Mémoire présenté par Maxime legrand pour l’acquisition de








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Université de Lille-III,

UFR Arts et Culture

Département des [ARTS PLASTIQUES]





Mémoire présenté par Maxime LEGRAND pour l’acquisition de

la deuxième année de MASTER

Sous la direction de Nathalie DELBARD

2009/2010

SOMMAIRE


1ere partie: L'ART DANS LA RUE
CHAPITRE 1:Naissance d'un mouvement


  1. La naissance de l'art urbain

  2. Du graffiti au post-graffiti: le Street Art



CHAPITRE 2: LE M.U.R.: structure d'exposition


  1. Présentation du projet du M.U.R.


a) l'initiateur: Jean Faucheur

b) Naissance d'un lieu
2)Un musée éphémère à ciel ouvert
a) Un lieu d'exposition du street art

b) Spécificité d'un processus de création inédit
CHAPITRE 3: HORS DU M.U.R.

1)Militantisme pour une démocratisation de l'art urbain
a) Les activités parallèles

b) Les expositions et collaborations
DEUXIEME PARTIE/ S'EXPOSER ET EXPOSER; De la rue à la galerie

CHAPITRE 4: Les oeuvres, les artistes, les techniques


  1. L'affiche: un support à part entière.

  2. Nature et origine des oeuvres


a)graffiti

b) pochoirs

c)images imprimées

d)photos d'arts


CHAPITRE 5: S'EXPOSER ET EXPOSER


    1. singularité des procédés d'exposition: exemples

a)Jr

b) L'atlas


CHAPITRE 6: « NE DANS LA RUE :GRAFFITI »

1) Le contexte

2) Description et présentation générale

3) Une histoire retranscrite: New York, la naissance du graffiti
CHAPITRE 7 : Parti pris des procédés de présentation
1)Un cabinet de curiosités

2)La porté artistique des oeuvres au sein de l'exposition
CHAPITRE 8: Graffiti et art contemporain

1) Le graffiti comme art contemporain.

    1. Influences du graffiti ou graffiti sous influences



TROISIEME PARTIE: RENCONTRES


  1. Expériences d'artistes


a.L'oeil Partoo

b.Tom-Tom/ Hephaïstos

c.Jean Faucheur


  1. Membres actifs


a. Bob Jeudy

b. Thierry Froger

ANNEXE


AVANT- PROPOS


Cette recherche porte sur un mouvement artistique qui se manifeste dans l'espace urbain. Le  street-art , parfois remplacé par le terme post-graffiti, regroupe les artistes qui ont en commun une activité d'interventions urbaines.
Dans un premier temps, nous traiterons d'un phénomène qui peut-être difficile d'approche par les néophytes, il s'agit du graffiti  au sens moderne du terme, c'est à dire en tant que discipline. Nous définirons les termes propre à cette pratique artistique. Un grand nombre des acteurs de ce mouvement sont issu de générations différentes et de milieux différents. Le problème qui se pose alors et que nous ne pouvons les connaître que sous un pseudonyme ou des initiales les représentant. Cela nous empêchera pour la majorité d'entre eux de se renseigner sur leur biographie.
De plus, nous utiliserons parfois un langage spécifique au mouvement que nous allons traverser, en effet, phénomène en marge de la société, le graffiti s'est codifié au fil des décennies traversées et utilise un vocabulaire qui lui est propre. Des expressions anglaises viendront se coupler dans des phrases françaises, mais afin de ne pas obscurcir la réflexion, un lexique en annexe tentera de nous fournir les explications nécessaires.

INTRODUCTION


Dans la continuité de mon travail de première année, j'ai décidé d'approfondir une réflexion liée au phénomène du street art. « Phénomène » car, désormais, cette pratique, s'apparentant au graffiti, s'imprègne du monde qui l'entoure et le monde s'imprègne de cette culture à part entière. Qu'il s'agisse de la publicité, de la mode, du design, du cinéma, le graffiti est propulsé sur le devant de la scène artistique et commerciale, au travers de divers événements récents qui ont marqué sa culture et qui la propage un peu plus...

Entre commercialisation d'un phénomène à la mode et réel intérêt pour une discipline artistique, la frontière est friable. En effet, quand les grands centres d'art s'emparent d'un phénomène, est-ce à juste titre ou simplement par intérêt?

La question se pose et plus encore quand il s'agit du graffiti puisque celui-ci existe maintenant depuis presque trente ans et que, jusqu'à ces dernières années, rien, ni personne, au sein des institutions, n'a fait en sorte de le promouvoir avant que cela puisse rapporter de l'argent ou avant que ses objets n'aient une valeur marchande!

Cette étude se voudra donc chercher à mettre en exergue les qualités artistiques intrinsèques au phénomène qui se définit généralement sous le terme de « street art » et cela en s'extrayant de tout intéressement marchand puisque je me positionne en tant qu'acteur de cette discipline et que, dans ma conception artistique de l'art de rue, il n'est pas question de faire quelque profit que ce soit. En effet, je pense que le graffiti, et plus largement le street art, sont des disciplines qui amènent leurs acteurs à produire des travaux pour la rue et ses occupants, et non à les produire dans l'attente d'un échange marchand. Il s'agit d'un choix: celui de faire de l'art dans la rue, de manière éphémère, et cela sans rien attendre en retour des efforts fournis hormis peut être un peu de reconnaissance.

Cet état d'esprit, à mon sens originel, se voit communément négligé par le profit que chacun cherche à faire de son travail pour les artistes, ou de ce phénomène pour les galeries et autres institutions. La question se pose d'elle même: pouvons nous faire de l'argent avec le graffiti, qui par essence, relève d'une culture alternative et de contre pouvoir ? Comment le graffiti en vient-il à avoir une valeur marchande?

Tant qu'il est dans la rue, le street art n'est pas une marchandise. A contrario, lorsqu'il sort de son contexte, qu'il s'expose dans des lieux d'art, qu'il fait l'objet d'une récupération, par la mode ou la publicité, en outre dès qu'il sort de sa forme originelle, il prend une valeur marchande puisque tout objet a un prix!

Néanmoins, une exception peut être exposée tout de suite afin de pouvoir développer cette idée: il s'agit de la commande publique. En effet, dans ce cas et d'un commun accord entre les deux partis, artiste et commanditaire, l'oeuvre se négocie et se marchande, mais c'est là une caractéristique intrinsèque à sa nature. En effet, il est normal que l'artiste, répondant à ce que Daniel Buren appelle « un ordre », soit dédommagé pour son travail. Dans, A force de descendre dans la rue, l'art peut-il y monter, Buren requalifie cette notion de commande publique en « demande publique », avec comme différence le fait que dans ce nouveau principe l'oeuvre prenne en compte le contexte, ce qui n'était pas le cas dans la commande publique.

Mais, au sein du travail qui nous occupera ici, la démarche de l'artiste n'est pas de répondre à « un ordre », puisque c'est lui qui se donne l'ordre et c'est lui qui y répond, son choix consiste à travailler dans la rue, y exposer son travail, et ainsi d'en faire don à la rue et ses occupants. Il n'y a donc, dans ce mécanisme, aucune possibilité de monnayer l'oeuvre. Pourtant, le mécanisme retour à celui-ci consiste, après une certaine reconnaissance obtenue dans la rue, à transformer un travail développé dans la rue en une pratique artistique découlant sur des objets qui peuvent avoir un prix. Qu'il s'agisse de toiles, sculptures ou toutes autres productions, cette marque de l'artiste urbain (qu'il soit graffeur, pochoiriste affichiste, etc...) permet désormais de conférer une valeur marchande à des oeuvres d'un nouveau genre. Celles-ci sont issues de la rue, portent en elles sa dynamique, mais s'exposent désormais dans les galeries ou musées.

C'est donc la transformation que subit l'oeuvre qui lui affecte une valeur marchande. Mais quelles sont les causes de cette transformation? Comment les artistes se mettent-ils à produire de l'art de rue qui s'expose dans les galeries? Et pourquoi?

Les artistes exportent leurs oeuvres vers les galeries et autres institutions afin de répondre à de nouvelles problématiques. Par exemple, celle d'une exposition. Ainsi, d'autres territoires s'offrent à eux et de nouveaux questionnements apparaissent: comment l'artiste urbain présente-t-il une oeuvre à l'intérieur? En quoi celle-ci se trouve-t-elle modifiée? Comment la conception d'exposition, en relation avec l'art dans la rue, peut-elle évoluer?

Ces questions sont des exemples de réflexion que nous essayerons de mener au cours de ce travail, mais pas seulement. En effet, si l'une des problématiques de l'art urbain est l'articulation du travail entre la rue et la galerie, la conceptualisation d'expositions estampillées graffiti ou street art amène ces mêmes artistes à revoir les procédés de mise en vue de leurs oeuvres dans la rue, allant même jusqu'à réaliser des expositions sauvages d'envergures.
C'est en 2003 que se crée une association d'artistes et de passionnés d'art de rue. La raison d'être de cette association, dénommée le M.U.R. ( Modulable Urbain Réactif) est de promouvoir la jeune, mais aussi la moins jeune création artistique en milieu urbain. Pour cela, un espace d'exposition est mis en place dans le quartier Oberkampfs du XI ème arrondissement de Paris. Afin de mettre en avant, entre autres, le graffiti et dans un soucis de démocratisation des pratiques artistiques urbaines, le M.U.R et ses protagonistes mettent en place depuis 2007 un cycle régulier d'expositions d'oeuvres inédites et spécialement réalisées pour ce lieu. Afin de répondre à la problématique qui consiste à réfléchir sur comment il est possible d'exposer de l'art de rue, l'association le M.U.R. a créé un concept inédit et original. Exposant des artistes d'univers parfois très différents, elle présente des oeuvres depuis maintenant plus de trois ans dans l'espace urbain. Nous verrons donc ses activités et feront de cette structure le point central de la recherche. En effet, cela nous permettra de nous appuyer sur une collection d'oeuvres éphémères qui nous aidera à nous familiariser avec les techniques, les genres, et les artistes de ces oeuvres.
Pour la seconde fois, Paris recevait, en 2009, une exposition internationale mettant en scène le graffiti: Né dans la rue: GRAFFITI , présentée par la Fondation Cartier pour l'art contemporain. Le phénomène, comme nous l'avons dit, n'est plus nouveau. Les expositions se sont multipliées ces dernières années dans les galeries et autres lieux prisés de l'art (Grand Palais, Fondation Cartier, Palais de Tokyo, TATE Modern,....). En effet, le graffiti s'expose à présent dans les institutions alors qu' il s'exposait déjà, depuis ses débuts, dans des lieux certes moins emblématiques, mais qui ont, au cours des années, acquis une réputation en tant que lieux spécialisés dans la présentation d'artistes urbains et d'expositions des pratiques urbaines ( Galerie Agnès B, Tony Shafrazi, LJ Beaubourg,...).

Pour autant, l'exposition qui nous intéresse ici pose un certain nombre de questions et de problèmes liés à la nature même du graffiti et à sa manière de s'exposer. C'est pour cette raison qu'elle sera un point d'appui important quant à notre réflexion sur les procédés d'exposition d'art urbain. Cette problématique englobe tant la manière dont les artistes vont proposer de mettre en vue leurs oeuvres, que celle dont les commissaires ou autres organisateurs d'exposition vont présenter ces artistes.
Enfin, afin de donner une forme plus vivante à ce travail, et dans le but de créer de la matière de réflexion complémentaire, nous nous entretiendrons avec différents artistes urbains ainsi qu'avec des figures de l'art urbain parisien. Nous aurons compris que le contexte artistique qui va nous occuper n'est pas historique, ou très peu. En effet, il s'agira de parler d'une histoire immédiate qui ne comporte que peu de textes et qui demande donc de trouver des moyens afin de pouvoir enrichir la réflexion. C'est pour cette raison que cette idée de rencontre avec les artistes s'est offerte à moi: quel pourrait être le meilleur moyen de parler de leur art que celui d'en parler directement avec eux? Et c'est aussi pour cela que c'est ce qui occupera notre dernière partie, c'est à dire la retranscription des rencontres que j'ai pu faire au cours de la réalisation de ce travail, en accord, bien entendu, avec le bon vouloir des artistes.

PREMIERE PARTIE:

L'ART DANS LA RUE

CHAPITRE I

NAISSANCE D'UN MOUVEMENT

Au cours des années 60, l'art est en pleine effervescence et repousse toujours plus loin les limites de la création. Le contexte socio-culturel contribue à faire évoluer les choses dans le domaine artistique, de nouvelles pratiques apparaissent comme les happenings, et de nouveaux questionnements occupent les artistes au travers du Minimal Art ou encore du Pop-Art , qui illustre clairement l'incidence de la société de consommation sur l'art. C'est dans ce contexte que les artistes décident de s'extraire des institutions pour pratiquer leurs arts, ressentant le besoin d'explorer d'autres horizons, ils poussent les portes des galeries et musées. Le Land Art voit le jour, les artistes travaillent sur le paysage et la ville commence à faire l'objet de questionnements artistiques.


      1. La naissance de l'art urbain


Les évènements de mai 68 contribuent lourdement à faire descendre les artistes dans la rue. Dans un climat de révolte et de crise, l' Atelier Populaire occupe l'école des Beaux Arts de Paris. La sérigraphie de milliers d'affiches à caractère politique vient revendiquer les droits de chacun. Celles-ci s'exposent sur les murs de la capitale et contribuent à faire pression sur le gouvernement et les médias. La démarche de ces étudiants et artistes consiste à créer des images subversives afin de revendiquer leurs droits, mais aussi de dénoncer le fonctionnement autoritaire du système. La rue se fait alors le terrain des revendications sociales, politiques et culturelles.
L'art fait désormais partie intégrante de la ville et n'est plus un objet à part entière. Des déambulations urbaines à l'art engagé, les démarches artistiques en milieu urbain sont diverses et variées. Elles amènent les artistes à soulever des problèmes liés à l'espace et au territoire mais elles les amènent aussi à modifier cet espace par des interventions sur l'environnement public.
L'exemple de Daniel Buren, qui réalise des affiches constituées de simples bandes noires et blanches qu'il placarde dans l'espace urbain, illustre bien ce propos. Ici, il n'y a pas de message revendicatif ou politique, Buren modifie l'espace urbain de par son intervention et cherche à interroger le spectateur. Il met en avant un questionnement sur l'espace et plus particulièrement sur l'interaction entre l'oeuvre et son contexte. L'œuvre, qualifiée d'in- situ, est réalisée sur place en fonction de l'espace qui lui est imparti, afin qu'il y ait action de l'œuvre sur le milieu et du milieu sur l'œuvre. A travers ces questionnements, il nous montre que l'œuvre en milieu urbain peut poser des interrogations plastiques nouvelles et qu'elle peut aller à la rencontre du public dans un lieu qui n'est pas destiné à l'art.
Dans son ouvrage, Un art contextuel création artistique en milieu urbain en situation d'intervention de participation, Paul Ardenne, historien de l'art et commissaire d'exposition, rassemble, sous un dénominateur commun,
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