Chapitre 5 – Les grands courants de l’analyse économique depuis le 16e siècle








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VI. La pensée économique depuis Keynes :

Quelques repères dans un dédale



A. Un mouvement de convergence entre le paradigme néoclassique et keynésien


Plusieurs courants ont opéré dans une convergence entre le paradigme néoclassique et keynésien après Keynes (1883-1946). Nous en distinguerons deux : le courant de la synthèse ; la nouvelle économie keynésienne.

1. le courant de la synthèse


En 1937, John Hicks rédige un article dans la revue Econometrica au titre révélateur « Mr Keynes and the classics », qui ouvre la voie à un courant de synthèse entre l’analyse néoclassique et keynésienne. Ce courant, très implanté aux USA, devient dominant en macroéconomie dans les années 1950 et 1960. On y trouve Hicks, mais également Samuelson, Klein ou Tobin. Parmi les théories élaborées par ce courant, on peut citer les travaux de Samuelson et Solow3 qui transforment la courbe de Phlipps, qui porte sur la relation entre niveau de salaires et chômage, en une relation entre taux de chômage et inflation : lorsque le niveau de chômage est trop élevé, on relance au risque d’un dérapage de l’inflation ; lorsque l’inflation s’accélère, on mène une politique restrictive pour casser l’inflation et le chômage tend à augmenter. Cette perspective fut à l’origine des politiques de stop and go dans les années 1960. Elle constitue une synthèse des courants keynésiens et classiques puisque, dans ce cadre, la relance se traduit par un ajustement par les quantités (baisse du chômage) de type keynésien et par un ajustement par les prix (inflation) de type classique.

2. La nouvelle économie keynésienne (NEK)


La nouvelle économie keynésienne (NEK) succède au courant de la synthèse dans les années 1980. Les « nouveaux keynésiens » suivent le précepte de Keynes selon lequel il existe des rigidités sur les marchés qui empêchent une parfaite flexibilité des prix qui assurerait un équilibre entre l’offre et la demande. Ils adoptent en même temps la méthodologie néoclassique puisqu’ils se proposent de donner des fondements microéconomiques à cette rigidité des prix. Trois courants composent cette NEK : la théorie du déséquilibre, la concurrence imparfaite et la nouvelle microéconomie du travail. La microéconomie du marché du travail qui montre qu’en situation d’information imparfaite, la rigidité des salaires peut s’expliquer rationnellement tant pour les employeurs que pour les salariés. Dans un article « Equilibrium Unemployment as a Worker Discipline Device », publié en 1984 dans la revue American Economic Review, Carl Shapiro et Joseph Stiglitz souligne qu’après la conclusion d’un contrat, l’employeur n'a pas les moyens de contrôler si le salarié respecte son contrat ou s’il est un « tire-au-flanc » dans un contexte d’aléa moral4. C'est notamment le cas lorsque le résultat de l'agent ne peut être évalué, par exemple parce qu'il fait partie d'un groupe de travail dont on ne peut mesurer que la production d'ensemble. Dès lors, il est rationnel pour le salarié, qui n’est pas contrôlé, de « tirer au flanc ». Or, comme les coûts de surveillance sont importants, l'employeur peut proposer un salaire rela­tivement élevé au salarié pour augmenter le coût d'opportunité du licenciement et l’inciter à avoir une productivité. Le niveau du salaire d’efficience se retrouve alors au-dessus du salaire d’équilibre. Comme tous les employeurs raisonnent ainsi, la demande de travail est inférieure à l’offre de travail, il y a donc du chômage. Mais, ce chômage ne peut disparaître car aucun employeur n’a intérêt rationnellement à baisser le niveau de salaire. Il y a une rigidité du salaire à la baisse. Cette théorie du salaire d’efficience de Shapiro et Stiglitz explique bien un problème macroéconomique, dans une perspective keynésienne, par un raisonnement microéconomique dans une approche néoclassique.
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