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La clarinette en bambou ( Al Arghool)

La clarinette en bambou est un instrument à vent utilisé dans la musique folklorique égyptienne. Elle se compose de deux tuyaux de bambou attachés l’un à l’autre; le premier est percé de six trous, le second est plus long que le premier. Le chanteur peut fixer des tuyaux supplémentaires si nécessaire. La taille de la clarinette en bambou varie donc de 50 cm à 2 m. Toutefois, l’usage des longues clarinettes chez les chanteurs folkloriques est en recul. Pour jouer de cet instrument, on souffle dans une anche adaptée à la partie supérieure des deux tuyaux. La clarinette accompagne de nombreuses chansons folkloriques, dont la plus célèbre est la ronde.

L’art du Waw

L’art du waw, qui s’épanouit au cours de la période mamelouke et turque, était utilisé comme une forme indirecte de résistance au dirigeant. Cet art fut inventé par le poète Ahmed Ibn Arous, né à Qena en 1780, pendant la période mamelouke. C’est la raison pour laquelle les historiens rattachent cette forme de poésie à la Haute-Égypte, et plus particulièrement au gouvernorat de Qena. Ahmed Ibn Arous avait l’habitude de dire ses poèmes après avoir prononcé la formule suivante: “comme disait le poète”... pour que les vers qu’il allait réciter ne soient pas rattachés à sa personne. La formule est devenue rituelle et constitue désormais un trait caractéristique de cette poésie, connue par la suite sous le nom d’art du waw.

L’art du waw est considéré comme une forme de poésie folklorique orale, différente dans sa construction des autres genres poétiques. Le poème waw se compose de quatre vers, le premier rimant avec le troisième et le deuxième avec le quatrième.

Cet art est aujourd’hui en déclin en raison de la disparition en grand nombre des poètes qui le pratiquaient, et seuls subsistent quelques poètes folkoriques d’un âge avancé. Par conséquent, il est urgent de conserver et de documenter cet art pour les générations à venir.

Angareb (Al-Angareeb):

Un angareb est un lit fabriqué en branches de palmier brut posées sur une structure en bois et attachées à l’aide de lanières en cuir. La fabrication de ce lit constituait un savoir-faire très répandu à Nouba il y a bien longtemps, de même que dans l’Ancienne Égypte. En raison de la raréfaction des palmiers à Nasr el Nouba et d’une activité agricole beaucoup plus faible que dans la vieille ville, ce savoir-faire s’éteint et seules les personnes âgées sont désireuses de le faire revivre, en dépit de toutes les difficultés qu’elles risquent de rencontrer.

Informations complémentaires

L’organisme compétent établi par la Commission nationale égyptienne pour l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel s’intitule “Commission nationale pour le patrimoine culturel immatériel”. Elle a été créé le 27 août 2009 par décret ministériel et se compose de professeurs d’université et de professionnels spécialisés dans le domaine du patrimoine culturel immatériel qui, ensemble, s’attachent à préserver les éléments du patrimoine culturel immatériel en Égypte. Sans discontinuer, ils cherchent, collectent et documentent les éléments menacés de disparition. Cette Commission dépend du Ministère de l’enseignement supérieur pour son financement.

Elle est notamment chargée des fonctions suivantes:

  • Procéder au suivi des activités liées au patrimoine culturel immatériel à la lumière de la Convention.

  • Mobiliser et intensifier les efforts nationaux afin de documenter et de sauvegarder le patrimoine culturel immatériel égyptien du passé.

  • Mise en œuvre d’activités visant à promouvoir la sauvegarde et la conservation du patrimoine culturel immatériel en Égypte.

  • Revitalisation des éléments du patrimoine culturel immatériel menacés d’extinction.

  • Sensibilisation des Égyptiens à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel au moyen d’ateliers, de séminaires, etc., dans le but de renforcer le sentiment d’identité.

Cette Commission est la seule qui ait été créée par la Commission nationale égyptienne pour l’UNESCO dans le domaine du patrimoine culturel immatériel.

La Commission se réunit régulièrement et travaille en coopération avec les ministères concernés, en particulier le Ministère de la culture et le Ministère des affaires étrangères, la société civile et les institutions publiques qui s’intéressent au patrimoine culturel immatériel.

Activités de la Commission dans le domaine de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel:

  1. Établir une base de données des savoir-faire artisanaux égyptiens

  2. Documentation des fêtes sacrées en l’honneur des saints et des hommes de religion

  3. Documentation du patrimoine vestimentaire de certains gouvernorats d’Égypte

Concernant les points C2b et C2c

A l’issue de sa rencontre avec Madame Gihan A. Malek, du Bureau de l’UNESCO au Caire, la Commission nationale égyptienne pour l’UNESCO est parvenue à la conclusion qu’il était nécessaire de donner une importance accrue aux programmes, aux projets et aux activités de sauvegarde, afin d’illustrer au mieux les principes et les objectifs de la Convention par des exemples.

D’autre part, les activités que nous pourrions être amenés à considérer comme prioritaires pour les prochaines phases du projet MEDLIHER (II et III) concernent la mise en œuvre de projets de sauvegarde à l’échelle nationale. Il s’agira probablement des projets suivants:

  1. La revitalisation des cérémonies traditionnelles du Nil appelées “fidélité au Nil” (WAFA'A EL-NILE), qui célèbrent les crues du Nil. Cet élément du patrimoine culturel immatériel, qui revêt une grande importance, est menacé de disparition. L’association qui avait été créée pour superviser et organiser ces fêtes a fermé ses portes il y a deux ans. Il est urgent de redoubler d’efforts pour sauvegarder et faire revivre ces fêtes en raison de leur importance:

Premièrement : Elles reflètent l’identité des Égyptiens dont l’existence et la culture dépendent essentiellement du Nil, qui traverse le pays de l’extrême Nord à l’extrême Sud. Le Nil est la source d’une culture orale d’une grande richesse et d’un patrimoine abondant de légendes et de folklore, etc.

Deuxièmement : Ce projet contribuera à la réalisation d’objectifs environnementaux, économiques et sociaux, tels que la protection de l’eau contre la pollution, ainsi que la sauvegarde des coutumes, traditions sociales et autres manifestations relatives à cet événement, la culture et les savoir-faire liés à la pêche, etc.

Ce projet est suffisamment vaste pour que toutes les entités, parties, autorités civiles et gouvernementales concernées puissent y participer et y contribuer efficacement en fonction de leur rôle spécifique.

En vue de la survie et de la pérennisation de cette fête, il est prévu qu’au cours de la première année ce projet sera mis en œuvre à titre expérimental dans le gouvernorat d’Assouan, dans l’extrême sud du pays; l’année suivante, le projet remontera vers le Nord, gouvernorat par gouvernorat, jusqu’à ce qu’il couvre l’ensemble du territoire égyptien.

  1. Le second projet envisagé concerne la sauvegarde de savoir-faire artisanaux liés au bois et au textile. Ces savoir-faire, pleinement intégrés à la texture de l’environnement local et de la vie rurale, sont en danger. Ce projet a été baptisé “Patrimoine immatériel d’AKHMIM”. Il s’agit de sauvegarder les savoir-faire artisanaux dans cette région afin de préserver l’identité égyptienne et de permettre la création d’emplois pour les jeunes, et donc de combattre la pauvreté.

  2. Enfin, le dernier projet concerne la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel illustré par les vêtements traditionnels féminins qui caractérisent la femme égyptienne dans chacune des régions d’Égypte. En effet, face au raz-de-marée de la mode moderne, certains de ces vêtements sont voués à une disparition prochaine. Ces vêtements font partie de l’identité de la femme égyptienne et devraient être préservés, notamment chez les Bédouins du Sinaï, chez les Bédouins de Marsa-Matrouh, etc.



1 Pour de plus amples détails concernant les missions et les règlements, prière de se reporter à l’enquête réalisée au moyen des fiches techniques 1.

2 Pour de plus amples détails concernant les ressources financières, prière de se reporter à l’enquête réalisée au moyen des fiches techniques 1 & 2.

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