Partie I préambule théorique et méthodologique








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Economie et société, il continue à étudier le capitalisme. Pour Weber, le capitalisme est une illustration du processus de rationalisation à l’œuvre dans les sociétés modernes parce que précisément l’activité capitaliste c’est l’organisation rationnelle de l’activité économique. C’est la recherche du profit, une entreprise continue rationnelle orientée autour du critère de la rentabilité. D’après lui, trois raisons ont rendu possible l’émergence de la rationalisation économique :

  • Historiquement, notamment chez les puritains, on assiste à la séparation du ménage et de l’entreprise. Pendant des siècles, l’atelier, la boutique était confondue juridiquement parlant avec le ménage. Pas de distinction entre la propriété personnelle et la propriété de l’entreprise. Il y aura avec le capitalisme une séparation juridique du ménage et de l’entreprise ;

  • La naissance de la comptabilité.

  • Troisième facteur essentiel, la naissance et l’organisation d’un travail libre. Naissance d’une bourgeoisie, d’un prolétariat capable de travailler librement.

Le capitalisme participe de la rationalisation du monde moderne, comme dans le domaine politique et administratif où l’on assiste à la même chose : naissance des Etats, avec un appareil d’Etat, une administration régie rationnellement, bureaucratie, conseiller d’Etats, juristes d’Etats etc….
Deuxième espace qui donne à voir ce processus de rationalisation : la science qui apprait à partir du XVI° siècle ; rigueur, méthode… Troisième univers où l’on voit de la rationalisation : le monde des arts D’abord, en musique, avec la rationalité harmonique. Rien de plus rationnel qu’une partition. Mais aussi en architecture, en art avec la perspective. Chez Weber, cette notion de rationalisation est associée à deux autres termes : la notion d’intellectualisation, synonyme de rapport intellectualiste au monde, penser le monde d’un manière non religieuse, et 2° notion : le désenchantement du monde. Petit à petit, il y aura de moins en moins de puissances mystérieuses dans le monde, la modernité c’est l’expulsion de Dieu du monde. Pour lui, le protestantisme a tué Dieu, l’antithèse même de la religion ; capacité de l’homme à influer sur sa vie, diminution de la fatalité divine. Ces processus de désenchantement d’après Weber ne rendent pas les hommes plus raisonnables pour autant, pas nécessairement plus heureux ni plus vertueux. Pourquoi ? L’homme moderne est par définition insatisfait. Il est persuadé que demain sera toujours meilleur qu’aujourd’hui, donc si demain est meilleur, la mort et la vie perdent de leur intensité, elle n’a pas de sens. Et ce, d’autant plus qu’il n’y a plus de puissance magique. C’est un monde désensorcelé, dépoétisé. La science ne répond pas à la question de fond. La modernité peut très bien s’accompagner de nouvelles recherches religieuses pour donner du sens.
Histoire de la sociologie (V2)

Constitution scientifique de la sociologie, mais également les problématiques politiques de la sociologie. Savoir ce qui différentie une théorie d’une notion. Ce qu’est un paradigme. On revient sur la pensée scientifique.

La sociologie est une discipline à prétention scientifique, elle essaye de rationaliser les connaissances à la fois de phénomènes qui n’ont pas les mêmes degrés d’invariance dans les sciences de la nature. C’est justement ce protocole que l’on va étudier.

Révisions : Auguste Comte (1798-1857) met en place les trois étapes théoriques, tout d’abord l’état théologique, l’état métaphysique – phénomènes sont des œuvres de cause et de force abstrait et l’état scientifique (le stade positif) – renvoi à la recherche rationnelle de loi pour expliquer les phénomènes. Ce qu’il constate c’est qu’il n’y a pas encore de sciences pour expliquer les phénomènes sociaux, il le déplore, qui sont celui les plus complexes, donc il a la volonté de fonder la physique sociale, c’est-à-dire une démarche d’étude des phénomènes sociaux au même titre que la physique étudie les phénomènes physiques. Il y a une analogie avec les sciences de la nature, dès la constitution de la sociologie. On a les sciences de la nature qui s’appuie sur les corps inorganisé comme la biologie, la physique, la chimie et on a la physique sociale qui s’intéresse aux corps organisés comme la société. Il y a très vite ce mimétisme avec les sciences de la nature. Il dit qu’un phénomène physiologique se comprend que si on ignore sa fonction dans l’organisme. De la même manière un phénomène social doit se rapporter à la société tout entière. Cette analogie nous fait penser à Durkheim. Par la suite, la sociologie va se substituer à la physique sociale. La sociologie est « l’étude positive de l’ensemble des lois fondamentales propres aux phénomènes sociaux ».

Dès le départ il y a aussi la sociologie qui s’intègre dans un contexte politique et social. Tout le monde connait quelque chose sur la société, que ce soit la nôtre ou une autre. On peut également s’appuyer sur son observation ou par les médias. La démarche rationnelle se repose sur trois points :

  • L’utilisation de la pensée abstraite, à travers la constitution des théories. Elle vise à théoriser nos connaissances du social. Lorsqu’on théorie on élabore une hypothèse.

  • Exercice d’une démarche empirique à travers des enquêtes quantitatives ou qualitatives. On confronte son résonnement à la réalité. Expérimentation dans les sciences dures ou l’observation.

  • Exercice d’un regard critique. On met en doute tous les savoirs qui ont été produit sur le sujet que l’on étudie.

Les sciences de la nature veulent élaborer des lois. On fait appel à un mode de vie abstrait pour un mode de vie concret, on tombe dans le vif du sujet. Le savoir repose sur une théorisation. La théorie signifie selon Raymond Boudon un ensemble de propositions faisant système d’où il est possible de tirer des conséquences justiciable d’une confrontation avec des données de l’observation. Plus précisément, face à un phénomène, il s’agit de construire une hypothèse et on va confronter cette hypothèse aux faits observés. La théorie par Pierre Ansart est un système structuré d’hypothèses à visé explicative. Une hypothèse est une explication provisoire qui doit être soumise au contrôle soit de l’expérience, soit soumise au contrôle de l’observation si on est dans les sciences humaines. C’est une supposition vers lequel le chercheur oriente son travail. C’est un outil intellectuel. En science humaines on confronte les hypothèses à l’observation et soit on les confirme, soit on les infirme. Si on est rigoureux, les hypothèses sont partiellement confirmer. Dans tous les cas on est dans la démarche rationnelle, dans la rationalisation des connaissances, pas dans le même degré que les sciences de la nature, la raison est que l’objet de la sociologie est mouvant, changeant, qui évoluent (dimension évolutive) en linguistique, psychologie enfin comme la plupart des sciences humaines, et les contre rendu explicatifs dépendent des points de vue des chercheurs, il n’y a pas d’objectivité complète en sciences humaines, on parle de démarches objectivantes, on essaye d’être le plus objectif possible. La sociologie ne peut que se contenter de copier la rationalité formelle des sciences de la nature. On parle d’objectivation.

La mise en place d’une problématique. Ça veut dire qu’elle est son hypothèse, son objet de rechercher et comment il l’infirme ou non. La manière dont on est scientifique dans nos recherches.

Une théorie s’inscrit bien souvent dans le cadre dans ce qu’on appelle un paradigme (Ferdinand de Saussure), un paradigme et une métathéorie, c’est-à-dire une explication globale du sociale au sein de laquelle les chercheurs constituent très souvent leur recherche. L’un des paradigmes les plus connus est celui du marxisme.

La notion de concept est ce qui se confronte à la réalité. Le concept est ce qui structure l’hypothèse. Une représentation mentale d’un sujet, d’un phénomène, d’une situation et surtout il sert à organiser les connaissances autour de cet objet. Il peut designer des êtres concrets, par exemple la classe sociale, une association, un processus de mutation sociale et on a le concept d’anomie (Durkheim).

Exemple, on étudie la médecine, notre sujet est les inégalités à la médecine. On n’a pas le même accès aux soins médicaux selon la classe sociale à laquelle on appartient. Et le concept qui sous-tend notre problématique est le concept de classe sociale.

On utilise jamais un concept tel quel. On adapte son adapte à son objet de recherche. On prend la notion de classe sociale, si on prend chez Marx il y a deux classes sociales « des bourgeoisies » et « les prolétaires », on n’étudie pas la même société que l’auteur. Certains concepts ne sont pas opératoires suivant la société aussi. Le concept a une dimension opératoire avec la structure hypothèse.
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