Résumé Première partie








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André Durand présente

‘’Le rouge et le noir’’

roman de STENDHAL

(1830)
(527 pages)


Gérard Philipe et Danielle Darrieux

dans le film d’Autant-Lara
pour lequel on trouve un résumé

puis successivement l’examen de :

l’intérêt de l’action (page 4)

l’intérêt littéraire (page 11)

l’intérêt documentaire (page 17)

l’intérêt psychologique (page 27)

l’intérêt philosophique (page 45)

la destinée de l’œuvre (page 48)

l’étude d’un passage (page 50).

Bonne lecture !

Résumé
Première partie
Chapitre 1 : Présentation de Verrières, petite ville de Franche-Comté.

Chapitre 2 : En 1830, son maire est l’ultraroyaliste M. de Rênal.

Chapitre 3 : Le curé est le vieil abbé Chélan. M. de Rênal décide d'engager comme précepteur de ses enfants Julien Sorel, le fils d’un charpentier.

Chapitre 4 : Présentation du charpentier et de Julien, jeune homme instruit par de nombreuses lectures et qui, nourri des rêves napoléoniens, aurait voulu devenir soldat, mais qui, par ambition, se destine à l’état ecclésiastique.

Chapitre 5 : Julien, dont la conduite est hypocrite, fait une visite à l'église.

Chapitre 6 : Il est timide devant la jeune et belle Mme de Rênal ; il donne sa première leçon aux enfants.

Chapitre 7 : Mme de Rênal éprouve de la pitié et un intérêt innocent pour Julien.

Chapitre 8 : Croyant à une relation entre Julien et Élisa, sa femme de chambre, elle éprouve une jalousie qui lui fait entrevoir qu'elle aime Julien. Celui-ci voit rapidement dans l'attachement et l'admiration qu’elle lui porte un moyen de s'élever au-dessus de sa condition sociale, et la cour qu'il entreprend, tel un devoir, ressemble quelque peu à une stratégie militaire. Un soir, sous le tilleul, il effleure sa main.

Chapitre 9 : Le sentiment du devoir lui impose de recommencer. M. de Rênal impose ses sévérités. Est ainsi découvert le portrait de Napoléon caché dans la paillasse de Julien ; mais un quiproquo fait éprouver à Mme de Rênal une nouvelle jalousie.

Chapitre 10 : En guise d'excuse, Julien obtient de M. de Rênal une augmentation.

Chapitre 11 : Mme de Rênal, séduite par l’attitude un peu gauche, parfois ombrageuse, et le romantisme de Julien, en dépit de sa piété, est tombée amoureuse de lui. Mais l'idée d'« adultère » la terrifie.

Chapitre 12 : Julien rend visite à son ami Fouqué.

Chapitre 13 : Après avoir songé à conquérir Mme Derville, Julien fait une déclaration à Mme de Rênal.

Chapitre 14 : Il commet des imprudences ; se jugeant humilié, il songe un instant à modifier ses projets.

Chapitre 15 : Il pénètre dans la chambre de Mme de Rênal ; après la réussite de sa tentative, il lui montre de la froideur.

Chapitre 16 : Mme de Rênal est partagée entre le remords et le regret de n'avoir pas connu Julien plus tôt.

Chapitre 17 : Julien est plein de susceptibilité et de méfiance. Avec le temps, il oublie un peu son ambition pour céder au bonheur.

Chapitre 18 : Un roi venant en visite à Verrières, Julien est nommé garde d'honneur ; d’où sa joie et celle de Mme de Rênal. Devant aussi, en tant que jeune clerc, se mettre au service de l'évêque d'Agde, il est étonné devant ses mimiques.

Chapitre 19 : La maladie de son plus jeune fils réveille les remords de Mme de Rênal, mais cette crise augmente l'amour de Julien. Cependant, dans la petite ville, on ne tarde pas à parler de leur amour, et certains esprits malveillants s'empressent de faire naître dans l'esprit de monsieur de Rênal des soupçons quelque peu justifiés. Une lettre anonyme est envoyée.

Chapitre 20 : Mme de Rênal a l'idée de composer de fausses lettres pour détourner les soupçons de son mari.

Chapitre 21 : La vanité de M. de Rênal est blessée ; mais sa femme garde son sang-froid.

Chapitre 22 : Julien dîne chez les Valenod ; M. Valenod est le rival de M. de Rênal.

Chapitre 23 : Les Rênal et Julien connaissent une soirée de gaieté grâce aux histoires d’un chanteur de passage, Geronimo. Julien doit partir au séminaire de Besançon, ce que Mme de Rênal accepte sans égoïsme.

Chapitre 24 : À Besançon, Julien rencontre, dans un café, « la demoiselle du comptoir », Amanda Binet.

Chapitre 25 : Mais il doit entrer au séminaire où il a un entretien avec le directeur, l'abbé Pirard, au cours duquel il s'évanouit.

Chapitre 26 : Julien souffre de la grossièreté de ses compagnons auxquels il est en butte. Il reçoit la visite de Fouqué. Il est victime de l'espionnage de l'abbé Castanède, mais est protégé par l'abbé Pirard.

Chapitre 27 : En dépit de ses précautions, il multiplie les imprudences.

Chapitre 28 : Au cours d’une procession, il entrevoit Mme de Rênal.

Chapitre 29 : Le jour de l'examen, il est victime du jansénisme de son protecteur, l'abbé Pirard, qui lui inspire de la tendresse.

Chapitre 30 : Le marquis de La Mole accepte, sur le conseil de l'abbé Pirard, d'engager Julien comme secrétaire. Julien retourne à Verrières, de nuit, pour revoir Mme de Rênal, lui faire ses adieux ; après quelque résistance, elle s'abandonne à lui.
Seconde partie
Chapitre 1 : L'abbé Pirard fait à Julien des recommandations avant sa présentation à l'hôtel de La Mole.

Chapitre 2 : Le marquis lui montre de la courtoisie. Mais, apercevant Mathilde, la fille adulée du marquis, Julien ressent une certaine aversion pour son type de beauté.

Chapitre 3 : Le fils du marquis déploie des bontés à son égard.

Chapitres 4-5 : Julien s'initie aux subtilités de l'étiquette de l'hôtel.

Chapitre 6 : Un malentendu le conduit à provoquer un chevalier en duel, et donne à M. de La Mole l'idée de le faire passer pour le fils naturel d'un gentilhomme.

Chapitre 7 : La familiarité de M. de La Mole est croissante : il est séduit par l’énergie et la culture de Julien.

Chapitre 8 : Lors d'un bal donné à l'hôtel de Retz, Julien scandalise des jeunes gens bien élevés, mais Mathilde qui, orgueilleuse et romanesque, est lassée des jeunes aristocrates qui lui paraissent manquer absolument de caractère, est séduite par l’individualité originale de ce « plébéien », et décide de le conquérir.

Chapitre 9 : Dans la bibliothèque, elle est froissée de l'indifférence de Julien, puis effrayée par la violence de ses propos.

Chapitre 10 : Elle porte le deuil de son ancêtre, Boniface de La Mole. Julien, impressioné, devient son ami, se demande toutefois si elle feint ou si elle l’aime.

Chapitre 11 : L’« héritière la plus enviée du faubourg Saint-Germain » se dit : « J'aime, c'est clair. ».

Chapitre 12 : De ce moment, elle cesse de s'ennuyer.

Chapitre 13 : Elle écrit à Julien ; craignant d'être victime d'un complot, il prend ses précautions.

Chapitre 14 : Ils échangent des lettres ; elle lui donne un rendez-vous.

Chapitre 15 : Julien hésite à s'y rendre.

Chapitre 16 : Quand Mathilde s'est donnée à lui, Julien éprouve plus d'étonnement que de bonheur ; elle-même a le sentiment d'avoir accompli un devoir.

Chapitre 17 : Julien la menace d'une épée et elle en est heureuse.

Chapitre 18 : Après lui avoir donné des preuves d’amour, partagée entre celui-ci et l’orgueil, elle se montre distante et hautaine, et son mépris soudain désespère Julien.

Chapitre 19 : Il s'introduit dans sa chambre et ils connaissent le bonheur. Mais, ensuite, Mathilde montre de nouveau de la froideur. Au moment où elle paraît se détacher de lui, il éprouve vraiment de l’amour pour elle.

Chapitre 20 : Tourmenté par son amour, Julien est de plus en plus malheureux, est « gauche et timide devant elle » au point de briser un vase du Japon.

Chapitres 21-23 : Julien devient l’homme de confiance du marquis de La Mole dans une conspiration d'ultras.

Chapitres 24-28 : À Strasbourg, il reçoit des conseils de stratégie amoureuse du prince Korasoff : il fait alors la cour à la maréchale de Fervaques et lui adresse une correspondance assidue.

Chapitres 29-31 : Il excite ainsi la jalousie de Mathilde, qui est vaincue.

Chapitre 32 : Lorsqu’elle découvre qu'elle est enceinte, elle en fait part à son père.

Chapitre 33 : M. de La Mole est hors de lui ; tandis que Julien est prêt à se tuer, Mathilde montre tant de détermination et exerce tant de pressions sur son père que, en prenant son parti, il cède.

Chapitre 34 : Le marquis fait de son futur gendre le chevalier Julien Sorel de La Vernaye, le dote richement et le fait nommer lieutenant de hussards. Sa joie est sans bornes.

Chapitre 35 : Dans un accès de remords et de jalousie, poussée par son confesseur, madame de Rênal envoie une lettre au marquis dans laquelle elle dépeint son ancien amant comme un vil séducteur. M. de La Mole demande à sa fille de renoncer à cet «homme vil». Prévenu par Mathilde, Julien la quitte brusquement, se précipite à Verrières et, dans l'église, au moment de l'élévation, tire deux coups de feu sur Mme de Rênal qui n’est que blessée. Chapitre 36 : En prison, il apprend que Mme de Rênal est vivante. « Elle vivra pour me pardonner et pour m'aimer », pense-t-il.

Chapitre 37 : Il reçoit la visite de l'abbé Chélan et celle de Fouqué.

Chapitre 38 : L'abbé de Frilair s’emploie à des menées secrètes.

Chapitre 39 : Julien, qui est éperdument amoureux de Mme de Rênal, a des projets pour l'enfant que porte Mathilde qui, fougueuse, s'acharne à le faire libérer.

Chapitre 40 : Mme de Rênal écrit aux jurés pour tenter de sauver Julien.

Chapitre 41 : Au procès, Julien est condamné à mort.

Chapitre 42 : Malgré les supplications de Mathilde, il refuse de faire appel car il est conscient de l'acte qu'il a commis et accepte le verdict.

Chapitre 43 : Il reçoit la visite de Mme de Rênal à qui son amour toujours vivace a dicté le pardon. .

Chapitre 44 : Il reçoit la visite de son père. Il est résolu devant la mort.

Chapitre 45 : Entre les deux femmes, Julien reste indifférent devant Mathilde qui est jalouse jusqu'à l'égarement de Mme de Rênal avec laquelle il connaît le bonheur en dépit de l’attente de la mort. Il est décapité. Dans la voiture qui suit le cortège funèbre, Mathilde de La Mole, réitérant le geste de Marguerite de Navarre envers un de ses ancêtres, tient sur ses genoux la tête du condamné. Quant à Mme de Rênal, ne tente pas de se suicider mais meurt trois jours après, en embrassant ses enfants.

Analyse
(la pagination indiquée est celle de l’édition du Livre de poche)
Intérêt de l'action
Stendhal, qui disait que «le roman doit raconter», que c'est «un livre qui amuse en racontant», fut très soucieux de l'action. Cependant, il ne montra pas d'originalité, ne voulant pas se laisser aller à des affabulations romanesques.

Or lui, qui pensait qu'il n'y avait plus d'exemples de volonté, d'énergie, de passion, d'idéal, que dans le peuple, trouva, dans “La gazette des tribunaux” dont il était un fervent lecteur, deux faits divers où il vit la preuve que, «même en France, même sous la Restauration, l'amour et la jalousie pouvaient être des sources d'énergie, au moins dans les classes modestes.» Ces faits divers, l'affaire Lafargue (ouvrier qui était amoureux d'une femme mariée qui voulut rompre : il se vengea en la tuant) et, surtout, l'affaire Antoine Berthet (fils d’un maréchal-ferrant, il fut admis au séminaire de Grenoble [la ville natale de Stendhal] ; mais, très malade, il fut obligé d'interrompre ses études et devint précepteur dans une famille riche ; il fut alors accusé d'avoir une liaison avec la maîtresse de maison ; renvoyé, il reprit du service dans la maison voisine où il fut soupçonné de séduire la mère de ses élèves ; persécuté par son ancienne maîtresse qui ne supporta pas d'avoir été si facilement remplacée, il se vengea et lui tira dessus ; il fut ensuite condamné à mort et guillotiné) sont à l'origine du roman dont l’idée lui vint en 1828, au cours d'un voyage à Marseille. En proie à la fièvre de l'improvisation, il se lança, pendant un mois, dans l'ébauche de ce nouvel ouvrage qu'il intitula provisoirement “Julien”.

De retour à Paris, il reprit son roman en janvier 1830 et, pendant onze mois, écrivit sur un rythme napoléonien, se débonda dans une frénésie de création, le livre paraissant le 13 novembre 1830. Cependant, comme il n'avait pas d'esprit inventif, comme, confia-t-il dans une lettre, «dans les romans, l’aventure ne signifie rien. Ce qu’il faut au contraire se rappeler, ce sont les caractères.», il apprécia «l'avantage de travailler sur un conte tout fait», et ne modifia donc que très peu les données réelles, accepta le cadre commode que l'actualité lui apportait. Il reste qu’il inséra le fait divers sordide dans une structure étudiée, dans une atmosphère décrite avec minutie et, surtout, le centra sur un personnage psychologiquement très développé.

Il alla chercher au fond de lui-même les caractéristiques principales de Julien Sorel, lui faisant accomplir un périple qu'il aurait pu vivre lui-même, laissant jaillir, à l’âge de quarante-six ans, des souvenirs d'émotions et des réflexions qu'il avait accumulés pendant de longues années d'amour, de lectures, de musique, de voyages, de rêves. La création étant chez lui, comme chez tous les grands écrivains, le fruit d'une synthèse, il emprunta à plusieurs personnes réelles des traits de caractère qu'il n'a attribués qu'à un seul personnage, comme cela semble le cas pour Mathilde de La Mole, tandis que, inversement, les souvenirs qu’il avait de son père lui ont servi à noircir à la fois le portrait du père Sorel et celui de M. de Rênal.

Au cours d'un véritable travail de maturation, l'oeuvre s'est encore enrichie d'une foule d'anecdotes ou de personnages fournis par le XIXe siècle, et il a procédé à une véritable transposition romanesque :

- en donnant à Mme de Rênal une puissance de passion plus concevable dans l'Italie du XVIe siècle que dans une tranquille petite ville de la province française sous la Restauration ;

- en faisant de Mathilde de La Mole, fille d'un noble ultra de 1830, une personne «faite pour vivre avec les héros du Moyen Âge» ;

- surtout, en donnant à Julien Sorel sa propre sensibilité et en en faisant le représentant d'une époque et d'une génération. Les deux séductions réussies par Antoine Berthet devinrent, chez lui, deux sortes d'amours, deux étapes dans une ascension sociale qui est compromise par la révélation surprenante de la passion, mais permet l'accession au bonheur quand toute ambition est abandonnée.

Stendhal n'avait jamais «songé à l'art de faire un roman» : «Je ne me doutais pas des règles. Je compose vingt ou trente pages puis j'ai besoin de me distraire. Le lendemain matin, j'ai tout oublié, mais, en lisant les trois ou quatre dernières pages du chapitre de la veille, le chapitre du lendemain me vient», confia-t-il dix ans plus tard à Balzac. Aussi a-t-il composé son roman sans plan («Le plan fait d'avance me glace. Je ne puis faire le plan qu'après, et en analysant ce que j'ai trouvé.»), selon son état d'esprit quotidien, procédant par saccades, par un chapelet d'improvisations («Mon talent, s'il y a talent, est celui d'improvisateur») qui reflètent l'évolution des personnages, et c’est pourquoi, parfois, les transitions manquent.

Le titre définitif ne fut adopté qu'en mai 1830. Les chapitres ont aussi des titres, sauf les quatre derniers.
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