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Sortir du « No future » de la division normande :

Réunifications et projets !


Le mensuel d’informations économiques « Capital » nous propose un classement exclusif des 26 collectivités régionales françaises (métropole et outre mer) selon les critères du dynamisme démographique, du dynamisme économique, le niveau de vie, la qualité des équipements et services publics et la politique publique de protection de l’environnement : l’intérêt de ce classement est de mélanger indicateurs quantitatifs et qualitatifs1.
Ce classement révèle quelques surprises : Rhône-Alpes détrône l’Ile de France affectée d’un bilan migratoire désormais négatif et d’une dégradation de la qualité de vie à cause des conséquences négatives de l’hypercentralisation (les Franciliens passent en moyenne 3 heures par jour dans les transports)2. L’Alsace occupe une seconde place qui pourrait étonner puisque cette région subit une violente récession industrielle, mais il faut compter avec de nombreux frontaliers alsaciens qui vont travailler en Allemagne ou en Suisse. (Même situation favorable pour tout l’Est de la région Rhône-Alpes vis-à-vis de la Suisse). On notera l’honorable 7ème place d’une Bretagne (à quatre départements) qui contrebalance les effets négatifs de la crise sociale et écologique engendrée par les excès du productivisme agricole par un puissant dynamisme métropolitain et littoral... ou encore l’étonnante 9ème place de la Corse qui compense son peu de dynamisme industriel par son attractivité touristique (même constat pour expliquer la 12ème place de la... Martinique !)
Par contre, l’Est et le Nord français, plus industriel, affecté par une crise de délocalisation de longue durée, se trouve au-delà de la 11ème place (Lorraine) avec une région « Nord-Pas-de-Calais » à la 18ème place et une région Picardie à l’avant dernière place de ce classement (la Réunion étant à la 26ème et dernière place).
Le déclin « des » Normandie :
On connaît le classement moyen sinon médiocre de nos deux régions normandes en part de PIB (critère quantitatif) :
Une Haute-Normandie, pas si haute, à la 13ème place et une Basse-Normandie, vraiment basse, à la 18ème place !3
Dans le classement plus qualitatif proposé par « Capital », on mesure enfin la profondeur du déclin régional normand !
Puisque la Haute-Normandie recule de la 13ème à la 14ème place (derrière la Franche Comté et avant la Champagne-Ardenne), tandis que la Basse-Normandie est plus basse que jamais en occupant, désormais, une 21ème place bien peu honorable (derrière la... Guyane et devant une Bourgogne encore plus rurale et vidée de sa jeunesse que la demi-région normande !)
Géographie industrielle subie, désenclavement routier et ferroviaire qui reste inachevé, vieillissement des infrastructures, paresse métropolitaine, fuite des jeunes, fuite des directions administratives publiques et privées, sous - encadrement, bas salaires, faible niveau de formation, faible niveau de la recherche développement ou fondamentale, précarité professionnelle, pollutions industrielles, crise sociale du monde rural et des petites villes, image régionale ringardisée, dépendance accrue vis-à-vis de la région parisienne, voilà en quelques mots, le « mal » normand.
Depuis l’année 19564, date à laquelle les cinq départements normands furent, pour la première fois de leur histoire, divisés en deux régions administratives dans le cadre de la reconstruction d’une région cruellement éprouvée lors de la Libération, après une illusion de prospérité dans les années 1960-1980 plus fondée sur une déconcentration industrielle impulsée et contrôlée par le centre parisien que par le dynamisme régional (entre autres : spécialisations bas-normande dans le nucléaire et haut-normande dans l’industrie lourde SEVESO) les deux demi - régions administratives normandes, après les 25 dernières années de crise ou de mutation économiques, se présentent plus que jamais comme deux petites périphéries déprimées, soumises et écartelées entre un grand ouest parisien et un grand ouest breton.
Qui oserait aujourd’hui encore ignorer ou contester ce triste constat ?
Ayant cruellement vécu les malheurs d’une guerre civile, le philosophe anglais Hobbes avait compris que la prise de conscience d’un danger, d’une menace était le meilleur moyen de mobiliser les paresseux et les endormis pour la défense d’un intérêt général : la lucidité et la générosité du cœur ou de l’esprit ne suffisent pas. Les décideurs politiques normands (peut-on parler d’ « élites » ?) ont peur désormais !
Pour deux raisons :
1°) Le déclin régional normand est tel qu’il tend à rendre inefficaces les politiques publiques menées dans le cadre de l’organisation administrative actuelle (ex : ports, aéroports, désenclavement routier et ferroviaire, aides aux entreprises en difficulté ou les limites d’un « saupoudrage localiste » en matière de développement économique). « Cuire sa petite soupe dans sa petite gamelle » parce que l’on bénéficie de la rente de Total ou d’Aréva ou parce que l’on pense avoir le bras long à la préfecture ou au ministère est une méthode de gouvernance des territoires qui montre, aujourd’hui, ses limites ! A l’heure du désengagement de l’Etat, de l’exacerbation de la compétitivité et de la suppression de la taxe professionnelle, seules sont vraiment efficaces les stratégies de coopérations de finances et de projets entre collectivités responsables pour conduire, sur chaque dossier, les rapports de force favorables avec l’Etat et des puissances publiques ou privées...
2°) La perspective d’un « Grand Paris » tourné vers la Mer va obliger les décideurs politiques normands à prendre une responsabilité qu’ils fuient depuis plus de 40 ans :
Prendre enfin en charge un intérêt général régional normand car le projet « Grand parisien » s’intéresse à la Normandie certes, mais à une Normandie vue de Paris, c'est-à-dire au seul corridor du val de Seine jusqu’au port du Havre. Le projet « Seine Métropole » proposé fin 2008 par l’urbaniste Antoine Grumbach et présenté en juin 2009 par le président de la République, rêve d’ici 2030 d’un réseau métropolitain entre la région parisienne, Rouen et le Havre « port de Paris », mais au risque de confondre les cartes de géographie avec la géographie à force d’ignorer l’histoire et notamment la « géohistoire » normande !5
La menace est donc là : faute de réfléchir davantage à un vrai projet régional normand, les décideurs politiques « normands » risquent de prendre la responsabilité historique lourde d’une captation définitive du Val de Seine par la région parisienne et pour son seul profit, avec pour conséquence de rendre définitive la vraie division régionale entre une « Normandie utile » du val de Seine et maritime, plus urbaine et industrielle étroitement soumise à Paris et des « Ploukistans », plus terriens sinon ruraux, encore trop souvent mal reliés entre eux, subissant au mieux une économie de service de la rente résidentielle impulsée par la région parisienne ou par la périurbanisation. C’est, par exemple, la triste réalité économique et sociale découverte par la journaliste Florence Aubenas qui a fait l’expérience d’être une femme de ménage embarquée sur le ferry de Ouistreham6.
Un grand pari : avaler la Seine aval sans l’aval des Normands ?
Le « Grand Paris » s’intéresse à la Normandie !

Un grand pari : que les citoyens et les décideurs normands s’intéressent davantage à la ... Normandie ! Ce qui implique d’avoir ici le courage intellectuel et politique de co - produire le « Grand Paris » maritime pour ne pas avoir à le subir et remettre en service l’axe français essentiel dont on parlait autrefois : Le Havre-Paris-Lyon-Marseille. Ce qui implique de conduire, sans plus tarder, les « réunifications » normandes qui permettront de mettre en œuvre les projets qui seront enfin réellement au service d’un intérêt général régional normand qui se concrétise désormais sous la forme des trois urgences suivantes :
1°) Réussir le TGV normand

2°) Sauver l’université normande

3°) Réconcilier et réveiller les grandes villes normandes
Car une « vraie » Normandie, c'est-à-dire une région administrative étendue sur les cinq départements normands permettrait d’utiliser le 6ème PIB régional de France, de faire vivre la 5ème métropole de France (réseau Caen/ Rouen/ Le Havre), de mettre en valeur le 4ème potentiel industriel et logistique français, le 2ème potentiel agro-industriel du pays mais surtout le premier potentiel maritime de France sur les 671 km du littoral régional le plus long et le plus diversifié de notre pays. Avec la notoriété internationale exceptionnelle de son nom, la Normandie, région maritime associée de façon intelligente à la région parisienne, a donc le potentiel d’être la « porte océane » de la France et de l’Europe ouverte sur la mer la plus fréquentée du monde ; d’être, comme le dit magnifiquement Michelet, ce « visage de majesté qu’offre la France face à l’Angleterre et au Monde ».7
Voilà les enjeux, voilà l’ambition : ce « visage de majesté », il faudra bien le recoudre... Mais comment ? Et qui le fera ?
« La nausée »... normande ?
Depuis 1972, date de la création des deux collectivités régionales actuelles, la division administrative normande est devenue l’enjeu récurrent d’une classe politique locale ou régionale qui fait ainsi vivre depuis près de 40 ans, le serpent de mer de la « réunification » normande pour finalement ne prendre aucune décision et gérer quelques rentes de situations acquises à Caen et à Rouen, deux villes qui peinent dans leurs deux moitiés de régions à être de véritables capitales régionales.
Jusqu’à une époque récente, le consensus politique en Normandie se faisait, à la fois, sur l’idée d’une unité normande idéale mais impossible à réaliser (problème réputé insoluble du choix de la capitale administrative régionale) et sur la nécessité de coopérer concrètement entre deux régions normandes différentes mais très complémentaires (politique des « petits pas » visant à créer des solidarités incontournables réalisant, de fait, l’unité régionale normande en contournant l’obstacle institutionnel et politicien). C’était la politique clairement engagée depuis 2004, date à laquelle les deux conseils régionaux normands sont gérés par la gauche : MM. Duron et Le Vern ont donc développé les coopérations interrégionales normandes et commandé en 2005 un rapport d’audit sur les avantages et inconvénients d’une fusion régionale normande au cabinet INEUM consulting EDATER. Pour la première fois, ce rapport permettait de démontrer sur des bases objectives l’évidence : il y a plus d’avantages à ne faire qu’une seule région administrative normande qu’à en garder deux ! Le texte de ce rapport était prêt dès novembre 2007. Il a fallu attendre avril 2008, soit après les élections municipales, pour qu’il soit rendu public et... septembre 2009 pour que le texte de ce rapport soit enfin accessible sur le site Internet du conseil régional de Haute-Normandie : de quoi a-t-on peur ? 8
Entichés de ce « principe de précaution » dignes de toutes les politiques de « Gribouille » 9, certains responsables politiques continuent de s’opposer à l’idée de « réunification » normande, idée incantatoire selon eux, de ceux qui n’auraient aucune idée, paraissant telle une vieille arlésienne, la veille de chaque élection régionale. « Faiseux plus que diseux », ils préfèrent plutôt mettre en valeur le bilan bien réel de projets menés tant bien que mal dans le cadre des deux régions administratives actuelles : c’est le discours confortable du décideur politique gestionnaire satisfait d’un bilan sans aucun doute satisfaisant mais qui remet sine die le moment difficile de choix politiques décisifs.10
Mais face aux lourds enjeux du déclin normand et du « Grand Paris », les deux petites cours de récréation normandes bruissantes de leurs enfantillages politiciens pourraient paraître bien mesquines ! Il ne faudrait pas que des « faiseux » sans imagination ne deviennent « fâcheux » pour l’avenir : avec l’opération du « Grand Paris », L’Elysée a sifflé la fin de la récréation d’une Normandie sans imagination divisée en deux et le maître du Havre s’impatiente...
Le coup de sifflet, Alain Le Vern, président sortant du conseil régional de Haute-Normandie et son co-listier Marc-Antoine Jamet, tous deux en campagne pour les prochaines élections régionales, feignent de ne point l’entendre : tous deux socialistes, ils affirment que la « région » (sans nous dire laquelle) doit « défendre les Haut-normands contre les hauts revenus » dans un contexte social économique difficile et face à un gouvernement de droite qui détricote le pacte républicain.
Certes... Mais aux citoyens de Haute-Normandie que l’on prend ainsi pour des imbéciles, ces responsables politiques qui se disent de « gauche » n’expliquent rien et surtout refusent de dire l’essentiel : Une Haute-Normandie haut-normande est le plus sûr moyen de soumettre les salariés d’une « Seine inférieure » aux hauts revenus des Hauts de Seine ! A les entendre, il ne faudrait donc pas parler de Normandie lors d’élections régionales en région administrative de Haute-Normandie : la « réunification » ça n’intéresserait pas des populations surtout préoccupées par un quotidien difficile alors que la perspective de l’unité régionale normande est la condition sine qua non pour envisager un meilleur avenir économique et social !
On peut, fort heureusement, faire d’autres choix politiques pour présenter les vrais enjeux de cette élection régionale en Normandie pour ne plus céder aux facilités politiciennes (nationaliser le scrutin au lieu de le régionaliser...) : dans les deux actuelles régions administratives, la droite UMP a décidé de faire de l’avenir même de la Normandie, un enjeu du scrutin.

Le 14 janvier dernier les têtes de liste UMP en Normandie (Jean-François Legrand en Basse et Bruno Lemaire en Haute) se sont rencontrées à Honfleur. Il en est de même pour la liste PS-PRG-PCF emmenée par Laurent Beauvais, président sortant en région Basse-Normandie... Tandis que les têtes de listes Europe -Ecologie en Haute et Basse Normandie et Ile de France se sont retrouvées, à Rouen le 11 février dernier, pour une stimulante réflexion liant la question de la fusion régionale normande à celle du Grand Paris et à la question plus sensible encore de l’actuelle réforme des collectivités territoriales11.
Que l’urgence de faire l’unité régionale normande pour défendre un intérêt général normand ne fasse toujours pas l’objet d’un véritable consensus républicain est en soi regrettable ! Mais ce qui est proprement consternant c’est que ce consensus ne puisse pas exister entre les deux présidents régionaux socialistes sortants, si l’on considère que les forces politiques de gauche ont tout à gagner à faire ce que la droite régionale normande avait refusé de faire il y a près de quarante ans ! 12
Finalement, le problème principal des derniers opposants à la « réunification » normande est moins de s’y opposer avec des arguments plus ou moins convaincants que de ne rien proposer qui soit enfin à la hauteur des enjeux d’un intérêt régional normand : il faut un saut qualitatif et conceptuel que certains responsables politiques, plus soucieux de leur carrière politique que de l’intérêt général, sont toujours visiblement incapables de faire !
Le cas d’Alain Le Vern est pour le moins symptomatique : il aime « sa région » (laquelle ?) confondant ainsi le territoire et l’institution qui lui a permis de faire carrière avec un bilan de gestion incontestablement positif. Il y aurait donc une « région » sérieuse pour les gens responsables et une « région » pour tous les autres, notamment ceux qui seraient embrumés par les nostalgies historiques d’une ancienne province ducale13...

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