D. La formation professionnelle et la qualification de la main d'œuvre








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Le Secteur du Tourisme

Introduction

  1. Potentiel du secteur

  2. Politique de développement et performances régionales

  1. Orientation de la politique touristique

B. Indicateurs de performances

a. Tendances de la demande

b. L'offre touristique

c. L'impact économique du tourisme

3. La régionalisation de l'activité touristique

A. La Région Méditerranéenne

B. La région de l'Oriental

C. La région du Centre Nord

D. La région du centre

E. La région du Centre Sud

F. Le Balnéaire Sud

G. Le Grand sud

4. Les contraintes du développement touristique

A. Le cadre réglementaire

B. Le renouveau et la diversification des produits

C. Les infrastructures de transport et d'équipement

D. La formation professionnelle et la qualification de la main d'œuvre

E. Les problèmes de la restructuration financière

F. La faiblesse de la coordination entre les acteurs

Conclusion

10-Le Secteur du Tourisme

Introduction

Le choix du tourisme en tant que secteur prioritaire de la politique de développement n'était pas fortuit. Il s'expliquait par la nécessité de se procurer des ressources en devises nécessaires au financement de la croissance économique. Plusieurs études ont montré que la part du Maroc dans le flux touristique vers le bassin de la Méditerranée peut être augmentée de façon très sensible, du fait notamment de ses multiples atouts naturels (sites historiques,patrimoine culturel, diversité du climat, attrait balnéaire, proximité des centres émetteurs de touristes...). Reflétant l'optimisme de l'époque, le Plan de développement économique et social de 1980- 85 annonçait que le Maroc pourrait espérer accueillir jusqu'à 20 millions de touristes aux environs de l'an 2000 « à condition, bien entendu, qu'un certain nombre de préalables soient satisfaits et que les différents obstacles soient progressivement éliminés".

A la veille de l'horizon annoncé, le Maroc est encore à 2 millions d'entrées touristiques par an. C'est dire que les entraves à la valorisation des atouts n'ont pas été suffisamment levées: il en ainsi des pesanteurs de l'environnement législatif et réglementaire, des problèmes fonciers, des déficiences de la qualité du service offert, des insuffisances de la formation professionnelle et par dessus tout de la restructuration des activités d'hébergement et de restauration.

Même si les performances réalisées ont été loin des objectifs souhaités, le Maroc est actuellement doté d'une infrastructure d'hébergement et de restauration satisfaisante et porte une attention encore plus significative au développement de ce secteur. Aujourd'hui, le tourisme continue de s'imposer comme choix stratégique de développement en tant que pourvoyeur de devises nécessaires à l'équilibre de la balance des paiements et en tant qu'activité créatrice d'emplois directs et indirects et enfin en tant que vecteur de développement régional et local.

1. Potentiel du secteur

Le balnéaire a exercé depuis longtemps un effet d'attraction sur les touristes étrangers à destination du Maroc. Il conserve aujourd'hui encore sa fonction dominante d'accueil. Le maintien du succès du balnéaire est déterminé par la qualité des eaux littorales, la protection des espaces naturels et des paysages, le respect de l'authenticité des sites. Il l'est aussi par La multiplication et l'adaptation des activités nautiques et aquatiques. Ce produit se régénère et se transforme au fil des années. Les activités qu'il peut susciter

localement sont diverses : nautisme (voile, planche à voile, régates, croisières, plaisance), motonautisme et activités périphériques au nautisme (ski nautique ou plongée), pratiques de plage (surf, jet ski).

Les richesses des villes impériales a suscité le montage d'un circuit touristique qui demeure prisé, même s'il a vieilli et doit être repensé. Marrakech possède des atouts (Palmeraie, établissements d'hébergement ... ) qui sont reconnus mondialement tout comme sa situation géographique qui en fait une excellente base pour des excursions dans le Haut Atlas. Avec leurs siècles d'histoire, Fès et Meknès disposent, malgré la faiblesse de leurs capacités,de sérieuses possibilités, avec en plus la proximité d'Ifrane et d'Azrou. Rabat, la capitale peut miser sur le développement du marché du tourisme des affaires, à condition qu'elle se dote d'uninfrastructure adéquate et fasse des efforts dans le domaine de l'animation.

Le tourisme culturel peut être aussi un vecteur de développement du secteur. Il est moins dépendant du climat et apporte une image positive pour un pays ou une région. Le Maroc est reconnu pour la richesse de son patrimoine culturel. Mais aujourd'hui, celui-ci est en danger pour diverses raisons : dégradation de certains édifices prestigieux et de l'habitat traditionnel, perte d'identité de l'architecture actuelle, manque de musées, un paysage artistique qui n'a pas su assurer sa pérennité. Les grands « moussem » et fêtes régionales organisés chaque année peuvent être à l'origine de promotions touristiques sur des thèmes spécifiques. L'exploitation touristique de ce potentiel est encore insuffisante pour diverses raisons : un manque de professionnalisme pour la commercialisation, des carences dans l'organisation et une logistique défaillante. Autant de facteurs qui ne facilitent pas aux opérateurs et agences de voyages l'intégration de ces manifestations dans un produit.

Le potentiel offert par la nature (côtes, vent, montagne) devrait permettre au Maroc d'offrir en avant et en arrière-saison des produits résolument tournés vers la pratique ou l'apprentissage des sports. Le Maroc a une géographie qui se prête au tourisme d'aventure en particulier dans le Haut-Atlas, l'Anti-Atlas, la région de Figuig, le grand Sud ou encore la côte Atlantique (en 4 x 4, à pied avec des mulets de bât ou avec des chameaux de bât). Mais, ce type de tourisme n'est pas assez développé au Maroc alors que cette activité

a de multiples retombées sur les économies locales. Le Maroc est également très bien situé pour ce qui est de l'écotourisme : les sites de prédilection sont le Haut-Atlas, les massifs du Sud et le Moyen Atlas. Mais son développement se heurte à certains handicaps: faiblesse de la protection légale de la nature, rareté des réserves de faune et de flore, dégradation de certains sites.

On estime qu'au Maroc le taux d'accroissement moyen annuel du tourisme de montagne, pourrait se situer entre 5,5% et 10% et le tourisme de désert peut miser sur un taux allant de 14% à 20%. Toutefois, pour atteindre ces scores, il faut: accentuer la promotion à l'étranger, créer de nouveaux circuits (itinéraires), développer de petits hôtels, des auberges, développer des produits combinés (balnéaire + désert ou croisière + désert). Le Maroc fait actuellement de grands efforts pour conserver et mettre en valeur son patrimoine naturel, notamment avec le « Plan directeur des aires protégées ». En ce qui concerne le tourisme d'affaires, les centres sont encore peu nombreux (Marrakech, Fès, Agadir et Ouarzazate). De plus, ils sont de faible

capacité (excepté celui de Marrakech). Aussi, le Maroc peut miser sur des réunions de taille modestes mais lucratives.

Globalement, la situation du Maroc est assez contrastée dans le domaine du tourisme. Il a ainsi toutes les potentialités d'une destination attractive. Il offre en plus un dépaysement pas trop lointain pour la clientèle européenne, une bonne infrastructure d'hébergement et une excellente gastronomie. Les points forts de l'offre générale sont : la qualité, l'étendue et l'entretien du réseau routier, la sécurité, la qualité d'accueil par la population, la beauté des paysages ruraux et l'architecture traditionnelle. Parmi les éléments généralement

favorables, mais avec des réserves locales, on citera : l'adduction d'eau; l'électricité et les télécommunications, les infrastructures urbaines dans les grandes villes. Enfin l'offre révèle des points faibles manifestes: l'assainissement, l'urbanisation « sauvage », la propreté des villes, des plages, des sites touristiques, la cherté du transport aérien, la baisse de qualité de certaines prestations (hôtellerie, restauration, etc..), le « harcèlement » et les problèmes annexes ("faux" guides, bazaristes, etc..)

2. Politique de développement et performances régionales

A. Orientation de la politique touristique

L'intérêt de l'Etat pour le développement de ce secteur s'est manifesté dès le début des années soixante. Le Plan triennal 1965/67 consacra cette volonté de promouvoir l'activité touristique en affectant des ressources publiques importantes à la réalisation des grands travaux d'aménagement d'infrastructure et d'équipement. L'Etat a ainsi pris en charge le financement de l'aménagement de zones prioritaires (Tanger, Tétouan Restinga - Al Hoceima, Agadir, le Grand sud, le circuit des villes impériales), une part prédominante des ressources fût consacrée aux zones balnéaires, plus particulièrement dans la région méditerranéenne.

L'aménagement des zones et des infrastructures touristiques n'est qu'un aspect de l'engagement de l'Etat en faveur de cette activité. Il faudrait y ajouter, la prise en charge de la formation professionnelle, de l'animation, de la promotion du produit, de l'incitation de l'investissement privé, de l'organisation de la profession et d'autres actions de moindre envergure (études, publicité ..). Sur un plan institutionnel, un département ministériel a été érigé, en 1965, comme entité à part entière. Chargé de l'élaboration de la stratégie touristique, le Ministère a été appuyé dans sa mission par l'Office National du Tourisme (ONMT) en tant qu'instrument d'exécution de la politique touristique. Les professions touristiques ont été réglementées (classement des établissements, organisation des professions de guides, d'agents de voyage, de transporteurs...).

Les plans de développement suivants ont mis l'accent sur l'extension des capacités d'hébergement en identifiant les zones à fort taux de croissance, en y encourageant les projets à réaliser ou à achever et en recherchant une diversification de l'offre touristique par région économique. Aux débuts, l'Etat s'est impliqué, par le biais d'organismes publics et semi-publics (ONMT, CDG) dans la création d'unités d'hébergement dans les régions sous équipées. Mais progressivement, la répartition par agent économique des capacités additionnelles faisait apparaître un désengagement de l'Etat dans ce secteur, en tant qu'opérateur direct, laissant le soin au secteur privé de réaliser la quasi-totalité des lits programmés. Une politique d'incitation de l'intervention du privé fut mise en oeuvre : divers avantages financiers ont été accordés aux investisseurs dans le cadre des codes des investissements (avances, ristourne d'intérêt.…).

Les principales orientations en matière d'aménagement et d'infrastructure se sont basées sur les considérations suivantes : diversifier et régionaliser l'offre, décongestionner les centres à forte pression touristique, sauvegarder et protéger les sites naturels et touristiques, réaliser des infrastructures de

base en vue de faciliter l'implantation et l'investissement touristique, augmenter le rendement des investissements.

Les études des schémas d'aménagement des zones touristiques ont eu pour but essentiel de déterminer les sites pour lesquels un effort devait être entrepris en vue de leur valorisation et de déterminer les équipements et aménagements nécessaires. Des travaux de branchement (assainissement, adduction d'eau et d'électricité) ont été progressivement réalisés dans les zones définies comme prioritaires, la viabilité interne des zones étant laissée à la charge des sociétés d'aménagement touristique. L'Etat a participé à la création de sociétés d'aménagement touristique (Société Nationale de la Baie d'Agadir, Société Nationale de la Baie de Tanger), chargées de l'acquisition de terrains et de la viabilisation interne des unités d'aménagement touristique.

Il a aussi pris en charge la réalisation d'infrastructures complémentaires (routes d'accès et circuits touristiques, aménagement de plages et de ports de plaisance).

L'amélioration de la qualité du service offert devait être recherchée par l'intensification de la formation professionnelle, qui devait être d'un niveau satisfaisant, capable d'engendrer une renommée mondiale. L'effectif à former en quantités et en profil (cadres supérieurs et moyens et agents subalternes) devait répondre à la demande future. Malgré un démarrage tardif, les instituts supérieurs de tourisme, les écoles hôtelières et les centres de formation professionnelle ont augmenté progressivement leurs capacités d'accueil

et diversifié leurs filières de formation. L'Etat a réservé des crédits importants à la construction de ces établissements.

B. Indicateurs de performances

a. Tendances de la demande

Vues sur une longue période (1964-1997), les données statistiques montrent que les flux du tourisme international à destination du Maroc, a été multiplié par cinq en passant de 370 000 à 1 832 122. Le taux de croissance de la demande internationale portée sur le Maroc a été extrêmement rapide jusqu'à l'année 1973, soit plus de 14% par an. Depuis cette date, il a été marqué, par une forte fluctuation et une tendance au ralentissement. La progression a été lente dans la période 1974-1987. A partir de 1987, l'arrivée d'un important flot de frontaliers algériens a dopé le volume du tourisme sans produire, pour autant, un grand effet sur les nuitées hôtelières, mais tout en exerçant un impact sensible sur les activités économiques de l'Oriental.

Si l'on élimine l'effet de la clientèle algérienne (de l'ordre de 7.000 entrées en 1987, 145.000 en 1990 et 15.000 seulement en 1997), les entrées de touristes essentiellement européens et américains ont connu une stagnation. Elles se rapprochent d'une moyenne annuelle de 1.400.000 par an tout au long de la période 1987-1997. Cette évolution, n'est pas particulière au tourisme national, même si elle est plus accentuée au Maroc. Elle s'est déployée dans une conjoncture ralentie de la demande internationale et dans une zone

difficile, en net recul sur le plan mondial. Dans l'ensemble, le tourisme méditerranéen perd ses parts de marché, avec une croissance faible. Sa part dans le tourisme mondial a régressé de 3 à 4 points entre 1988 et 1996 ( de 21% à 17,8%). Mais on relèvera aussi que, même dans son espace de proximité, le Maroc est une « petite destination », qui a régressé de 1,38 à1,05% des pays méditerranéens.

Cette perte considérable régression ne semble pas avoir la crise mondiale pour unique origine et encore moins l'effet de la Guerre du Golfe. Alors que le total des flux touristiques mondiaux a augmenté de 52% depuis 10 ans, le Maroc a vu sa part baisser de 0,48% en 1985 à 0,34% en 1996 sur le marché touristique mondial. La dépréciation du produit marocain, face à la concurrence des autres pays méditerranéens et des autres destinations et les difficultés de vendre un produit moyenne gamme mais de qualité, expliquent en

partie cette régression.

La stagnation des flux touristiques est confirmée par celle des nuitées dans les hôtels homologués. Le tourisme avec ses deux dimensions, interne et internationale, engendre quelque 30 millions de nuitées pas an, dont 37% pour l'hôtellerie classée. Les nuitées consommées par les touristes étrangers sont passées de 8.424.066 en 1987 à 8.645.002 en 1997, soit un accroissement annuel de 0,26%, bien en deçà de l'offre additionnelle mise en service chaque année, qui a été de l'ordre de 2%. Il en est résulté une baisse impor- tante du taux de fréquentation qui s'est établie à 38% en 1997 contre 43% en 1987.

Le tourisme international se concentre dans les deux grandes destinations que sont Agadir (41%), et Marrakech (21%). Viennent après Casablanca (9%), Tanger et Fès et Ouarzazate (avec approximativement 5% chacune), Rabat (3%) et Tétouan 2%. L'analyse de la provenance des clients révèle une grande stabilité. Les clients sont des Européens, qui se répartissent entre la France (environ 1/3), l'Allemagne (18%), l'Italie et l'Espagne (environ 9% chacune), l'Angleterre (3%) et le reste du monde (environ 25% de l'ensemble).

Le Maroc perd des parts de marché sur ses clients importants (France, Allemagne, Espagne), sauf l'Italie et en gagne de façon sporadique sur les « petits marchés » :Amérique, Pays scandinaves, etc). On ne peut imputer cette perte au seul ralentissement de la demande, l'insuffisance de l'offre y contribue.
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