Neuf commentaires sur le Parti communiste – 7ème partie








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Une série éditoriale de La Grande Époque

Neuf commentaires sur le Parti communiste – 7ème partie



L’histoire de tueries du Parti communiste chinois


Préambule

L'histoire du Parti communiste chinois, longue de 55 ans, est tachée de sang et de mensonges. Les récits cachés derrière son passé sanglant ne sont pas seulement violemment tragiques mais aussi largement méconnus. Sous la direction du PCC, entre 60 et 80 millions de chinois innocents ont été tués, laissant derrière eux des familles éclatées. Beaucoup de gens se demandent pourquoi le PCC tue autant. Alors qu’il continue sa persécution brutale des pratiquants de Falun Gong et a récemment réprimé des manifestations populaires à Hanyuan en tirant sur la foule, on peut se demander si l'on verra un jour le PCC apprendre à s’exprimer avec des mots plutôt que par les armes.

Mao Zedong (Mao Tsé-toung ou Mao Tsé-Tong) a résumé ainsi le but de la révolution culturelle : « ... passé le chaos, le monde retrouve la paix, mais 7 ou 8 ans après, le chaos doit resurgir. » [1] En d’autres termes une révolution culturelle devrait avoir lieu tous les 7 ou 8 ans et il est nécessaire de tuer une partie de la population tous les 7 ou 8 ans.

Il y a toute une idéologie et des exigences pratiques derrière les massacres du PCC.

D’après son idéologie, le PCC croit dans la « dictature du prolétariat » et « dans la révolution permanente sous la dictature du prolétariat. » C’est pourquoi, après la prise de pouvoir du PCC en Chine, il a tué les propriétaires terriens pour résoudre les problèmes des relations de production dans les régions rurales, il a tué les « capitalistes » pour parvenir à des réformes commerciales et industrielles et résoudre les problèmes de production dans les villes. Une fois ces deux classes éliminées, les problèmes économiques ont été résolus dans l'ensemble. De la même manière, établir la culture de la classe dirigeante [2] passait par le massacre. Les intellectuels ont été éliminés lors de la répression des groupes de Hu Feng opposés au Parti [3] et des anti-droitiers. Tuer les chrétiens, les taoïstes, les bouddhistes et les groupes ethniques a permis de résoudre le problème des religions. Les meurtres en masse qui ont eu lieu pendant la révolution culturelle ont établi la domination absolue – tant culturelle que politique – du PCC. Le massacre de la place Tienanmen visait à prévenir une crise politique et à étouffer toute revendication démocratique. La persécution du Falun Gong vise à supprimer les questions de croyance et de guérison traditionnelle. Face aux crises financières continuelles (le prix des biens de consommation a grimpé en flèche depuis que le PCC est au pouvoir et l’économie chinoise s’est effondrée après la révolution culturelle), face aux crises politiques (les gens qui refusaient d’appliquer les ordres du Parti ou qui exigeaient de partager avec lui les droits politiques) et face aux crises de croyances (la désintégration de l’ancienne Union Soviétique, les changements politiques en Europe de l’Est et la question du Falun Gong) du point de vue du PCC, tout cela était nécessaire pour renforcer et maintenir son pouvoir. A l’exception du Falun Gong, le PCC a utilisé presque tous ces mouvements pour ranimer le spectre pervers du PCC et inciter au désir de révolution. Le PCC a aussi utilisé ces mouvements politiques pour tester ses propres membres, éliminant ceux qui ne se conformaient pas aux exigences du Parti.

Tuer est aussi nécessaire pour des raisons pratiques. Le PCC a débuté comme un groupe de voyous et de criminels qui se sont emparé du pouvoir en tuant. Une fois établi ce précédant, le retour en arrière était inconcevable. Il avait besoin de maintenir une terreur continuelle pour intimider les gens et les forcer à accepter, dans la peur, son pouvoir absolu.

En surface, le PCC peut sembler avoir été dans « l’obligation de tuer », on peut croire que ce sont les divers incidents survenus qui ont déclenché son mécanisme de tuerie systématique. En réalité, ces incidents ont été utilisés pour déguiser son besoin de tuer car pour le Parti, il est nécessaire de tuer périodiquement. Sans ces leçons douloureuses, les gens pourraient commencer à penser que le PCC s’améliore et s’enhardir à demander la démocratie, comme ces étudiants idéalistes lors du mouvement démocratique de 1989. Avoir recours au massacre tous les 7 ou 8 ans permet de rafraîchir la mémoire des gens sur la terreur permanente et mettre en garde les jeunes générations en leur faisant comprendre que quiconque s’oppose au PCC, qu’il veuille défier le pouvoir absolu du PCC ou renouer avec l’histoire culturelle chinoise, goûtera la « poigne de fer » de la dictature du prolétariat.

Tuer est devenu pour le PCC un des moyens essentiels pour conserver le pouvoir. Les dettes de sang ne faisant qu'augmenter, le fait qu’il pose son couteau de boucher pourrait encourager les gens à se venger. Tuer copieusement et minutieusement n’était pas suffisant ; cela devait être réalisé de la manière la plus brutale, pour intimider efficacement la population, surtout lorsque le PCC était encore en train d'établir son pouvoir.

Les cibles à détruire ont été choisies de manière arbitraire et irrationnelle afin d’instiller la plus grande terreur possible et qu’aucun groupe ne puisse se sentir en sécurité. Dans chaque mouvement politique, le PCC a utilisé le stratagème du génocide. Prenons par exemple la « répression des réactionnaires » elle ne réprimait pas les « actions » des soi-disant réactionnaires mais les « gens » qui étaient réactionnaires. Si l’on s’était enrôlé et que l’on avait servi quelques jours dans l’armée nationaliste (KMT, Guomindang) sans pour autant avoir rien fait de politique après que le PCC ait pris le pouvoir, on était quand même tué pour son « passé réactionnaire. » Dans le processus de la réforme agraire, afin de régler le problème « à la racine, » le PCC a souvent tué la famille des propriétaires terriens.

Depuis 1949, le PCC a persécuté plus de la moitié de la population chinoise. On estime le nombre de personnes tuées être entre 60 et 80 millions. Ce nombre dépasse le nombre de morts des deux dernières guerres mondiales réunies.

Comme dans d’autres pays communistes, les meurtres arbitraires du PCC ont inclus l’extermination brutale de ses propres membres dans le but d’éliminer les dissidents épris plus d’humanité que des principes du Parti lui-même. Dans sa tentative d'établir une forteresse invincible, le règne de terreur du PCC frappe autant la population que ses propres membres.

Dans une société normale, les gens témoignent d’affection et d’amour les uns envers les autres. Ils respectent la vie et remercient Dieu. En Orient les gens disent « Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse. » [4] En Occident on dit : « Aime ton prochain comme toi-même [5]. » A l’opposé, le PCC soutient que « l’histoire de toutes les sociétés qui ont existé jusque-là est l’histoire de la lutte des classes [6]. » Pour maintenir ces « luttes » à l’intérieur de la société, on doit générer la haine. Le PCC ne fait pas que tuer, il encourage aussi les gens à s’entre-tuer. Il cherche à les désensibiliser face à la douleur d’autrui en commettant partout des meurtres. En les exposant constamment à une brutalité inhumaine le PCC cherche à les engourdir, à faire en sorte qu’ils développent l’idée que le « mieux qu’on puisse espérer est d’échapper à la persécution. » Toutes ces leçons données lors de brutales répressions permettent au PCC de rester au pouvoir.

En plus de tuer d’innombrables vies, le PCC détruit aussi l’âme de la population chinoise. Beaucoup de gens sont devenus conditionnés et réagissent aux menaces du PCC en abandonnant tous leurs principes et leur bon sens. L’âme de ces gens est morte, ce qui est bien plus terrible que la mort physique.

  1. Un affreux massacre

Avant que le PCC ne soit au pouvoir, Mao Zedong avait écrit : « Nous n’appliquerons certainement pas une politique de bienveillance à l’égard des réactionnaires et des activités réactionnaires des classes réactionnaires [7] ». En d’autres termes, même avant que le PCC n’ait pris Pékin, il s’était déjà mis en tête d’exercer la tyrannie cachée sous l’euphémisme de la « Dictature démocratique populaire. » Nous allons en donner quelques exemples.

1. La répression des réactionnaires et la réforme agraire

En mars 1950, le PCC lançait les « Ordres de réprimer rigoureusement les éléments réactionnaires » connus comme le mouvement de « répression des réactionnaires. »

A l’inverse de tous les empereurs qui offraient l’amnistie à tout le pays après leur couronnement, le PCC a commencé à tuer dès le moment où il est monté au pouvoir. Dans un document, Mao Zedong a stipulé : « il y a encore beaucoup d’endroits où les gens sont intimidés et n’osent pas tuer les réactionnaires ouvertement et à grande échelle [8]. » Au mois de février 1951, le PCC central a dit qu’à l’exception des provinces de Zhejiang et de la province d’Anhui au sud « les autres régions qui ne tuent pas assez, en particulier dans les villes grandes et moyennes, devaient continuer à tuer le plus possible et ne pas s’arrêter trop tôt. » Mao a même recommandé que dans les « régions rurales, pour tuer les réactionnaires il fallait tuer en moyenne 1/1’000 de la population […] dans les villes ça ne devait pas être autant. [9] » La population de la Chine à l’époque atteignait environ 600 millions de personnes; cet « ordre royal » de Mao a causé la mort d’au moins 600’000 personnes. On ne sait pas d’où provient cette proportion de 1/1’000. Peut-être que Mao a décidé tout simplement que ces 600’000 vies suffiraient pour faire régner la terreur au sein du peuple et en a donc donné l’ordre.

Que ces vies aient mérité la mort ou non, cela n’entrait pas dans les préoccupations du PCC. « Les règlements de la République Populaire de Chine en matière de sanctions des réactionnaires » annoncées en 1951 stipulaient que même ceux qui « propageaient des rumeurs » pouvaient être « immédiatement exécutés. »

Pendant que la répression des réactionnaires était mise en œuvre, la réforme agraire se déroulait aussi à grande échelle. Le PCC l’avait déjà commencée, dès la fin des années 1920, dans les régions qu’il occupait. En surface, cela semblait être un moyen pour avoir une nation paisible et idéale dans laquelle chacun posséderait des terres, mais en réalité il s’agissait d’un simple prétexte pour tuer. Tao Zhu, qui était No 4 dans la hiérarchie du PCC, avait un slogan pour la réforme agraire : « Chaque village saigne, chaque ménage se bat », indiquant que dans chaque village on devait tuer les propriétaires terriens.

La réforme agraire aurait pu se faire sans tuer. Le gouvernement taiwanais l’a fait en rachetant des terres à leur propriétaire. Comme le PCC était à l’origine un groupe de bandits et de malfrats qui ne savaient rien faire d’autre que voler, ils avaient naturellement besoin de tuer leurs victimes pour qu’elles ne puissent jamais se venger.

La manière de tuer la plus commune pendant la réforme agraire était la « réunion de lutte. » Le PCC inventait des crimes et en accusait les propriétaires terriens ou les riches fermiers. On demandait au public de quelle manière ils devaient être punis. Des membres du PCC ou des individus agressifs se trouvaient déjà parmi le public pour crier « Il faut les tuer ! » et les propriétaires terriens ou les riches fermiers étaient tués sur le champ. A cette époque quiconque possédait des terres dans les villages était traité de « tyran ». Ceux qui tiraient souvent profit des paysans pauvres étaient nommés « les tyrans pervers ; » Ceux qui aidaient souvent en entretenant les biens publics et donnaient de l’argent pour les écoles et lors des désastres naturels étaient nommés les « gentils tyrans ; » et ceux qui ne faisaient rien les « tyrans silencieux ou tranquilles. » Quoi qu’il en soit cette classification n’avait pas d’importance, puisque tous les « tyrans » finissaient par être exécutés sur le champ quelle que soit la catégorie à laquelle ils appartenaient.

Fin 1952, le PCC a publié le nombre « d’individus réactionnaires » qu’il avait tués : plus de 2,4 millions de personnes. En réalité le nombre de morts parmi les propriétaires terriens et les anciens fonctionnaires du gouvernement du Guomindang au dessous du niveau du comté se chiffrait au moins à 5 millions.

La répression des réactionnaires et la réforme agraire ont eu trois conséquences directes. La première est que les anciens fonctionnaires qui avaient été sélectionnés par un système d’autonomie basée sur les clans ont été éliminés. En réprimant les réactionnaires et à travers la réforme agraire, le PCC a tué tous les dirigeants du système précédent et imposé un contrôle absolu en plaçant un membre du Parti dans chaque village. La deuxième conséquence, ce sont les sommes gigantesques récoltées par le vol et le pillage. La troisième est que les citoyens étaient terrorisés par la répression brutale des propriétaires terriens et des riches fermiers.

2. La « Campagne des trois anti » et la « Campagne des cinq anti »

La répression des réactionnaires et la réforme agraire ont principalement touché les campagnes, alors que les « Campagne des trois anti » et « Campagne des cinq anti » (aussi nommées « Campagne des trois coups » et « Campagne des cinq coups ») qui ont suivi peuvent être considérées comme le génocide équivalent mais dans les villes.

La « Campagne des trois anti » a commencé en décembre 1951 et visait la corruption, le gaspillage et la bureaucratie parmi les cadres du Parti. Certains membres corrompus du PCC ont été exécutés. Peu de temps après, le PCC a attribué la corruption des fonctionnaires de son gouvernement aux tentations faites par des capitalistes. En conséquence il a lancé en 1952 la « Campagne cinq anti » contre la corruption, la fraude fiscale, le vol des biens publics, les malversations sur les contrats gouvernementaux et l’espionnage sur les informations d’état de natures économique.

La « Campagne des cinq anti » a principalement consisté à voler les biens des capitalistes ou plutôt à tuer les capitalistes pour prendre leur argent. Chaque soir assis sur son sofa une tasse de thé à la main, Chen Yi, à l’époque maire de Shanghai, était renseigné sur l’avancement des opérations. Il demandait nonchalamment « combien d’entre eux ont eu le baptême de l’air aujourd’hui ? » signifiant « Combien d’hommes d’affaires ont sauté du haut d’un immeuble pour se suicider ? » Aucun capitaliste n’a pu échapper à la « Campagne des cinq anti ». On exigeait d’eux qu’ils payent des taxes « dérobées » dès la période Guangxu (1875-1908) sous la Dynastie Qing (1644-1911) au moment où le marché commercial de Shanghai a été établi pour la première fois. Malgré leurs ressources, les capitalistes n’avaient pas les moyens de payer de telles « taxes ». Ils n’avaient pas d’autre choix que de mettre fin à leur vie, mais ils n’osaient même pas sauter dans le fleuve Huangpu, parce que si leur corps n’était pas retrouvé le gouvernement les accuseraient d’avoir fui à Hong Kong et les membres de leurs familles devraient quand même endosser la responsabilité des taxes. C’est pourquoi les capitalistes choisissaient de se jeter du haut des immeubles, laissant au PCC leur corps comme preuve de leur mort. On raconte qu’à cette époque à Shanghai les gens n’osaient pas marcher à proximité des grands buildings de peur d’être écrasés par ceux qui se jetaient des fenêtres.

Selon Des faits de la campagne politique après la fondation de la république populaire de Chine édité par quatre départements gouvernementaux dont le Centre de recherche historique du PCC en 1996 ; lors des « Campagne des trois anti » et « Campagne des cinq anti » plus de 323’100 personnes ont été arrêtées et plus 280 se sont suicidées ou ont disparu. Pendant la « Campagne anti Hu Fang » en 1955 plus de 5'000 ont été accusées, plus de 500 personnes ont été arrêtées, plus de 60 se sont suicidées et 12 ont été tuées. Dans la répression des réactionnaires qui a suivi, plus de 21’300 personnes ont été exécutées, plus de 4’300 se sont suicidées ou ont disparu. [11]

3. La grande famine

Le taux de morts le plus élevé en Chine a été recensé durant la grande famine qui a eu lieu peu de temps après le Grand Bond en avant [12]. L’article intitulé « la Grande famine » dans Le livre des archives historiques de la république de Chine publié en février 1994 stipule que « le nombre de morts de causes non naturelles et la réduction du nombre des naissances entre 1959 et 1961 est estimé à environ 40 millions… Un dépeuplement de 40 millions de personnes correspond probablement à la plus grande famine du siècle dans le monde. » [13]

Le PCC a déformé la vérité sur la Grande famine en parlant de « Trois ans de catastrophes naturelles ». En réalité, ces trois années ont correspondu à de bonnes conditions météorologiques ; il n’y a eu ni grande inondation, ni sécheresse, ni tempête, ni tsunami, aucun tremblement de terre, pas de gel ni de grands froids, pas de grêle ni de nuages de sauterelles. Le « désastre » a été entièrement causé par l’homme. La campagne du Grand bond en avant voulait que toute personne en Chine s’implique dans la production de l’acier, obligeant les fermiers à abandonner leurs récoltes et à les laisser pourrir sur place dans les champs. Et pourtant les fonctionnaires de chaque région ont augmenté leurs exigences de rendements de production. He Yiran, le premier secrétaire de la préfecture du comité du PCC de la préfecture de Liuzhou, a personnellement inventé le rendement faramineux de « 65 000 kilos de riz par mu [14] » dans le comté de Huanjiang. Cela c’est passé juste après le plenum de Lushan lorsque la campagne de répression de l’aile droite battait son plein dans tout le pays. Dans le but de démontrer que le PCC avait toujours raison, la récolte a été expropriée par le gouvernement sous forme de taxation basée sur ces rendements exagérés. En conséquence, les rations de céréales, de graines et de produits de base des paysans ont été confisqués dans leur intégralité. Lorsque la demande n’a toujours pas pu être satisfaite, on a accusé les paysans de cacher leurs récoltes.

He Yiran disait qu’en dépit du nombre de gens qui mouraient à Liuzhou, ils devaient s’efforcer d’arriver les premiers dans la compétition au rendement. Certains paysans ont été privés de tout, ils sont restés avec quelques poignées de riz qu’ils avait cachées dans le seau d’aisance. Le Comité du Parti du district de Xunle, dans le comté de Huanjian a même émis un ordre interdisant la cuisine, pour empêcher les paysans de manger les récoltes. Des patrouilles inspectaient la campagne pendant la nuit. S’ils voyaient les lumières d’un feu, ils procédaient à une fouille et à un raid. Beaucoup de paysans n’osaient même plus cuire de légumes sauvages ou d’épluchures et sont morts de faim.

Au cours de l’histoire, en temps de famine, le gouvernement fournissait de la bouillie de riz distribuait les récoltes et permettait aux victimes de fuir pour échapper à la famine. Mais le PCC considérait que fuir devant la famine était une disgrâce pour le prestige du Parti, il ordonnait donc à des patrouilles de bloquer les routes pour empêcher les victimes d’échapper à la famine. Toute personne prise en train de prendre des céréales dans le dépôt à grains était étiquetée comme contre-révolutionnaire et fusillée. Les paysans dépérissaient dans les provinces de Gansu, Shandong, Henan, Anhui, Hubei, Hunan, Sichuan et Guangxi. Ils n’en étaient pas moins forcés de participer aux travaux d’irrigation, de construction de barrages et de fabrication d’acier. Beaucoup d’entre eux s’effondraient sans pouvoir jamais se relever. Les paysans mouraient par familles entières. Ceux qui survivaient n’avaient pas la force d’enterrer les morts. Des villages entiers se sont éteints, les familles mourant de faim les unes après les autres.

Avant l’arrivée du PCC au pouvoir, lors des famines les plus graves de l’histoire de Chine, les familles échangeaient leurs enfants contre de la nourriture, mais personne n’a jamais mangé ses propres enfants. Sous le règne du PCC les gens ont été amenés à manger ceux qui étaient morts, à tuer et manger ceux qui venaient d’autres régions et même à manger leurs propres enfants. L’écrivain Sha Qing a décrit la scène suivante dans son livre Yi Xi Da Di Wan (Terre obscure de Bayou ) : Dans une famille de paysans, un père vivait seul avec son fils et sa fille. Un jour il chassa sa fille de la maison. Lorsqu’elle revint, elle ne retrouva pas son petit frère mais vit de l’huile flotter dans le chaudron et une pile d’os près du fourneau. Plusieurs jours après, le père ajouta de l’eau dans la marmite demandant à sa fille d’approcher. La fille prise de peur implora son père en se cachant derrière la porte « Père, s’il vous plaît ne me mangez pas. Je peux aller chercher du bois et cuisiner pour vous. Si vous me mangez, plus personne ne pourra faire cela pour vous. »

On ne connaît pas l’étendue finale des dégâts ni le nombre de tragédies comme celle-ci, pourtant le PCC en a dénaturé les faits, les transformant en faits d’honneur, prétendant amener les gens à combattre courageusement les « désastres naturels » et continuant à se vanter d’être « grandiose, glorieux et juste. »

Après le Plénum de Lushan en 1959, le général Peng Dehuai [11] a été démis de ses fonctions pour avoir ouvertement pris le parti du peuple. Un groupe de fonctionnaires et d’employés du gouvernement qui avaient osé dire la vérité ont été licenciés, arrêtés et soumis à une enquête. Après cela plus personne n’a osé s’exprimer. A l’époque de la Grande famine, au lieu de rapporter la vérité, ils ont caché le nombre de morts dus à la famine pour protéger leur poste. La province de Gansu a même refusé une aide alimentaire de la province de Shaanxi, prétendant avoir de grands surplus de nourriture à Gansu.

Cette Grande famine a aussi été un test pour les cadres du Parti : s’ils résistaient à la tentation de dire la vérité face à des dizaines de millions de gens mourant de faim, ils atteignaient le critère du PCC. Ce dernier savait alors que rien d’autre – que ce soit les émotions humaines ou les principes célestes – ne pourrait les détourner de la ligne du Parti. Après la Grande famine, les fonctionnaires responsables des provinces ont simplement participé aux formalités de l’auto-critique. Li Jingquan, secrétaire du PCC de la province de Sichuan – où des millions de personnes étaient mortes de faim – a été promu Premier secrétaire du département du district du sud ouest du PCC.

4. De la révolution culturelle au massacre de la place de Tienanmen et au Falun Gong

La Révolution culturelle a été formellement lancée le 16 mai 1966 et a duré jusqu’en 1976. Cette période a été appelée les « Dix ans de catastrophe » même par le PCC lui-même. Par la suite, lors d’une interview par un reporter yougoslave, Hu Yaobang, l’ancien Secrétaire général du Parti a dit : « A l’époque presque 100 millions de personnes étaient impliquées, ce qui représentait le 10e de la population chinoise. »

Les faits des campagnes politiques après la fondation de la république populaire de la Chine compilés par le Centre de Recherche de l’histoire du PCC rapportait : « En mai 1984, après 31 mois d’enquêtes intensives, de vérifications et de calculs répétés par le Comité central, les chiffres relatifs à la révolution culturelle étaient de : 4,2 millions de personnes arrêtées et soumis à des enquêtes, 1,7 millions mortes de causes non naturelles et 135’000 étiquetées contre-révolutionnaires et exécutées, 237’000 personnes tuées et 7,03 millions rendues infirmes lors d’attaques armées ; 71’200 familles éclatées. » Les statistiques compilées à partir d’archives au niveau du comté montrent que 7,73 millions de gens sont morts de causes non naturelles durant la Révolution culturelle.

En plus des gens qui ont été battus à mort, le début de la Révolution culturelle a provoqué des vagues de suicides. C’est à cette époque que beaucoup de grands intellectuels comme Lao She, Fu Lei, Jian Bozan, Wu Han et Chu Anping ont mis fin à leurs jours.

La Révolution culturelle a été la période de gauche qui virait le plus à la frénésie. Tuer était devenu une façon compétitive de démontrer sa position révolutionnaire et les moyens utilisés pour éliminer les « ennemis de classe » étaient cruels et brutaux à l’extrême.

La politique de « Réforme et d’ouverture » a permis à l’information de circuler, ce qui a permis à des journalistes étrangers d’être témoins du massacre de la place Tienanmen. Devant leur écran de télévision des étrangers ont vu des tanks écraser des étudiants vivants.

Dix ans après, le 20 juillet 1999, Jiang Zemin a lancé sa répression contre le Falun Gong. Fin 2002, des sources provenant de Chine ont confirmé que le nombre de morts non déclarés se chiffraient à plus de 7’000 dans les centres de détentions, les camps de travaux forcés, les prisons et les hôpitaux psychiatriques avec une moyenne de 7 personnes tuées chaque jour.

Les meurtres du PCC semblent avoir largement diminué comparé au passé quand des millions voire des dizaines de millions étaient tués. Il y a deux raisons à cela. Premièrement la culture du PCC a déformé l’esprit des chinois, ils sont devenus résignés et cyniques. Deuxièmement, à cause de la corruption excessive et des fraudes parmi les fonctionnaires du gouvernement chinois, l’économie chinoise est devenue une « économie sous perfusion » qui dépend des capitaux étrangers pour assurer son développement économique et la stabilité sociale. Les sanctions économiques qui ont suivi le massacre de la place Tienanmen restent gravées dans la mémoire du PCC et ils savent que le fait de tuer ouvertement provoque le retrait des capitaux étrangers et risque de mettre en danger leur régime totalitaire.

En réalité le PCC n’a jamais cessé de massacrer les gens, la différence est que maintenant il est prêt à aller très loin pour en cacher les preuves.
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