Notre paroisse accueille, en ce mois d’octobre 2012, les reliques de sa sainte patronne, Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus. A quelques semaines près, cette








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PETIT HISTORIQUE DE LA

PAROISSE SAINTE-THERESE

Diocèse de Fréjus-Toulon

Pourquoi ce livret ?

Notre paroisse accueille, en ce mois d’octobre 2012, les reliques de sa sainte patronne, Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus. A quelques semaines près, cette visite coïncide avec le soixantième anniversaire de notre église, inaugurée le 21 décembre 1952.

Parmi les diverses manifestations qui vont marquer cet évènement, il a semblé bon qu’une histoire de la communauté paroissiale soit reconstituée et mise à la disposition de tous ses fidèles. Les lignes qui suivent, tirées de l’exploration des archives laissées par nos pasteurs successifs, tentent, sans doute incomplètement, d’y répondre.

2012 ce sont trois anniversaires :

125 ans du passage de la jeune Thérère sur la ligne de chemin de fer qui jouxte notre église actuelle à son retour de voyage à Rome.

75 anos de l’érection de la paroisse Saint François d’Assise ancêtre de notre paroisse.

60 anos de la dédicace de l’église à sainte Thérèse.

  1. Avant Sainte-Thérèse : la chapelle Saint-François de la Ginouse.

Les premières traces d’une communauté paroissiale centrée sur le quartier du Pont du Suve sont de quarante ans plus anciennes que l’âge de l’église actuelle. Elles sont donc presque centenaires. La population du quartier, déjà importante au début du vingtième siècle, était en rapide expansion dans les années précédant la première guerre mondiale. Le 18 juin 2014, il y aura cent ans que la messe fut célébrée en la Chapelle Saint François d’Assise.

A l’époque, les paroisses catholiques de Toulon et de ses environs étaient moins nombreuses, donc plus étendues qu’aujourd’hui. Notre quartier se situait aux limites, et à égale distance de la paroisse Saint-Cyprien, à Saint Jean du Var, et de la paroisse de la Nativité, au centre de La Garde. Pour les fidèles désirant vivre leur foi, aller à la messe signifiait un trajet d’environ quatre kilomètres, à parcourir le plus souvent à pied, les moyens de transport étant loin d’être ce qu’ils sont aujourd’hui.

Il n’est donc pas anormal que des religieux aient cherché à réduire ces difficultés en tentant d’obtenir la construction de lieux de culte plus rapprochés des quartiers en cours d’urbanisation.

Le premier, et sans doute principal artisan de la création d’un lieu de culte paroissial au Pont du Suve fut le frère Bourgarel, tertiaire de Saint François dont il portait l’habit. Membre d’une famille ancienne, propriétaire à Port Magaud de la campagne Bourgarel, il parcourait inlassablement, dans les tout premiers mois de 1914, accompagné de son petit âne, les quartiers en périphérie des grandes paroisses, cherchant un pied à terre où il pouvait abriter sa monture et demeurer lui-même.

Il y réunissait alors les enfants des écoles les plus proches et commençait à leur donner les premières notions de catéchisme. Ce n’était pas toujours facile, certaines familles se méfiaient de ce religieux inconnu. Aussi le Frère Bourgarel se décida-t-il à contacter les parents des enfants catéchisés, pour se faire connaître et les intéresser à son apostolat.

Il pensa d’abord à demander la création d’une église près des écoles du quartier Collet de Gipon, mais se heurta à l’opposition du curé de Saint Jean du Var. Il se déplaça donc vers l’est, à la limite des deux paroisses de Saint Jean du Var et de La Garde, et fut hébergé dans un bâtiment appartenant à Mr Ginoux, dont le nom sera donné au quartier : La Ginouse. Il commença aussitôt à catéchiser les enfants, et, soutenu par les familles, posa très vite la question de l’édification d’un lieu de culte pour la population, dont la maison qu’il occupait serait le presbytère.

C’est un habitant de Sainte Musse, Mr. Henri Martin, propriétaire du “  Jardin des œillets de Provence ”, qui acquit, le 4 mars et le 7 avril 1914, deux anciennes constructions appartenant aux consorts Gay de Toulon, proches de la maison Ginoux. Immédiatement démolies, elles dégagèrent l’espace nécessaire à la construction d’une chapelle, dédiée aux stigmates de Saint François d’Assise, dont le frère Bourgarel surveilla lui-même les travaux, financés par Mr.Martin.

Dès le 18 juin 1914, à dix sept heures, la nouvelle chapelle fut bénie par Mgr Guillibert, évêque de Fréjus et Toulon, entouré d’un nombreux clergé, et ouverte au culte.

La tâche du frère Bourgarel ne se limita pas à la construction de la chapelle Saint François d’Assise. Il est directement responsable de la création des paroisses du Sacré Cœur des Routes, dont l’église fut construite en 1914, de l’Immaculée Conception à La Loubière, dont l’église date de 1908, et de Saint Georges, édifiée en 1921, situées en périphérie du Toulon de l’époque.

Mgr Gasq, curé de La Garde, s’accommodait mal du caractère énergique du frère Bourgarel. Se croyant tenu à distance par les habitants du Pont du Suve, il n’hésita pas à demander le départ du frère et la fermeture de la chapelle. Le frère Bourgarel partira et subira plus tard le martyre au Vietnam, mais la chapelle demeurera ouverte, grâce au dévouement d’une famille Bérard, qui vint demeurer dans le presbytère laissé vacant, et trouva les prêtres nécessaires pour célébrer la messe les dimanches et jours de fêtes. Dès le 23 juin 1914, Mgr l’évêque accordait les lettres de pouvoir à l’abbé Léonard, précepteur des enfants de la famille Martin. Mais ce prêtre, incardiné au diocèse de Périgueux, fut rappelé par son évêque en septembre 1914. Il revint cependant au Pont du Suve, et y assura les offices jusqu’au 1er avril 1920.

Pendant les douze années qui suivirent, il fallut faire appel à différents prêtres, en activité, ou en retraite, venant parfois de villes voisines : religieux, prêtres séculiers, professeurs, etc…

Les archives paroissiales ont retenu les noms de deux de ces desservants d’occasion :

- l’abbé Mongeot, du diocèse de Nancy, qui resta à la Ginouse du 1er novembre 1920 au 1er juillet 1922. On lui avait aménagé une chambre dans le grenier du presbytère, à laquelle il accédait par une échelle …extérieure.

- le chanoine Michel, supérieur de la maison des prêtres de la Pauline, qui se dépensa beaucoup en faveur de la Ginouse au cours des années 30.Non seulement il assurait la célébration des offices, mais venait aussi catéchiser les enfants. Les préoccupations liées à la direction de sa maison de retraite le contraignirent cependant à abandonner ses fonctions à La Ginouse.

Le quartier aurait pu connaître de nouvelles difficultés, mais un événement mineur nous rappelle que la Providence intervient toujours quand il le faut.

Le révérend père Faustin, supérieur de la maison de retraite des pères assomptionnistes de Lorgues, était venu remplacer l’aumônier des sœurs de la visitation de Sainte Musse, qui avait des ennuis de santé. Il occupait ses loisirs à parcourir la région, et se trouva, un soir, à assister à la sortie des écoles du Collet de Gipon. Il demanda à Mr. Martin, du ‘‘jardin des œillets’’, qui évangélisait tout ce petit monde, et fut rapidement renseigné. Le père Faustin élabora immédiatement un projet qu’il soumit au Révérend Père Sollier, supérieur des assomptionnistes de la province de Lyon. Ce dernier se déplaça et décida d’affecter un père assomptionniste au quartier de la Ginouse, en la personne du père Tite Giraudo, qui célébra la messe le 29 octobre 1933, jour le la fête du Christ Roi.

Un immense travail attendait le premier père Assomptionniste. Il disposait d’un toit, mais les locaux se trouvaient dans un état lamentable. Le Père Tite était jeune, plein d’initiatives, entreprenant et doté d’un savoir-faire peu commun. Des cloisons transformèrent l’unique salle de l’entresol. L’échelle extérieure fut remplacée par un escalier intérieur, La population, sollicitée, apporta son concours à l’ameublement du presbytère.

S’improvisant électricien, le Père Giraudo installa le courant électrique et dota la chapelle de la lumière indispensable, ainsi que d’une petite salle d’œuvres, au chevet de l’église.

En accueillant les pères assomptionnistes à la Ginouse, Mgr l’évêque leur avait permis d’y célébrer des baptêmes et d’y admettre les enfants à la communion solennelle. Le Père Giraudo, dès son arrivée, voulut user de ces autorisations, mais ses deux voisins, l’abbé Sigallon, curé de Saint Jean du Var, et l’abbé Dol, curé de la Garde, ne partageaient pas cette façon de voir. Des lettres furent envoyées à l’évêché, de part et d’autre, et, pour mettre fin à la crise, le Père Sollier, supérieur de Lyon, déplaça le père Giraudo vers l’Afrique du Nord. Il partit le 22 novembre 1934.

Pour lui succéder, les pères assomptionnistes allaient faire appel à un homme d’expérience : le père Marchand, responsable du foyer des marins de la Marine Marchande, fondé à Marseille en février 1930, et devenu un établissement prospère sous son impulsion.

Ce religieux prit ses fonctions le 21 novembre 1934, la veille du départ du Père Giraudo. Quelle première impression le nouvel arrivant tira-t-il de ce premier contact ? L’expérience de son prédécesseur n’était guère encourageante. Le logement était presque misérable. Le premier soir, il dut demander l’hospitalité à l’aumônier de la visitation de Sainte Musse, les deux chambres du presbytère étant occupées par deux autres pères assomptionnistes.

Le père Marchand ne perdit pas courage. Bien accueilli par la population, il sut trouver de puissants appuis pour l’organisation des catéchismes et le développement des œuvres de vie paroissiales. Il sut s’attirer la bienveillance de Mr le curé de La Garde, en profitant de la célébration des communions solennelles de 1935. Le curé de la Garde avait renouvelé sa défense de célébrer la communion solennelle à la Ginouse. Le père Marchand lui répondit : “  je m’incline devant votre défense, et ferai ce que vous m’ordonnez, mais ce refus causera un grand émoi dans la population ”.Cette réponse très raisonnable eut un effet bénéfique. La communion solennelle eut lieu à la Ginouse, mais elle fut présidée le matin par le curé de La Garde et le soir, conjointement, par les curés de Saint Jean du Var et de La Garde. Les droits de tous étaient respectés et La Ginouse commençait à jouir d’une certaine autonomie.

Le premier résultat acquis par le père Marchand fut l’érection de La Ginouse en paroisse par Mgr Simeone, le 26 aout 1937, à partir de parcelles des trois paroisses voisines. Le nouveau curé l’organisera avec cœur, tant au plan matériel qu’au plan spirituel.

Le presbytère était trop exigu, et surtout, froid et humide, il était malsain. Il fallut aménager deux chambres dans le grenier, une pour un vicaire éventuel, l’autre pour un hôte de passage. La salle à manger fut agrandie, et les carrelages de la cuisine et du parloir renouvelés. Enfin, une grande terrasse, destinée aux enfants doubla la surface de la cour. Le rez-de-chaussée étant régulièrement inondé à chaque pluie importante, quelques travaux de drainage furent effectués et le chauffage central installé dans toutes les pièces.

L’église donna également beaucoup de soucis au père Marchand. C’est le savoir-faire d’un de ses vicaires, le père Médard Hudry, menuisier à ses heures, qui permit de meubler la nef, grâce à la confection de bancs et d’une armoire pour les ornements. Les dons des fidèles permirent l’achat d’une petite cuve baptismale et d’un autel en marbre de Carrare. Avec le renouvellement de la peinture intérieure, le don d’une cloche apporta au clocher, et à l’église, leur aspect définitif.

Il n’y avait plus qu’à favoriser le développement des mouvements d’action catholique, dont le père Marchand fut un véritable pionnier. Dès janvier 1935, il jeta les bases de la ligue féminine d’Action catholique, avec le concours d’une quinzaine de ligueuses. L’ACGF devait devenir prospère en comptant presque trois cents adhérentes.

Le 26 juillet 1936, une section JEC fut créée, suivie, en septembre 1937, d’une section JOC. La conférence de Saint Vincent de Paul naquit le jour de la fête de Saint Joseph, le 19 mars 1938. Enfin, en 1944, pour la fête du Christ Roi, quatre garçons et dix filles, dirigés par Jacques Laporte, offrirent la première audition d’une chorale, qui sera un jour dirigée par Henri Tiscornia, futur responsable des chorales “ A Cœur Joie ” du sud-est. Le culte eucharistique prit forme avec la création d’une Heure Sainte, animée par les hommes, tandis que les jeunes filles assuraient l’adoration du Saint-Sacrement le vendredi.

Toutes ces activités connurent, dès leur début, une activité extraordinaire, s’inspirant de l’esprit de son premier pasteur, le père Tite Giraudo. Mais il faut également rappeler les mérites des sept pères assomptionnistes qui se succédèrent à La Ginouse pour seconder le père Marchand :

Ce sont les pères Jovien Bermond, Jean Bernard Arnold, Médard Hudry, Louis-Gabriel Courriol, Paul Domon, Félix Michel, Alpin Allemand, ainsi que Frère Edmond Roesch.

Le ministère de La Ginouse eut raison de la santé du père Marchand. Il quitta son poste en octobre 1947, pour rejoindre la nouvelle université de théologie, créée par sa congrégation à Lyon.

C’est le père Joseph Quennehen, jeune missionnaire expulsé de Bulgarie, qui lui succéda. Il fut installé le 12 octobre 1947. Il avait la santé, l’entrain, le savoir-faire lui permettant de réussir, Mais il ne demeura à ce poste qu’un an et demi et laissa la place au père Merckx. Malgré ses soixante ans dépassés, le père Merckx se mit à l’ouvrage, mais il connut, lui aussi, des ennuis de santé et demanda son remplacement un an après son arrivée. Les habitants de La Ginouse étaient inquiets, face à la rapidité de changement des pasteurs. Tous les mouvements d’action catholique voyaient leurs activités réduites à rien.

Mais, là encore, les assomptionnistes réagirent avec énergie en désignant pour cette paroisse le père Jean Berger, provenant du séminaire de Kirin, en Mandchourie, évacué devant l’avance communiste chinoise. Il succéda au père Merckx le 29 octobre 1950. Son premier constat fut celui de l’exiguïté du lieu de culte dont il prenait la responsabilité. Il fallait trouver rapidement un emplacement capable de recevoir une assistance toujours en croissance.

Peu après son arrivée, le père Berger avait repéré, à proximité, au carrefour des routes du Cap Brun, du Pradet et de La Garde, une vaste grange et une ancienne porcherie, situées sur un grand terrain appartenant à la famille de Guieroye. L’emplacement était idéal pour y édifier un nouveau lieu de culte. Sollicitée, la famille propriétaire accepta de le donner, dès 1951, à la paroisse. Cette donation, acceptée par Mgr Gaudel, évêque de Toulon, permettait de contacter architecte et constructeurs. Dès le début de l’année 1952, les travaux d’aménagement commencèrent.

  1. L’édification de la paroisse Sainte-Thérèse.

Sur les plans de Mr. Pascalet, architecte, un artisan local, Mr. Torri, transforma l’ancienne grange en église avec le concours de l’entreprise Cerutti et les matériaux de la société provençale de constructions métalliques. Les travaux ne seront achevés qu’en mars 1953 mais l’église sera consacrée le 21 décembre 1952 par Mgr Gaudel. Elle portera le nom de Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus, selon le vœu d’un généreux donateur, Mr. Franchini, qui permit également à Mr. Pertus, artiste céramiste connu, de réaliser un chemin de croix, sur une bande d’un mètre de hauteur, longeant les murs de l’église et constitués de dalles de céramique. Ce chemin de croix, très médiatisé par la presse locale, qui appréciait aussi le nouveau style provençal de cette église, sera béni, lors de la confirmation de 1954, par Mgr Gaudel.

Le presbytère, attenant à l’église, sera construit en 1954, meublé, ainsi que l’église, l’année suivante. Il sera occupé dès 1955. La paroisse aurait compté à l’époque près de 3000 pratiquants, cinq messes dont trois à l’église, y étant célébrées chaque dimanche.

Le baptistère (qui abrite l’actuelle sacristie des prêtres) et une salle d’œuvres seront édifiés en 1956 par Mr. Torri sur le coté ouest de l’église.

Les magasins situés sur le parvis seront achetés en 1957 à Mr De Guierroye. Leur transformation permettra de créer deux logements locatifs pour deux familles de la paroisse sur l’initiative du comité d’action paroissial et d’accueillir un jardin d’enfants (qui fut l’œuvre du Père Ignace Antzenberger, et demeura ouvert jusqu’en 1997). Cette même année, le parvis de l’église était arboré, grâce à un don de Mr. Rohmer.

Les autres parcelles, cadastrées autour de l’église étaient demeurées constructibles. Cette possibilité valut à la paroisse une surprise désagréable : En juin 1958, le mardi de la Pentecôte, des palissades furent plantées sur le parvis pour délimiter le chantier d’un futur immeuble de logements de deux étages.

Le père E. Gelly, curé depuis septembre 1953, réunit immédiatement le conseil de paroisse qui intervint auprès du CIL afin d’empêcher cette construction. Après discussion et dédommagement, les travaux seront arrêtés et les palissades enlevées, libérant la vue sur l’élégante église provençale de Sainte-Thérèse.

La disparition de cette menace permit à Mgr Gaudel de venir bénir en octobre 1958, le jour de la fête de Sainte-Thérèse, la salle de 400 places, construite dans le prolongement du chœur, offrant ainsi un espace de réunion supplémentaire et, doublant, si nécessaire, la capacité d’accueil de l’église., dont elle n’est séparée que par un rideau. Elle sera utilisée pour la première fois pour la messe de minuit de 1958.

En même temps que ces divers travaux, et pour le bon fonctionnement de la paroisse, Le père Gelly avait créé, en 1954, l’Union paroissiale, présidée par Bernard Huot, qui réunissait le conseil de fabrique (devenu conseil économique), la Conférence de Saint-Vincent de Paul, et les ‘‘Gais loisirs de la Jeunesse’’, comprenant chorale, âmes vaillantes, mouvements de scoutisme ; qui organisaient les pèlerinages et les voyages touristiques paroissiaux, et qui fonctionneront jusqu’en 1997. Y seront adjoints, en 1955, un comité de propagande et d’action contre les taudis et un comité de presse.

Suite à une modification du cadastre, certains terrains devenaient inconstructibles. Mr et Mme de Guieroye acceptèrent de vendre à la paroisse, pour un prix très avantageux payable par annuités, les terrains attenants à l’église. Un compromis fut signé début 1961. Pendant dix ans, ces annuités seront payées sur les seuls fonds paroissiaux (essentiellement les recettes de la kermesse annuelle). L’acte de vente sera signé devant notaire en 1966, cet acte incluant l’arrêté préfectoral de 1963 prévoyant l’obligation de l’aménagement d’un terrain de jeux.

Un local “ Scouts ”, un bureau paroissial, la sonorisation de l’église, de nouvelles salles en prolongement du baptistère, un podium en béton, sur le côté de l’église, pour les spectacles de la kermesse, un nouvel autel dans un chœur élargi, de nouveaux bancs, et l’aménagement du terrain de sports par la municipalité, viendront, jusqu’en 1964 améliorer les infrastructures de la paroisse. De 1952 à 1964, les investissements réalisés atteindront 437 000 francs.

Fin 1968, la baie de communication entre l’église et la salle sera agrandie et fermée par une cloison amovible. Une “ chapelle de semaine ” sera aménagée dans le baptistère en 1974. L’éclairage et le chauffage de la salle paroissiale seront réalisés en 1979.

Outre les rénovations périodiques (peinture, électricité), il faut signaler, dans les années 80, la transformation de la salle attenante au baptistère en chapelle du Saint-Sacrement, une porte ayant été ouverte dans l’église sur l’emplacement d’un autel à N-D de Lourdes, la remise à neuf et le chauffage de la salle baptisée “ le chalet ” par le P Assen , et la fermeture vitrée des salles de catéchèse à l’étage de l’extension de l’église. C’est aussi en 1988 qu’une tapisserie fabriquée par plusieurs paroissiennes, illustrant l’Evangile des Noces de Cana, sera mise en place derrière le chœur.

A Pâques 1987 on a estimé 2050 fidèles sur les six messes dominicales.

L’orgue classique mis en place à la tribune par Mr. Koenig et inauguré à la Sainte Thérèse 1956 par un concert musical et choral avait été amélioré en 1963. Il a cédé la place, en 1991, à l’orgue positif, à deux claviers, d’origine alsacienne, situé près du chœur. Cet instrument donnera plusieurs concerts lors des semaines internationales de l’orgue dans le diocèse.

Plus récemment, rappelons, en 1996-1997, la réfection totale, en grès, des degrés et du mobilier du chœur, par les artisans de Saint Jean des Quatre Couronnés, l’aménagement d’un local d’accueil, et, en 1998 la sonorisation(cloches fixes) et l’éclairage extérieur du clocher et de sa croix. A l’extérieur, la clôture des terrains et l’aménagement d’un parking indispensable, permettant de laisser libre le parvis de l’église. Les différents logements du presbytère et ceux des anciens magasins ont été modernisés.

Enfin, l’année 2011 a été marquée par les travaux de profonde rénovation des peintures intérieures de l’église. Toute la nef et la chapelle du Saint Sacrement sont sorties rajeunies d’un chantier de deux mois ayant mobilisé l’énergie d’artisans et de bénévoles.

Parallèlement, les chapelles de Sainte Musse et de Sainte Marguerite, appartenant au périmètre paroissial, furent restaurées et modernisées. Sainte-Marguerite, dont la construction remonte à 1586, connut bien des vicissitudes avant d’être rendue, agrandie, au culte catholique, en 1827. Démolie, elle fut reconstruite en 1924. Elle vit ses peintures intérieures refaites dès 1953, puis en 1998. Ses enduits extérieurs seront également réparés, à la fin des années 90, avec le concours de la municipalité de La Garde. Un nouvel autel avait été consacré par Mgr Madec, évêque de Fréjus-Toulon, en 1992. Le local attenant à la chapelle sera acheté en 1974 pour devenir une salle de réunion et une bibliothèque.

La chapelle du Christ- Roi faisait partie du monastère de la Visitation, construit de 1933 à 1936, mais elle demeura toujours ouverte au public. Ce monastère, que les visitandines quittèrent en 1963 fut vendu au C.O.S.O.R. qui en fit une maison de retraite. Mais la chapelle, la chapelle funéraire toute proche, (contenant le tombeau de la Famille Martin, anciens propriétaires des terrains), et les terrains attenants firent l’objet, en 1995, d’une donation à l’association diocésaine. La maison “ Marthe et Marie ” située sur ces terrains fut vendue en 1998, ce qui permit de financer les travaux de rénovation de Sainte-Thérèse. La paroisse assura l’entretien et la modernisation de cette chapelle avec notamment l’installation du chauffage et le remplacement des vitraux Le principal desservant du Christ-Roi fut le père assomptionniste Assen Karaguiossov, d’origine bulgare, qui résida dans la paroisse de 1957 à 2001. Il logera à partir de 1967 dans un F3 de la cité de la Plaine, donné à la paroisse. Il fut aidé dans son apostolat par le père Bernard Fournier et par une fraternité de petites sœurs de Jésus, implantée aux Oeillets de 1994 à 2004. Les petites sœurs Luciana, Julienne, Bernadette, Odile, Marie-Salomé, Annick, Suzanna, qui se succédèrent ont marqué leur quartier et la paroisse. L’association “ Le Rocher ” issue de la communauté de l’Emmanuel, s’est implantée en 2004 dans cette même cité…. Le père Assen, impliqué avec les paroissiens dans le collectif “ Mieux vivre à Sainte Musse ” regroupait aussi au Christ-Roi, plusieurs fois par an, la communauté portugaise de l’agglomération.
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