupération de bonne qualité, sera faite d'éléments démontables. Elle permettra aux enfants de nommer et de se familiariser avec les formes des divers types d'édifices dont se compose le quartier. Elle permettra de voir et de comprendre immédiatement, en trois dimensions et à échelle réduite, les relations qui lient l'ensemble, les parties et les éléments du quartier. Elle permettra d'expliquer, en substituant certaines pièces du jeu de construction qui pourraient être aussi de couleurs différentes, comment le quartier s'est formé et transformé au cours du temps.

Cet instrument pourra servir aussi aux adultes, qui seront, bien évidemment, tenus de se mesurer avec la science de la morphologie urbaine que les jeunes constructeurs auront déjà acquise entre temps …

Nous voudrions explorer aussi les possibilités d'une forme implication des étudiants et du corps professoral de l'Institut technique de la Communauté Française Leonardo da Vinci. Il s'agit d'un enjeu de patricipation innovant, pas évident à mettre en oeuvre.

Le lieu de réunion sera ainsi d'emblée, plus qu'une agora, "un atelier public […] où il sera possible de travailler de manière collective à la production des projets, et non seulement à décider de leur validation. » (Matthieu BERGER, op. cit. p. 153)
5.3. Autres dispositions et dispositifs
Nous assurerons un climat de reconnaissance vis-à-vis des citoyens en tant que membres intégraux du dialogue, et un climat de confiance à l'endroit des experts en tant que détenteurs de certaines expertises mais qui doivent être confrontées à d'autres types d'expertises. L'habitant usager connaît mieux son quartier et ses besoins que n'importe quel urbaniste. La CLDI et les rencontres comme moment de partage de ces expertises.

Nous serons attentifs à ne pas nous complaire en discours excessivement « participationnistes », qui commencent par promettre plein de belles choses aux habitants et qui, en définitive, n'aboutissent pas à leurs objectifs et ne créent ainsi que de la frustration et du malaise.

Nous accorderons toute son importance à la disposition des lieux (des réunions autour de la table, plutôt que des conférences frontales) et confierons chaque fois à quelqu'un (l'un d'entre nous, un élu, voire un animateur professionnel, suivant la circonstance) le rôle de médiateur/modérateur, chargé de l'énoncé et du respect de l'ordre du jour, de l'équilibrage du temps de parole, du désamorçage des situations d'échauffement excessif, du rétablissement du climat d'écoute…

D'après Mathieu BERGER (in : Bruxelles à l'épreuve de la participation), ce qui compte, lors d'une réunion de quartier, ce n'est pas tant qui est là ou « est-ce que tous les groupes, sous-groupes, et sous-sous-sous-groupes sociaux sont représentés ? » que le quoi, pourquoi les gens sont là, quel rapport à la ville ils défendent. Nous chercherons à rassembler le plus de monde possible mais verrons ce que nous pourrons faire avec qui est là au moment venu.

Nous nous efforcerons de fournir lors de tous les débats une documentation de qualité et des objets palapables sur lesquels fonder les discussions (maquettes, cartes, représentations, statistiques, photos, etc.).

Nous diffuserons et rendrons attractifs les PV des CLDI. En effet, des gens qui voudraient arriver en cours de processus doivent pouvoir « prendre le train en marche ». Par ailleurs, cette communication vers l'extérieur de ce qui se passe à l'intérieur pourrait être un moyen de toucher plus de gens.

Une grande partie de la participation doit se passer en-dehors des CLDI. Nous privilégierons à tout prix les rencontres, les micro-échanges du quotidien.

Autres occasions bienvenues : stands d'info sur les marchés, permanences, présence régulière sur le terrain, etc. Ce ne sont pas forcément des moments où de l'information est co-construite officiellement, mais ce sont des moments cruciaux pour diffuser l'information, pour communiquer, pour cadrer.

Dans le même ordre d'idée, pour diffuser l'information : affiches, vitrine à rez-de-chaussée consacrée au CQ, dvd, sites web, documents communicatifs, promenades, etc.
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