Calendrier de mise en œuvre 14








télécharger 271.03 Kb.
titreCalendrier de mise en œuvre 14
page1/7
date de publication30.01.2018
taille271.03 Kb.
typeCalendrier
ar.21-bal.com > économie > Calendrier
  1   2   3   4   5   6   7






Association pour le Développement et l’Education des Jeunes de Bambadjani ADEJB

Maison des associations

11 rue Caillaux

75013 Paris


Projet d’extension

du groupe scolaire de Bambadjani (Comores) et organisation d’une journée culturelle à Paris

1Sommaire





1 Sommaire 2

I. Contexte du projet 3

1.1 Dans le pays d’origine 3

1.1.1 Description de la zone géographique 3

1.1.2 Identification des bénéficiaires et de leurs besoins 5

1.1.3 Législation et réglementation 6

1.1.4 Projets mis en place dans la zone par d’autres acteurs 7

1.2 En France 7

1.2.1 Identification des publics ciblés par l’association et ses partenaires 7

1.2.2 Analyse des besoins de ces publics 8

1.2.3 Actions menées et expériences acquises auparavant 8

II. Description détaillée du projet 10

1.3 Dans le pays d’origine 10

1.3.1 Objectifs du projet 10

1.3.2 Description des actions prévues 11

1.3.3 Moyens à mobiliser pour ces actions 11

1.3.4 Compétences nécessaires pour assurer une bonne conduite du projet 12

1.3.5 Calendrier de mise en œuvre 14

1.4 En France 15

1.4.1 Nature des activités à programmer à Paris ou en France 15

1.4.2 Liens avec les actions à mener dans le pays d’origine 15

1.4.3 Analyse des impacts attendus en terme d’intégration des populations étrangères 16

1.4.4 Modalités et calendrier de mise en œuvre 16

1.5 Budget et plan de financement du projet 17

1.6 Calendrier et chronogramme du projet dans son ensemble 18

III. Partenaires 19

IV. Pérennité du projet 22

1.7 Mesures prévues pour assurer une gestion durable et une bonne maintenance des investissements une fois financés 22

1.8 Actions devant prendre le relais du projet à co-financer, nouveaux partenaires pressentis 23

V. Communication 24






    1. Contexte du projet






1.1Dans le pays d’origine

1.1.1Description de la zone géographique


  1. Géographie et démographie




L’Union des Comores est constitué de 3 îles, Ngazidja, Mwali et Ndzouwani (respectivement Grande Comores, Mohéli et Anjouan) et se situe dans le canal du Mozambique.

Située au Nord est de la ville de Ngazidja, le village de Bambadjani se trouve dans la commune de Ngnoumamdro 1, dans la région de Hamahamet, de l’Île de Ngazidja. Trois villages, Bambadjani, Dimadjou et Mdjihari constituent la commune de Bambadjani qui compte 6193 habitants.
Le contexte démographique montre combien les Comores sont densément peuplées (taux d’accroissement annuel de la population de 2,7% donnant un potentiel de doublement en 25 ans, avec une densité de 301 habitants/km2), d’autant plus qu’au sein des îles, la population est essentiellement concentrée sur les basses altitudes autour des plaines côtières et sur les premières pentes qui correspondent aux zones cultivables.
Population de la commune

Village

Femmes

Hommes

Total

Bambadjani

1521

1115

2636

Dimadjou

1430

1025

2455

Mdjihari

630

472

1102

Total

3581

2612

6193




  1. Environnement économique et social




  • An niveau social

L’organisation sociale comorienne est profondément enracinée dans la tradition et très hiérarchisée. C’est une société holiste dans laquelle l’individu se fond dans la communauté et ne peut s’affirmer qu’à travers les mécanismes imposés par elle. La famille est le socle de l’organisation et du fonctionnement social.

Comme typiquement dans les sociétés bantoues, il existe une organisation de la population en classes d'âge Hirimu en Grandes Comores, Shikao à Mohéli. Les 3 Hirimu du village sont :

  • Les Wa Drwa Baba « les anciens », sont les notables, les personnes qui ont le plus de poids dans la vie sociale et politique.

  • Wa foumamdji « la classe intermédiaire »,

  • Mazougowa : « les jeunes adultes »

Les femmes ne sont pas en reste, l’organisation matrilinéaire de la société comorienne les place au cœur de la vie du village. Toutes ces personnes se mobilisent pour l’amélioration du village, la solidarité étant le principal moteur de la société comorienne.


  • Au niveau économique

L’instabilité chronique des institutions n’a pas permis aux Comores de créer les conditions d’un décollage économique. Le réseau routier est en mauvais état, se déplacer de village en village est très difficile, malgré les petites distances. L’économie comorienne est en crise. Elle repose à 40% sur le secteur agricole, constitué de cultures vivrière et de trois cultures de rente : clou de girofle, ylang ylang (essence de parfum) et vanille. La diaspora comorienne en France permet d’assurer l’équilibre du pays avec ses transferts financiers.

1.1.2Identification des bénéficiaires et de leurs besoins


  1. Bénéficiaires directs et indirects


Les bénéficiaires directs, autrement dit, la population directement visée par le projet est de 184 enfants, âgés de 11 à 16 ans.

Répartition par sexe et par classe de la population qui bénéficiera directement de l’extension du groupe scolaire


Répartition

Fille

Garçon

Total

6ème

25

31

56

5ème

23

27

50

4ème

18

25

43

3ème

15

20

35

Total

81

103

184


A de plus grandes échelles, ce projet aura des répercussions sur : les parents des enfants scolarisés, la population de la Commune de Bambadjani (plus de 6000 habitants), la Commune de Ngnoumamdro 1 et l’Etat comorien.


  1. Analyse des problèmes à résoudre et des progrès à réaliser


Au cours des 15 dernières années, l’éducation s’est heurtée à un certain nombre d’obstacles d’ordre contextuel, économique, sociopolitique et éducatif.

En effet, La capacité à satisfaire les besoins éducatifs fondamentaux de la population est ralentie et amoindrie par l’explosion démographique. Le manque d’infrastructures et d’équipements empêchent l’admission des enfants dans les écoles qui sont en surcharge.

De plus, la crise socio-économique a frappé de plein fouet l’éducation au milieu de la décennie 1990. Cette crise a entrainé une pénurie d’enseignants à laquelle s’ajoutent des irrégularités de paiement des salaires. Cette situation, source de nombreuses grèves qui affectent le déroulement de l’année scolaire, entraîne une démotivation générale du personnel enseignant qui est parfois tenté de délaisser l’enseignement public pour le privé.

Enfin, la grande instabilité politique entraine de nombreux remaniements ministériels et changements fréquents de responsable. Le Ministère de l’éducation nationale, déstabilisé, ne peut plus proposer de politiques sur le long terme.
La commune de Bambadjani est confrontée à tous ces problèmes : l’accès à l’école n’est plus possible pour tous les enfants. Les 184 enfants âgés de 12 à 16 ans scolarisés dans le groupe scolaire ne peuvent pas poursuivre une scolarité normale et régulière.

La vétusté de l’actuelle école ne permet pas d’accueillir tous les élèves. Jusqu’à présent, les élèves ne peuvent se rendre à l’école qu’une demi-journée par jour, soit le matin, soit l’après midi pour que tous les enfants puissent aller à l’école. Cette scolarité discontinue engendre de mauvais résultats scolaires et un taux de réussite aux examens très faible.

Pour les familles, laisser leurs enfants aller à l’école une demi-journée par jour est une perte de temps. Ils considèrent que ce n’est pas sérieux et retirent leurs enfants du collège. En effet, face à l’échec scolaire qui résulte des mauvaises conditions dans lesquelles se trouvent les collégiens, ils sont démotivés et parfois, renoncent d’eux-mêmes à se rendre au collège.
L’extension du groupe scolaire de Bambadjani permettra de résoudre ces deux problèmes majeurs. En effet, avec 2 classes supplémentaires, tous les élèves pourront aller au collège toute la journée, plus qu’une demi-journée par jour. En outre, le collège permettra aux filles de poursuivre leur scolarité, au moins jusqu’à la 3ème. Avoir une scolarité régulière permettra d’améliorer les conditions de travail des collégiens et incitera les familles à ne plus retirer leurs enfants et en particulier les filles, du collège.

1.1.3Législation et réglementation



Au Comores, il existe deux systèmes éducatifs où l’enfant peut évoluer parallèlement et simultanément: l’école coranique et l’école officielle.

L’école coranique est une institution séculaire et démocratique par excellence, très fortement implantée dans le pays, chaque village en possédant plusieurs. La mission de cette école est de dispenser un enseignement religieux visant à renforcer la culture et la religion islamiques. L’école officielle est une institution inspirée du modèle français, placée sous la tutelle du ministère de l’éducation nationale, comportant quatre niveaux, dont l’enseignement pré- élémentaire à ce jour entièrement communautaire et privée, et les enseignements élémentaires, secondaire et supérieur. Les langues d’enseignement sont le français et l’arabe. Depuis le début de la décennie 90, l’enseignement privé connaît une forte expansion.
Depuis l’indépendance, le système éducatif comorien connaît une forte expansion. La forte croissance démographique engendre un défi à relever en matière de satisfaction des besoins éducatifs, les enfants non scolarisés risquant de venir grossir les rangs des chômeurs et des pauvres.

L’analyse des performances du système scolaire révèle que le taux net de scolarisation est faible dans toutes les îles, en particulier en milieu rural et que les filles sont moins scolarisées que les garçons. Cela découle en partie du manque de salles de classe dans les trois îles, en particulier à Ngazidja et Ndzouani et de l’incapacité des familles démunies à faire face aux frais liés à la scolarité des enfants. Les objectifs que se sont fixés les autorités nationales dans le domaine de l’éducation sont entre autres :

-augmentation des taux nets de scolarisation des enfants dans les régions défavorisées ;
-amélioration de la maîtrise de la langue d’enseignement et des compétences pédagogiques des enseignants du primaire et du secondaire ;

-amélioration de l’environnement sanitaire des écoles publiques ;

-amélioration de l’environnement pédagogique dans les écoles publiques.

1.1.4Projets mis en place dans la zone par d’autres acteurs



Ce projet va dans la continuité des actions nationales ainsi que d’actions ponctuelles menées dans la commune de Bambadjani.

Dans les années 80, la diaspora originaire de la commune avait construit une petite école, avec un financement du Fonds d’Appui au Développement Communautaire (FADC) qui est financé par la Banque Mondiale.

En janvier 1996, la Loi d’Orientation sur l’éducation fixe la scolarisation obligatoire entre 6 et 14 ans.

Le Programme d’Appui au Secteur de l’Education aux Comores (PASEC), mis en place par l’Union Européenne en 2006 a pour objectif global de contribuer à la réduction de la pauvreté aux Comores par l’investissement dans le développement du capital humain à travers l’éducation.

En 2006, une association du village de Bambadjani a réalisé un projet intitulé "un village vers l'olympe". Ce projet porté par l’association « ensemble pour le village de Bambadjani » a pour but d'occuper les plus jeunes et leur transmettre les valeurs véhiculées par le sport (goût de l'effort, respect de l'autre et des règles, solidarité et partage). A terme, l’association souhaite que le sport leur procure des perspectives d’avenir.

En 2006 également, ouverture de la première école maternelle de la Commune de Bambadjani. Ce projet, porté par la diaspora accueille les enfants à partir de 6 ans et les initie à la lecture et l’écriture pour qu’une fois en école élémentaire, leur apprentissage du français se fasse plus facilement.

  1   2   3   4   5   6   7

similaire:

Calendrier de mise en œuvre 14 iconC. Scénarios de mise en œuvre 27

Calendrier de mise en œuvre 14 iconC. Scénarios de mise en œuvre 27

Calendrier de mise en œuvre 14 icon"Mise en œuvre de Cisco Unified Communication Manager"

Calendrier de mise en œuvre 14 iconPrincipes et conditions de mise en œuvre du protocole enum en France

Calendrier de mise en œuvre 14 iconLa mise en œuvre de la prime d’activité : un enjeu pour la Branche Famille

Calendrier de mise en œuvre 14 iconThierry brugvin lipha, Paris Est la difficile mise en œuvre

Calendrier de mise en œuvre 14 iconLa mise en œuvre d’une «mixité sociale» dans le parc hlm de la ville de Martigues

Calendrier de mise en œuvre 14 iconMéthodologie de mise en œuvre et problèmes posés par la première application de la réforme 2005

Calendrier de mise en œuvre 14 iconAnnuaire est votre interlocuteur privilégié tout au long du projet,...

Calendrier de mise en œuvre 14 iconPoste : Chef de Projet (moa) Etude et mise en œuvre de solutions...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com