1-Programme et Parti architectural








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Maison de la Culture du Japon à Paris

1-Programme et Parti architectural


D'une surface totale d'environ 7 500 m², dont 4 500 m² ouverts au public, la Maison de la Culture du Japon à Paris est construite sur onze étages dont cinq en sous-sol. Elle a été conçue par les architectes Masayuki Yamanaka (Japonais) et Kenneth Armstrong (Britannique), lauréats du concours d'architecture organisé en 1989. "L'origine du projet remonte à 1982, lors de la visite d'Etat de Monsieur François Mitterrand, Président de la République française, au Japon. C'est en effet au cours d'un des entretiens qu'il eut alors avec le Premier ministre japonais Monsieur Zenko Suzuki que Monsieur Mitterrand lance l'idée de la création à Paris d'une maison qui aurait pour but de présenter la culture japonaise au public français et de renforcer par ce biais les liens entre les deux pays." (http://www.mcjp.asso.fr)

Construit dans le XVème arrondissement, sur le quai Branly (111 bis), la Maison de la Culture du Japon a été inaugurée et ouverte au public en 1997. On y trouve une bibliothèque (500 m² au troisième étage), une salle polyvalente (500 m²), des salles de cours, salles d'expositions (500 m²), une terrasse, salle de réception, pavillon du thé… De nombreux évènements sont programmés tout au long de l'année et sont ouverts au public. Il n'y a pas que l'architecture qui est ouverte mais aussi les esprits et les activités.

2-Aspects Techniques


Sa façade principale, une longue courbe habillée de verre sérigraphié : un mur rideau en verre cintré de 80 mètres de long et de 23 mètres de haut, jouant avec la lumière, parfois opaque, parfois translucide ou transparent, procure à l'édifice un caractère très ouvert, accueillant. La charpente métallique, parfois apparente, porteuse de l’édifice, qui s’élève sur sept niveaux est solidement fixée sur un sous-sol en béton profondément implanté (5 niveaux sous terre).

"D’un côté, l’aspect translucide du verre et la pureté lisse des menuiseries claires évoquent les espaces dépouillés des maisons japonaises des films d’Ozu. De l’autre, la transparence des ascenseurs panoramiques, la structure apparente de la cage d’escalier centrale, l’alliance du métal et du verre rappelle le savoir-faire technique des constructions high-tech anglo-saxonnes." (Extrait d'un article de Anita Johnson in "L'acier pour construire" n° 57 - décembre 1997)

Les poteaux en acier, circulaires sont associés à des poutres IPE dont l'âme percée laisse passer les gaines. La structure métallique donne à l'ensemble une grande légèreté et permet une transparence importante.

3-Commentaires


Remarquablement bien insérée dans le site, la maison de la culture du Japon à Paris nous offre une architecture pleine de délicatesse et d'attention. Le travail sur la lumière, notamment au niveau de la façade, est un des points clés du projet. Le mur rideau offre des relations visuelles entre l'intérieur et l'extérieur parfaitement mesurées et maîtrisées. Il laisse percevoir l'intérieur sans tout dévoiler de ce qui s'y passe.

Le coté japonais du projet, du point de vue architectural, non exhibé mais bien existant se ressent notamment dans le traitement des espaces intérieurs qui se caractérisent par une utilisation abondante du bois qui confère à l'espace une chaleur et une ambiance typiquement asiatique. L'architecture est japonaise non pas par son champ lexical mais par la pureté et la sobriété qui s'en dégage.

Concepteurs : Masa Yuki Yamanaka, Kenneth et Jenifer Armstrong


Situation : 101Quai Branly, XVème ar. Métro : Bir Hakeim

Maître d’ouvrage : Fondation du Japon Entreprises : Quillery (G.O.),

Bureau d’étude et maître d’œuvre : Arcora Barbot /Parisot (C.M.)

Date de mise en service : 1997 Coût : Inconnu

Programme et parti architectural


Pour ce nouveau lieu de diffusion de la culture japonaise en France, les architectes n’ont pas cherché à s’imposer. La Seine, le pont de Bir Hakeim, le quai à grande circulation et les hauts immeubles du XIXème siècle structuraient déjà fortement le paysage par leur grande échelle. Adossée au mur pignon d’un immeuble haussmannien, la maison fait face et répond au bâtiment de l’ambassade d’Australie. Si l’ambassade était jugée trop dense et minérale, les architectes de la maison du Japon voulaient que leur bâtiment soit plus transparent et léger. Pour cela, tradition architecturale japonaise et modernité anglo-saxonne leur semblaient devoir faire bon ménage. La transparence et la pureté lisse des menuiseries claires évoquent la tradition nippone, et les structures apparentes comme l’emploi des matériaux métal et verre rappellent le savoir-faire anglais.

Construit sur une petite parcelle – spécialité japonaise- les constructeurs ont réussi à dégager 7500 m2 de plancher dont 4500 m2 pour le public, sur 7 étages en surface et 5 en sous-sol.

Dans le programme il est prévu une bibliothèque située au 3ème étage, des salles d’expositions au 2ème et une salle de spectacle multiforme et polyvalente placée au sous-sol. Le RdC comporte de vastes salles de séminaire et un grand espace dévolu au public, ouvert sur un patio. Le 5ème étage est pourvu d’une terrasse avec un espace-réception, et un pavillon pour le cérémonial du thé reprenant les cloisons coulissantes des maisons de tradition japonaise.

En outre, pour cet édifice baigné de lumière, les architectes voulaient qu’une profusion de vues panoramiques sur la Seine et Paris soit laissée aux utilisateurs. Trompant l’œil du badaud, le bâtiment, par sa transparence, devait laisser paraître une activité bouillonnante à travers un ensemble architectural serein.

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Aspects techniques


La charpente métallique porteuse de l’édifice vient s’appuyer sur des parois en béton moulées en sous-sol. D’un poids de 700 tonnes, la charpente métallique est entièrement autostable. Elle est composée de poteaux circulaires, articulés en pied, et de poutres alvéolaires, de type IPE, dans lesquels des réservations pour les fluides ont été ménagées. Pour réduire l’épaisseur des faux-plafonds, un système de plancher « inversé » à été mis en place. Afin de répondre à la contrainte de sécurité incendie (stabilité au feu d’une heure), les éléments sont floqués au plâtre non friable, et la structure est habillée par des parements en aluminium cintré.

La construction du mur-rideau courbe as nécessité une mise en œuvre particulière. Cintré pour épouser la forme du terrain, il mesure 80 m de long pour 23 m de hauteur. Le double-vitrage est directement porté par des traverses ou des lisses en aluminium accrochées sur les poteaux métalliques de la structure, et sont reprises en milieu de portée par des suspentes en inox. La paroi en verre feuilleté sérigraphié intègre différents systèmes de dilatation. Sur les façades arrières, le vitrage est équipé de brise-soleil extérieurs démontables en aluminium, et les parties opaques sont habillées de panneaux en tôle d’acier émaillé.
Commentaires personnels

Ensemble réussi, qui tire son épingle du jeu, dans ce tissu urbain dense des bords de Seine, par sa transparence et son dessin de façade.

A voir absolument : - le travail des parois séparatrices et du mobilier à l’intérieur du bâtiment. Très soignés, ils prennent leur inspiration dans le mode de vie et les coutumes de la vie japonaise.

- le patio intérieur découvert qui se déploie sur toute la hauteur de l’édifice, et qui se donne en regard sur tous les étages. Jouant avec les obliques et les courbes des circulations et les échappées de vue sur l’extérieur, il paraît plus grand qu’il n’est en réalité.
Bibliographie : -Guide de l’architecture moderne à Paris, Hervé Martin. Ed. Alternatives ; p188

-L’acier pour construire, n°57 – décembre 1997, p. 10-17

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