Centre rhone –alpes d’ingenerie sociale solidaire & territoriale








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Gerard CLEMENT Page DU 25 AU 31 JANVIER 2017 16325.doc04/12/2017


CENTRE RHONE –ALPES D’INGENERIE SOCIALE SOLIDAIRE & TERRITORIALE



REVUE DE PRESSE

DU 25 AU 31 JANVIER 2017



  • Pour un revenu universel crédible et audacieux

  • Vive le populisme !

  • Les négociations d’entreprise en 2014

  • Les grèves en 2014, légère augmentation

  • Un duel entre deux gauches, mais pas forcément celles que l’on croit

  • Benoît Hamon, ingénieur institutionnel

  • Quelques leçons du conflit Uber

  • Déontologie et conflits d'intérêt : Selon que vous serez puissant ou misérable...

  • 30 ans de dérégulation financière

  • Revenu universel : la proposition d'Hamon est-elle viable ?

  • La religion, une chance pour l’entreprise ?

  • Les rapports entre conventions ou accords d’entreprise et de branche après la loi Travail

  • Doit-on opposer revenu universel et travail ?

  • Le coût de la main-d’oeuvre depuis la crise : des évolutions contrastées en Europe

  • Primaire à gauche : la victoire des idées sur les biceps

  • PS: le risque de défection

  • Primaire à gauche : les trois défis qui attendent Benoît Hamon

  • Présidentielle : pourquoi Hamon ne peut pas tenir le PS

  • Benoît Hamon, vainqueur de la primaire : ce que contient son programme très à gauche

25 janvier 2017

Pour un revenu universel crédible et audacieux

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Cet appel est lancé par un collectif de chercheurs: Antoine Bozio (Ecole d’économie de Paris, IPP), Thomas Breda (CNRS, Ecole d’Economie de Paris), Julia Cagé (Sciences Po Paris), Lucas Chancel (Ecole d’économie de Paris et Iddri), Elise Huillery (Université Paris-Dauphine), Camille Landais (London School of Economics), Dominique Méda (Université Paris-Dauphine), Thomas Piketty (Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris), Emmanuel Saez (Université de Californie, Berkeley) et Tancrède Voituriez (Iddri).

L’ambition des candidats aux primaires citoyennes de la gauche aujourd’hui – dont le vainqueur sera candidat à la présidence de la République demain – doit être jugée sur la pertinence de leurs propositions, leur impact sur la reprise de l’activité et l’emploi en France, leur effet sur la cohésion sociale du pays.

La politique économique et fiscale adoptée lors du quinquennat de François Hollande a empêché la France de s’inscrire dans la dynamique d’une reprise économique forte et durable. Le choix fait en 2012 d’augmenter les impôts et de réduire les déficits à marche forcée en période de récession a tué tout espoir de croissance. Les multiples alertes lancées à ce sujet sont restées sans écho. Ceux qui portent la responsabilité de cette funeste politique et qui prétendent s’en exonérer doivent aujourd’hui rendre des comptes.

Dans les débats actuels des primaires citoyennes, les discussions se cristallisent autour d’un nouvel objet : le revenu universel d’existence (parfois appelé « revenu de base »). Benoît Hamon fait face, parce qu’il porte cette proposition, à un procès en incompétence gouvernementale. L’introduction d’un revenu universel d’existence condamnerait selon ses détracteurs la France à la faillite. L’accusation est facile mais trop rapide. Economiquement et socialement, le revenu universel d’existence peut être pertinent et innovant. A l’inverse des options fiscales et budgétaires retenues depuis 2012, et en particulier de cette inefficace usine à gaz qu’est le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi. Sans parler de l’exonération des heures supplémentaires, que même la droite a abandonnée et que Manuel Valls voudrait recycler aujourd’hui. Correctement conçu et précisé, le revenu universel d’existence peut constituer un élément structurant de la refondation de notre modèle social.

Jeunes et bas salaires

Certains voudraient évacuer le débat en évoquant un coût pharaonique de 300 ou 400 milliards d’euros. Mais ce chiffrage fantaisiste n’a absolument aucun sens. Benoît Hamon n’a jamais dit qu’il allait verser 600 euros par mois à 50 millions d’adultes. Au contraire : il a explicitement évoqué le fait que le nouveau système pourrait être sous conditions de ressources et concernerait uniquement les salaires inférieurs à 2 000 euros, avec des montants qui ne seraient évidemment pas les mêmes pour tous (Libération, 5 janvier). De fait, cela n’aurait guère de sens de verser 600 euros par mois à des personnes gagnant 2 000 euros ou 5 000 euros de salaire mensuel, pour ensuite leur reprendre immédiatement la même somme en augmentant d’autant leurs impôts. Il est temps que cela soit définitivement clarifié, pour que le débat se focalise enfin sur les bonnes questions.

Concrètement, la question du revenu universel se pose avant tout pour les jeunes et pour les bas salaires. Cela pose des questions sérieuses qui méritent que l’on y apporte des réponses solides. Mais ces réponses existent. Et un revenu universel d’existence doit être construit par étapes.

Son instauration dès le début du prochain quinquennat pour les 18-25 ans est susceptible de redonner de l’autonomie à notre jeunesse et de constituer une réponse à ce que sont aujourd’hui les conditions d’obtention d’une qualification supérieure et d’entrée dans la vie professionnelle. Les modalités pratiques restent à définir, en particulier concernant l’âge à partir duquel on cesse de prendre en compte les revenus parentaux, et bien sûr les contreparties en termes d’études et de projet d’insertion. On pourrait par exemple s’inspirer du système en place au Danemark, où chacun bénéficie dès l’âge de 18 ans de soixante mois d’un revenu universel qu’il peut utiliser librement pour financer sa formation initiale ou continue. Au lieu de dénigrer a priori cette question d’avenir, les conservateurs de gauche comme de droite seraient bien inspirés de regarder ce qui se passe ailleurs.

Lier la question du revenu universel à celle de la réforme fiscale

Pour ce qui concerne les travailleurs à bas salaire, le véritable enjeu est de lier la question du revenu universel à celle de la réforme fiscale et du salaire juste. Actuellement, un salarié au smic à plein temps touche un salaire net de 1 150 euros par mois, après déduction de 310 euros de CSG et cotisations de son salaire brut de 1 460 euros. S’il en fait la demande, il peut plusieurs mois plus tard toucher l’équivalent de 130 euros par mois de prime d’activité (environ 1 550 euros sur l’année pour une personne seule). Ce système est absurde : il serait infiniment préférable, pour un même coût budgétaire, de prélever 130 euros de moins à la source et d’augmenter d’autant le salaire net. C’est selon nous de cette façon que doit fonctionner le revenu universel d’existence. Pour toutes les personnes disposant d’un emploi stable, le complément de revenu doit être versé de la façon la plus automatique et universelle qui soit, c’est-à-dire directement sur le bulletin de salaire, de la même façon que les cotisations sociales, la CSG et l’impôt sur le revenu prélevé à la source. De cette façon, le smic net passerait immédiatement de 1 150 euros net à 1 280 euros net, et pourrait atteindre 1 400 euros net d’ici à la fin du quinquennat. Voici la véritable revalorisation du travail dont nous avons besoin.

Réfléchissons ensemble aux conditions concrètes de sa mise en œuvre plutôt que de rejeter a priori le projet d’un revenu universel d’existence. Un tel projet peut être économiquement crédible et socialement audacieux. Et, contrairement aux allégations de ceux qui confondent solidarité et farniente, il peut être instauré au profit de la revalorisation du travail et des bas salaires, qui profiteront au travers de ce revenu d’un véritable droit à la formation et d’une augmentation automatique de leur salaire net.
17 janvier 2017

Vive le populisme !

Dans moins de quatre mois, la France aura un nouveau président. Ou une présidente : après Trump et le Brexit, on ne peut pas exclure que les sondages se trompent une fois de plus, et que la droite nationaliste de Marine Le Pen s’approche tout près de la victoire. Et même si le cataclysme est évité cette fois-ci, il existe un risque réel qu’elle parvienne à se positionner comme seule opposante crédible à la droite libérale pour le coup suivant. Du côté de la gauche radicale, on espère bien sûr le succès de Jean-Luc Mélenchon, mais ce n’est hélas pas le plus probable.

Ces deux candidatures ont un point commun : elles remettent en cause les traités européens et le régime actuel de concurrence exacerbée entre pays et territoires, ce qui séduit nombre de laissés pour compte de la mondialisation. Elles ont aussi des différences essentielles : en dépit d’une rhétorique clivante et d’un imaginaire géopolitique parfois inquiétant, Mélenchon conserve malgré tout une certaine inspiration internationaliste et progressiste.

Le risque de cette présidentielle, c’est que toutes les autres forces politiques – et les grands médias – se contentent de fustiger ces deux candidatures et de les mettre dans le même sac en les qualifiant de « populistes ». Celle nouvelle insulte suprême de la politique, déjà utilisée aux Etats-Unis avec le succès que l’on sait face à Sanders, risque une fois de plus d’occulter la question de fond. Le populisme n’est rien d’autre qu’une réponse confuse mais légitime au sentiment d’abandon des classes populaires des pays développés face à la mondialisation et la montée des inégalités. Il faut s’appuyer sur les éléments populistes les plus internationalistes – donc sur la gauche radicale incarnée ici et là par Podemos, Syriza, Sanders ou Mélenchon, quelles que soient leurs limites – pour construire des réponses précises à ces défis, faute de quoi le repli nationaliste et xénophobe finira par tout emporter.

C’est malheureusement la stratégie du déni que s’apprêtent à suivre les candidats de la droite libérale (Fillon) et du centre (Macron), qui vont défendre tous deux le statu quo intégral sur le traité budgétaire européen de 2012.  Rien d’étonnant à cela : l’un l’a négocié et l’autre l’a appliqué. Toutes les enquêtes le confirment : ces deux candidats séduisent avant tout les gagnants de la mondialisation, avec des nuances intéressantes (cathos contre bobos) mais finalement secondaires par rapport à la question sociale. Ils prétendent incarner le cercle de la raison : quand la France aura regagné la confiance de l’Allemagne, de Bruxelles et des marchés, en libéralisant le marché du travail, en réduisant les dépenses et les déficits, en supprimant l’impôt sur la fortune et en augmentant la TVA, alors il sera bien temps de demander à nos partenaires de faire un geste sur l’austérité et la dette.

Le problème de ce discours supposé raisonnable est qu’il ne l’est pas du tout.  Le traité de 2012 est une erreur monumentale, qui enferme la zone euro dans un piège mortifère, en l’empêchant d’investir dans l’avenir. L’expérience historique montre qu’il est impossible de réduire une dette publique de ce niveau sans faire appel à des mesures exceptionnelles. Sauf à se condamner à des excédents primaires pendant des décennies, ce qui grève durablement toute capacité d’investissement.

De 1815 à 1914, le Royaume-Uni a ainsi passé un siècle à dégager d’énormes excédents pour rembourser ses propres rentiers et réduire la dette faramineuse issue des guerres révolutionnaires (plus de 200% du PIB). Ce choix néfaste a contribué au sous-investissement dans la formation et au décrochage ultérieur du pays. Entre 1945 et 1955, c’est au contraire par un mélange d’annulations de dettes, d’inflation et de prélèvements exceptionnels sur le capital privé, que l’Allemagne et la France ont pu rapidement se débarrasser d’une dette similaire. C’est ce qui leur a permis d’investir dans la croissance. Il faudrait faire de même aujourd’hui, en imposant à l’Allemagne une chambre parlementaire de la zone euro pour alléger les dettes avec toute la légitimité démocratique nécessaire. Faute de quoi le retard d’investissement et le décrochage de la productivité déjà observés en Italie finiront par s’étendre à la France et à toute la zone (il y a déjà des signes en ce sens).

C’est en se replongeant dans l’histoire que l’on sortira des blocages actuels, comme viennent aussi de le rappeler les auteurs de cette magnifique « Histoire mondiale de la France », véritable antidote aux crispations identitaires hexagonales. De façon plus prosaïque et moins réjouissante, il faut aussi accepter de se plonger dans la primaire organisée par la gauche de gouvernement (appelons là ainsi, puisqu’elle n’a pas réussi à organiser une primaire commune avec la gauche radicale, ce qui risque surtout de l’éloigner durablement du gouvernement). Il est essentiel que cette primaire désigne un candidat qui s’engage dans une remise en cause profonde des règles européennes. Hamon et Montebourg semblent plus prêts de cette ligne-là que Valls ou Peillon, à condition toutefois qu’ils dépassent leurs postures sur le revenu universel et le « made in France », et qu’ils formulent enfin des propositions précises pour remplacer le traité budgétaire de 2012 (à peine évoqué lors du premier débat télévisé, peut-être parce qu’ils l’ont tous voté il y a cinq ans; mais c’est bien ce qui rend d’autant plus urgent de clarifier les choses en présentant une alternative détaillée). Tout n’est pas perdu, mais il y a urgence si on veut éviter de placer le FN en position de force.
Les négociations d’entreprise en 2014

mercredi 25 janvier 2017

Elles sont à un niveau légèrement inférieur à l’année précédente (-8 %), avec 50 000 accords d’entreprises, une légère baisse due essentiellement, selon la Dares, au rythme des accords à négocier, souvent tous les 3 ans. 85 % de ces accords ont été signés par des délégués syndicaux (+4 points).

Le premier secteur où l’on négocie est l’industrie, avec 25 % des entreprises, suivie par le transport-logistique à 21,2 %. En queue de peloton, la construction avec 6,5 % des entreprises seulement.

Le premier thème de négociation concerne l’épargne salariale dans 77,8 % des accords, qui peuvent être conclus aussi avec les IRP, puis les rémunérations et les primes dans 64,5 % des entreprises ayant conclu un accord, suivies de près par l’emploi dans 62,4 % des accords, le temps de travail (58,4 %) et l’égalité professionnelle (57,8 %). Les conditions de travail, dont la pénibilité, arrivent plus loin derrière avec 48,7 % des accords.

Plus l’entreprise est grande, plus il y a négociations et accords. 12 % des entreprises de 10 salariés ou plus, qui emploient 61,5 % des salariés, ont entrepris une négociation. Le taux monte à 84 % dans les entreprises où existent des délégués syndicaux contre 6,5 % dans celles qui n’en ont pas.

Une partie importante de ces négociations succède à une épisode de conflit ouvert (grève, mobilisation…). Ce qui démontre une fois encore l’utilité du syndicalisme pour mobiliser, négocier, garantir et améliorer les conditions d’emploi des salariés.


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