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TWITTER/ANTISEMITISME


Twitter interpellé pour un hashtag à connotation antisémite

RFI

Article publié le : jeudi 18 octobre 2012 - Dernière modification le : vendredi 19 octobre 2012

Par Thomas Bourdeau

Ce jeudi 18 octobre, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a questionné les responsables américains de Twitter au sujet d’un hashtag à connotation antisémite qui a fait la Une du site de microblogging en France. Déçue de l'entretien, l'UEJF a annoncé vouloir saisir la justice. Il faut souligner que sur les réseaux sociaux, les messages incitant à la haine, au racisme, à la désinformation sont récurrents. De quoi transformer le dialogue sur ces sites de partage en conversation nauséabonde.

Les réseaux sociaux (Facebook, Twitter en tête) sont des lieux de conversation. On y parle de sa famille, de ses amours, de ses vacances, de ses conditions de travail ou des dernières informations. Fort souvent, sur les thématiques politiques ou religieuses, les débats ne volent vraiment pas haut et très souvent l’humour caustique, voire la provocation, sont de mise.

Depuis le 10 octobre, sur Twitter, un hashtag à connotation antisémite s’est retrouvé dans les sujets en Une proposés par le site de microblogging. Cet hashtag #unbonjuif et sa place dans le classement en Une signifiait que de nombreuses personnes (1600 selon le Huffington Post) tweetaient en l’utilisant. Il devenait, de par son succès, une tendance ou buzz, selon Twitter, sans préjuger de son intérêt. Il faut rappeler que les hashtags #unbonnoir ou #unbonarabe sont également utilisés sur Twitter, tout comme #UnBonFlic...

Les méthodes d’un groupuscule d’ultra-droite sur les réseaux sociaux

Faire de l’humour ou inciter à la haine, la barrière est infime et ils sont nombreux à profiter de la brèche ouverte par les réseaux sociaux pour exacerber les tensions communautaires. Dernièrement, un militant d’ultra-droite repenti expliquait, dans Le Midi Libre, les méthodes de son groupuscule, notamment sur les réseaux sociaux : « Tout était assez codifié. Il fallait en priorité "squatter" les sites d’information générale à la recherche de toutes les informations "raciales" possibles. Monter en épingle les faits divers lorsqu’ils concernaient des étrangers, quitte à les faire "mousser" sur Facebook ou sur les forums. Les réseaux sociaux et les commentaires dans les articles de presse étaient l’idéal pour ça. »

Les réseaux sociaux sont forcément le médium idéal pour ces méthodes car ils se transforment en une caisse de résonance sans réelle profondeur. Dans cette intention, il semble assez évident pour qui veut inciter à la haine de les utiliser, et les exemples abondent selon ce militant repenti : « Je pourrais en donner pendant des heures, mais par exemple, il suffit de prendre un pseudo à consonance musulmane et lancer des insultes aux Français, en prônant une République islamiste à Paris ou ce genre de choses. C’est très gros mais ça marche à chaque fois. »

Les blagues ternies, sur Twitter, par d’autres plus vulgaires, voire racistes

Avec humour un hashtag #lescongolais avait permis d’ironiser de façon intracommunautaire. Mais les blagues de « bon goût » ont souvent été ternies, sur le fil Twitter lié à cet hashtag, par d’autres plus vulgaires, voire racistes. Car les réseaux sociaux sont le terrain de jeu des trolls (voir explication ci-dessous) ou autres excités incitant à la dérive verbale, voire la haine en s’immisçant dans les conversations pour répandre le feu. La citation de Pierre Desproges semble toujours de mise : « On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui. » Car quand un Woody Allen ironise, d’autres injurient. Et quand Chris Rock interpelle, avec beaucoup d’humour, autant les Noirs de sa communauté que les Blancs participant à son spectacle, les propos hors contexte peuvent déranger…

Twitter a bloqué le compte d’un groupuscule néo-nazi

Mais il n’empêche, les réseaux sociaux, et leur utilisation, impliquent des responsabilités, on ne peut pas tout dire. Ainsi, Twitter a annoncé jeudi avoir bloqué pour la première fois le compte d’un groupuscule néo-nazi en Allemagne, à la demande de la police locale. « Nous avions annoncé en janvier notre capacité à bloquer des contenus. Nous en faisons pour la première fois usage au sujet d’un groupe jugé illégal en Allemagne », a écrit le conseiller juridique de Twitter, Alex Macgillivray, dans un message sur son compte @amac. « Nous ne voulons jamais bloquer de contenus ; (mais c’est une) bonne chose d’avoir des outils pour le faire de façon ciblée et transparente », ajoute-t-il.

Il met également un lien vers les directives publiées par Twitter pour mettre en application ce blocage : « Si nous recevons une demande correctement ciblée et d’une autorité compétente, nous pouvons être amenés de temps à autre à retirer certains contenus dans un pays donné », peut-on lire dans le document qui date de fin janvier.

Accusé d’avoir « insulté les valeurs religieuses d’une partie de la population »

De même, en Turquie, le virtuose Fazil Say, âgé de 42 ans, est accusé notamment d’avoir « insulté les valeurs religieuses d’une partie de la population » avec des messages diffusés sur Twitter dans lesquels il s’est moqué des musulmans pieux. Il encourt une peine d’un an et demi de prison. Mardi soir, sur son compte Twitter, le pianiste qui affiche son athéisme, a une nouvelle fois rejeté les charges pesant à son encontre, selon les journaux, et a dit sa « stupéfaction » de devoir comparaître devant des juges.

Des messages sur les réseaux sociaux « punis par la loi »

C’est la raison pour laquelle des responsables de Twitter se sont entretenus ce jeudi avec le président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF). « L’UEJF a reçu une réponse de Twitter (...) au sujet du déferlement de tweets antisémites sous l’intitulé #unbonjuif », a-t-elle indiqué dans un communiqué. L’UEJF estime que Twitter « ne peut pas s’affranchir de sa responsabilité d’entreprise citoyenne. « Ce sera tout l’enjeu de l’échange que nous aurons », a déclaré M. Hayoun avant l'entretien, cité dans le communiqué.

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a rappelé mercredi que les « messages à connotation raciste ou antisémite » qui se propagent sur les réseaux sociaux sont « punis par la loi ». « Le canal virtuel ne rend pas moins réels les actes dont se rendent coupables ceux qui les commettent », a-t-elle ajouté. A l'issue de son entretien, l'UEJF, déçue, a annoncé saisir la justice.

http://www.rfi.fr/france/20121018-twitter-uejf-unbonjuif-racisme-antisemitisme-ultradroite

http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=68209

L'UEJF, déçue par Twitter, va attaquer

Europe1

Par Cécile Bouanchaud

Publié le 18 octobre 2012 à 22h27 Mis à jour le 19 octobre 2012 à 12h48

L'association juive compte désormais engager des poursuites pour que les tweets antisémites soient retirés.

Faute d'avoir trouvé un accord avec Twitter, l'Union des étudiants juifs de France va se tourner vers la justice française. L'UEJF entendait en effet contraindre Twitter à faire disparaître une série de tweets antisémites liés au mot-clé #unbonjuif. Mais au terme d'un entretien entre les deux parties jugé "décevant" jeudi, Twitter a finalement refusé la requête de l’association. Ce qui pousse l'UEJF, qui semble déterminée à aller au bout de ce bras-de-fer, à poursuivre le réseau social en justice.

Le PDG bientôt poursuivi en justice ?

L'UEJF regrette que Twitter "n'ait pas pris ses responsabilités" face à la multiplication ces derniers jours des messages antisémites recensés sous le mot-clé #unbonjuif. "Twitter n'a pas pris la mesure du racisme et de l'antisémitisme en France", s'agace le président de l'UEJF, Jonathan Hayoun, interrogé par Europe1.fr. "Si rien n'est fait, alors nous assignerons le responsable de Twitter, Dick Costolo, devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris pour avoir maintenu en connaissance de cause des propos antisémites", ajoute-t-il.

Un contenu illicite comme un autre

"Twitter estime que l'antisémitisme est un contenu illicite comme un autre. Il ne prend pas en compte le climat particulièrement tendu qui règne en France autour de la communauté juive", insiste Jonathan Hayoun à Europe1.fr.

Ce dernier tient toutefois à préciser que cette mobilisation contre Twitter ne s'apparente en rien à une forme de lobbying. "Il ne s'agit pas de revendications juives mais de dénoncer une dérive qui constitue un enjeu national. Nous aurions le même comportement s'il s'agissait d'islamophobie ou encore de racisme anti-Roms", assure l'étudiant.

Rencontre avec Fleur Pellerin mardi

De son côté, le gouvernement semble prendre les choses très au sérieux. Fleur Pellerin, la ministre déléguée en charge de l'Économie numérique, a convenu d'un rendez-vous mardi prochain avec l'Union des étudiants juifs de France. La ministre de la Justice, Christiane Taubira, avait pour sa part rappelé mercredi que les "messages à connotation raciste ou antisémite" qui se propagent sur les réseaux sociaux sont "punis par la loi" française. "Nous estimons que les pouvoirs publics doivent renforcer la lutte contre le racisme et l'antisémitisme", commente Jonathan Hayoun.

L'exemple allemand

Pour l'heure, Twitter se réfère en effet aux valeurs de liberté d'expression et à la loi américaine. Refus catégorique donc de supprimer les tweets ni même de jouer un rôle de modérateur. Toutefois, si une action en justice est lancée contre Twitter, le réseau social pourrait être amené à changer de position.

Depuis janvier dernier, Twitter se réserve en effet le droit de retirer "certains contenus" dans un pays donné. Mais à condition que la demande émane "d'autorités compétentes" et qu'elles soient "bien ciblées". En Allemagne, le réseau social a d'ailleurs accepté de bloquer jeudi le compte d'un groupe néo-nazi interdit, accédant pour la première fois à une demande des autorités nationales pour faire respecter la législation locale en matière de liberté d'expression.

http://www.europe1.fr/France/L-UEJF-decue-par-Twitter-va-attaquer-1280211/

http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=68221

Twitter ferme un compte d'un groupe néo-nazi

Métro

Par Rédaction The Associated Press

BERLIN – Twitter a bloqué pour la première fois un compte en utilisant un nouvel outil lui permettant de censurer le contenu de façon circonscrite dans un pays, éclipsant un groupe allemand néo-nazi interdit à la demande des autorités locales.

Le porte-parole de Twitter Dirk Hensen a affirmé à l’Associated Press dans un courriel, jeudi, que le compte en question avait été bloqué seulement en Allemagne, où son contenu est considéré illégal.

La mise en place de ce nouvel outil avait été annoncée au début de l’année, mais il s’agit du premier cas signalé par le site de microblogage.

http://journalmetro.com/monde/175302/twitter-ferme-un-compte-dun-groupe-neo-nazi/

http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=68183

Twitter bloque un compte néo-nazi en Allemagne, une censure inédite




France 24

18/10/2012

Le premier compte Twitter à avoir subi les foudres de la censure par le site de microblogging, à la demande des autorités, est le fil du groupuscule néo-nazi allemand "Besseres-Hannover".

Par Sébastian SEIBT (texte)

L’époque de la liberté d’expression la plus débridée sur Twitter - quitte à laisser passer les discours haineux en tout genre - est bel et bien révolue. C’est un compte allemand d’obédience neo-nazi qui a fait, le premier, les frais de la nouvelle politique du célèbre réseau de microblogging.

Le fil du groupuscule Besseres-Hannover (Un meilleur Hanovre, capitale de la Basse-Saxe, ndlr) n’est, depuis jeudi, plus accessible depuis l’Allemagne. Alex Macgillivray, responsable de la ligne de conduite chez Twitter, a confirmé cette désicion par un gazouillis vendredi matin. Elle ne concerne, par ailleurs, que les internautes allemands. Les tweets de ces néo-nazis - souvent des photos de sympathisants anonymes mais aussi des reprises du “bloc identitaire” d’extrême droite allemand - peuvent être lus dans le reste du monde.

Cette décision sans précédent dans l’histoire de Twitter fait suite à une lettre envoyée, en septembre, par la police allemande demandant cette suspension. La justice de Hanovre a, en efffet, ouvert une enquête pour incitation à la haine raciale et constitution d'une organisation criminelle. Le Land (circonscription régionale allemande) de Basse-Saxe a, par ailleurs, dissous le mouvement Besseres-Hannover, soupçonné d’avoir distribué des tracts incitant à la haine raciale à la sortie des établissements scolaires et dont des membres auraient menacé physiquement des immigrés à Hanovre. Le site internet de cette mouvance a, quant à lui, été fermé.

Risques de censure

Twitter met ainsi en pratique une nouvelle ligne de conduite introduite le 28 janvier 2012. Le site, dont le siège est en Californie, avait alors indiqué qu’il comptait dorénavant étudier au cas par cas les demandes de censures de comptes émanant des autorités nationales ou même locales.

Un changement accueilli fraîchement par les défenseurs de la liberté d’expression qui avaient accusé Twitter de faire le jeu de régimes autoritaires pour des raisons économiques. Ai Weiwei, le célèbre artiste dissident chinois, avait même assuré que “si Twitter commençait à censurer, [il] arrêterait de l’utiliser”.

“La liberté d’expression prônée par Twitter était géniale, mais difficilement viable économiquement sur le long terme si le service veut s’étendre dans des régions du monde où les autorités ne partagent pas les mêmes valeurs”, avait de son côté expliqué un célèbre défenseur de la liberté d’expression d’origine biélorusse, Evgeny Morozov, au quotidien britannique "Financial Times" au mois de janvier.

http://www.france24.com/fr/20121018-twitter-bloque-compte-neo-nazi-allemagne-besseres-hannover-extreme-droite-censure-haine-raciale-internet?ns_campaign=highlights&ns_source=google_news&ns_mchannel=autopromo&ns_fee=0&ns_linkname=20121018_twitter_bloque_co

http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=68211
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