En cette belle matinée d’octobre








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Nous sentons que l’histoire vient encore de s’accélérer.
Je suis content, je n’ai pas redoublé pour rien, j’ai réussi le B.E.C. Je vais pouvoir continuer en terminale.

ANNEE SCOLAIRE 1964/1965

(Terminale économique)


Cette année 1965 est importante pour moi, scolairement. Un examen décisif en Juin prochain : le BSEC qui correspond au bac (seconde partie comme on disait encore l’an passé)

Pour cette sixième année d’internat, la routine.
Le 8 Mai, est commémoré dans toute la France le vingtième anniversaire de la capitulation Allemande qui terminait ainsi la deuxième guerre mondiale en Europe.

Mais c’est aussi le vingtième anniversaire de la libération des camps de la mort. Peu à peu le sort des juifs sort du silence, même si le mot de « shoah » n’est pas encore connu et reconnu en cette année 65.

Un jeudi après midi, comme à mon habitude, au lieu de rester dans un café à jouer aux cartes et au flipper comme mes camarades internes, je vais me promener dans Paris. Je visite une exposition sur les camps de la mort. Troublé, horrifié, je rapporte le soir au Lycée le catalogue de l’exposition. Mes copains internes, au dortoir, se passent de main en main ce magazine aux images horribles. Je retourne la semaine suivante à Paris pour rapporter à mes camarades plusieurs exemplaires de la brochure sur les camps de la mort qu’il m’ont commandé.
Depuis peu, il y a un poste de télévision au Lycée. Il est perché en hauteur dans le réfectoire. Comme il n’est pas très grand comme tous les téléviseurs de notre époque, l’image nous parait petite à deux mètres de haut et assez loin de nous. Le son se perd dans l’immensité de la salle. Mais qu’importe, les internes se bousculent le soir, quand ils en ont l’autorisation, pour voir les émissions en noir et blanc de la chaîne unique. Mais la création d’une nouvelle chaîne est prévue pour la rentrée prochaine. C’est ainsi que nous avons pu visionner le film d’Alain Resnais « Nuit et Brouillard », un choc émotionnel énorme.

Un chant de Jean Ferrat évoque aussi ce drame en reprenant le même titre « Nuit et brouillards ». Les paroles vont me rester pour toujours en moi :

Certains de mes camarades affirment que Jean Ferrat, ce chanteur « engagé » comme l’on dit et que j’admire, a fait ses études il y a quinze ans dans notre lycée
Je suis doublement content : j’ai le diplôme du BSEC en poche. Mais surtout, une section de B.T.S. Gestion comptabilité vient de s’ouvrir au Lycée Jules Ferry. Je vais donc continuer pour deux ans à la « boite à Jules » en me conférant le statut « d’étudiant ». Dans un sens, l’échec au BEC d’il y a deux ans et mon redoublement de la classe de première m’ont permis d’accéder à l’enseignement « supérieur ».

ANNEE SCOLAIRE 1965/1966

(Première année B.T.S.)


-Septième année d’internat. Je fais du rab en quelque sorte. Après une année de redoublement, j’ai devant moi encore deux ans d’études supplémentaires. Au départ, en 1959 je ne prévoyais ne faire que cinq ans d’internat. Mais puisque l’occasion s’est présentée, il ne fallait pas la rater. Finalement j’effectuerais huit années d’internat en tout.

Le rythme de travail change, cela devient plus « technique », plus professionnel.

Au contraire la vie à l’internat s’adoucit de plus en plus, les conditions d’hébergements s’améliorent. D’ailleurs certains d’entre nous commencent a exercer des fonctions de pions d’externat pour les « petites » classes tout en restant élèves ou plutôt devenus « étudiants ».
Le dimanche soir, à l’étude, en revenant de mon week-end drouais, avec mes copains internes j’écoute à la radio, sur « radio France » une émission déjà ancienne « le masque et la plume » animée par Michel Polac et François-Régis Bastide. Des critiques écrivant dans la presse écrite y débattent selon les semaines, de cinéma, de théâtre ou de littérature. Cette émission indémodable sera encore présente à l’antenne dans plus de quarante ans.

Un des copains les plus mordus de cette émission s’appelle Lousteau.

Un personnage dans son genre :

-Lousteau, c’est le premier de ma classe, indélogeable. Fort en tout. Sympathique. Mais comme tous ces fort en maths, pourris par les éloges dithyrambiques des professeurs, il est parfois un peu dédaigneux envers les faibles en maths comme moi. Sa mère est institutrice et élève, seule, ses deux garçons. Lousteau laisse toujours une longue mèche de ses cheveux châtains tomber sur son front. En fait, peu d’entre nous le savent : cette mèche dissimule une longue cicatrice qui parcoure presque tout le haut de son crâne. C’est le sabot d’un cheval, qui lors d’une ruade, l’aurait ainsi blessé sérieusement à la tête dans sa petite enfance. Une partie de la matière grise se serait échappée. Pour les médecins de l’époque de l’accident, Lousteau aurait perdu 40% de son intelligence et serait à moitié idiot. Et pourtant c’est le premier de la classe. Qu’en serait-il s’il n’avait pas perdu cette matière grise ?

Eh bien moi ! J’aurais bien voulu recevoir une toute petite, toute petite ruade, pour voir ainsi pousser une bosse sur mon front, celle des maths, en l’occurrence. Cette bosse des maths qui me fait tant défaut.
-Un de mes bons copains, le dimanche matin, tient l’orgue de l’église de sa paroisse, à Limay. Il a reçu l’autorisation de s’entraîner le jeudi après midi aux grandes orgues de la cathédrale St Louis de Versailles, juste en face de notre Lycée. C’est un grand honneur que l’on lui accorde. Mais il est très doué. Il m’arrive quelquefois de l’accompagner et de l’écouter répéter les morceaux qu’il jouera le dimanche prochain. J’ai toujours eut de l’admiration pour les musiciens.
-Un autre copain beaucoup moins solitaire que l’organiste s’est attiré la sympathie très intéressée de nombreux internes. Ses parents sont forains et sillonnent la France avec leurs différents « métiers » c'est-à-dire plusieurs manèges dont un d’autos tamponneuses. Tous les ans, vers Pâques ils viennent pour trois semaines s’installer Avenue de Sceaux pour la fête foraine traditionnelle de Versailles. Notre copain, tout en restant à l’internat, rejoint ses parents le jeudi et le week-end pour les aider à faire fonctionner les manèges. Bien sûr, quand il est présent sur le manège des autos tamponneuses, il fait bénéficier avec l’accord de ses parents, ses copains internes de parties gratuites.
-Mes premiers camarades de « couleurs ».

Et oui ! J’ai vingt ans et je n’ais encore jamais côtoyé de camarades noirs. Ce qui dans bien plus tard pourra paraître étrange, et c’est pourtant la vérité. Ce sont deux Martiniquais. Ils viennent de Fort de France. Il n’y a pas encore de classe de BTS là-bas….

Ils ont de drôles de prénoms : Cicéron et Zéphyr.

Zéphyr est très sympathiques et très communiquant. Cicéron est toujours très en retrait, peu bavard et très mal à l’aise en métropole et un peu agressif vis-à-vis de nous. Il est très formaté communiste. Un de ses frères poursuit actuellement des études à Moscou. Payé par qui ? Le parti ou l’Union des républiques soviétiques? Cicéron, très exalté et sectaire, déclenche avec d’autres camarades des discussions enflammées proches du pugila. Zéphyr, plus diplomate et très soucieux de son élégance, semble être beaucoup plus attiré par la gente féminine que par la politique partisane.
-D’ailleurs des filles, nous avons reçues trois dans notre classe. Trois demoiselles pour 15 garçons, on ne peut pas encore parler de mixité. Pourtant les autres élèves de la boite à Jules nous jalousent un peu. Elles se sont bien intégrées dans notre petite tribu. Moi j’ai de bonnes relations avec elles. Mais que peut faire un interne auprès des filles ? Hein, dites le moi ! Cloîtré tous les soirs de la semaine dans le bahut et le week-end chez les parents. Heureux externes… Comme la plupart de mes copains internes ces huit années passées à Jules ferry, furent monacales. Peu de place pour les amourettes. Pendant les vacances…et encore….
-A part l’inoxydable prof de maths, tous nous professeurs sont des femmes. :

Français, comptabilité, droit, langue….

-Nous restons toujours dans la même salle qui nous est réservées. Cette salle de cours est située un peu en dehors du lycée, isolée dans le bâtiment de l’économat. Nous, les internes en avons les clés et la responsabilité car il y a du matériel qui n’est destiné qu’a notre section BTS comptable : machines à écrire, mécanographies, facturières etc. Les ordinateurs sont encore d’énormes machines capricieuses, pilotées par des électroniciens en blouses dans de grandes entreprises et absolument pas utilisés ni enseignées dans les lycées.

Nous pouvons ainsi, nous, les 6 internes, en dehors des cours, nous isoler dans cette pièce qui est un peu notre repaire secret.
-Juste au-dessus de notre salle de cours sont logés les cuisiniers dans de petits appartements. Quatre couples. Pendant quelques heures en début d’après midi, ils sont en repos avant la préparation du repas du soir des internes. Une de ces personnes doit être complètement toquée de Mireille Mathieu, car on entend de notre salle en boucle cette voix aiguë seriner « Qu’elle est belle.. ! » Notre prof de comptabilité en est exaspérée et a protesté auprès des agents de la cuisine. Et on n’a plus entendu chanter à tue tête « qu’elle est belle !! »

Mireille Mathieu, vous savez bien cette jeunette qui a exactement le même âge que moi, jour pour jour. La demoiselle d’Avignon qui a détrôné Georgette Lemaire pour la succession d’Edith Piaf à l’émission de télévision du dimanche après midi présentée par Roger Lanzac…
-La prof de Français : Madame Sauvadet est très sympa. J’ai avec elle de bonnes notes et malgré la concurrence acharnée de Lousteau, le surdoué, je suis souvent le premier en Français

ANNEE SCOLAIRE 1966/1967

(Deuxième année B.T.S.)


Septembre. Ma dernière rentrée scolaire et ultime année d’internat, car l’année prochaine, en Juin je passerai l’examen du BTS gestion et comptable.

Et mon sursis étant expiré, je ferai mon service militaire…
On y est. C’est la dernière ligne droite avant l’exam en Juin du B.T.S.

Un examen tout neuf, la deuxième session nationale en 2007. Les plâtres sont encore frais. L’examen pas encore réellement rodé.

Pour nous; de plus en plus de travail.
Et l’inquiétude…

L’inquiétude s’installe dans notre classe de dix huit lycéens étudiants. (Dont trois étudiantes). Une sorte de malaise général. Un de nous est tombé gravement malade. Nous sommes en plein spleen, des questions des doutes nous assaillent : à quoi bon passer un examen, et après, après que ce passera-t-il ? Nous sentons très bien que le monde change rapidement autour de nous, à nous donner le tournis et qu’il faut que nous participions à ces chamboulements et même à les précipiter.

Les professeurs s’inquiètent de notre état dépressif. Pour eux c’est une première : Une classe entière qui déprime. On n’a jamais vu cela. Les autorités du lycée, directeur, surgé, médecin scolaire défilent dans notre classe pour essayer de nous remonter le moral.

Rien n’y fait.

Les autres élèves du lycée n’ont pas le même problème de déprime mais commencent à contester l’organisation et la réglementation du Lycée.

Je ne sais plus très bien comment, je me retrouve avec trois camarades des autres sections dans le bureau du Directeur. Nous avons été désignés pour négocier un certain nombre d’aménagements dans notre vie lycéenne et dans la situation d’interne. Le Directeur et le Surveillant général sont dubitatifs devant nos revendications. Mais ils sont bienveillants, ayant à la maison des problèmes similaires avec leurs enfants qui ont grosso modo notre âge. D’ailleurs à plusieurs reprises, le Directeur s’exclame :

-« je crois entendre mon fils !! ».

Ces rencontres avec la direction se soldent par certaines améliorations de notre vie de lycéens et de nos relations avec l’administration du lycée.
-Les élèves auront dorénavant des délégués qui siégeront régulièrement en comités avec les autorités.

- Des assouplissements d’horaires aussi bien pour les externes que pour les internes sont aménagés.

- Les autorisations de sortie seront plus faciles à obtenir.
-Possibilité pour les internes de rentrer le lundi matin au lieu du dimanche soir, d’accéder plus librement au dortoir, etc.
- Une petite cours annexe sera réservée aux « grands » pour les récréations, avec autorisation de fumer et de lire des journaux « politiques. ».

De petites avancées, certes mais qui finalement satisferont tout le monde : élèves, corps enseignant et administration.  

Sans le savoir, notre déprime et notre petit mouvement de contestation en ce début de 1967 présage les événements dits « de 68 ».

Petit à petit l’atonie de notre classe disparaît.

La date des épreuves du B.T.S. approche

Mais l’envie de réussir est estompée un peu dans notre tête. Notre préparation est peut être insuffisante. Nos professeurs sont peu préparés à ces tout nouveaux programmes. D’ailleurs il n’existe pas encore de formation spécifique pour les professeurs de BTS gestion et comptable. Nous n’avons qu’un même professeur pour le droit, la comptabilité, la fiscalité, l’économie et la mécanographie, .etc. Cette dame était Secrétaire de direction il y a encore quelques années. Quant elle éprouve des difficultés, elle demande à son mari expert comptable de l’aider. Et le lendemain, elle nous annonce « j’ai posé la question à mon mari et il m’a dit que…) Pour les autres matières elle se contente, en grande partie de lire d’une voix monocorde les polycopiés.

Les professeurs malgré leur très bonne volonté sont obligés un peu de « bricoler » leurs cours. Et sans expérience des épreuves d’examen (c’est seulement la deuxième édition du BTS gestion et comptabilité cette année) ils ne cernent pas très bien ce qui pourrait nous être demandé à l’examen. Tous; élèves et professeurs, nous sentons que nous avançons en terrain glissant.
Les deux jours de l’examen je n’étais pas très en forme. Arrivé en retard le premier matin pour l’épreuve de compta, j’ai très vite senti, qu’à part un miracle…

La veille de la promulgation des résultats, nous sommes tous réunis dans un restaurant prés de la gare st Lazare à Paris. La soirée est animée mais d’une gaîté un peu forcée. Car nous sentons bien qu’il s’agit d’un repas d’adieu. Demain matin après les résultats, bons ou mauvais, chacun partira suivre son destin, et le groupe sera dissout.

Un seul professeur est présent : Madame Rouxel la prof de compta. Elle parait profondément chiffonnée. Elle ne connaît probablement pas les résultats définitifs mais elle possède peut être déjà des informations. Et cela ne doit pas être réjouissant. Car pour elle aussi cela pourrait être un échec cuisant.
Puis, le temps passant, n’ayant plus de trains pour repartir sur Versailles, un petit groupe, dont bien sûr, je fais partie s’est formé pour traîner dans Paris. Nous faisons plusieurs boites dont principalement, le slow club, rue de Rivoli où officie Claude Luther et son orchestre.

A six heures du matin nous nous retrouvons sur le carreau des Halles. Une ambiance colorée.
-Beaucoup de bruits : cris, klaxons, roulements des chariots électriques. Beaucoup d’odeurs : de marée, de fruits, de légumes, de fromages.

-Beaucoup d’images : des blouses bleues, des blouses blanches tachées de sang, des trognes hautes en couleurs, des montagnes de cageots, -Beaucoup d’agitations : des bousculades, le va et vient des chariots remplis de choux fleurs -« Attention, dégagez devant !! » des déchets de légumes à terre, attention ça glisse… Des agents de police en pèlerines, débonnaires mais l’œil sévère.

Nous faisons un peu les fous, nous dansons et chantons, de vrais fêtards.

Dans quelques années les halles de Baltard et leur folklore auront disparus. A la place, un grand trou qui mettra longtemps à se combler.
Nous finissons la nuit autour d’une soupe à l’oignon dans le restaurant «au pied de cochon » un classique des fins de nuits parisiennes. 

A neuf heures nous nous trouvons rue du Banquier. Sur le mur de la maison des examens sont affichés les résultats de notre B.T.S. Ils sont très décevants : pour l’ensemble des candidats, à peine 40% de réussite. Pour nous c’est pire 4 élèves sur 18 seulement ont décroché leur sésame.

C’est la débandade.

Chacun part de son côté, nous ne nous reverrons plus jamais. Pourtant il y a quatre mois nous avons fait une dépression commune. Tout cela est oublié. Nous avons juste le temps de nous faire une promesse : Nous retrouver dans 33 ans à l’an 2000

Cette promesse ne sera pas tenue.
Je retourne avec mon ami Jean Paul Chartier à Versailles au lycée. Nous réunissons nos affaires et, la valise à la main, nous sortons assez penauds du Lycée. Personne n’est là pour notre départ. La lourde porte se referme derrière nous. 8 années de vie d’interne passent à la trappe.

Jean Paul, qui habite Chartres et dont les parents sont charcutiers me ramène à Dreux en voiture. Nous empruntons l’autoroute de l’Ouest, la seule voie rapide Française, un peu plus de vingt kilomètres. Dans quelques années parait il, la France comblera son retard et aura des milliers de kilomètres d’autoroutes. Jean Paul me dépose devant mes parents atterrés de mon échec et continue sur Chartres. Je ne le reverrai plus…
Mes parents me proposent le redoublement. Mais je n’ai plus, pour l’instant la force ni l’envie d’effectuer une année supplémentaire d’études et d’internat.

Mais n’ayez crainte cet échec sera dans quelques années effacé par la réussite à des examens et concours « professionnels » largement de niveau BTS voire plus.
-Un seul d’entre nous restera au lycée pour redoubler la classe de B.T.S. et peut être réussir l’examen. Il s’agit du « grand blond », jean Pierre Ruellant. Lui qui avait l’intention de « faire l’acteur » il le faisait si bien en tout cas à l’internat. Qu’est-il devenu ?

-Les quatre lauréats du B.T.S. ont toute latitude pour continuer vers l’expertise comptable.

-Ceux qui ont échoué, ont plusieurs possibilités : Redoubler comme Ruellant, faire les service militaire comme moi, travailler comme comptable ou commencer des études de Droit car cela nous est permis avec le diplôme du B.S.E.C.
-Je vais quelques temps, un an au plus correspondre avec une des filles de notre classe Annie Dejean, avec l’ami Serge Dubois et avec jean Marc Delmolino.

-Serge, fils de Cultivateur à Mocsouris prés de Houdan, a été mon meilleur ami pendant cette période « boite à Jules ». Il est venu plusieurs fois à Dreux à la maison, et je suis allé une ou deux fois dans la ferme de ses parents.

-Je m’entendais bien aussi avec Delmolino, un artiste rentré comme moi. Mais lui est un musicien. En cours, à côté de moi il prenait mon étui à lunette pour un manche de guitare et faisait des gammes. Un fan de Brassens.
Avant deux ans à peine j’aurai perdu toute relation avec les anciens de la « boite à Jules ».

Une grande page de ma vie se tourne.

Une autre page s’ouvre devant moi, mais avant, l’armée m’appelle.



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