Littérature québécoise Volume 144 : version 0 Journaliste, essayiste, conférencier, avocat, député, puis secrétaire d’État à Ottawa, Étienne Parent a été de nombreuses années directeur du journal Le Canadien,








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Du prêtre et du spiritualisme dans leurs rapports avec la société


(Conférence prononcée à l’Institut canadien

de Montréal le 17 décembre 1848.)

Messieurs,

Vous comprendrez facilement l’union des mots « prêtre », et « spiritualisme » que présente ce titre, quand je vous aurai dit qu’à mes yeux et dans le sujet dont je vais avoir l’honneur de vous entretenir, les idées qu’ils expriment sont inséparables, ne font qu’une pour ainsi dire. Dans le cours de ma thèse le mot « spiritualisme » exprimera tout ce qui tient à l’âme humaine, à ses sentiments, à ses aspirations, à ses besoins, par opposition à ce qui, chez l’homme, tient aux sens, à leurs désirs, à leurs affections, comme aussi à leurs besoins, ce que j’appellerai « matérialisme ». Or, le prêtre, qu’est-ce autre chose que le spiritualisme personnifié, le spiritualisme en action au sein de la société ? Le prêtre, n’est-ce pas l’esprit, dégagé de la matière, parlant aux hommes des choses spirituelles ; révélant à leur intelligence, faisant fructifier dans leurs cœurs les éternelles vérités, dont la main du Créateur a déposé les germes au fond de l’âme humaine ? Sous ce point de vue, l’on voit qu’en parlant du prêtre, je ne pouvais guère me dispenser de parler aussi un peu du spiritualisme dans ses rapports avec mon sujet ; car des idées qu’on se fera sur le spiritualisme, devra dépendre l’espèce, comme le mode et la somme d’action, que l’on attribuera au prêtre dans la société politique. De même aussi de la justesse des idées que prêtres et laïcs se formeront là-dessus dépendra le progrès continu de l’humanité ; comme aussi ses temps d’arrêt seront dus principalement, sinon uniquement, aux idées fausses ou incomplètes qui auront cours sur le même sujet. C’est la ferme conviction que j’ai de la vérité de cette double proposition, jointe à l’observation qu’on n’a pas eu toujours et partout des idées justes et saines à cet égard, qui m’a fait entreprendre le présent travail : ébauche imparfaite que je vous livre, jeunesse studieuse, comme pouvant contenir quelques considérations dignes de vos méditations, quelques matériaux, au moins, dont vous pourrez tirer quelque parti dans le cours d’une carrière qui sera, je n’en doute pas, une des plus brillantes et des plus utiles qu’aucune génération ait encore fournie dans notre pays.

On vous l’a dit souvent, et j’aime à vous le répéter, la patrie a conçu de vous les plus grandes espérances en vous voyant vous associer pour mieux cultiver votre intelligence, au lieu de faire, comme beaucoup de vos devanciers, perdre les loisirs de vos plus belles années dans de vaines dissipations, et à la recherche de plaisirs énervants et abrutissants. Aussi n’ai-je qu’une crainte pour vous, c’est que voyant la supériorité que vous ne manquerez pas d’acquérir bientôt sur vos aînés, sous le rapport de la culture intellectuelle, vous ne soyez tentés de vous croire aussi leurs supérieurs sous le rapport de l’expérience, qui ne s’acquiert que par un long commerce avec les hommes et les choses. Permettez-moi donc de vous mettre en garde contre ce danger, en vous rappelant que si la sensualité fit perdre le paradis terrestre à nos premiers parents, l’orgueil fit perdre le paradis céleste aux plus élevés d’entre les anges. Je n’ai pas besoin de vous faire apercevoir combien est vaste le sujet dont je vais vous entretenir : il l’est à tel point que, pour le traiter convenablement, ce n’est pas une simple lecture, mais bien un cours ou un livre qu’il m’aurait fallu composer, si j’en eusse [eu] le temps et la capacité. Vous ne serez donc pas surpris de voir certaines propositions manquer des développements qu’elles auraient demandés ; d’autres présentées comme admises, qui auraient peut-être exigé quelque démonstration ; d’autres enfin qui se feront remarquer par leur absence : je compte sur votre indulgence pour suppléer à toutes ces lacunes ; et j’entre en matière.

L’histoire nous apprend que, lors de l’avènement du christianisme, et longtemps déjà auparavant, une profonde inquiétude s’était emparée de tous les esprits pensants. On avait devant les yeux cette immense fabrique de l’empire romain, et on ne lui voyait pas de fondement moral. L’amour de la patrie divinisée avait été jusque-là un principe de vie et de force morales pour les nations de l’Antiquité ; mais cet élément vital du monde païen venait d’être broyé sous les pas des légions romaines. Rome avait-elle au moins des dieux à donner à l’univers asservi ? Hélas ! Cicéron avait dit déjà que deux augures ne pouvaient plus se regarder sans rire. Que restait-il donc au monde pour l’empêcher de retomber dans le chaos ? La force physique, rien que la force physique. Or, on savait qu’on ne gouverne pas les hommes avec la force physique seule. Le colosse romain était donc alors, comme l’épée de Damoclès, suspendu sur le monde qu’il menaçait d’écraser bientôt de sa chute. Le monde allait donc périr ? Non : l’humanité avait foi dans son salut ; quelque chose lui disait qu’elle ne devait pas périr. Quel était précisément ce moyen de salut que la providence lui réservait ? elle l’ignorait, mais elle était dans l’attente. Elle savait seulement que le monde souffrait du manque d’idées morales et religieuses, et qu’il devait être sauvé par une nouvelle idée morale et religieuse. Et Dieu, qui inspirait cette espérance à l’humanité, ne la trompait pas. Cette idée régénératrice, elle était sous l’incubation divine dans un coin presque ignoré du monde alors, au moment même où la cité impératrice, parvenue au plus haut point de sa grandeur, allait commencer à décroître, mais après avoir providentiellement, même par sa décadence, préparé les voies à l’idée nouvelle, à la parole d’amour du Christ.

Dix-huit siècles et demi se sont écoulés depuis cette époque mémorable, dix-huit siècles pendant lesquels la loi de [la] charité a été enseignée aux hommes, et à l’heure qu’il est ont retrouve dans les esprits une inquiétude et une attente semblables à celles qui marquèrent la fin de l’ère ancienne. Le doute encore une fois enveloppe le monde de sa brume épaisse et lourde ; les yeux sont obscurcis, les poitrines oppressées, les cœurs affadis. Au milieu de cette sombre atmosphère, pointe-t-il quelque lumière à l’horizon, on ne saurait dire si c’est la lueur d’une nouvelle aurore, ou le reflet d’une nouvelle conflagration ; si c’est l’erreur, ou la vérité, la folie avec sa torche incendiaire, ou la sagesse avec son flambeau bienfaisant. En arrière, crient les uns ; depuis un siècle nous faisons fausse route ; nous errons dans des déserts arides, où nous ne trouverons que des tombeaux ; abandonnons des chefs perfides, et retournons aux oignons d’Égypte. En avant à pas précipités, vocifèrent les autres ; fermons l’oreille à de vains conseils de prudence ; brûlons nos tentes qui embarrasseraient notre marche ; ruons-nous tête baissée sur tout ce qui nous fera obstacle, et la terre promise est à nous. Puis il y a la gent moutonnière, race paresseuse et craintive qui ne voudrait ni avancer, ni reculer. Pour elle tout est pour le mieux : tout est fait, tout est dit ; l’humanité est arrivée au port, et il ne lui reste plus qu’à jeter l’ancre dans les eaux dormantes du paisible statu quo. Et l’humanité indécise ne marche qu’à pas incertains et timides, n’ayant rien de victorieux à répondre aux partis extrêmes qui la tiraillent en sens opposés.

Est-ce donc que la loi de l’évangile ne suffirait plus aux besoins et aux aspirations de l’humanité ? Ne suffit-il plus aux hommes d’être frères ? Veulent-ils, nouveaux titans, escalader l’Olympe, et devenir des dieux ? Non ; l’homme est bien loin d’avoir usé ou dépassé l’évangile ; bien au contraire, c’est vers la réalisation sociale de l’évangile que l’on veut marcher ; et loin de vouloir s’asseoir au banquet des dieux, les peuples ne demandent que du pain et de la liberté. Mais les résistances obstinées que l’on oppose aux justes réclamations des peuples les irritent ; des hommes ou ignorants, ou avides, ou ambitieux, souvent tout cela à la fois, profitent de leurs mécontentements pour les entraîner dans mille entreprises folles, téméraires, partant inutiles, toujours funestes, qui ne font souvent qu’empirer leur sort. D’un autre côté, réussit-on à renverser des oppresseurs, on se trouve le lendemain de la victoire avec de nouveaux tyrans, ou des hommes incapables, qui n’ont su que détruire et ne peuvent rien réédifier. Il manque aux peuples, non des hommes de vigueur et d’action, mais des hommes de conseil éclairés, saints, dévoués, dont la parole aurait l’autorité des anciens oracles que l’on consultait dans toutes les grandes occasions. En d’autres mots, il manque aux peuples une grande puissance morale au-dessus et en dehors des intérêts et des passions individuels et terrestres. Cette puissance, les peuples du moyen-âge l’avaient dans l’Église ou le clergé ; et par des causes que je ne mentionnerai pas ici, cette puissance n’exerce plus dans nos sociétés actuelles qu’une influence politique bien médiocre, sinon à peu près nulle. C’est ce qui fait que certains publicistes, convaincus que le spiritualisme ou la religion, qui en est l’expression sociale, est indispensable à la société ; et voyant l’antique foi s’affaiblir, et par suite le frein religieux se relâcher parmi les hommes ; ou bien encore voyant l’enseignement religieux en dehors ou au-dessous des besoins actuels de la société, se sont mis à attendre, à prédire un nouveau Messie, une nouvelle religion, en d’autres mots, une nouvelle idée sociale. Et l’on sait quelles extravagances sont déjà écloses de cerveaux exaltés, à commencer par certains disciples de Saint-Simon à venir jusqu’à M. Cabet.

Que ces moralistes se rassurent ; l’évangile suffit à l’humanité, et dans deux mots qu’il contient il y a plus qu’on ne pourra jamais parfaitement réaliser en ce monde : « Notre Père ! » ainsi le Christ a enseigné aux hommes de s’adresser à Dieu... Dieu, le père commun de tous les hommes !... tous les hommes, frères !... Oh ! qu’on se rassure, jamais on ne dépassera cela, toutes les chartes, toutes les constitutions, tous les systèmes socialistes sont là, plus l’esprit de Dieu. Puissent seulement les socialistes nous y faire arriver sans commotions, et on ne leur en demandera pas davantage, on se contentera de la vieille religion.

Mais si le monde ne doit pas attendre une nouvelle religion, il a peut-être lieu d’attendre un sacerdoce rénové, un sacerdoce qui ait une pleine conception de la société nouvelle, et qui sache se placer à sa hauteur ou à son niveau. Et déjà même ne voit-on pas sur plusieurs points des symptômes non équivoques de rénovation dans le clergé ? Ne le voyez-vous pas essayer ses forces dans l’atmosphère de la liberté, et du progrès social, qui avaient semblé lui inspirer jusqu’à naguère une si profonde horreur ? C’est qu’il a senti, c’est qu’il a vu que la religion, fille du ciel, ne pouvait avoir de meilleure compagne dans son pèlerinage terrestre que la liberté, fille du ciel comme elle.

Seconder ce mouvement salutaire, tel est l’objet de la présente lecture. Ce but, je me propose de l’atteindre, autant que mes faibles moyens et le temps pourront me le permettre, en vous parlant de ce qu’est le prêtre, de ce qu’il a été, et de ce qu’il devrait être.

Mais pour bien faire comprendre ma pensée sur le prêtre, il est nécessaire, l’ordre logique même demande que je vous expose mes idées sur le spiritualisme social : c’est donc par là que je vais commencer.

La société humaine étant une collection d’hommes qui y entrent sans changer leur nature, l’homme doit s’y retrouver tout entier. Or, chacun sent qu’il y a en lui deux forces, deux impulsions parfaitement distinctes ; agissant tantôt de concert, et produisant une action harmonique ; tantôt se neutralisant et produisant l’inaction ; souvent enfin l’une prenant l’ascendant sur l’autre, et produisant une action inharmonique, c’est-à-dire en désaccord avec les fins de l’homme, ou autrement une action mauvaise, contraire aux lois de la création, et partant désagréable au Créateur. Le siège de l’une de ces forces est l’âme, la raison ; l’autre règne par les sensations, les passions ; l’une tend à nous élever vers l’infini, vers Dieu, vers les choses spirituelles, l’autre nous attire vers les choses terrestres et matérielles.

Aussi les premiers philosophes, les premiers précepteurs de l’humanité, frappés de cette double nature qu’ils découvraient dans l’homme, voyant ou croyant voir l’une se manifester plus particulièrement par de bonnes actions ; l’autre, au contraire, se traduire le plus souvent en actions mauvaises, ne crurent-ils mieux se tirer d’embarras, qu’en imaginant deux génies suprêmes, deux dieux, l’un bon, l’autre mauvais ; l’un poussant l’homme au bien, l’autre l’entraînant au mal. C’est ainsi que les anciens Perses eurent leur Ormuzd et leur Ahriman, et après eux les Grecs et les Romains, leurs dieux bons et méchants, leur divinisation de toutes les vertus comme de tous les vices : c’est un trait plus ou moins marqué de la théogonie de presque tous les peuples primitifs.

Des études plus approfondies de la nature humaine, aidées des lumières de la révélation, ont depuis longtemps relégué ces absurdes notions au rang des mille et une fables dont s’amusa l’enfance des peuples. Mais tout en rejetant l’existence de deux grands principes opposés et ennemis, en dehors et au-dessus de nous, il en est encore beaucoup qui croient à l’existence chez l’homme même d’un principe essentiellement bon, et d’un principe essentiellement mauvais ; que l’on désigne ordinairement sous les noms d’âme et de sens, de raison et de passions, ayant pour manifestation le bien ou le mal, la vertu ou le vice. La monstruosité, pour être transférée du Créateur à la créature, ne m’en paraît pas moins une monstruosité : je ne veux pas plus, pour ma part, d’une humanité que d’une divinité monstrueuse. Sans cela, il y aura toujours non seulement dans l’homme, mais même dans le grain de sable, des mystères qu’on n’approfondira jamais, et plutôt que de chercher à les expliquer d’une manière injurieuse à Dieu, il vaut mieux se taire, s’humilier et adorer.

Non, messieurs, il ne peut point y avoir chez l’homme deux principes ennemis, toujours et nécessairement en antagonisme l’un avec l’autre ; l’un bon qu’il faut choyer, l’autre mauvais qu’il faut étouffer. Il y a bien chez l’homme bien et mal, vice et vertu, mais c’est la conséquence naturelle de la liberté de l’homme, sans laquelle il n’y aurait pour lui ni mérite ni démérite : si l’homme ne pouvait faire mal, la vertu n’existerait pas pour lui, pas plus que pour la brute. Il n’y eut pas de mérite chez la louve qui allaita Romulus et Remus, et qui eût aussi bien pu les dévorer si son instinct l’y eût poussée ; mais le berger Faustus qui les éleva, fit une action bonne et méritoire. Mais si je n’admets pas dans l’homme deux natures ennemies, nécessairement et constamment en état de guerre, je suis forcé d’y reconnaître deux mobiles d’action, différant dans leur origine et leur objet, mais ayant une seule et même fin : et par leur réunion constituant la nature humaine ; nature double, si vous voulez, dans ses éléments constitutifs, mais une dans son essence, par laquelle l’homme est ce qu’il est, sans laquelle il ne serait pas ce qu’il est.

L’homme donc est un être à double nature, nature spirituelle, nature matérielle ; créature mixte destinée en elle et par elle à mettre l’esprit et la matière en rapport l’une avec l’autre ; clef de voûte de la création, reliant entre eux tous les êtres créés pour les faire aider tous de concert à l’accomplissement de la pensée divine ; l’homme est une âme et un corps en union intime et mystérieuse, et en cet état constituant un être particulier dans la création. Par notre âme nous sommes en rapport spirituel avec Dieu, par notre corps nous sommes en rapport matériel avec le monde matériel, et par les deux nous sommes en rapport spirituel et matériel avec nos semblables : vie spirituelle, vie matérielle – voilà l’homme, voilà ce qui le distingue de tous les êtres organisés.

Cette double vie produit chez lui des tendances, des appétences, des besoins différents : à l’une il faudra les jouissances intellectuelles, la contemplation de Dieu et de ses œuvres, la recherche de la vérité, la poursuite du beau, la pratique du bien ; à l’autre, au contraire, il faudra les jouissances matérielles des sens, qui embrassent tous les objets terrestres dont nous pouvons disposer. Dans le premier cas, l’homme s’absorbe, pour ainsi dire, dans Dieu, renonçant à soi-même pour ne vivre qu’en Dieu, et dans l’esprit de Dieu. Or, comme Dieu se manifeste à nous dans l’expansion et l’amour, la vie selon l’esprit de Dieu, c’est la vie de la contemplation, du renoncement, du dévouement, du sacrifice, c’est le spiritualisme. Dans le second cas, l’homme, bien loin de se dévouer, de se sacrifier, cherche à tout ramener à lui, à faire servir la création entière à ses fins, à ses intérêts, à ses jouissances ; c’est la vie de la sensation, de l’individualisme, c’est en un mot le matérialisme. Et ces deux vies si opposées dans leurs objets, l’une si sublime, l’autre si infime en apparence, sont toutes deux d’ordre divin, destinées en s’harmonisant à remplir les fins de la création. L’une n’est pas plus nécessairement composée de bien, que l’autre de mal ; toutes deux sont mal ou bien selon qu’elles outrepassent ou respectent les bornes de la nature.

L’individualisme, qu’il ne faut pas confondre avec l’égoïsme, est l’instinct de la vie individuelle, tout comme le dévouement est l’instinct de la vie sociale. Or, comme il ne saurait y avoir de société sans individus, il s’ensuit que l’individualisme, comme je le considère, est un penchant nécessaire, légitime et bon. Ce sentiment, bien dirigé, portera l’homme à s’assurer le bien-être individuel, qui se compose de toutes les jouissances terrestres, que Dieu n’a pas créées sans doute pour que nous n’en usions pas : elles sont le prix de nos travaux, la compensation de nos douleurs, comme le bien-être qui les procure est la condition du perfectionnement physique et moral de l’individu. Mais pour ne pas cesser d’être légitime et bon, ce penchant ne doit pas se satisfaire aux dépens de nos semblables, de l’espèce ou de la société, non plus qu’aux dépens de l’individu lui-même, qui a une mission divine à remplir, et qui, en s’énervant par le plaisir, s’en rendrait plus ou moins incapable ; Dieu veut des hommes forts de corps et d’esprit,
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