En ce jeudi 10 mai 2012, nous nous retrouvons à 10 équipages à Aquileia (Italie) pour le premier








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ROUMANIE 2012


En ce jeudi 10 mai 2012, nous nous retrouvons à 10 équipages à Aquileia (Italie) pour le premier briefing de notre voyage "découverte de la Roumanie". Après les informations sur le voyage et avoir fait connaissance, nous prenons l'apéritif au restaurant du camping avant d'y savourer un dîner pantagruélique…

Le lendemain, c'est par le réseau autoroutier européen que nous partons pour traverser la Slovénie, la Croatie et la serbie. Puis, le 13 mai nous entrons en Roumanie par l'Olténie et "les portes de fer" pour arriver en Valachie. Pays de contraste, nous croisons des villageois se déplaçant en charrettes hippomobiles doublées par des conducteurs irrespectueux du code de la route et des règles de sécurité… Nous saluons des agriculteurs labourant avec leurs chevaux mais avec leur "I Phone" sur l'oreille… Pour atteindre Sibiu, nous traversons des plaines fertiles et à l’horizon nous distinguons les Carpates avec des sommets encore enneigés. C'est Catalin, un ami de Pierre, qui nous guide dans le centre Historique en flânant dans les ruelles médiévales, avec la maison du compagnonnage et la casa Haller. Souvenez-vous des yeux de Sibiu (toitures) ! et de sa vieille pharmacie restée en activité de 1600 à 1970 !

Quelques heures de routes défoncées, arrosées par la pluie et nous découvrons Orezu avec son exposition de céramiques et son monastère. Puis Bucarest et son Camping/parking. Le lendemain matin, un Bus vient nous chercher avec notre guide pour la visite de la capitale. Au cours de la journée, alors que Radu, notre guide, nous fait un cours magistral sur les évènements contemporains qui ont marqué la fin du règne Ceausescu en décembre 1989, nous admirons les réalisations pharaoniques; Le palais du Parlement (60 000 m2) de planchers, la place de la révolution, le monastère Stavropoleos, le ministère de l’intérieur et le musée en plein air des villages roumains. De grands parcs et de somptueuses villas bordent des avenues immenses. Tout cela avec une pause écourtée… pour le déjeuner au restaurant "Caru Cu Bere" ancien caravansérail aux décors en bois somptueux.

Nous repoussons d'un jour la "journée de repos" sur notre prochaine étape à Murighiol dans un camp agréable aux portes du Delta du Danube où, là, les pêcheurs ont pu taquiner le poisson qui a fini en friture grâce aux talents des "Michels" lors du briefing/apéritif du soir.

Le lendemain matin, visite nautique dans la réserve naturelle préservée du delta. Appareils photos, caméras étaient en permanence en action tant les oiseaux étaient nombreux; Hérons, Cigognes, Avocettes, Cormorans, Canards et autres Pélicans dans cet univers de joncs et de roseaux nous ont offert un ballet incessant de leurs vols et plongées dans les eaux poissonneuses des bras du Danube. Après une douce journée de repos où nous avons célébré en grandes pompes l’anniversaire de Marcel, nous avons repris notre route vers Purcareni où nous sommes reçus par l'association du village "l'arbre de joie". Pendant ces 3 jours passés dans ces familles, nous avons apprécié l’accueil de nos hôtes Roumains, nous avons découvert le confort de leurs charrettes, la beauté des forêts et le soir, la qualité des mets ponctués par des musiques et danses villageoises traditionnelles. Hémèse nous a fait partager les trésors de Brasov (300 000 hab.) ville médiévale et son amie nous a enseigné la "peinture sur œufs". A Prejmer et Harman, nous avons découvert des églises luthériennes fortifiées datant du XVème siècle où dans l’épaisseur des remparts, sont aménagées de nombreuses pièces à vivre pour chaque famille du village.

Nos étapes nous ont conduit à Bran, où sous la pluie, nous avons visité le vrai faux Château sans vampires de Dracula. Le soir au camping Vampire de Bran, nous avons fêté dignement l’anniversaire de Michel B. notre organisateur, sous la halle du camping. Musique, chants, danses, histoires et contes ont égayé cet évènement.

Alors que nous nous dirigeons sur Sighisoara, nous prenons une route défoncée sur plusieurs kilomètres pour aller visiter Viscri, un village "Rom" agricole, protégé depuis 1999 par l'UNESCO et où le Prince Charles d’Angleterre a acheté une maison. Par la rue principale boueuse et défoncée, nous poursuivons nos découvertes vers le château et l’église forteresse. Les villageois exposent sur leur clôture et façades leur fabrication artisanale et nous proposent des tricots (gants, bas, et feutrines).

Nous arrivons à Sighisoara en Transylvanie. Le camping étant proche du centre ville, c'est à pieds que nous avons gravi le chemin pentu pour atteindre le centre médiéval, le musée et la tour de l'horloge.

Une visite furtive à Copsa Mica, village bordé d’usines fantômes sans protection, structures en béton noires de suies de pollution dues à la fabrication de pneus. (à l’entrée des sites industriels abandonnés des gardiens en civil nous ont éconduits énergiquement). A proximité, nous avons constaté l’implantation d’un grand nombre d’industries mondiales avec des usines neuves. Mais les anciennes usines encore en activité rejettent sans état d’âme d’importants nuages toxiques. Vision noire, qui tranche avec la Roumanie verte et luxuriante…

Repos bien mérité au camping de Blajel, tenu par des Hollandais. Pour nous rendre à Praid, les villages saxons traversés changent d’aspect avec des portails monumentaux sculptés et des maisons peintes.

Pour accéder à la mine de sel de Praid, c'est avec un bus… que nous descendons à 120 mètres sous terre pour accéder à d'immenses salles souterraines qui servent de parcs de loisirs pour les habitants, les curistes et les touristes... Curieux !

Une magnifique route encaissée dans des gorges profondes et de la forêt dense (parc de Bicazului) nous emmène

via Piatra Neamt pour une étape dans une pension à Tazlau.

Le Nord de la Roumanie ne possédant pas de camping, c'est donc dans des pensions ou chez l'habitant que nous bivouaquerons le plus souvent !

Nous nous installons sur un terrain herbeux avec des installations sanitaires rustiques, tenu par un couple d’enseignants, Ioan Muntean. Tout était paisible et accueillant dans ce village de 3500 habitants mais la pluie s’est invitée toute la nuit et le lendemain (galère…) pour ressortir de cette prairie. Nous avons dû notre salut au tracteur d'un fermier pour sortir les camping-cars embourbés

Nous quittons la Transylvanie pour la Moldavie. Découvertes des monastères de La Bucovine, tous bien conservés depuis le XIVème siècle et qui sont des livres d’histoires saintes à ciel ouvert, destinés aux populations de l’époque. Citons Voronet, Probota, Suceava, Dragomirna, Humor. Notre étape chez Christiana à Monastirea Humorului, et nos visites furent accompagnées et commentées par "le professeur" M. Butucea, et notre chauffeur du minibus qui nous a guidé pendant 3 jours. Nous gardons un souvenir ému du repas chez le professeur et un agréable souvenir bucolique du repas pris dans les alpages

.

Une très belle route de montagne (complètement défoncée) nous conduit à Viseu de sus, où nous sommes attendus au parking de la gare du train touristique de la vallée de Vaser. Pour notre briefing, le chef de gare nous prête son petit musée, souvenirs des nombreux roumains juifs déportés en Sibérie ou exterminés. Le lendemain matin, nous empruntons le chemin de fer forestier tiré par une petite locomotive (sans âge) chauffée au bois et ravitaillée à mi-parcours avec l’eau du torrent. Les voyageurs "eux" sont ravitaillés par le contrôleur avec de l’eau de vie locale... Sur une ligne étroite de 70 kms et quelques heures plus tard, parmi la forêt, les gorges, les alpages et la fumée, nous goûtons un repas pique-nique chaud, agrémenté de musiques et danses roumaines, avant de redescendre dans la vallée.

Quittant la Bucovine pour les Maramures, nous découvrons les églises en bois de Dragomiresti, Leud et Botiza où Ioan et Maria Muntean nous ont servi, pour cette soirée de la fête des mères, un dîner dont chacun se souvient encore tant il fût copieux et bien arrosé par les productions locales. Nous avons même eut la visite des animaux de la ferme rappelant la comptine "Pierre et la Fermière"; Puis Maria nous a proposé ses tissages faits main.

Le lendemain peu de kilomètres pour aller à Poienile Izei mais des découvertes et partages de la vie rurale sans artifices touristiques. Emplettes sur le marché de Dragomuresti, visite du village et l'église de Bogdan Voda, Leud et son église en bois de 1364 "la plus ancienne des Maramures". Nous avons la chance de nous trouver ce lundi 4 juin à Poeinile Izei pour assister au marché mais surtout au rassemblement des villageois et villageoises en costumes traditionnels pour la grande messe de Pentecôte en plein air. Nous côtoyons des jeunes filles charmantes en costumes bigarrés, sur hauts talons, des familles avec les parents, grands-parents, enfants et petits enfants qui acceptent avec le sourire d’être pris en photos par ces étrangers venus de loin découvrir leur pays, leurs coutumes et leurs costumes.

Les meilleurs moments sont toujours trop courts, et nous reprenons notre route vers Barsana, puis Calinesti, et Budesti, quand soudain les "Michels" nous appellent sur la C.B - Stop les amis, sur la gauche y a quelque chose à voir ! - Bien sûr, on stop comme on peu et là on découvre le moyen âge. Un bouilleur de cru distille des pommes dans un alambic, marmite en terre et fer, dont le serpentin court dans un tonneau en bois alimenté en eau froide par le torrent. Dans une grange, une batteuse à roue à aube frappe les tapis. Nous sommes conviés par le fermier à une dégustation de sa production d’eau de "vie"; Nous faisons le plein d’eau…accompagnés par le chant et la grosse caisse de notre hôte. Plus loin, nous sommes invités à découvrir les tissages et coutures d'une fermière dans sa maison recouverte de tentures et de tapis, donnant une atmosphère intime.

Allez, on repart, vers cette route qui, selon notre chef Michel, descend alors que nos véhicules, moteurs arrêtés et au point mort en bas de la côte… reculent, seul ! ! ! Chacun fait cette expérience bizarre descend, et remonte en marche arrière puis redescend et remonte et.. etc… Champ magnétique pour les locaux, effet d’optique pour les uns, effet de l’eau de vie… pour les autres, le mystère demeure !

Nous arrivons à Sighetu Marmatiei accueilli par un panneau représentant un appareil photo barré en rouge "photos- Interdites". Souvenir d’une histoire encore très proche, et rappelle la proximité (2 km) de la frontière avec l’Ukraine. Nous galérons pour trouver notre étape car les "tom-tom" sont perdus et c’est Françoise qui accostera une voiture de police qui nous amèneras jusqu’au camp IZA. "Étape repos" qui disait le Chef… La réalité fût tout autre. Visite de Sighetu, ville natale d’Élie Wiesel et de l’ancienne prison sous régime communiste où furent enfermés les détenus politiques jusqu’en 1989, et son grand marché en centre ville.

Et maintenant réunion exceptionnelle des hommes pour organiser le "repas des hommes". Les taches sont réparties et le matin, chaque groupe part faire ses courses de produits frais, viandes, vaisselles et décorations… Puis, tous aux fourneaux pendant que les épouses font les vitrines en ville. A 12 h 30, arrivée des dames vêtues des traditionnelles jupes et foulards. Moments de fortes émotions… pendant ce repas et notamment le service par tous les hommes des plats chauds et succulents, ainsi que le dessert servi par Jean-François et Pierre, qui, pour l’occasion avaient revêtu (…!…) un tablier de serveur et un petit chapeau du cru !
Après une nuit de repos bien méritée, nous sommes allés admirer le cimetière de Sapanta dit "cimetière joyeux" qui possède 800 sépultures en chêne sculpté et peint en bleu de Sapanta. Le sculpteur créateur Ioan Stan Patras et maintenant son successeur continue la tradition de ces monuments célèbres dans le monde entier. La sculpture représente la vie du défunt ou bien le motif de son décès. (enfant tué par un camion, homme fusillé, maîtresse d’école avec ses élèves…etc…)

Nous repassons par le bouilleur de cru afin de partager notre découverte avec tous les équipages. Puis notre chef Michel nous propose de redescendre au pied du Caucase pour franchir la très belle route de haute montagne, la transfagarasan. A midi les rotules de Maryvonne et Marcel donnent des signes de fatigue (les rotules du camion bien sur ! ). Etape du soir à Carta, où nous apprenons que la route de montagne est de nouveau fermée à cause des éboulements dus aux fortes pluies. Mais un ACCCFiste n’abandonne jamais et nous partons en co-voiturage pour découvrir ces montagnes. Après 35 km de belle route forestière, nous sommes arrêtés au lieu-dit "Baléa", départ du téléphérique. Nous profitons du prochain départ de la cabine pour nous hisser à 2100 m et découvrir le lac Balea et la neige au fond d’un cirque aride; Magnifique !

Nous repartons vers l’Ouest par Orastie, Lipova, et Timisoara ultime étape d’un voyage de près de 4900 kms.
C'est donc à Timisoara, que nous terminons notre périple et partageons le repas de clôture au restaurant du camping dans la pure tradition A.C.C.C.F. Repas dans une très bonne ambiance et animé par tous ou chacun a pu chanter en final :

"… Ce n’eeesstt qu’unnn au revoirrrr mes freeeerrres……….. "


Merci à Elisabeth pour ses traductions toujours justes à point nommées.

Merci à Jean Claude pour son doigté en conduite automobile.

Merci à Marcel pour ses cours de danse de salon (les pouces en avant)

Merci à Jean François pour ses qualités de serveur (chaud devant et derrière)

Merci à Roger pour son érudition et ses questions pertinentes

Merci à Georges pour sa cuisine et ses histoires de boules !

Merci à Philippe pour ses compétences mécaniques

Merci à Michel pour sa bonne humeur constructive

Merci à Alphonse pour le partage de ses connaissances agricoles

Merci à Pierre pour ses animations et son rôle de second

Et félicitations à Josy, Monique, Michelle, Dominique, Ginette, Françoise, Maryvonne, Arlette,

Pour nous avoir supportés pendant 7 semaines à temps plein.

Et un grand MERCI à Lilyane et Michel pour cette organisation et cet accompagnement sans faille.
Merci à tous les participants pour leur dynamisme et leur bonne humeur.


" Le voyageur est encore ce qui importe le plus dans un voyage…

tant vaut l’homme, tant vaut l’objet "
André Suarès

P & E




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