Cours introduction








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II ) Les origines théoriques de l'analyse des groupes en psychosociologie

2.1 ) L'introduction de la sociométrie

- La sociométrie est une technique qui se développe dans les années 30 et qui peut se définir comme la science des groupes.

Objectif : étudier scientifiquement les groupes.

Moreno : père de la sociométrie.

- Techniques pour étudier les groupes :

-psychodrame : ont fait jouer un rôle à des individus et on observe leurs réactions.

-sociométrie : mesurer objectivement les relations entre individus.

-expériences en labo : prendre des groupes d'individus, on les place dans des situations fictives et on mesure leurs comportements.

Exemple : expérience de cartes à jouer.
2.2 ) Intérêts et limites de ces recherches

Intérêts

 mesurer des variables et des phénomènes de la vie des groupes : influence, conformisme, pression du groupe, leadership, dépendance vis-à-vis du groupe.

 mettre en évidence des « lois de groupe » c'est-à-dire des corrélations entre variables.

 permettre d'étudier avec vigueur la communication dans un groupe.

Limites

- Ces expériences isolent le groupe de l'environnement car se déroulent en laboratoire (= artificielles).

- Une science des comportements est possible.

- L'objectivité totale n'est pas possible.
III ) Influence du groupe sur les individus

Sous l'influence de groupe, les comportements vont changer.

2 types d’ influence :

influence majoritaire : l’ individu se soumet à la majorité et on aura des phénomènes de normalisation, de conformisme.

Expérience de soumission à l'autorité.
influence minoritaire: dans quelles conditions une minorité peut influencer la majorité ?
3.1 ) La normalisation : l’expérience de Sherif

- Il veut montrer que les individus d'un groupe construisent des savoirs partagés, de normes communes, des repères et des représentations communes.

- L’expérience sur l’autocinétique

- Expériences en labo avec des individus cobayes.

Départ : situation sans repères/normes pour montrer que les individus vont construire une norme commune.

Ils recrutent des étudiants de l'université de Washington et de Columbia.

Il place les individus dans une salle noire et on faire apparaître une petite lumière pendant 5 secondes et elle ne bouge pas.

Phénomène d’autocinétique, les individus pensent que la lumière bouge.

Question : de combien de centimètres a bougé la lumière ?
2ème expérience

1-les individus entreront groupe dans la pièce + réponse puis un individu entre seul + réponse.

1-un individu entre seul dans la pièce puis ils entrent en groupe.
Résultats

expérience 1 : au bout d'un certain temps, les individus établissent une norme commune leurs réponses deviennent très semblables.

Quand ils sont seuls dans la pièce, il garde les mêmes repères.

Isolés, ils donnent les mêmes réponses.
expérience 2 : tout seul, les individus donnent des réponses très différentes : chacun a construit son propre repère.

En groupe, leurs réponses convergent.
Conclusions de cette expérience

Comment interpréter l'expérience :

 on note un désir d’être conforme au groupe.

 un individu doit construire un repère.

En groupe, les individus construisent inconsciemment un repère collectif, c'est-à-dire que c'est le groupe qui le construit.

La perception des autres se fond dans celle des autres.

Sherif pense avoir trouvé les fondements psychologiques de la création de normes.
3.2 ) Conformisme : l’expérience de Asch

- Il veut démontrer que les individus peuvent avoir des comportements contraires à leur bon sens car suivisme (conformisme au groupe).

- Le cadre de l'expérience

Expérience sur des étudiants groupe de 7 environ.

On leur dit : expérience sur la vision/perception.

On leur montre une 1ère carte où il y a un segment(I) et une 2ème carte où il y en a 3 (III).

Jeu truqué :8 étudiants sur 9 ont pour consigne de donner une mauvaise réponse.
Résultats

Celui qui est tout seul (sujets naïf) est gêné, parle tout bas, est déstabilisé.

Au bout de quelques tours, 40 % des individus donnent des réponses fausses pour se conformer au groupe. Ce ralliement est réel deux utilisées à 3 personnes face à 1 seul.

Si on agrandit l'écart entre le trois segments, on a encore plus de 30 % des individus qui donnent des réponses fausses pour se conformer.

Quand on interroge les naïfs et ceux qui ont donné une bonne réponse, ils se disent angoissés, perturbés, souffrir de troubles de vision.

Donc désir très fort des individus d'être en harmonie avec le groupe ce qui conduit certains individus à abdiquer, abandonner (perdre leur bon sens juste pour être en accord avec le groupe).

Phénomène de conformisme, poids du groupe donc très fort.
3.3 ) La soumission à l'autorité : l'expérience de Milgram

L'expérience

- La soumission à l'autorité : expérience de Milgram (1974).

- Il va faire l'expérience sur la soumission des individus à l'autorité.

- L'autorité et le groupe peuvent conduire les individus à accomplir des actes qu'ils n'auraient jamais accomplis tout seul.

- Milgram recrute beaucoup de cobayes par petites annonces : expérience sur la mémoire, cobayes rémunérés 5 dollars par jour, ils appartiennent à toutes les couches de la société.

- On tire au sort pour savoir qui seront ceux qui feront l’expérience sur la mémoire et ceux qui feront les moniteurs qui sanctionneront les erreurs.

- On leur dit expérience sur la mémoire a pour but voir les réactions des individus face aux sanctions.

- Tirage au centre truqué : cobayes = moniteurs, élèves = comédiens.

Expérience : un élève sur une chaise électrique. Un moniteur déclenche une décharge à chaque erreur. Plus l'élève fait d'erreurs, plus la décharge augmente.

En face, il y a des scientifiques (experts sur la mémoire) en blouse blanche qui encouragent à donner des sanctions.

Les décharges sont fictives et un élève comédien mime la douleur.

Que font les moniteurs ?
Les résultats

2/3 des individus vont accepter d'envoyer des décharges croissantes : des décharges mortelles encouragées par les médecins.
Malgré leurs sentiments, 2/3 se soumettent à l'autorité et acceptent la décharge mortelle.

Dans les individus sont tous seuls face à l'élève et qui ne sont encouragés par que les scientifiques, ils ne vont pas jusqu'à la décharge mortelle. Ils arrêtent avant pour la grande majorité.
A un moment donné de l'expérience, d'autres scientifiques entrent dans la pièce et ordonne de tout arrêter : il y a un conflit entre différents scientifiques.

Face à ce conflit, beaucoup d’individus arrêtent l’expérience et n’envoient plus de décharge.

Quand il y a un conflit d'autorité, la soumission est beaucoup moins importante.

Certains sujets refusent d'aller jusqu'au bout.
Conclusions

 Cette expérience montre le pouvoir du groupe dans la soumission à l'autorité.
 cette expérience montre le pouvoir des experts, des scientifiques : des individus jugés compétents.
 quand l'autorité est divisée, l'obéissance est moins efficace, elle vacille.
3.4 ) L’influence des minorités

L'influence perceptive : l'expérience de Moscovocilage et Naffrechoux

La perception d'un groupe peut être influencée par une minorité.

- Expérience en regroupant différents individus qui consiste à montrer aux groupes la même diapositive : cercle bleu.

- Deux individus disent parfois que le cercle est vert.

Dans un 1er temps, les deux individus n'ont pas influence forte : seulement 10 % des autres changent d’avis (cercle vert).

- Dans un 2ème temps, on montre une diapositive bleue, verte et entre les 2.

- Ils vont être influencés en désignant comme vertes toutes les diapositives entre les 2 couleurs.

- La minorité a une influence à long terme en modifiant leur perception et leurs codes de perception.

- Leur perception a été modifiée.

- Cette influence ne se fait pas à n'importe quelles conditions.
Les conditions de l'influence minoritaire

- Il faut que la minorité appartienne au groupe.

- La minorité doit être considérée indépendante par rapport à la direction, autorité extérieure etc.

- L'attitude, la motivation, le sérieux des arguments, la fermeté dans le discours, la capacité à faire de petites concessions à la majorité de la part de la minorité.

- L'influence dépend aussi du point de vue initial de la majorité.


Section 2 : Les Changements D'attitude

On va voir comment on peut modifier le comportement des groupes.

Attitude : c’est un certain type de réaction qui révèle des valeurs et des préférences.

Exemple : l'enthousiasme ( attitude positive ), résistance, hostilité (attitudes négatives).

Quels sont les méthodes les plus efficaces pour changer les attitudes de groupe ?
I ) Décision de groupe et changement social : expérience de Bavelas et Lewin

1 ) Le cadre de l'expérience

L'expérience se déroule aux USA pendant la 2nde guerre mondiale.

Le problème : changer le comportement alimentaire des individus, et en particulier de leur faire manger des bons morceaux de viande que les gens n’aiment pas pour faire face à la pénurie des autres viandes.

Le gouvernement fait une étude.

- Il y a de normes sociales (dégoût, aversion) qui sont une résistance aux changements.

- Expérience auprès des ménagères en formant 6 groupes de 15 à 17 personnes.

On teste différentes méthodes de persuasion.

2 ) Les différentes techniques de persuasion

L’exposé, la conférence : pratiqué sur 3 groupes de ménagères.

On leur fait un exposé sur le problème de la guerre et de la pénurie, sur les efforts à faire, et sur la qualité de ces morceaux de viande (tripes, rognons) et montrer qu'ils sont économiques,

à la fin, on leur distribue des rillettes.

On mesure ensuite les changements 1 mois plus tard : 3 % des ménagères ont changé leur attitude (échec ).
La discussion, décision de groupe : on réunit les 3 groupes entiers et on leur fait un exposé de quelques minutes sur le problème.

Puis une discussion est engagée avec le groupe ( si vous deviez changé que feriez vous ?..).

Les obstacles vont alors émerger d’eux-mêmes :le dégoût, la répulsion.

Apres ça, on leur propose alors des récoltes, les mêmes que précédemment mais à un moment où le groupe est plus réceptif.

A la fin, on demande quelles ménagères vont changer en levant le doigt.

Résultat : un mois après, 32% des ménagères ont changé leurs habitudes.

3 ) Conclusions

- Le changement est plus fort quand la décision est prise de collectivement et quand il y a un engagement individuel dans le cadre collectif.

- Le groupe crée un effet d’adhésion.

- La discussion fait vivre le groupe et dans ce cas là, on a un phénomène d’influence, de dynamique de groupe.

- A l’inverse, l’exposé crée un isolement entre les individus.

- Le changement est plus important quand le groupe a découvert lui-même les problèmes et découvre aussi les solutions.

- L’important est la participation, l’implication.
II ) Jeux de rôle et dissonance cognitive

2.1 ) Les jeux de rôle

- Le principe des jeux de rôle

- Le principe est simple :pour modifier les attitudes des individus, on peut leur faire jouer un rôle qui n’est pas celui qu’ils ont habituellement.

- Chacun va défendre le point de vue de l’autre :ça influence le changement des comportements des individus seulement à 2 conditions :

 faut que le rôle soit gratifiant pour les individus.

 faut que le joueur comprenne par lui-même la nouvelle situation.
L’expérience de Scott

- L’expérience porte sur la récompense dans les années 60 sur les étudiants en psychologie.

- On leur demande de remplir un questionnaires sur différents sujets.

- On sélectionne 60 étudiants ayant apporté des réponses très claires, on les réunit en leur demandant de débattre et de défendre une opinion contraire à la leur.

- Ensuite, on demande au public d’élire les meilleurs avocats et on les récompense : élection truquée (la moitié des étudiants).

- Un mois plus tard, on leur donne le même questionnaire et les gagnants ont changé d'attitude en se reprochant de l'opinion qu'ils avaient défendue alors que les perdants ont radicalisé leur attitude de départ.

- Un jeu de rôle peut donc être efficace à condition qu'il doit être gratifiant, s'il y a un encouragement de groupe.
Jeux de rôle et négociation

- Dans les négociations, le jeu de rôle est très utilisé pour faciliter la négociations, principalement entre direction et syndicats.

- On va inverser es rôles.

- Dans les expériences fautes, on constate que le jeu de rôle est efficace si l’individu construit lui-même son discours.
2.2 ) Les phénomènes de dissonance cognitive dans les changements d’attitude

Theorie de Festinger.

- Les individus changent leurs attitude s’ils se retrouvent dans une situation mentale de dissonance cognitive, c’est à dire que sur un problème donné ils sont face à des éléments opposées.

- Cette dissonance/contradiction qui les conduit au changement.

Situation typique : attitude du fumeur qui connaît les travaux scientifiques sur les dangers du tabac et se retrouve dans des situations de dissonance.

C’est cette situation qui peut le conduire à changer de comportement.

Utiliser cette dissonance pour faire changer les attitudes des individus.


III ) Les différents leviers des changements d’attitude

3 niveaux d’action possibles

3.1 ) L’émetteur : celui qui doit persuader les autres

- Les différentes circonstances vont rendre l’action plus ou moins efficace.

- Les représentativités sociales de sa compétence

- Un émetteur est d’autant plus efficace qu’il sera jugé compétent ,qu’il donne l’impression de compétence ( cf expérience de MILGRAM ).
- Les représentations sociales de son apparence

- Les préjugés sur son apparence ont aussi une influence sur l’efficacité de l’action

( expériences faites sur les préjugés racistes ).

3.2 ) Le message

- L’argumentation et la construction du message

- Dans ce qui est transmis, le message doit être bien construit, rationnel et bien ordonné.

- Le début de message :effet de primauté, soin de l’introduction.

- La fin du message :effet de récence ( plus récent dans les mémoires ) telle que la publicité par exemple.
La tonalité du message
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