Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres








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André Durand présente
Jean GIRAUDOUX
(France)
(1882-1944)


Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

qui sont résumées et commentées

(surtout ses pièces

‘’La guerre de Troie n’aura pas lieu’’,

et ‘’Électre’’)
Bonne lecture !

Né à Bellac (Haute-Vienne), le 29 octobre 1882, il était d’ascendance paysanne et fils d’un conducteur des Ponts et Chaussées qui devint ensuite percepteur. En 1890, il fréquenta l’école de Cérilly, mais son enfance lui permit de devenir familier des arbres et des animaux, des petites villageoises et des fonctionnaires. En 1893, il devint interne au lycée de Châteauroux, et, boursier de l’État, suivit la voie royale du bon élève. Il put dire qu’il n’avait connu, jusqu’à l’âge de dix-huit ans, pas d’autre horizon que «cinq villes de province de moins de cinq mille habitants», se souvenant plus tard du ridicule de la vie quotidienne dans une sous-préfecture. En 1900, il vint à Sceaux pour y faire, au lycée Lakanal, sa rhétorique supérieure. Passionné par les littératures française, grecque et latine, il fut primé au Concours Général, et, en 1903, entra à l’École normale supérieure, rue d’Ulm. Il y écrivit :

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‘’Le dernier rêve d’Edmond About’’

(1904)
Nouvelle

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En 1905, Giraudoux dont sortit premier de l’École normale supérieure, dont il garda l’esprit et l’humour qui faisaient partie de son folklore. Ayant aussi «un corps bien fait», il fut encore champion universitaire du 400 mètres en cinquante secondes. Comme boursier d’agrégation, il visita l’Allemagne, découvrant ses dangereux sortilèges avec une passion inquiète, fut précepteur, à Heidelberg, dans la famille princière des Saxe-Meinigen. Il parcourut aussi l’Autriche-Hongrie et l’Italie. En 1906, il fut lecteur à l’université Harvard. Puis À l’âge de vingt-cinq ans, de retour en France et transformé par ces expériences, il renonça à l’enseignement, prépara le concours des ambassades tout en tenant la page littéraire du journal “Le matin”, et en écrivant, avec une facilité prodigieuse, sans ratures, mais sous des pseudonymes, des nouvelles qui furent publiées :

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Les provinciales

(1909)
Recueil de nouvelles

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Sainte Estelle
Nouvelle
C’est la mésaventure d’une bonne qui a vu la Vierge et dont on veut faire une sainte. Mais Estelle n'est pas du nombre des élues chères au coeur de Giraudoux : «Elle ne sera jamais dans le calme, nature des élus, et elle se heurte à toute sérénité comme une mouche à une vitre

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La pharmacienne
Nouvelle
Dans l’atmosphère paisible d'une petite ville, un agent voyer connaît l’amour.
Commentaire
La nouvelle avait été publiée en 1907 sous le pseudonyme de Jean-Emmanuel Manière.

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Petit Duc
Nouvelle

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De ma fenêtre
Nouvelle
Un petit garçon éprouve profondément le bonheur de sa convalescence qui est l'indifférence. Dans la rue, il voit passer la vie, il l'observe, il en reçoit les impressions, mais sans qu'elles viennent troubler le doux flottement de sa vie intérieure.

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Nostalgie
Nouvelle
La nostalgie, sorte de voile qui rend plus lointain, moins brûlant, le cours ordinaire de la vie, est une autre figure du bonheur des élus.

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À l'amour, à l’amitié
Nouvelle

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Printemps
Nouvelle
C’est un hymne au renouvellement du monde, où l'âme est comblée par le seul regard restant sans désir, est baignée par la transparence de la lumière. «C'était le printemps, frère de l'été. Vous n'auriez pas su distinguer le blé du gazon, ni l'amitié de l’amour». Ces deux sentiments, Giraudoux se refuse à les séparer.

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Commentaire sur le recueil
Il est tout entier pénétré par la jeunesse et l’enfance limousine de l’auteur.

L’art de l’auteur était celui d’un poète plus que d'un romancier : il ne se révélait point dans l'intrigue, qui restait le plus souvent sans importance, mais dans l’évocation de la nature, dans l'incessante et magique transposition du monde extérieur en monde poétique. Usant sans excès des mythes et des métaphores, il introduisait l’impressionnisme dans le roman français. Le recueil à la forme indécise et fragmentaire marquait aussi une étape dans le retour à la sensibilité des choses familières. En dépit d'une certaine mièvrerie, il créait vraiment une sensibilité nouvelle, plus proche de la vie réelle que celle du “Grand Meaulnes” d'Alain-Fournier, mais aussi sensible aux moindres frissonnements des existences banales et quotidiennes de la province. Il fut ignoré du public mais salué par Gide dans un article.

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Reçu au concours des chancelleries en 1910, Jean Giraudoux fut nommé au ministère des Affaires étrangères et entama une brillante carrière diplomatique, en même temps qu'une carrière d’écrivain dont les productions reçurent l'empreinte de ses expériences et de ses études :

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L’école des indifférents

(1911)
Recueil de trois nouvelles
Commentaire
Ces nouvelles étaient des confidences poétiques et à demi autobiographiques qui peignaient l’itinéraire intellectuel et les incertitudes sentimentales de Giraudoux.

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En 1911, Jean Giraudoux fut attaché au Bureau d’Étude de la presse étrangère.

Il éprouvait alors une passion pour une belle Cubaine de Paris, Rosalia Abreu, alias Lilita, future compagne de Saint-John-Perse. En 1913, il rencontra Suzanne Pineau-Boland qui devint sa maîtresse.

La Première Guerre mondiale interrompit momentanément sa carrière diplomatique. Le sergent d’infanterie Giraudoux fut mobilisé en Alsace, fut «blessé dans l’Aisne à l’aîne», passa d’hôpital en dépôt, ce qui lui permit de rédiger des récits de guerre :

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En Alsace
Nouvelle

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Cinq soirs, cinq réveils
Nouvelle

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Lectures pour une ombre

(1917)
Nouvelle

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En 1915, Giraudoux fut envoyé dans les Dardanelles ; il y reçut la Légion d’honneur, étant le premier écrivain décoré à l’ennemi. Il devint sous-lieutenant.

En 1916, il fut instructeur militaire au Portugal.

En 1917, il fut aux États-Unis avec une mission d’officiers instructeurs. Il retourna à Harvard former un régiment de volontaires et écrivit :

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Amica America

(1917)
Essai
Commentaire
Giraudoux présentait des États-Unis prêts à la guerre.

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En 1918, Giraudoux travailla au ministère des Affaires étrangères pour le Bureau de la propagande.

Il publia :

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Simon le pathétique

(1918)
Roman
Simon raconte son enfance studieuse, le Iycée, ses maîtres et ses condisciples. «Gontran, inégaI, paresseux l'été... ; Georges, qui ne savait que dépeindre les forêts et dans toute narration parvenait à glisser la description d'un taillis, ou d'un étang entouré de futaies, à la rigueur d’une oasis.» Simon retrace ses premiers voyages, tout imbus encore des souvenirs d’école, ses premiers pas dans la vie, secrétaire du sénateur Boiny qui n'avait qu'une passion, «passer pour avoir l'âme noble». Simon revient à ses camarades, découvre les jeunes filles : Louise, Thérèse, Gabrielle, qui le conduit à Hélène, Hélène qui lui promet Anne, l’amour. Simon va aimer : «Si l'amour consiste à aimer tout, j'aimais déjà.» - «Encore inconnus l'un à l'autre, nous nous amusions à déterrer de notre enfance chaque minute qui pouvait avoir été la même pour nous deux. Nous cherchions des amis communs, à leur défaut des amis symétriques.» - «La vision de la jeune fille que j'eusse épousée en province, du demi-bonheur dédaigné, du jardin le soir avec ses tomates, de la pêche aux écrevisses, rendait pénible l'idée du bonheur moins borné, l’idée d'Anne». C’est le premier baiser, la promenade à la campagne, dans l'enivrement du solstice d'été. Et puis la brouille, l'aveu d'un amour passé ; la souffrance, traînée le long des vacances, que ne peut calmer Lyzica, la petite voisine de wagon-lit , que ne peut calmer Geneviève, la tendre amie d'enfance. Et enfin, Anne retrouvée, Anne fiancée à un autre, Anne reconquise, Anne qu'il va revoir demain. «Vais-je l'aimer? Demain tout recommence...»
Commentaire
Né de la difficile relation de Giraudoux et de Rosalia Abreu, le livre, plutôt qu'un roman car il n'a presque pas d'intrigue, est une éblouissante suite de variations sur les thèmes de la jeunesse et de l’amour. De l'amour à l'état naissant, de l'amour qui s'ignore, de l'amour qui se cherche, à celui qui se fuit et qui joue à cache-cache avec lui-même, qui jongle avec sa joie et avec sa peine, toutes les nuances sont distillées, dans cette transfiguration brillante et poétique de la réalité quotidienne, dans ce jaiIlissement continuel de trouvailles un peu précieuses que seule empêche d'être mièvres la perfection de la phrase. Mais cet embrasement de feu d'artifice verbal est sans doute la qualité la plus redoutable, le défaut le plus attachant de l'écrivain.

Les derniers mots, qui allaient trouver un écho dans les derniers mots de sa pièce ‘’Électre’’, qui pourraient être la devise de Giraudoux, prouvent qu’il croyait en la possibilité du bonheur qui, il n’eut de cesse de le rappeler, est la vocation humaine.

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Giraudoux épousa Suzanne Pineau-Boland. Il reprit sa carrière diplomatique et, remarqué par Marcellin Berthelot, put la poursuivre à Paris où il fut chargé du règlement des questions balkaniques, fut secrétaire d’ambassade au Service des oeuvres françaises à l’étranger.

Sa carrière ne l’empêcha pas de se consacrer à l’écriture :

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Elpénor

(1919)
Recueil de trois nouvelles
Commentaire
Elles reprenaient, sur le mode ironique, trois épisodes de “L’odyssée”.

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Adorable Clio

(1920)
Recueil de nouvelles

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Nuit à Châteauroux
Nouvelle
Le narrateur retrouve, grâce aux hasards de la guerre, dans Châteauroux, la ville où s'écoula une partie de son enfance, et dans un hôpital militaire, l'ami de son adolescence devenu officier américain. Entre les deux chambres de malades, se rétablit, par lettres, le dialogue interrompu seize ans plus tôt ; l'échange de billets dure toute la nuit et l'aube sépare de nouveau les deux hommes.
Commentaire
C’était un adieu à l’enfance.

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Entrée à Saverne
Nouvelle
C’est le récit mi-ironique, mi-attendri de l'entrée des Français dans cette ville.

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Mort de Ségaux, mort de Digeard
Nouvelle
C’est une espèce d'hymne en prose, mais découpé en paragraphes réguliers, sur les joies et les peines de la vie des tranchées et sur la camaraderie née de la guerre.

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La journée portugaise
Nouvelle
Le texte évoque malicieusement l'atmosphère d'un pays resté neutre en pleine guerre.

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Adieu à la guerre
Nouvelle
L'auteur exprime le regret de voir se dénouer des liens qu'on aurait pu croire permanents entre les êtres humains et son inquiétude vague devant la disponibilité où la paix laisse le combattant.

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Commentaire sur le recueil
Ces évocations poétiques inspirées par la guerre de 1914-1918 ont été écrites au fur et à mesure pendant la guerre ou aussitôt après, et elles comptent parmi les plus pudiquement émouvantes de Giraudoux. C’était un adieu à la guerre : «Ce que je fais? Ce que je suis? Je suis un vainqueur, le dimanche à midi.». Après tant d'œuvres conventionnelles parues sur la guerre, “Adorable Clio” frappa par son incontestable originalité. Giraudoux y prenait comme point de départ de ses évocations les faits les plus particuliers, les impressions les plus individuelles, et c’est par la voix capricieuse de la fantaisie qu'il restituait une atmosphère pénible et même douloureuse. On trouvait déjà dans cette œuvre son goût pour les mots en eux-mêmes, pour leurs rapprochements insidieux, pour leurs alliances baroques et ce penchant à l'invocation dont il s'excusa lui-même dans une parenthèse : «Vous savez ce qui arrive quand je débute ainsi par petites phrases... Vous savez qu'en moi s'agite le vocatif... qui vit en moi comme un asthme, que le moment n'est pas loin où je vais adresser la parole à un arbre même, à un passant, à une ville».

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