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ELECTIONS EN BELGIQUE


Communales 2012: la campagne s'est faite aussi à l'étranger

Moustique.be

18/10/2012 11h05, Julien Bosseler

Des candidats au scrutin belge du 14 octobre ont joué les globe-trotters pour séduire des électeurs. Une pratique intrigante qui alimente le débat sur l'intégration.

Boîtes aux lettres (et sacs-poubelles) bourrées de tracts, murs Facebook envahis de clips kitsch et de slogans grandiloquents, opération de séduction sur les marchés entre yaourts bios et quiches artisanales…

Pas de doute, vous avez été ouvertement dragué avant d'aller garnir les urnes pour élire vos nouveaux conseillers communaux et provinciaux. Des enjeux éminemment locaux, paraît-il... Sauf que certains de vos candidats ne se contentent pas de votre seule commune pour la chasse aux voix. Pour eux, le safari se prolonge même à des milliers de kilomètres d'ici.

Emirdag, en plein cœur de l'Anatolie. C'est de ce modeste village montagneux et des hameaux avoisinants que sont issus de nombreux Turcs venus s'installer naguère à Gand et à Bruxelles. Mi-juillet, lors d'une grande fête en l'honneur des émigrés du patelin, ce fut le défilé de politiciens belges, comme nous le confie ce témoin anonyme de premier plan, écœuré, dont les dires nous ont été corroborés par d'autres sources. "Cet été, j'ai vu à l'œuvre de nombreux candidats bruxellois, eux-mêmes originaires de la région, comme Emir Kir (PS, Saint-Josse) par exemple, mais aussi des Belgo-Belges comme Bernard Clerfayt, bourgmestre de Schaerbeek. Accompagnés de leur équipe, ils étaient clairement là pour faire campagne, vu le potentiel électoral sur place, à savoir les Turcs de Bruxelles en vacances auprès de leur famille restée là-bas. Des candidats, comme Emir Kir, vont jusqu'à rendre visite aux maires des villages avoisinants et au gouverneur de la province pour doper leur réseau au sein de la diaspora turque. Et même organiser des festivités spécialement pour les villageois et les vacanciers afin de s'attirer leurs faveurs."

Pas plus tard que début septembre, Georges Verzin, tête de liste MR à Schaerbeek s'est rendu lui aussi à Emirdag, en compagnie de Geoffroy Clerckx, son alter ego de Saint-Josse. Officiellement, ils accompagnaient une délégation de leur parti venue dire tout le bien qu'elle pensait de la demande d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Mais les deux candidats bruxellois avaient manifestement une idée derrière la tête… "De très nombreux Schaerbeekois et Tennoodois d'origine turque ont encore de fortes attaches avec le village d'Emirdag. Certains se sont même fait construire une deuxième résidence sur place,explique Georges Verzin. Me faire connaître là-bas, c'est donc me faire connaître ici. Bref, ce déplacement n'a pas été inutile dans ma campagne électorale."

La grande famille

Ceci dit, tous ces candidats belges, manifestement embarrassés par le sujet, tiennent à nuancer, voire à infirmer ces intentions électoralistes. Ainsi Georges Verzin préfère-t-il parler de "visite pour mieux comprendre la vie des Turcs de Bruxelles et leur faire passer un message d'intégration: il faut que leurs enfants apprennent la langue française pour devenir des citoyens belges à part entière. C'est un message qui peut percoler jusqu'en Belgique". Bernard Clerfayt précise, lui, qu'il s'est rendu cinq fois sur place en moins de dix ans, y compris en période électoralement non suspecte. "Ces voyages permettent au bourgmestre que je suis d'enrichir ses discussions avec les 25.000 personnes d'origine turque - dont 20.000 d'Emirdag - que compte Schaerbeek. C'est une façon d'être proche de mes administrés." Quant à la porte-parole d'Emir Kir, elle est formelle: "Il part là-bas chaque été. Il s'agit de vacances dans un contexte purement familial".

Françoise Schepmans, elle aussi, se défend d'avoir eu des visées uniquement électorales lors de son voyage au Maroc, début juin. L'échevine molenbeekoise a participé à une délégation du MR, conduite par son président Charles Michel, "pour rencontrer des parlementaires locaux de même obédience politique, comme le font couramment tous les autres partis. Fadila Laanan (candidate PS à Anderlecht) était sur place quelques semaines avant nous". N'empêche, en étant reçu par le Premier ministre du Maroc et le président de la chambre de commerce belgo-marocaine, la candidate libérale et ses collègues estiment avoir eu "l'occasion de faire passer un message: non, le MR n'est pas éloigné des personnes originaires du Maroc. Nous avons voulu casser l'image négative que se plaisent à entretenir les autres partis à notre égard: celle d'une formation fermée aux immigrés".

Cette mission du MR en laisse pourtant plus d'un perplexe. "Partir au Maroc pour mieux se faire comprendre de la population belge originaire de là-bas, c'est assez sidérant, quand on sait que de nombreux jeunes issus de l'immigration marocaine n'ont plus de lien avec le pays", juge Fatima Zibouh. Armée du même argument, cette doctorante en sciences politiques à l'ULG estime qu'il est vain d'aller faire les yeux doux à des autorités politiques ou religieuses étrangères, dans l'espoir qu'elles envoient des consignes de vote par-delà les frontières. "De tels mots d'ordre tiennent plus du fantasme que de la réalité."

Distance de sécurité

Par contre, ce qui est bien palpable, c'est le capital sympathie que peut engendrer ce genre de voyages. "Quand je vais en Turquie, les Schaerbeekois originaires de là-bas éprouvent un sentiment de reconnaissance", assure Bernard Clerfayt. A contrario, explique Jean Demannez, tête de liste PS à Saint-Josse, "des candidats, y compris de mon propre parti, ont la conviction que s'ils ne vont pas là-bas, ils vont perdre leur crédit auprès de certains électeurs qui ont de la famille sur place. Ils ont tort, parce qu'ils sont belges et qu'ils doivent prendre de la distance avec les patries d'origine. S'ils sont élus, ils devront avoir la capacité de traiter équitablement les problèmes de tous les citoyens, quelles que soient leurs racines".

En exprimant sa crainte de dérives communautaristes, Jean Demannez met le doigt sur le malaise que suscitent ces campagnes sans frontières. "Des candidats belges qui vont chercher l'adoubement d'autorités et de ressortissants étrangers pour se faire élire, c'est le monde à l'envers, condamne le libéral Alain Destexhe, flinguant au passage ses confrères globe-trotters du MR. C'est un détournement de notre système démocratique. Celui-ci a été conçu pour voter pour des gens en fonction de leurs idées et pas de leur appartenance ou sympathie ethnique, communautaire ou religieuse. Aller à l'étranger dans le cadre de sa campagne électorale, cela montre la déliquescence de notre modèle d'intégration."

"Ça pose plutôt question sur la manière dont, pendant des décennies, on a entretenu une vision simpliste et erronée de l'intégration", réplique Marco Martiniello, directeur du Centre d'études de l'ethnicité et des migrations (Cedem) à l'ULG. "On a imaginé que l'immigré, après quelques années, rompait tout lien avec son pays d'origine et s'intégrait totalement dans la société d'accueil. C'est faux. Avec la crise actuelle, des liens sont même rétablis avec la famille d'origine. Des jeunes issus de l'immigration marocaine vont jusqu'à envisager de partir au Maroc pour pouvoir travailler." Vu sous cet angle, les voyages électoraux de nos candidats n'ont rien de problématique, estime le sociologue. "Nous sommes dans un marché électoral où tout le monde essaie d'attirer l'électeur comme il peut." D'ailleurs, même la N-VA se serait mise à faire campagne loin de ses terres. Elle serait partie ravir les voix des pensionnés flamands à la Costa del Sol. La victoire écrasante promise aux nationalistes du Nord aura-t-elle un parfum espagnol?

Est-ce illégal?

La loi permet-elle de glaner des voix à l'étranger? Ce qu'on peut affirmer, c'est que cette pratique n'enfreint en rien le code électoral, puisqu'il autorise à faire campagne par tous voies et moyens. Ces quêtes internationales d'électeurs ne contreviennent pas non plus à la législation sur la limitation des dépenses électorales. Celle-ci ne prévoit tout bonnement pas ce cas de figure et n'oblige donc pas les candidats à déclarer leurs frais de voyage. Les candidats globe-trotters peuvent donc bourlinguer tranquille.

Toutes les communautés concernées

Lui aussi, il voyage dans le cadre des élections… mais par satellite interposé! Hamza Fassi-Fihri, candidat CDH à Bruxelles-Ville, participe régulièrement à des débats sur la politique bruxelloise, organisés par des chaînes de télévision arabophones diffusées en Belgique depuis le Maghreb. "Vos questions me dérangent, glisse-t-il en pleine interview, car elles semblent ne cibler que les électeurs d'origine turque et marocaine. Or, s'il y a du communautarisme, il y en a dans toutes les communautés."

Le démocrate humaniste a raison. Des stratégies électorales à caractère communautaire existaient déjà dans les années 70-80. "Des hommes politiques italiens venaient faire campagne dans certains quartiers de la banlieue liégeoise pour inciter les gens à retourner voter dans leur village d'origine, explique Marco Martiniello du Centre d'études de l'ethnicité et des migrations (ULG). Plus récemment, on a vu des représentants de candidats à la présidentielle française venir faire du pied aux expatriés bleu-blanc-rouge de Bruxelles. Et, actuellement, assure Martiniello, "des proches d'Obama et de Romney font campagne ici auprès de la communauté américaine".

Polonais, Britanniques ou Congolais ayant acquis ou non la double nationalité restent eux aussi sollicités par des élus de leur mère patrie et par des candidats d'ici. "Chez ces personnes, il y a une interférence entre leur nationalité d'origine et leur vie en Belgique, constate Edouard Delruelle, directeur adjoint du Centre pour l'égalité des chances. Du coup, on peut affirmer que, dans le monde actuel, la citoyenneté n'est plus attachée à une nationalité sur un sol précis". Et dire qu'une grande ville comme Bruxelles compte plus de 150 nationalités…

http://www.moustique.be/actu-societe/178642/communales-2012-la-campagne-sest-faite-aussi-a-letranger

http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=68194

Emir Kir: un homme brillant mais... qui fait peur à ses collègues

RTL Info

Emir Kir va devenir bourgmestre de Saint-Josse, petite commune bruxelloise. L'occasion de revenir sur la personnalité de l'élu socialiste et de se demander comment l'ancien ministre bruxellois va gérer la commune...

18 Octobre 2012 08h06

Pour les deux chefs de file de l'opposition, Zoe Genot pour Ecolo et Geoffroy Clerkx pour les Bleus de Saint Josse, la méfiance est de mise. Aux yeux d'Ecolo, Emir Kir part avec un curriculum vitae vierge au niveau communal. "Je pense en même temps que c'est un Monsieur très travailleur, très présent sur le terrain, qui connaît bien ses dossiers. Et donc, j’attends de lui qu’il travaille réellement sur le terrain à Saint-Josse", explique Zoe Genot au micro de Sébastien De Bock. Si les attentes sont grandes, les craintes le sont aussi: "Quand je vois par exemple qu’un président de bureau de vote a dû le mettre dehors parce qu’il essayait de pénétrer, contrairement à la loi, dans l’endroit où on votait, en disant ‘C’est chez moi’, ça, c’est plus inquiétant comme pratique".

Un homme brillant mais... effrayant

Le discours est identique du côté du MR. Geoffroy Clerkx qui décrit Emir Kir comme un homme brillant mais instable: "Pendant la campagne et le jour des élections, on s’est rendu compte qu’il y avait un autre Emir Kir… Avec des pressions voire des menaces sur des candidats, sur des gens qui mettaient des affiches, des tentatives de tricherie pendant les élections. Ça fait très peur". Emir Kir reconnaît qu'il y a eu un incident au moment où il est allé voter. Il parle d’un couac avec la présidente de bureau. Le futur bourgmestre rappelle que s'il y a eu d'autres irrégularités. Ecolo et les Bleus de Saint Josse saluent malgré tout l'arrivée du nouveau bourgmestre socialiste. Les chantiers sont nombreux, ils se disent prêts à collaborer mais resteront d'autant plus vigilants sur la façon dont la commune sera gérée.

Voir la vidéo :

http://www.rtl.be/videos/video/418811.aspx
http://www.rtl.be/info/belgique/Elections-2012/915016/emir-kir-un-homme-brillant-mais-qui-fait-peur-a-ses-collegues

http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=68191
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