Lecture suivie : «Tour du Monde en 80 jours»








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date de publication20.10.2016
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Lecture suivie : « Tour du Monde en 80 jours »
I. les personnages : après lecture p. 9-39, complète le tableau suivant :




Phileas Fogg

Passepartout

Situation de famille

Célibataire (ni, femme, ni enfants, ni parents, ni amis)

Célibataire

Classe sociale

Haute bourgeoisie

Domestique

Taille

Haut de taille.

Taille forte, poitrine large.

Cheveux

Blonds

Bruns (en épis)

Visage

Figure noble et belle,

plutôt pâle, front uni

sans rides, yeux clairs

(l’œil pur), la paupière

immobile.

Physionomie aimable,

lèvres un peu

saillantes, une bonne

tête ronde, yeux bleus,

teint animé, figure

assez grasse.

Qualités physiques

Un des plus beaux

gentlemen de

la haute société

anglaise.

Musculature

vigoureuse, force

herculéenne, adresse

et souplesse.

Caractère

Jamais ému ni

troublé, calme,

flegmatique,

excentrique,

casanier et régulier,

c’est une sorte

d’automate obsédé

par l’exactitude.

Enfermé dans

sa routine solitaire.

Brave garçon, doux

et serviable, expansif,

une aptitude naturelle

à se tirer d’affaire.

Dilettante, instable

mais dévoué.

Habitudes

Existence régulière :

ne découche pas,

ne voyage pas,

ne s’absente jamais

(l’exactitude

personnifiée, être

bien équilibré).

Décide de renoncer

à une vie mouvementée

pour une vie régulière

et des horaires fixes.

Passé

Inconnu (un homme

qui avait dû voyager).

Il a sans doute été

marin.

Aventureux (une

jeunesse assez

vagabonde) a quitté

son pays cinq ans

auparavant.



II. L’action :

Quel pari a été fait ? D’effectuer le tour du monde en 80 jours.

Qui sont les parieurs ? Phileas Fogg et les membres du Reform-Club.

Quel est l’enjeu ? £ 20'000, la moitié de la fortune de Phileas, l’autre paiera les frais de voyage.

Que représente l’enjeu ? Une fortune pour l’époque, environ 4 000 ans de salaire d’un ouvrier.

A quelle date l’action se passe-t-elle ? Du 2.10 au 21.12 1872 (trains à vapeur, bateaux à voiles)

Quels obstacles sont envisagés ? Le mauvais temps, les vents contraires, les naufrages, les déraillements, les attaques des Indous ou des Indiens, les retards imprévus.
III. Qui fait quoi :

A) de Londres à Bombay : chapitres I à IX

Fix

Phileas Fogg

Passepartout

Pers. secondaires



Reçoit signalement du voleur de la banque, soupçonne Fogg

Demande un mandat d’arrêt

Se lie d’amitié avec Passepartout

Prend le train à Londres, passe par Paris, le Mont Cenis, prend le paquebot Mongolia à Brindisi, arrive à Suez, fait viser son passeport
Joue au whist, ne s’inquiète pas de l’agitation de la mer


Parle trop à Fix, il renforce les soupçons de Fix.
Ne se méfie pas de Fix
















B) de Bombay à Calcutta : chapitres X à XV

Fix attend son mandat

Suit Fogg


Fait arrêter Passepartout pour attendre le mandat.



Arrive à Bombay aux Indes, colonie britannique de 180 millions d’habitants

Prend le train, voie interrompue, achète éléphant pour poursuivre

Fogg décide de sauver Mrs Aouda

Suite du voyage sur l’éléphant, puis en train jusqu’à Calcutta.
Paie la caution, s’embarque

pour Hong Kong sur le Rangoon

Se fait rouer de coups dans un temple

Se couche sur le bûcher, enlève Mrs Aouda


Est arrêté pour trouble de l’ordre public

Récupère ses souliers



Aide d’un guide

Mrs Aouda, veuve d’un prince va être brûlée sur le bûcher de son mari.

Est reconnaissante pour son sauvetage, accompagne Fogg jusqu’à Hon Kong chez un oncle













C) de Calcutta à San Francisco : chapitres XVI à XXIV

S’impatiente d’arriver à Hong Kong

A le mal de mer
Soûle Passepartout

Fait rater le bateau pour le Japon

Décide d’aider Fogg pour l’arrêter à Londres


Visite Singapour

Ne s’inquiète pas du mauvais temps qui les retarde

Paraît indifférent à tout

Arrive à Hong Kong
Fait des achats pour Mrs A
Manque le bateau, loue une barque,

Arrive à temps à Yokohama

Retrouve Passepartout

Prend le paquebot pour l’Amérique

Retrouve Fix sur le bateau

Prend Fix pour un espion du Reform-Club

N’avertit pas Fogg

Est embarqué sur le Carnatic pour le Japon

Arrive au Japon sans rien

S’engage dans un cirque pour survivre


Mrs A accompagne Fogg


L’oncle a quitté Hong Kong, poursuit la route avec Fogg

Changement de l’heure du départ

Tempête pour la Tankadère

Mrs A admire Fogg













D) de San Francisco à New York : chapitres XXV à XXXI



Reçoit le coup de Proctor à la place de Fogg

Tire sur les Indiens

Attend Fogg

Propose un traîneau à voiles

Visite San Francisco, élection mouvementée

Se dispute avec Col Proctor

Prend le train pour New York

Convainc le conducteur de prendre de l’élan pour passer, ils passent, le pont s’effondre

Aperçoit Proctor : duel

Fogg tire sur les Indiens

Fogg part délivrer Pass.
Fogg arrive avec Pass.

Rattrape le train



Achète des armes


Se glisse entre les wagons,

détache la locomotive
Fait prisonnier par les Indiens

Election d’un juge de paix

Proctor insulte Fogg et veut le frapper

Passage des bisons pendant quelques heures

Mrs A fait jouer Fogg aux cartes pour cacher Proctor

Le train s’arrête : le pont est prêt à s’écrouler

Les Indiens attaquent

Mrs A, Proctor se défendent

Le train s’arrête près d’une gare, les soldats aident

30 soldats avec Fogg

Le train repart sans eux

Mrs A s’inquiète

Les loups attaquent

E) de New York à Londres : chapitres XXXII à XXXVII


Arrête Fogg !
Vient expliquer que le voleur est déjà arrêté !

Arrive à New York,

Loue des passages sur un bateau pour Bordeaux

Prend le commandement

Achète le bateau et fait brûler toutes les parties en bois pour la chaudière

Arrive à Queenstown, va à Dublin en train express puis à Liverpool par steamer

Fogg en prison
Assomme Fix !

Train déjà parti

Commande un train spécial

Arrive 5 min. en retard !

Retour à la maison : ruiné !

Met ses affaires en ordre

Déclare son amour à Mrs A !

Il a gagné un jour en allant vers l’est !

Se hâte d’aller au club !

Arrive à la dernière seconde !

A gagné le pari et une femme !


Explique tout à Mrs A

Soutient Fogg
Ferme le gaz : quelle facture !

Surveille Fogg (suicide ?)

Va arranger le mariage

Revient : on est samedi, empoigne Fogg pour l’emmener au club

Le bateau est déjà parti !

Capitaine Speedy en colère

Se réconcilie avec Fogg
Le combustible manque

Mrs A épouvantée

Mrs A soutient Fogg

Surveille Fogg

Mrs A propose le mariage

On attend Fogg au club




IV. Résumé du roman
1872. Phileas Fogg, un riche gentleman londonien parie un soir, avec les autres membres du Reform-Club, qu'il fera le tour du monde en 80 jours.

Accompagné de son nouveau valet Jean Passepartout, il va employer tous les moyens possibles pour réaliser cette extraordinaire course contre la montre. Mais c’est compter sans l’inspecteur Fix qui les suit depuis Suez, persuadé que le protagoniste a dévalisé la Banque d’Angleterre quelques jours plus tôt, et qu’il cherche à se soustraire à la police.

Le protagoniste va ainsi nous faire traverser le globe et vivre les aventures les plus inattendues avant de rejoindre tant bien que mal le Vieux Continent.

Parviendra-t-il à gagner son pari ?

Phileas croit qu'il a perdu son pari mais Passepartout lui annonce qu'il a, en réalité, un jour d'avance ; Phileas arrive à la dernière seconde au Reform-Club et gagne son pari.
V. Etude des personnages

A) Les noms des personnages principaux ne sont pas dus au hasard. Essaie de les expliquer.

  • Phileas Fogg : Phileas = aimer + nom d’un géographe grec du 5e s. av. JC qui a accompli le tour de la Méditerranée. Fog = brouillard, phénomène météo typiquement anglais, le brouillard cache, comme Fogg cache ses qualités sous le flegme.

  • Passepartout : personnage qui sait pratiquer le système D (= débrouille), pour faire le tour du monde à cette époque, il faut pouvoir se débrouiller pour « passer partout »

  • Mrs Aouda : une région historique de l’Inde s’appelait Aoudh. L’Inde de l’époque a un lien très étroit avec la couronne britannique, d’où l’intrigue amoureuse inévitable avec Fogg.

  • Inspecteur Fix : cherche à arrêter Fogg par tous les moyens, il veut le « fixer » en un lieu, c’est son idée « fixe ».

B) Chaque personnage a un rôle, une fonction dans l’intrigue, parfois il est aussi un problème.

a) Phileas Fogg :

C’est le héros, le personnage qui est l’entrepreneur du voyage. Il est l’homme sérieux sur les épaules duquel repose la réussite de l’entreprise. Cependant, à force d’être sérieux, il est aussi passablement ennuyeux, si calme, si imperturbable, toujours à jouer au whist…

b) Passepartout :

Il est l’auxiliaire du héros. Il incarne aussi l’esprit français qui critique le modèle britannique représenté par Fogg (calme, à cheval sur les principes, joueur avec l’argent). Passepartout donne son énergie, son humour au récit qui serait tellement ennuyeux avec le seul Fogg.

c) Inspecteur Fix :

Il est l’opposant au héros, celui qui cherche à le faire échouer même si ses raisons sont fausses. Il représente les obstacles humains semés sur le parcours. Grâce à lui le suspens augmente.

d) Mrs Aouda :

Elle l’élément féminin indispensable. Grâce à elle, le roman gagne en romantisme, grâce à elle, Fogg va devenir plus « normal » et entrer dans le monde des sentiments.
VI. Quelques techniques romanesques

Pour conserver l’intérêt de son lecteur, Jules Verne recourt à quelques techniques efficaces. Donne quelques exemples de ces techniques.

  1. L’anticipation : procédé qui consiste à parler des problèmes à venir. Dans le chapitre 3, on énumère la plupart des difficultés que Fogg affrontera.

  2. Le retour en arrière : on revient en arrière pour expliquer des événements. Au chapitre VII, on explique comment Fogg est arrivé à Suez.

  3. Le quiproquo : un interlocuteur parle d’un chose, l’autre croit qu’il parle d’autre chose. Fogg pense être arrêté pour l’enlèvement, les juges pensent au sacrilège des souliers de Passepartout.

  4. Le suspense : on laisse le récit pour dévier sur une autre action. Il faut attendre le chapitre XXIV pour savoir ce qui est arrivé à Fogg à la fin du chapitre XXI (arrivée à Shanghai).

  5. Le rebondissement d’action en action : pas de répit entre les péripéties : pont qui s’écroule, duel, attaque des Indiens, enlèvement de Passepartout, train parti, départ en traîneau…

  6. L’inattendu : les personnages agissent de manière surprenante : coup de poing donné à Fix de la part de Fogg,

  7. Le coup de théâtre : renversement de situation totalement imprévisible : Fogg a gagné un jour en voyageant vers l’est.

  8. L’exotisme : l’auteur nous fait voyager dans des contrées inconnues, mystérieuses, surprenantes…

  9. La variation de ton :

  • Ton normal : rien de spécial n'est signalé.

  • Ton didactique : pour décrire l’Inde, le Japon, l’Amérique et ses trains.

  • Ton dramatique : pour parler du sauvetage de Mrs Aouda qui risque la mort.

  • Ton humoristique : le récit est parsemé de remarques humoristiques qui allègent le texte. Par ex : Passepartout qui oublie de fermer le gaz, qui se fait rouer à Bombay, qui fait le pitre au Japon, qui traverse le ponton à San Francisco…


VII. Un roman scientifique


Ville/province

Continent

Curiosités

Population

Faune

Flore

Moka

Asie

« ceinture de murailles ruinées », « fort démantelé»







« dattiers verdoyants », «vastes champs de caféiers »

Bombay

Asie

« l’hôtel de ville », « la magnifique bibliothèque », « le marché au coton », «les bazars », « les mosquées », « les synagogues », « les églises arméniennes », « la splendide pagode de Malebar-Hill », « les chefs-d’œuvre d’Élephanta », les « mystérieuses hypogées », « les grottes Kanhérie de l’île Salcette »










Allahabad

Asie

Cité « bâtie au confluent des deux fleuves sacrés, le Gange et la Jumna, dont les eaux attirent les pèlerins de toute la péninsule »

Bouddhistes







Vallée du Gange

Asie

« fort de Chunar, […] ancienne forteresse des rajahs du Béhar », «Ghazepour et ses importantes fabriques d’eau de rose, Patna, où se tient le principal marché d’opium de l’Inde, Monghir, ville plus qu’européenne, anglaise comme Manchester ou Birmingham, renommée pour ses fonderies de fer … le pays du rêve ! »

Indous brahmaniques

«alligators verdâtre», «quelques éléphants, des zébus à grosse bosse »

« champs d’orge, de maïs et de froment »

Grand-Andaman

Asie




« sauvages Papouas »

«salangane, dont les nids comestibles forment un mets recherché dans le Céleste Empire »

« D’immenses forêts de lataniers, d’arecs, de bambousiers, de muscadiers, de tecks, de gigantesques mimosées, de fougères arborescentes »

Singapore

Asie

« la ville, vaste agglomération de maisons lourdes et écrasées, qu’entourent de charmants jardins »




« les singes, bandes alertes et grimaçantes ne manquaient pas dans les bois »

« massifs de palmiers à l’éclatant feuillage », «girofliers », «buissons de poivriers », «sagoutiers », «muscadiers au feuillage verni », « mangoustes», « ananas »

Yokohama

Asie

Partie européenne : «maisons à basses façades ornées de vérandas sous lesquelles se développaient d’élégants péristyles » Partie japonaise : « des portes sacrées d’une architecture étrange, des ponts enfouis au milieu des bambous et des roseaux, des temples abrités sous le couvert immense et mélancolique des cèdres séculaires, des bonzeries »

«Américain, Anglais, Chinois, Hollandais » « une moisson d’enfants au teint rose et aux joues rouges », «bonzes passant processionnellement en frappant leurs tambourins monotones, yakounines extravagants»

«moineaux, « pigeons », «corbeaux»,

« aigle », «héron », «corneilles», « canards », «éperviers», « grues »

« admirables allées de sapins et de cèdres », « bambous », «roseaux », dans les champs, «d’immenses rizières », «camélias éclatants », «cerisiers », «pruniers », «pommiers »

San Francisco

Amérique

« larges rues, maisons basses bien alignées, églises et temples d’un gothique anglo-saxon », « rues et […] avenues, se coupant à angles droits, entre lesquels s’épanouissaient des squares verdoyants, puis une ville chinoise qui semblait avoir été importée du Céleste Empire dans une boîte à joujoux », « magasins splendides qui offraient à leur étalage des produits du monde entier »

«Américains»,

«Européens», «Chinois», «Indiens »

«cormorans», «pélicans»




Le Grand Lac Salé

Amérique

« Lac admirable, encadré de belles roches sauvages, à larges assises, encroûtées de sel blanc »

« les Mormons »




« champs de blé, de maïs, de sorgho, des prairies luxuriantes, partout des haies de rosiers sauvages, des bouquets d’acacias et d’euphorbes »


Faune et flore asiatiques

Mots croisés : Retrouvez le mot qui correspond à chaque définition.

1) Graminée géante. BAMBOUSIER

2) Bœuf indien qui a sur le garrot une ou deux bosses charnues. ZEBU

3) Crocodile. ALLIGATOR

4) Conifère, emblème du Liban. CEDRE

5) Variété de palmier de l’amande duquel on tire le cachou. AREC

6) Fruit du mangoustanier. MANGOUSTE

7) Arbre d’Asie tropicale réputé pour sa dureté et dont on se sert pour fabriquer des meubles. TECK

8) Oiseaux de Chine à longues ailes et courte queue carrée. SALANGANES

9) Arbre qui porte le girofle. GIROFLIER

10) Variété de palmiers. LATANIER

11) Arbrisseau qui porte le poivre. POIVRIER

12) Palmier qui produit le sagou. SAGOUTIER

13) Terrain où l’on cultive le riz. RIZIERE

14) Végétal qui porte la muscade. MUSCADIER

15) Pachyderme. ELEPHANT

16) Arbre qui porte les dattes. PALMIER

17) Échassier. HERON

18) Animal très imitateur. SINGE

19) Mammifère carnassier de la famille des félidés, au pelage roux rayé de noir. TIGRE
Le vocabulaire de la navigation

À l’aide des définitions suivantes, retrouvez les termes que Jules Verne emploie dans son roman.

1) Petite voile triangulaire dont on fait usage pendant la tempête. TOURMENTIN

2) Pièces de bois qu’on ajoute à chaque bout de vergue du grand mât et du mât de misaine et qui servent à porter des bonnettes quand le vent est faible. BOUT DEHORS

3) Pont continu sur toute la longueur du navire. SPARDECK

4) Navire à vapeur. STEAMER

5) Voile attachée au mât d’avant du même nom. MISAINE

6) Bâtiment à deux mâts et dont le plus grand est incliné vers l’arrière. BRICK

7) Ensemble des voiles d’un navire. VOILURE

8) Voile du mât de hune. HUNIER

9) Pièce d’un bois léger servant à porter une voile, plus mince à ses extrémités qu’à son milieu. VERGUE

10) « Rétablir ses voiles au … » : réduire les voiles à leur plus petite dimension. BAS RIS

11) Pièce de bois qui porte les voiles. MAT

12) Pluies fines qui résultent du vent ou du choc des lames. EMBRUNS

13) Voile triangulaire. TRINQUETTE

14) Vagues. LAMES

15) Paquebot qui assure la liaison Yokohama-San Francisco. GENERAL GRANT

16) Navire qu’aurait dû emprunter Phileas Fogg. CARNATIC

17) Paquebot qui relie l’Inde au Japon. RANGOON

18) Premier paquebot à bord duquel voyagent Fogg et Passepartout. MONGOLIA

19) Grand navire à voile et à vapeur servant au transport des passagers. PAQUEBOT

20) Bâtiment à deux mâts. GOELETTE
Comprendre le décalage horaire.

Remarque : Londres se situe sur le méridien de Greenwich, méridien qui définit les hémisphères est-ouest. Le décalage horaire est calculé à partir de ce méridien.


VILLE

DECALAGE HORAIRE

HEURE LOCALE

Londres

0

20 h 45 (2/10/1872)

Paris

+1

21 h 45

Brindisi

+1

21 h 45

Suez

+2

22 h 45

Bombay

+5h30

2 h 15 (3/10/1872)

Singapore

+8

4 h 45

Hong Kong

+8

4 h 45

San Francisco

-8

12 h 45 (2/10/1872)

Ohama (Nebraska)

-6

14 h 45

Chicago

-6

14 h 45

New York

-5

15 h 45


Ligne du changement de date.
VIII. SCHEMA NARRATIF
- Situation initiale : Nous faisons la rencontre du protagoniste, Phileas Fogg, gentleman anglais passant aux yeux de tous pour un excentrique. Le narrateur décrit ses habitudes de vie. Nous apprenons également qu’il a renvoyé son précédent valet de chambre car celui-ci s’était « rendu coupable de lui avoir apporté pour sa barbe de l’eau à quatre-vingt-quatre degrés Fahrenheit au lieu de quatre-vingt-six » (p. 12). Le jeune Passepartout se présente alors pour entrer à son service.

- Élément perturbateur : Au Reform-Club où il a l’habitude de passer son temps, Phileas Fogg fait avec ses compagnons un pari hors du commun : il assure qu’il pourra faire le tour du monde en 80 jours.

- Péripéties : Phileas Fogg rentre aussitôt chez lui et fait préparer son départ. Passepartout et lui se rendent immédiatement à la gare de Londres : le périple commence. Ils sillonnent le globe, route vers l’est : Paris, Turin, Brindisi, Suez, Aden, Bombay. Alors qu’ils doivent rejoindre Calcutta, le train s’immobilise : la voie n’était pas achevée. Phileas, Passepartout ainsi qu’un autre passager, Sir Francis Cromarty, sont contraints à rejoindre Allahabad à dos d’éléphant. Dans la forêt indienne, ils croisent une procession non moins surprenante, et le guide parsi leur confie qu’une jeune veuve va être brûlée vive sur le bûcher, aux côtés de son défunt mari. Choqués par la barbarie d’une telle coutume, ils lui viennent en aide.

À Allahabad, ils reprennent un train vers Calcutta en compagnie de la jeune et belle veuve, qu’ils décident de conduire à Hong Kong. Mais ils sont arrêtés par la police locale car Passepartout était entré chaussé dans la pagode de Pillaji, se rendant ainsi coupable de blasphème. Relâchés après avoir payé une caution, ils prennent le bateau pour Hong Kong, via Singapore. Ils doivent ensuite prendre un paquebot pour San Francisco, mais le rusé inspecteur Fix, qui les suivait depuis Suez, a tant fait boire Passepartout que ce dernier n’a pas prévenu son maître du départ avancé du bateau. Fogg et Mrs. Aouda sont donc contraints de rejoindre la côte américaine par leurs propres moyens. Ils empruntent une goélette jusqu’à Shangaï, sont récupérés par un steamer et naviguent jusqu’à Yokohama, où ils retrouvent Passepartout. La traversée de l’océan Pacifique se fait sans encombre. Mais le train qui devait les conduire à New York est attaqué par les Indiens à la station du fort Kearney ; Passepartout est kidnappé et le gentleman londonien part le délivrer. Ils rejoignent ensuite Omaha en traîneau, puis Chicago et New York en train. Contre toute attente, ils manquent de peu le paquebot qui assurait la traversée de l’Atlantique. Ne pouvant attendre le prochain voyage, ils parviennent à monter à bord d’un navire de commerce en partance pour Bordeaux, que Fogg détourne vers Queenstown. Là, ils prennent le train pour Liverpool. L’inspecteur Fix, qui avait fait son possible pour que Fogg regagne l’Angleterre au plus vite, arrête le protagoniste. Alors qu’il est en prison, on apprend que le véritable voleur a été arrêté quelques jours plus tôt.

- Élément de résolution : La compagnie regagne Londres avec un retard de cinq minutes. Le pari est perdu et Phileas ne prend même pas la peine de se rendre au Reform-Club. Il met en ordre ses affaires, chez lui, en compagnie de Mrs. Aouda, qui lui avoue son amour et lui demande de l’épouser. Fogg accepte et confie à Passepartout la tâche d’aller solliciter le révérend.

Situation finale : Le valet s’aperçoit que ce n’est pas dimanche comme ils le croyaient tous, mais samedi : le pari prendra fin dans quelques minutes. Il court prévenir son maître qui rejoint sur-le-champ le Reform-Club : le pari est réussi !
LA STRUCTURE DU ROMAN
La structure narrative est assez complexe, puisque nous avons affaire à un roman d’aventures dans lequel s’insère une enquête policière. Au premier abord la chronologie du roman suit le périple annoncé dans les premières pages, mais de nombreuses péripéties viennent perturber cette « orbite autour du globe terrestre » (p. 90). Afin de ne pas laisser le lecteur dans l’incompréhension, le narrateur effectue au chapitre 22 un retour en arrière qui nous renseigne sur ce qu’est devenu Passepartout, puis au chapitre 24, il raconte comment Fogg a su se tirer d’un mauvais pas et comment il est parvenu à retrouver la trace de son valet. Au début et à la fin du roman, de courts passages signalent l’activité fébrile de ceux qui suivent de près le pari de Fogg (chap. 5 et 36). Comme de coutume dans les romans du XIXe siècle appelés « romans fleuve », le discours descriptif occupe une grande place. Il faut distinguer quatre types de descriptions : 11

- Les portraits dont le rôle est de présenter les principaux personnages du roman (celui de Phileas Fogg, le plus long, aux pages 7à 11, 15 à 17, celui de Passepartout, aux pages 17-18, celui de Fix, page 48, celui de Mrs. Aouda, page 131).

- Les descriptions des moyens de transport utilisés (p. 17, 147, 195, 235, 253-257, 314), des sites traversés et des populations rencontrées (p. 74, 76, 79-82, 91-93, 129, 134-136, 149-150, 159-160, 176, 215-219, 244-245, 260, 268-269) dont la fonction est informative et éclaire un public non initié. Elles sont les plus nombreuses.

- La description de la procession indoue (p. 108-111) dont l’intérêt est dramatique : elle permet de faire une pause dans le récit, de ménager le suspense et de retarder une rencontre qui aura son importance dans la suite du récit.

- La description minutieuse du temps écoulé depuis le départ de Londres. Cette dimension temporelle est indissociable de celle de l’espace, comme le précise le titre du roman. Les précisions temporelles sont omniprésentes dans le récit et cela n’est pas surprenant si l’on considère que Fogg est un « personnage monomaniaque par excellence au regard de son attitude et de son comportement face au temps » (L. Dupuy). Une telle description, outre qu’elle informe les lecteurs du temps nécessaire à la traversée des continents et des océans, est le ressort de l’intrigue puisqu’elle permettra de justifier la réussite du protagoniste.

Le roman a aussi une dimension explicative dont les objectifs sont encore une fois d’informer le lecteur et d’assurer une complète compréhension du dénouement en en assurant la vraisemblance. Le passage explicatif le plus important est celui qui démontre la raison pour laquelle Fogg a réussi à gagner son pari : p. 369-370.
IX. ORIGINALITE DE L’OEUVRE
Nous l’avons vu, ce roman est incontestablement un roman d’aventures dans lequel se mêle une enquête policière. Mais il a également, comme de nombreux autres romans de Jules Verne, un caractère scientifique.


  1. Un roman géographique


Le thème même du roman permet à l’auteur de faire une description précise des lieux traversés par le protagoniste et son valet, ainsi que le temps nécessaire pour passer d’un endroit à l’autre. Ainsi nous pouvons constater qu’il leur a fallu six jours et demi, soit 158 heures et 30 minutes pour parvenir à Suez (p. 60). Les indications géographiques et temporelles sont intimement liées.

Chaque ville traversée est scrupuleusement décrite : ses curiosités, sa végétation, ses habitants, parfois même son climat, ses coutumes ou sa faune (cf. description de Moka, p. 74, de paysages indiens p. 91-93, de la vallée du Gange p. 134-135…). La topographie n’est pas non plus oubliée. Très réalistes, ces descriptions sont le résultat d’un travail fort documenté de la part de l’auteur. L’accent est également mis sur l’immensité de l’Empire britannique qui s’étend jusqu’à Hong Kong, en passant par l’Inde. Une explication géographique et historique est d’ailleurs apportée au lecteur aux pages 79 et 80 :

« Personne n’ignore que l’Inde – ce grand triangle renversé dont la base est au nord et la pointe au sud – comprend une superficie de quatorze cents milles carrés, sur laquelle est inégalement répandue une population de cent quatre-vingts millions d’habitants. Le gouvernement britannique exerce une domination réelle sur une certaine partie de cet immense pays. Il entretient un gouverneur général à Calcutta, des gouverneurs à Madras, à Bombay, au Bengale, et un lieutenant-gouverneur à Agra. Mais l’Inde anglaise proprement dite ne compte qu’une superficie de sept cents milles carrés et une population de cent à cent dix millions d’habitants. […] Depuis 1756 – époque à laquelle fut fondé le premier établissement anglais sur l’emplacement aujourd’hui occupé par la ville de Madras – jusqu’à cette année dans laquelle éclata la grande insurrection des cipayes, la célèbre Compagnie des Indes fut toute puissante. Elle s’annexait peu à peu les diverses provinces, achetées aux rajahs au prix de rentes qu’elle payait peu ou point ; elle nommait son gouverneur général et tous ses employés civils ou militaires ; mais maintenant elle n’existe plus, et les possessions anglaises de l’Inde relèvent directement de la couronne. »


  1. Le décalage horaire


Bien que Phileas Fogg ait noté avec précision l’heure d’arrivée et de départ à chacune de ses étapes, il semble avoir oublié le principe du décalage horaire. Passepartout lui-même ne semble pas vouloir en tenir compte (cf. chapitre 8). Ce principe devient alors un élément de résolution à part entière, puisqu’il justifie à lui seul la réussite du protagoniste. Le narrateur, nous l’avons vu, l’évoque au chapitre 8, mais n’en fait plus cas dans la suite du roman, si ce n’est au chapitre 37, à la bonne surprise du lecteur qui avait également oublié ce principe élémentaire.


  1. Un catalogue précis des transports


Le roman fournit de précieux renseignements concernant les moyens de transport utilisés à la fin du XIXe siècle.

a) Les bateaux
Trois sortes de bateaux sont décrits dans le roman : des paquebots (le Mongolia, le Rangoon, le Carnatic, le Général Grant) dont la particularité est d’être rapides et imposants, une goélette, la Tankadère qui ressemble à « un yacht de course » et un navire de commerce, l’Henrietta. Les descriptions mélioratives de chaque paquebot emprunté par le protagoniste est une occasion pour l’auteur de vanter les mérites de ce nouveau moyen de transport désormais capable de traverser les mers et les océans, rendant chaque contrée, même la plus lointaine, plus accessible.
b) Le chemin de fer
Moyen de transport né au début du XIXe siècle et qui s’est considérablement développé au cours du même siècle, le train est le moyen de transport par excellence qui permet au protagoniste et à sa troupe de traverser des contrées entières : la France, l’Italie, l’Inde, l’Amérique du Nord et l’Angleterre.

Le gouvernement britannique entame la construction de cet immense réseau ferroviaire : le 16 avril 1853 le premier train de voyageurs parcourt pour la première fois les 34 km qui séparent Bombay de Thana. Le narrateur remarque par ailleurs que la ligne s’interrompt à Kholby pour reprendre à Allahabad.

De nombreuses descriptions quant au traçage des lignes en Inde et en Amérique du Nord montrent qu’à la fin du XIXe siècle, l’homme et la machine ont su déjouer les obstacles naturels afin de dominer les distances. Mais malgré sa capacité à dompter les kilomètres, l’homme moderne n’a pas encore pu éviter les aléas des contrées sauvages qu’il traverse et ne se trouve pas en totale sécurité : c’est ce que l’attaque des Sioux (chapitre 29) veut nous laisser entendre.
Conclusion :
Outre l’intérêt narratif et stylistique, ce roman est également une source d’informations non négligeable pour le lecteur de l’époque. Jules Verne y aborde la géographie, la topographie et l’architecture précises des lieux que son protagoniste traverse, mais il décrit aussi les us et coutumes de ces peuples que peu de contemporains connaissent. Les références historiques ne sont pas oubliées non plus.


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