Sommaire Remerciements Introduction








télécharger 1.66 Mb.
titreSommaire Remerciements Introduction
page6/32
date de publication29.04.2018
taille1.66 Mb.
typeDocumentos
ar.21-bal.com > documents > Documentos
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   32

3

Chrétien biblique ou chrétien culturel ?


Toute une nouvelle génération nouvelle de chrétiens a vu le jour ; elle croit qu'on peut « accepter » Christ sans renoncer au monde.

A.W. Tozer

En effet, si quelqu’unquelqu'un se contente d’écouterd'écouter la Parole sans y conformer ses actes, il ressemble à un homme qui, en s’observants'observant dans un miroir, découvre son vrai visage : après s’êtres'être ainsi observé, il s’ens'en va et oublie ce qu’ilqu'il est.

Jacques 1.23-24

Nous sommes devant un problème de taille. Rappelez-vous Larry et Carole, le couple dont il a été question au chapitre 1. Ce sont des chrétiens.

« Vous plaisantez! ! » me direz-vous.

Non, je ne plaisante pas du tout. Je suis même enclin à penser que les forces qui agissent dans la vie de Larry et de Carole sont très répandues dans les foyers chrétiens d'aujourd'hui. Ce genre de couple est la règle, et non l'exception. En faisant un pas de plus, j'aimerais vous dire qu'après avoir conseillé des centaines d'hommes, je ne pourrais pas en citer dix dont le mariage est conforme à ce qu'il doit êtreau plan divin.

Dans les groupes où j'ai faitpartagé cette triste constatation de ne pas pouvoir citer dix hommes dont la vie conjugale est conforme au plan divin, je n'ai jamais rencontré qui que ce soit quipour me contestecontredire ou dont le langage du corps aurait révélé la moindre résistance à cette affirmation.

« Comment pareille chose a-t-elle pu se produire dans un couple chrétien? ? » me demanderez-vous.

Bien plus facilement que vous auriez pu l'imaginer de prime abord.

Le problème


Comme nous l'avons vu, notre niveau de vie sur le plan matériel de vie s'est considérablement élevé, mais sommes-nous plus heureux pour autant ? De nombreux hommes sentent confusément que quelque chose n'est pas en règle dans leur vie, mais ils ne peuvent pas mettre le doigt sur la carencece qui ne va pas. Un sentiment étrange leur fait penser qu'ils courent dans une mauvaise direction. Ils se rendent compte que sur le plan financier, ils s'en sortent bien mieux que leurs parents, tout en devant admettreadmettant qu'ils ne sont pas plus heureux. Que se passe-t-il vraiment ?

Nous l'avons signalé au chapitre 1 : quarante ans de consumérisme et d'influence médiatique ont provoqué un glissement des valeurs. Dans l'ensemble, nous vivons dans une culture dominée par la vision matérialiste de la vie.

L'ennuiLe problème n'est pas que cette influence séculièredu monde ait marqué des gens comme Larry et Carole, c'est qu'elle nous touche nous aussi.

Deux valeurs appauvries


Dans son livre How Should We Then Live? [Comment devrions-nous donc vivre ?], paru en 1976, le Dr Francis Schaeffer montre comment les changements opérés dans l'art, la musique, le théâtre, la théologie et les médias ont eu une influence négative sur nos valeurs.

Il souligne le fait que la majorité des gens ont adopté deux valeurs appauvries : la tranquillité personnelle et l'opulence. Son analyse pointue fut rapidement adoptée par l'ensemble des chrétiens, car elle sonne juste. Voici comment il définit ces deux valeurs :

La tranquillité personnelle signifie être seul, ne pas être troublé par les ennuis des autres gens, ceux du monde comme ceux de notre ma ville, bref, vivre avec le minimum de risques d'être dérangé. Jouir de la tranquillité personnelle, c'est vouloir que ma vie personnelle se déroule sans accroc, sans me préoccuper des conséquences que devront peut-être subir mes enfants et petits-enfants. L'opulence désigne une prospérité sans cesse croissante, une vie axée sur l'accumulation de choses, encore dedes choses, toujours dedes choses ; une réussite qui se mesure par un niveau de vie matériel toujours plus élevé.1.

Notre esprit perçoit la vérité des observations du Dr Schaeffer. Elles définissent un cadre qui nous permet d'expliquer une grande partie de ce qui se passe dans le monde autour de nous.

Au chapitre 1, nous avons vu que le désir d'adopter le style de vie Madison AvenueV.I.P nous séduitséduisait et nous inciteincitait à accepter ces deux valeurs.

Mais nous sommes toujours confrontés au problème de Larry et Carole : comment un couple chrétien peut-il devenir esclave de ces valeurs rabaissées? La balle nous revient: comment ? Comment ces mêmes choses nous arrivent-elles à nouselles ?

Une troisième valeur appauvrie


L'année 1976 futa été déterminante pour les États-Unis. Cette année-là, Chuck Colson publiaa publié Born Again [Né de nouveau], l'histoire personnelle de sa rencontre avec Dieu et de ses expériences du Watergate. Beaucoup estiment que ce livre a exercé une influence dynamique et puissante en provoquant un intérêt contemporain pour le christianisme dans ce pays.

L'année 1976 a aussi donné aux États-Unis un président né de nouveau. Depuis la Grandegrande dépression, jamais le pays n'avait eu autant besoin d'une catharsis pour le guérir du scandale du Watergate et des blessures de la guerre du ViêtnamVietnam. Jimmy Carter offrita offert l'intégrité, et il le fit dans la personne d'un a agi en chrétien engagé, qui n'hésitait pas à se définir comme « né de nouveau ».

Il devint est donc devenu acceptable de se définir comme chrétien « né de nouveau» » aux États-Unis. En 1989, un sondage Gallup révélaa révélé que 32 pour cent32 % des Américains se considéraient comme « nés de nouveau » ou comme chrétiens évangéliques.

Plus encore. Comme il était de bon ton de se dire chrétien, ce titre perdita perdu de sa vraie valeur. Le risque d'être victime d'ostracisme et la peur d'être qualifié de fanatique s'estompèrentse sont estompés, si bien que les gens purentont pu se déclarer chrétiens en courant très peu de risques personnels. De plus en plus de personnes «achetèrent ont acheté » à un prix de plus en plus modique leur identification de chrétiens. On peut dire que la demande gonflaa gonflé à cause du prix réduit.

Un autre sondage Gallup effectué en 1986 montraa montré que 57 pour cent57 % des Américains croientcroyaient que la religion est était en mesure de répondre à tous les problèmes actuels, ou presque. Très encourageant, n'est-ce pas ? Selon une autre enquête menée en 1985, 71 pour cent71 % des personnes interrogées déclarentdéclaraient être membres d'une église, et 42 pour cent la fréquentent42 % la fréquentaient en temps normal. En 1987, cinq des hommes les plus admirés au monde avaient un arrière-plan religieux !

On est donc en droit de se poser la cette question : Si la religion joue un rôle si important dans notre la vie américaine, pourquoi n'a-t-elle pas eu plus d'impact sur la société? Force est de faire la triste constatation suivante: l'engagement ? L'engagement religieux est important, mais l'impact de la religion est toujours très faible. Triste constatation ! Au moment où les chrétiens sont sortis de leur cachette, notre la culture occidentale a sombré dans la déchéance morale. Comment expliquer ce phénomène ?

Le résultat malheureux de cet engouement religieux est que depuis le milieu des années soixante-dix, nous constatons l'appauvrissement d'une un troisième type de christianisme, de valeur appauvrie, s'est imposé : le christianisme culturel. Définissons-le ainsi :

Le christianisme culturel est la quête du Dieu que nous désirons et non celle du Dieu qui est. Cette tendance fait que notre connaissance de Dieu est superficielle. On se représente Dieu comme un grand-père bonassecompréhensif qui nous gâte tout en nous laissant poursuivre notre voie. Dans cette forme de christianisme, nous éprouvons un certain besoin de Dieu, mais du Dieu qui nous convient. Nous voulons bien le Dieu dont nous avons souligné la nature et les attributs dans notre Bible, mais en rejetantnous rejetons ses autres vertus. Bref, c'est un Dieu relatif et non le Dieu absolu.

Le christianisme culturel est le christianisme rendu impuissant. Il n'a que peu ou pas d'impact sur les valeurs et les croyances de notre société. Quand on mélange la vision séculière de la viedu monde à la vision chrétienne de la vie, aucune des deux ne survit.

Le christianisme culturel exige que Dieu nous accorde la paix et l'opulence personnelles, et qu'il nous prouve son amour. C'est le Dieu amour, mais pas le Dieu saint. En fait, Dieu nous aime tellement qu'il veut nous débarrasser du christianisme culturel, comme l'orfèvre élimine les impuretés de l'or dans le creuset.

Comme les jeux de construction des enfants, nous souhaitons que Dieu ait la forme que nous lui donnons, qu'il s'adapte à nos lubies au lieu de vouloiralors que nous devrions nous adaptionssoumettre à sa volonté. Prenez le temps d'examiner votre style de vie. Dans quelle mesure estimez-vous que ces trois valeurs, à savoir la tranquillité personnelle, la prospérité et le christianisme culturel, influencent votre vie ? Quel résultat cette religion adaptée et culturelle a-t-elle produit ?

Deux types de chrétiens


La facilité avec laquelle les gens adoptent la religion a produit deux types de chrétiens : les chrétiens bibliques et les chrétiens culturels.

Si nous « observons le poisson » pour reprendre l'expression d'Agassiz, autrement dit si nous nous examinons attentivement, nous remarquons tout d'abord que ceux qui se déclarent chrétiens adoptent des styles de vie très différents.

Ce n'est pas nouveau. C'est Il s'agit de la répétition d'un phénomène ancien. Jésus futa été le premier à distinguer différents types de gens personnes parmi ceux qui ne le suivraient pas et parmi ceux qui le suivraient. La parabole du semeur révèle quatre types d'auditeurs de la Parole de Dieu.

Groupe 1: le : Le non-chrétien


« Au bord du chemin» » : ce sont les personnes qui écoutent la Parole, mais le diable vient l’arracherl'arracher de leur cœur pour les empêcher de croire et d’êtred'être sauvées (Luc 8.12).

Christ montre que tous ceux qui écoutent ne seront pas sauvés pour autant.

Groupe 2 : Le chrétien culturel de type FC


« Sur de la pierre» » : ce sont ceux qui entendent la Parole et l’acceptentl'acceptent avec joie ; mais, comme ils ne la laissent pas prendre racine en eux, leur foi est passagère. Lorsque survient l’épreuvel'épreuve, ils abandonnent tout (Luc 8.13).

La pensée moderne à a raison de croire qu'une fois un individu sauvé, il est sauvé pour toujours. Christ le confirme par ces paroles: « : « Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront et personne ne pourra les arracher de ma main » (Jean 10.27-28).

Mais la pensée moderne a tort quand elle fait croire que tout ce que les gens doivent faire, c'est « dire une prière », et ils seront sauvés, nés de nouveau. Il me semble que tout le monde a «dit fait une prière ». Ce n'est pas la prière qui sauve, mais la foi. Nous y reviendrons au chapitre suivant.

Les lettres « FC » sont les initiales de l'expression «Foi Contrefaite foi contrefaite ». Certains parmi nous professent la foi chrétienne, mais en réalité ils ne sont pas chrétiens. Ils ont adopté le christianisme culturel. Leur foi est une contrefaçon de la vraie foi ; ils n'ont pas laune foi authentique. Jésus a dit: « : « Pour entrer dans le royaume des cieux, il ne suffit pas de me dire: " : “Seigneur ! Seigneur!" !” Il faut accomplir la volonté de mon Père céleste » (Matthieu 7.21).

L'apôtre Paul lance un sérieux avertissement: « : « Faites donc vous-mêmes votre propre critique, et examinez-vous, pour voir si vous vivez dans la foi. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est parmi vous? A ? À moins, peut–-être, que cet examen n’aboutissen'aboutisse pour vous à un échec » (2 Corinthiens 13.5).

Sans vouloir vous alarmer inutilement, mais avec amour, j'encourage chaque homme qui se définit comme un chrétien culturel a à examiner si sa foi est simplement une foi vaincue ou, dans certains cas, une foi contrefaite. Si tel est le cas, qu'il ne se décourage pas. Dieu l'aime d'un amour éternel et veut se réconcilier avec lui. Au chapitre suivant, nous montrerons comment emprunter le bon chemin.

Groupe 3 : Le chrétien culturel de type FV


« La semence tombée au milieu des ronces » représente ceux qui ont écouté la Parole, mais en qui elle est étouffée par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, de sorte qu’ellequ'elle ne donne pas de fruit (Luc 8.14).

J'ai observé et évalué les différences entre la façonmanière d'acheter des chrétiens nés de nouveau et celle des autres personnes de la société en général. Les résultats sont éloquents : la plupart du temps, il n'y a aucune différence ! Pourquoi est-ce significatif ? La famille américaine typique dépense 23 pour cent23 % de ses revenus, après paiement des impôts, à rembourser ses dettes. Lorsque les chrétiens sont écrasés de dettes et se lancent dans une cousecourse effrénée pour acquérir des biens matériels, les soucis qui en résultent étouffent la Parole et la renderendent infructueuse.

C'est triste à dire, mais il n'y a pratiquement aucune différence entre la manière dont beaucoup de chrétiens dépensent leur argent et celle dont les non-chrétiens le font. Pour un groupe dont le premier devoir est d'être sel et lumière dans un monde brisé et confus, cet exemple de chrétiens ne contribue pas beaucoup à présenter une alternative viable à un style de vie vide.

Les initiales «FVlettres « FV » sont les premières lettres initiales de l'expression «Foi Vaincue foi vaincue ». Le chrétien culturel de type FV vit dans la défaite. Il y a peu ou pas de différence entre son style de vie et celui de l'homme qui ne prétend pas être en Christ. Il n'a jamais compris, peut-être parce qu'on ne le lui a jamais dit, la différence qui existe entre un chrétien culturel et un chrétien biblique. Ce livre sera particulièrement utile à l'homme qui entre dans cette catégorie. Je me suis longtemps situé dans celle-ci, avant que Dieu ne me ramène à la raison.

Groupe 4 : Le chrétien biblique


Enfin, « la semence tombée dans la bonne terre », ce sont ceux qui, ayant écouté la Parole, la retiennent dans un cœur honnête et bien disposé. Ils persévèrent et ainsi portent du fruit (Luc 8.15).

Les chrétiens bibliques ne vivent pas selon leurs idées, mais en sondant, en comprenantils sondent et en appliquantcomprennent la Parole de Dieu et en appliquent les principes. Grâce à l'action de l'Esprit de Dieu, ils découvrent la réussite et la paix auxquelles chacun aspire.

Le chrétien biblique est celui qui fait confiance à Christ et à Christ seul pour son salut. Comme résultat de cette foi salvatrice, il désire être obéissant aux principes de Dieu (cf. Romains 1.5). Ce n'est pas l'obéissance qui nous sauve, mais la foi. Cela explique pourquoi certains hommes peuvent être des chrétiens culturels : ils ont la foi qui sauve, mais ils ne soumettent pas leur vie à la seigneurie de Christ et ne permettent pas au Saint-Esprit de les revêtir de puissance.

Les gens qui se réclament de Christ se classent donc dans deux grandes catégories : les chrétiens bibliques et les chrétiens culturels. Parmi ces derniers, certains ont une foi contrefaite et d'autres une foi vaincue. Voici un résumé :

  • * Chrétien biblique : une foi authentique (obéissance)

  • * Chrétien culturel

  • * Type FC : une foi contrefaite (pas de foi authentique)

  • * Type FV : une foi vaincue (aucune puissance)

Pourquoi y a-t-il tant de confusion à propos de ce que signifie être chrétien ?

Une ambiguïté dans les termes


Comme Parce que beaucoup de gens ont décidé de se considérer chrétiens, une certaine ambiguïté entoure désormais ce terme. C'est comme si on se désignait républicainde droite ou démocrate. L'étiquettede gauche. Aujourd'hui, l'étiquette de chrétien est beaucoup moins révélatrice aujourd'hui qu'il y a cinquante ans de ce que l'on pense ou croit.

Dans son ouvrage Voilà pourquoi je suis chrétien, publié en 1943 sous le titre Mere Christianity, C.S. Lewis montre comment les potsmots peuvent être dépouillés de leur sens initial. Le mot gentleman avait un sens précis autrefois : il désignait un homme qui possédait des armoiries et des biens fonciers. La qualité de « gentleman » attribuée à quelqu'un ne lui était pas décernée comme un compliment, mais constatait simplement un fait. Avec le temps, le terme a évolué et est devenu une façon de louer un homme au lieu de donner une information à son sujet. Il en résulte qu'aujourd'hui, le mot « gentleman » a vu son sens altéré, il est vide den'a plus du tout son sens.2

initial2.

Le terme « chrétien » a évolué, lui aussi. Il revêt différentes significations dans la bouche de ceux qui l'utilisent. Or, un homme est chrétien ou ne l'est pas. Le fait est de savoir ce qu'il estC'est comme ça ; aucun adjectif n'est ni ne sera jamais nécessaire pour décrire le vrai chrétien. Mais à cause de l'ambiguïté courante qui entoure le mot, il est commodeconvient d'ajouter les adjectifs culturel ou biblique pour expliquer la grande différence dans la manière de penser, de parler et d'agir de ceux qui se disent chrétiens. Comme le rappelle Lewis, un chrétien est un chrétien, mais il peut être un bon ou un mauvais chrétien.

Que signifie être un chrétien culturel aujourd'hui ?

Leçons de reçues à l'école primaire


Vous rappelez-vous la démonstration effectuée par votre instituteur d'école primaire pour expliquer le principe de la diffusion ? Dans un verre d'eau claire, il mettait une goutte d'un liquide rouge, prise dans un flacon avec une pipette. Au bout de quelques instants, toute l'eau du verre se teintait pour devenir rose.

Être un chrétien culturel il y a quarante ans, c'était revenait à ressembler à un verre d'eau claire avec une goutte de teinture rouge. C'est direCeci montre que la culture séculière de l'époque n'était pas très différente de la culture chrétienne. C'était avant l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG), avant que l'immoralité sexuelle n'envahisse le cinéma et la télévision, avant l'apparition des drogues. L'homme pouvait être un chrétien culturel et coller de très près aux valeurs chrétiennes et à la vision chrétienne de la vie.

Aujourd'hui, être un chrétien culturel, c'est avoir tout le flacon de teinture rouge déversé dans le verre d'eau limpide. La culture séculière est tellement polluée que la vision de la vie et le style de vie du chrétien culturel ne sont plus simplement teintés de rose, mais totalement souillés par lesdes valeurs appauvries qui sont au nombre de trois.

  • * La tranquillité personnelle

  • * L'opulence

  • * Le christianisme culturel


Les grenouilles dans l'eau chaude


Malcolm Muggeridge racontaUn journaliste britannique a raconté une histoire sur la manière de faire cuire les grenouilles. Si on jette une grenouille dans un récipient d'eau bouillante, l'animal sentira immédiatement la chaleur et sortira d'un bond. En revanche, si on place la grenouille dans un récipient d'eau froide qu'on porte lentement à ébullition, le batracien ne remarquera pas l'élévation progressive de la température et ne sautera pas hors de la casserole. Il sera cuit.

Comme une grenouille sans méfiance dans un récipient d'eau froide, nos valeurs ont été peu à peu « cuites » durant les quelques décennies passées. En supposant qu'on puisse ramener aujourd'hui à la vie une personne qui se serait faite congeléefait congeler il y a quarante ans, elle ne ferait qu'un bondbondirait pour sortir précipitamment du récipient d'eau bouillante que nous avons créé.

Pourquoi ne dénonçons-nous pas de toutes nos forces l'IVG, l'usage de la drogue, le déficit national, et la corruption morale ? Nous ne sautons pas du milieu immoral ambiant parce qu'au fil des ans, comme une grenouille sans méfiance, nous n'avons pas remarqué l'élévation de la température ; beaucoup de nos valeurs se sont peu à peu érodées— – elles ont été « cuites»— » – et beaucoup d'entre nous sont devenus des chrétiens culturels.

Bon nombre d'entre nous se sont enracinés dans la culture moderne. Trop souvent, nos valeurs et nos croyances ne sont que le reflet des valeurs éculées d'une société superficielle et souffrante. Au lieu de Nous devrions procurer de l'espoir à un monde las, mais les gens nous regardent en disant: « : « Tout compte fait, je ne vois pas en quoi la présence de Christ dans votre vie fait une différence. Si c'est cela être chrétien, non, merci, je préfère rester là où je suis.»

 ».

Nous devrions tous nous poser la question : Y a-t-il une différence perceptible entre ma façon de vivre et celle du monde brisé et souffrant ? Ma vie est-elle une source d'encouragement ou de déception ?

Jésus a dit à un groupe de chrétiens: « : « Je connais ta conduite et je sais que tu n’esn'es ni froid, ni bouillant. Ah ! si seulement, tu étais froid ou bouillant ! Mais puisque tu es tiède, puisque tu n’esn'es ni froid, ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche. Tu dis : Je suis riche! J’ai ! J'ai amassé des trésors ! Je n’ain'ai besoin de rien ! Et tu ne te rends pas compte que tu es misérable et pitoyable, que tu es pauvre, aveugle et nu! ! » (Apocalypse 3.15-17). Est-ce cecela que Jésus vous dit? Êtes-vous : « Es-tu tiède, en train de cuire lentement, comme la grenouille? ? » Si c'est le cas, vous avez mené la vie du chrétien culturel.

Trop occupé


Ron Jenson louaa loué un camping-car et sillonnasillonné le pays avec sa femme, tout en préparant sa thèse de doctorat. Il devait interroger 350 responsables chrétiens. À la fin de sa tournée, il fita fait une remarque décourageante: « : « J'ai constaté beaucoup de zèle pour l'œuvre de Dieu, mais peu de passion pour Dieu lui-même.»

 ».

Beaucoup d'entre nous sont occupés à « faire », mais ne cultivent pas leur communion personnelle avec Dieu. Nous sommes tellement affairés pour Christ que la défaite s'est installée dans plusieurs domaines de notre vie personnelle. Christ déclaraa déclaré à un autre groupe de chrétiens: « : « Je connais ta conduite, la peine que tu prends et ta persévérance. Je sais que tu ne peux pas supporter les méchants : tu as mis à l’épreuvel'épreuve ceux qui se prétendent apôtres et qui ne le sont pas, et tu as décelé qu’ilsqu'ils mentaient. Tu as de la persévérance, tu as souffert à cause de moi et tu ne t’est'es pas lassé. J’aiJ'ai cependant un reproche à te faire : tu as abandonné l’amour l'amour que tu avais au début » (Apocalypse 2.2-4). Ces paroles s'adressent-elles à vous ? Votre programme d'activités est-il tellement chargé que vous en avez perdu l'amour passionné pour Dieu ? Dans l'affirmative, vous avez mené la vie d'un chrétien culturel.

Peut-être n'avez-vous jusqu'ici jamais réfléchi au type de chrétien que vous êtes. Il se peut aussi que vous vous soyez rendu compte que vous ne viviez pas comme vous l'auriez dû, mais vous ne saviez pas comment faire autrement. Quoi qu'il en soit, opposons la vie du chrétien culturel à celle du chrétien biblique pour trouver des indices permettant de savoir comment vivre. On a dit queCar bien comprendre le problème, c'est déjà l'avoir résolu à moitié.

Victime du marché ou du produit


Frederick Moore Vinson, le Présidentprésident de la Cour suprême des États-Unis déclaraa déclaré un jour: « : « Dans notre société moderne, rien n'est plus certain que le principe suivant : il n'existe pas d'absolus.»

 ».

Les chrétiens culturels pensent souvent que la vérité est relative, qu'elle change avec le temps et les circonstances. Le chrétien biblique s'en tient à l'affirmation de Jésus: « : « Le chemin… c’est […] c'est moi, parce que je suis la vérité et la vie » (Jean 14.6). Il ne voit donc aucun inconvénient à appliquer les enseignements d'autrefois à la situation présente. L'absence apparente de « hi-tech » (haute technologie) dans les Écritures est une source de force et d'encouragement, et non de gêne.

Le chrétien biblique est persuadé que la Bible, bien que contenant de nombreux mystères, révèle un Dieu personnel qui s'en tient à des principes et des préceptes immuables et absolus.

Ce n'est peut-être pas une aussi bonne idée que cela !


Tous les jours, des hommes à l'intelligence brillante découvrent de nouvelles idées que nous adoptons. Rappelez-vous la théorie Z, une théorie japonaise du management pour réaliser des affaires. Je me demande qui a eu le premier l'idée géniale permettant au gouvernement fédéral d'emprunter de l'argent. Avez-vous déjà réfléchi au fait qu'une majorité d'Allemands portaavait porté Adolf Hitler à la présidence du parti Nazi ?

Le chrétien culturel vit selon ses propres idées et celles des autres. Il se soumetrange à la loi majoritaire de son intelligencemajorité. Le chrétien biblique vit selon la Parole de Dieu et le conseil du Saint-Esprit.

Le chrétien biblique a-t-il tout de même le droit d'interrogerde se poser des questions sur l'Écriture ? Bien sûr ! Mais il existe une différence fondamentale entre lutter avec l'Écriture pour comprendre la vérité qu'elle exprime, la sonder et en saisir sa pleine signification, et se débattre avec elle pour décider si oui ou non elle est véridique. Dans le premier cas, je cherche à mieux me soumettre à l'Écriture ; dans le second, j'oppose ma volonté à celle de Dieu, ce qui est un acte flagrant de désobéissance.

J'ai rencontré à Orlando un homme dont la femme venait de se convertir. Elle sentait que le Seigneur l'appelait à abandonner sa famille pour accepter un poste de relations publiques dans la citéville de New York. Elle n'était pas disposée à suivre le conseil de la Parole de Dieu et provoquaa provoqué un désastre. Le chrétien biblique ne mène jamais une vie contraire à la Parole de Dieu.

Moi, moi et rien que moi !


Qui occupe la première place dans votre vie ? La réponse est susceptible de révéler si vous êtes un chrétien culturel ou un chrétien biblique.

Steve et son épouse vendirentont vendu leurs affaires ; lui reprita repris des études supérieures dans une autre université que celle de son État. Ils achetèrentont décidé d’acheter une maison près de l'université. Au moment de la signature de l'emprunt immobilier, l'organisme prêteur demandafinancier a demandé à Steve de falsifier quelquescertaines informations financières.

« Je ne peux pas le faire,a-t-il dit-il.

- – Ce n'est pas une grosse affaire. Tout le monde le fait !

- – Je crains que vous ne me compreniez pas. Je ne peux faire ce que vous me demandez.

- – C'est juste un document qu'on glisse dans le dossier. Personne n'y jettera jamais un regard. D'ailleurs, si vous ne le faites pas, nous ne pouvons pas vous accorder le prêt.»

 ».

Steve était convaincu que Dieu l'avait conduit à reprendre ses études. Cet entretien avait troublé sa paix intérieure. Pour clore le dossier de demande de prêt, il aurait dû faire une entorse à son intégrité. La question était relativement simple: « : « Qui prime dans cette décision : mes désirs ou Christ? ? »

Combien de fois neNe sommes-nous pas obligés chacun à de prendre des décisions semblablessimilaires ? Acceptons-nous l'inconfort en mettant Christ à la première place ? Sommes-nous prêts à réduire joyeusement notre niveau de vie ? Où allons-nous de l'avant sous prétexte que « tout le monde le fait» » ?

Steve décida de reprendre des études localement au lieu de changer d'État avec l'appui d'grâce à un mensonge. Il lui aurait pourtant été facile de se mettre à la première place. Qui l'aurait su ? Qui s'en serait soucié ? Il préféra laisser la priorité à Jésus, et il goûta une paix indicible.

De nombreux chrétiens ont adopté les trois valeurs appauvries de notre temps : la tranquillité personnelle, l'opulence et le christianisme culturel. Ils s'attribuent la première place dans leur vie. Le chrétien biblique situe sa relation avec Jésus tout en haut de la liste des priorités. Il s'efforce de chercher « premièrement le royaume de Dieu et sa justice » (Matthieu 6.33 – Segond).

L'obéissance est la marque du chrétien biblique. C'est ainsi que nous démontrons notre Elle démontre son amour pour Dieu et notreson attachement à la vérité dans une culture désabusée.

Comment un homme peut-il devenir un chrétien biblique ? Si vous étiez un chrétien culturel, comment effectuer le changement ?

Examen de soi


L'homme qui a vécu en chrétien culturel peut changer en examinant les influences qui se sont exercées sur sa vie et les valeurs qu'il a adoptées.

Si vous estimez avoir étéêtre un chrétien culturel, considérez les influences auxquelles votre vie a été soumise. Examinez l'égliseL'Église que vous avez fréquentée. Estfréquentez est-elle biblique ? Et que dire de vos amis ? Quelle vision de la vie partagent-ils ? À quelles formes de loisirs, de médias, d'art et de musique exposez-vous votre esprit ?

Penchez-vous sur les valeurs que vous avez adoptées. Sont-elles inspirées par la Bible ou par la culture ambiante ? De nos jours, la société s'accommode de trois valeurs amoindries : la tranquillité personnelle, l'opulence et le christianisme culturel.

Le côté positif


À certains égards, le regain d'intérêt pour la religion et la vie spirituelle pendant les années quatre-vingts indiquait un abandon partiel de la recherche de tranquillité personnelle. En adoptant une façon de penser plus chrétienne, du moins sur le plan culturel à défaut de se situer sur un plan biblique, les gens ont mis en évidence quelques valeurs chrétiennes.

Ainsi, dans un sondage Gallup sur le «volontarisme»bénévolat figurait la question: « : « Êtes-vous personnellement engagé dans un service social, comme l'aide aux pauvres, aux malades, aux personnes âgées?  ? » 39 pour cent39 %, soit près de 4 adultes sur 10 répondirent «ont répondu « oui ». Cela marquait une nette augmentation par rapport au même sondage effectué dix ans plus tôt, et où 27 pour cent27 % seulement des personnes interrogées avaient répondu « oui », soit une augmentation de 44 pour cent44 % en dix ans ! Il me semble que ce résultat est l'un des effets bénéfiques du renouveau d'intérêt pour la religion.

De la patience pour voir un changement


Quand je me suis converti, j'ai demandé à Dieu de m'aider à résoudre deux problèmes particuliers sérieux avec lesquels je me débattais. Le premier avait trait à mon langage : je jurais beaucoup. Presque instantanément et sans aucune aide ni assistance, je cessaij’ai cessé de proférer des jurons, au point que ma femme me ditm’a confié un jour: « : « Pat, tu ne jures pratiquement plus jamais.»plus ».

J'étais abasourdi. Je n'avais fait aucun effort conscient pour mettre fin à cette mauvaise habitude, et je ne m'étais même pas rendu compte qu'un changement s'était opéré en moi.

L'autre requête concernait mes accès de colère. La moutarde me montait facilement au nez. De nombreuses paroles regrettables sortaient alors de mes lèvresma bouche. Aussi rapide que futqu’a été ma délivrance des jurons, aussi longue fut laa duré ma lutte pour acquérir la maîtrise de moi! Je dussoi ! J’ai dû lutter pendant cinq longues années et souvent avec larmes. Je devais demander pardon pratiquement chaque jour. Que de prières j'adressaiai-je adressées à Dieu ! Que de larmes versées à m'épancher devant lui ! Il me fallutm’a fallu cependant attendre cinq ans avant que ma colère devienne celle d'une personne normale.

Pourquoi dis-je celacette explication ? Pour montrer que le changement ne s'effectue pas du jour au lendemain, par un coup de baguette magique. Nous avons besoin de temps, parfois de beaucoup de temps pour voir notre vie prendre la direction que nous voulons lui imprimer.

Un regard dans le miroir


L'homme dans le miroir ne changera jamais à moins d'accepter de se voir tel qu'il est et de s'engager à connaître Dieu tel qu'il est réellement. Cette objectivité ancreaffermit l'homme ; elle lui donne la clarté de pensée nécessaire pour être un chrétien biblique.

L'image du chrétien que vous renvoie le miroir est-elle celle d'un chrétien culturel ou d'un chrétien biblique ? Ces pages ont pour but d'aider chacun de nous à s'examiner lui-même, et à se forger de nouvelles valeurs et croyances pour êtredevenir un chrétien biblique dans un monde brisé et las.
1   2   3   4   5   6   7   8   9   ...   32

similaire:

Sommaire Remerciements Introduction iconSommaire Introduction

Sommaire Remerciements Introduction iconSommaire Introduction
«En ligne», «Absent(e)» ou «Occupé(e)». La présence, plus que tout autre facteur, a fait de la messagerie instantanée une application...

Sommaire Remerciements Introduction iconSommaire introduction p. 3 Diagnostic p. 5
«Lorsqu’on rêve tout seul, ce n’est qu’un rêve, alors que lorsqu’on rêve à plusieurs, c’est le début de la réalité. L’utopie partagée,...

Sommaire Remerciements Introduction iconRemerciements

Sommaire Remerciements Introduction iconRemerciements

Sommaire Remerciements Introduction iconRemerciements

Sommaire Remerciements Introduction iconRemerciements

Sommaire Remerciements Introduction iconRemerciements

Sommaire Remerciements Introduction iconRemerciements

Sommaire Remerciements Introduction iconRemerciements








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com