La résistance, sous l’émir Abdelkader, fut celle de l’Etat restauré et de la nation regroupée. Abdelkader concevait l’Etat en fonction d’un territoire et d’une








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Bac blanc

La résistance, sous l’émir Abdelkader, fut celle de l’Etat restauré et de la nation regroupée. Abdelkader concevait l’Etat en fonction d’un territoire et d’une unité : toutes les tribus qui combattaient en ordre dispersé devaient venir se fondre dans l’action commune. " Le but de Abdelkader est de constituer un grand et seul royaume, de fonder l’indépendance des Arabes et de l’Algérie sous une seule autorité ", déclarait Bugeaud. Organisé avec son gouvernement, ses institutions, son infrastructure et son administration, l’Etat avait un objectif militaire : une armée régulière formée de volontaires, renforcée par les contingents fournis par les tribus, comprenant infanterie, cavalerie et artillerie et obéissant à une charte et à des règlements. L’infrastructure économique devait produire tout ce qui était nécessaire à son équipement.

Abdelkader trouva dans la foi, l’amour du pays et le soutien du peuple la force qui lui permit de diriger la résistance durant près de dix-sept ans. Les français comprirent le caractère national de sa guerre, comme le reconnut Bugeaud dans une correspondance adressée à ses soldats : " Il faut que vous attaquiez le chef de la nationalité arabe dans leur source, que la puissance d’Abdelkader soit détruite ou vous ne ferez jamais rien en Afrique ".

Ses bases urbaines perdues l’une après l’autre, ses bataillons réguliers dispersés, sa smala prise, Abdelkader ne désespère pas. " Nous nous battrons quand nous le jugerons convenable, tu sais que nous ne sommes pas des lâches.

Quant à nous opposer aux forces que tu traînes derrière toi, ce serait folie. Mais nous les fatiguerons, nous les harcèlerons, nous les détruirons en détail, le climat fera le reste ". écrivit-il à Bugeaud. Ses dix-sept années de lutte ont révélé la grandeur et le courage du capitaine en même temps que les qualités d’organisateur de l’homme d’Etat. Sa foi et son combat furent un exemple et un espoir pour ceux qui ne désespéraient pas de reprendre la lutte.

M. Kaddache, in ” Algérie ” Sous la direction de Paul Balta SNED1988.

Questions

I- Compréhension de l’écrit :

1)- "La résistance sous l’Emir-Abdel Kader, fut celle de l’Etat".

Relevez deux termes du texte qui renvoient au mot souligné.

2)- Selon Bugeaud, Abdelkader combattait la France dans quel but ?

3)- Quels sont les deux éléments qui aidèrent l’Emir dans sa résistance face à l’ennemi ?

4)- "Abdelkader concevait l’Etat en fonction d’un territoire et d’une unité"

« Concevait » veut dire : -Estimait ? – pensait ? – refuser ?-déclarait ?

Recopiez la réponse juste.

5)- "Les français comprirent le caractère national de sa guerre, comme le reconnut Bugeaud dans une lettre adressée à ses soldats".

Mettez les verbes de cette phrase au présent de l’indicatif.

6)- Abdelkader déclarait : « Nous nous battrons quand nous le jugerons convenable, tu sais que nous ne sommes pas des lâches ».

Réécrivez la phrase ci-dessus en la commençant ainsi :

Abdelkader déclarait que……………………..

7)- "Il concevait l’Etat en fonction d’un territoire"

Réécrivez la phrase en la commençant ainsi :

L’Etat…………………

8)- Retrouvez parmi les qualifiants suivants ceux qui correspondent aux traits de l’Emir.

Abdelkader : nationaliste, anarchiste, conquérant, courageux, poltron, lâche, intelligent.

9)-Relevez les marquesde présence (subjectivité) de l’auteur.

10)-Quelle est la visée communicative de l’auteur.

" Nous nous battrons quand nous le jugerons convenable

11)-Remplacez le mot souligné par l’un des articulateur suivant : Du moment que ; afin que, lorsque ; bien que, cependant, parce que.

12)-Il faut que vous attaquiez le chef de la nationalité arabe dans leur source, que la puissance d’Abdelkader soit détruite ou vous e ferez jamais rien en Afrique ".

Remplacez l’acte de parole souligné par une autre structure.

13)- Quant à nous opposer aux forces que tu traînes derrière toi, ce serait folie.

-Qu’exprime le mode conditionnel dans cet énoncé.

14)- . Mais nous les fatiguerons, nous les harcèlerons, nous les détruirons en détail, le climat fera le reste "

« La force qui lui permit de diriger la résistance durant près de dix-septans. A qui renvoient les mots soulignés.

15)- Justifiez l’emploi du passé simple dans ce texte.

16)- Organisé avec son gouvernement, ses institutions, son infrastructure et son administration, l’Etat avait un objectif militaire :

Les deux points introduisent :

-un discours rapporté ; - une justification ; une énumération. Recopiez la bonne réponse.

II- Expression écrite :

1-Essai : Le 1er novembre, l’Algérie s’est soulevé pour arracher son indépendance.

Rédigez un texte dans lequel vous expliquerez à votre correspondant les différentes raisons qui ont poussé le peuple algérien à se révolter.

2-Faites le compte rendu objectif et critique de ce texte.

Témoin Zohra DRIF

"J'ai posé des bombes dans les cafés pieds noirs"

" Jeune fille, j'étais solitaire, d'une timidité maladive. J’étais surtout nourrie de littérature, d’histoire. J'avais dévoré lacondition humaine de Malraux. Par le cinéma, la résistance française a été pour moi un exemple. Mon père était cadi, descendant d'une grande famille. Il possédait au sens plein la double culture, arabe et française. Ma mère était fille d'une "grande tente" des hauts plateaux. J'étais petite, blonde, j'avais mené jusqu'alors la vie d'une Européenne. Interne dès l'âge de 10 ans au lycée Fromentin, le lycée de la bonne société européenne, c'est dire. Le 1er novembre 1954, j'étais en vacances à Tiaret, ma ville natale, après une année de droit, chose exceptionnelle pour une Algérienne. Le moment le plus le plus important de la journée, c'était l'arrivée du car de Blida qui amenait les journaux. Ce jour-là mon frère a presque défoncé la porte en hurlant : "ça y est, ça explose." J'ai tout de suite compris que c'était le départ de ce que nous attendions : la lutte contre l'occupation française.

A partir de ce moment, je n'ai plus souhaité qu'une chose : devenir le Tchen de Malraux. Je cherchais un contact, je voulais être intégrée dans les groupes armés en ville parce que j'avais le type européen. Je connaissais les Français, je fonctionnais comme eux, et je pouvais être plus efficace au maquis ou j'aurais été une infirmière. C'est Boualem Ossedik, frère d'une amie, qui m'a mise en contact avec " l'organisation" en 1955.

En 1956 je rejoins le groupe de la Casbah qui porte la terreur dans la ville européenne. La première fois que j'ai pénétrée dans la Casbah, guidée par Djamila Bouhired, j'étais malade à l'idée que ma mère apprenne que j'étais dans cet endroit qui, pour elle, était synonyme de débauche. Moi-même, je ne savais pas que des familles y vivaient.

Un jour, nous avons lu qu'il y avait un film sur la résistance française, alors nous avons été dans un cinéma du centre. Quelle imprudence ! Au retour, nous avons descendu la rue d'Isly. On n'imagine pas combien Alger était gaie à l'époque. C'était l'été, les filles étaient bronzées, les terrasses des cafés bondées, il y avait des bals partout. Mais quand nous sommes arrivées à l'entrée de la casbah, c'était un silence de deuil. Peu de temps avant, une bombe européenne avait sauté en pleine nuit rue Thèbes .Un carnage .Quand nous sommes arrivées dans notre planque, Djamila s'est mise à pleurer de rage en disant :

" Les S…, les pourris, même si c'est la guerre, ils vivent "

C'est sans doute à cause de cette rage, de l'audace de la jeunesse, de ma conviction absolue qu'il fallait le faire que j'ai posé les premières bombes dans les cafés chics de la jeunesse pied-noir. Nous n'avions pas le choix. Pour nous les véritables adversaires, c'étaient les pieds-noires pour lesquels on nous bombardait, on nous tuait, on nous torturait .Au moment de l'action la seule chose à laquelle tu penses, c'est que tu dois réussir et ne pas te faire arrêter parce que tu sais ce qui t'attend. Si nous nous étions posé des questions morales, nous n'aurions pas fait la guerre. Nos moyens étaient dérisoires, les bombes étaient énormes comme les pièces d'un réveil géant, elles étaient dans des boites en bois comme des plumiers, et il fallait les faire sortir de la casbah. Nous toutes, les Djamila Bouhired, Hassiba Ben Bouali, Samia Lakhdari, nous étions des filles, on a joué là -dessus, on les mettait dans des sacs de plage, on était jeunes, minces, habillées au goût du jour. Nous avons passé comme ça les barrages qui bouclaient la ville arabe."
Propos recueillis par chania moufok ,

Journaliste à Alger

Cadi : magistrat musulman qui remplit des fonctions civiles, Judiciaires et religieuses

Tchen: le héros révolutionnaire et fanatique dans la condition Humaine (un roman d'André Malraux)

Questions

1- compréhension (12pts)

1-A quel type de document appartient ce texte ?

2- Quels mots et expressions du texte renvoient à la condition sociale du narrateur.

3- Complétez le tableau suivant :

Dates

Evènements vécus par le narrateur

……………………..

1955

1956

La lutte contre l'occupation française

……………………………….

…………………………….

4-" J'ai posé des bombes dans les cafés pieds- noirs", quelles étaient les véritables causes de cet acte ?

5- « Nous n'avions pas le choix »: dans cette expression le narrateur exprime:

-Un regret,- une obligation – une négation – un refus.

Choisissez la bonne réponse.

6- Si nous nous étions posé des questions morales, nous n'aurions pas fait la guerre.

Réécrivez la phrase en commençant ainsi

Si je …………………………………………………

7-C'est sans doute à cause de cette rage.

  • Réécrivez cette phrase en la commençant par :

C'est sans doute parce que ………………… ……………

8- Quelle impression (quel effet) a laissé en vous ce témoignage?

9-j'étais malade à l'idée que ma mère apprenne que j'étais dans cet endroit qui, pour elle, était synonyme de débauche.

A qui et a quoi renvoient les mots soulignés.

10-Pour nous les véritables adversaires, c'étaient les pieds-noires pour lesquels on nous bombardait,…

Remplacez le mot souligné par l’une des expressions suivantes : partisans ; antagonistes ; protagonistes ; alliés.

II-Production écrite (08pts) : La situation de la femme dans de nombreux pays a connu une évolution, la femme participe de nos jours et dans tous les domaines à l'essor de son pays, elle a "conquis" une place entière dans la société. Justifiez cette affirmation par des exemples montrant la participation de la femme à des événements historiques.
Révision pour les élèves de la 3ème AS toutes les filières.

PROJET I :LE FAIT HISTORIQUE.
Fait = évènement. Historique = en relation avec l’histoire.

* On trouve dans ce projet, des documents en relation avec des événements historiques comme

Le08 mai 1945,01 novembre 1954, 05 juillet 1962, les deux guerres mondiales…etc.

Aussi, on trouve des textes sur l’invention ou l’histoire de l’informatique, l’internet, la radio, la TV, le téléphone, les moyens de transport, le football et le sport…

* Ces faits sont donnés sous forme de textes ou des dates organisées d’une manière

Chronologique. (Voir les 3 premiers documents du manuel scolaire)

* Dans les textes historiques, il y a de l’objectivité. Mais, en introduisant des dires Ou des témoignages des personnes qui ont vécu ces événements, on obtient de la subjectivité.

*Pour reconnaître la situation d’énonciation, il faut répondre sur les questions suivantes :

Qui parle (locuteur)? A qui (S’adresse) t- il (interlocuteur) ? Où (le moment) ? Quand ?
* Le lexique utilisé est celui de : la guerre, la colonisation, la paix, la prison, les armes…
* Les temps utilisés dans ce type de textes sont :

  • Le présent ; qui a deux valeurs : narrative et de vérité générale.

  • L’imparfait ; qui est utilisé dans la description.

  • Le passé simple ; qui relie les actions passées successivement.

* Les articulateurs chronologiques dans l’expression de temps :

- Aujourd’hui, hier, la veille, alors, soudain, tout à coup, longtemps, parfois, pendant, dès lors, tout à l'heure, …

- Avant, avant de, avant que, en attendant que, jusqu’à, jusqu’à ce que (antériorité).

- Comme, quand, en même temps, tant que, à chaque fois que, au cours de (simultanéité).

- Après, après que, à partir de, aussitôt que, dès que, depuis que, une fois que (postériorité).
* La forme active / passive :
Les élèves révisaient leurs leçons.

Sujet Verbe (imparfait) COD

Les leçons étaient révisées par les élèves.
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