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TURQUIE




  • En Turquie, être Arménien est une honte

  • I



    nfo Collectif VAN -
    www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous soumet la traduction d'un article en anglais du journal arménien PanARMENIAN.Net parue sur le site de la Fédération Euro-Arménienne pour la Justice et la Démocratie le 28 mars 2009.

    ***

    Traduction Gérard Merdjanian - Commentaires du site de la Fédération Euro-Arménienne :

    Réquisitoire dur, mais justifié surtout envers les dirigeants et les responsables turcs. Reste une poignée d’intellectuels non assujettis au gouvernement et se trouvant essentiellement à l’étranger, qui depuis quelques années ont une position différente envers les Arméniens et sur le sort qu’ils ont subi en 1915.

    Quant à la très grande majorité de population, elle se comporte de la manière dont elle a été inculquée depuis sa plus tendre enfance. Et là, non seulement les choses n’ont pas changé mais s’aggravent plutôt lorsqu’on voit le dernier DvD diffusé par le ministère de l’éducation nationales sur proposition des militaires, concernant ‘la lie’ de la société turque, c’est-à-dire les Arméniens.

    ***

    Avril 2009 est devenu le mois le plus tendu pour la Turquie depuis une douzaine d’années. De plus, le 29 Mars, le pays va voter pour des élections municipales, lesquelles risquent de consolider encore plus le pouvoir des islamistes. C’est du moins, sur quoi compte le Premier ministre Recep Erdogan. Après les élections, le Président américain, Barack Obama doit se rendre en Turquie, puis, c’est le 24 avril ... Il y a en effet des raisons de s’inquiéter. Analysons ces événements en détail.

    La député du Parti Républicain du Peuple (CHP), Canan Aritman, qui était poursuivi pour avoir diffamé le chef de l’Etat, en déclarant que la mère du président Gül était d’origine arménienne, a été condamné. La cour d’Ankara a demandé à Aritman de verser une Livre symbolique pour le préjudice moral causé en diffusant des informations mensongères sur l’origine ethnique de la mère de Gül ; rapporte l’agence de presse Anatolie.

    Mais mettons de côté les motivations éthiques de Gül et son recours aux tribunaux. Naturellement, il a été choqué à cause de sa prétendue origine arménienne. En soi, dans la conscience des Turcs ottomans avoir des origines arméniennes est encore honteux, bien que pour parler de ‘pureté raciale’ aujourd’hui, les Turcs ne sont pas les mieux placés. Rappelez-vous des racines arméniennes du sultan sanguinaire Abdul-Hamid II. N’oublions pas non plus que la majorité des Jeunes Turcs étaient des ‘denme’ (c’est-à-dire des Juifs convertis à l’Islam). Bien que tout cela soit bien connu des Turcs, cela n’a pas suscité de réactions négatives dans la société. Mais c’est la première fois que le Président actuel a été blâmé pour ‘ascendance impure’. À la fin de l’année dernière, un groupe d’intellectuels turcs, de toute évidence d’origine non purement turque, a lancé une campagne intitulée "Arméniens, nous nous excusons", et qui n’a pas essuyée les vives critiques du Président turc. Selon Canan Aritman, le Chef de l’Etat soutenait la campagne : "Regardez l’origine ethnique de sa mère et vous comprendrez pourquoi il soutient les Arméniens".

    En réponse aux rumeurs sur sa prétendue origine arménienne, le président Gül a déclaré que ses ascendants tant maternels que paternels étaient des Turcs et des musulmans de pure race. Le dirigeant turc a estimé qu’il était insulté et a décidé de faire porter l’affaire devant les tribunaux. A noter que l’UE a immédiatement blâmé Gül pour sa réaction indiscrète à l’ « insulte ». Il convient de mentionner, cependant, que la conduite du Président dans cette affaire s’intègre facilement aux caractéristiques, décrites par l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’Empire ottoman, Henry Morgenthau, lors de la Première Guerre mondiale. "Les enfants des Turcs ottomans ne ressemblent à aucune des personnes que j’ai connues. Ils n’ont pas de haine, ils n’aiment pas, ils n’ont ni hostilité, ni affection pour autrui. Ils font simplement peur. Et il est donc tout à fait naturel qu’ils attribuent les motifs de leur comportement aux autres".

    Il est quasiment impossible de donner une description plus précise des Turcs. Ils craignent la reconnaissance du génocide, les Grecs, les Assyriens, les Kurdes, et ils ont peur de leur propre histoire. Et sur ce constat, une manifestation de l’instinct animal consiste à voler, à confisquer et à tuer, et tout ce dont ils sont incapables de comprendre peut être justifié. Le fait que les Jeunes Turcs n’ont pas terminé le travail de destruction de la population chrétienne dans l’Empire ne peut avoir qu’une explication - dans la mentalité d’un nomade, c’est le moment présent qui compte et non ce qui peut se passer après. Ils n’ont même pas été en mesure d’établir la réalité de la nouvelle nation turque qu’avait essayé de créer Ataturk. A long terme, l’instinct d’un nomade l’emporte sur toutes les autres raisons, et ... nous avons ce que nous voyons : 70 millions de personnes hostiles, pour qui les mots ‘Arménien’ et ‘ennemi’ auront toujours le même sens. Toutes les autres mesures que la diplomatie turque prendra en avril découleront de cela, et l’Arménie doit garder cela en mémoire.

    La visite de Barack Obama signifie beaucoup plus pour la Turquie qu’une habituelle visite au pays avec lequel les États-Unis sont liés uniquement par le biais du partenariat stratégique et de l’OTAN. Avec l’aide d’Obama, Ankara veut mettre en évidence son rôle dans le travail difficile de retirer les troupes américaines d’Irak. Le consentement à utiliser la base militaire "Incirlik" en est une preuve, si l’on tient compte du fait qu’en 2003, le Parlement turc avait interdit le passage via la Turquie des troupes américaines se rendant en Irak. Toujours est-il que les Turcs sont toujours en train d’essayer de négocier, voire même de ‘jouer’ au chantage. Le plus intéressant dans cette histoire va être la réaction de la nouvelle administration américaine face aux méthodes anciennes et éprouvées de la diplomatie turque.

    Les appels de diverses organisations turques rappellent les lettres du « collectif des agriculteurs et des travailleurs », qui « ne connaissent pas l’histoire, mais qu’il est de leur devoir de dire que ... ». La présidente de l’Association des Hommes d’Affaires et des Industriels Turcs (TUSIAD), Arzuhan Dogan Yalcindag, a envoyé une lettre au président Barack Obama lui demandant de considérer les éventuelles implications de la reconnaissance du génocide arménien. La lettre dit notamment : "Les Etats-Unis et la Turquie sont déterminés à aller de l’avant et intensifier la coopération dans plusieurs domaines clés, avec la vision des nouveaux dirigeants américains. Une forte alliance USA-Turquie est plus que jamais nécessaire pour relever les défis des régions les plus en difficulté du monde comme le Moyen-Orient et le Caucase, les relations bilatérales seraient mises à rude épreuve par le biais de telles initiatives, et au-delà auraient des conséquences négatives sur les relations Turquie-Etats-Unis", rapporte le quotidien Hurriyet Daily News. Et ce que nous faisons est d’attendre que le ministre turc des Affaires étrangères arrive au sommet de la CEMN [BSEC] à Erevan.

    Karine Ter-Sahakian - PanARMENIAN.Net - Département Analyse

  • http://eafjd.eu/spip.php?breve1864



  • Revue de la presse turque 30.03.2009


  • I



    nfo Collectif VAN -
    www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous invite à lire cette revue de la presse turque du 30 mars 2009 publiée sur la TRT (Télévision & Radio de Turquie).


    Nous vous présentons la revue de la presse turque du 30 mars 2009

    Dans les manchettes des journaux d'aujourd'hui, les informations relatives aux résultats des municipales d'hier, couvrent une large place.

    Titrant « la manchette de l'électeur », le quotidien Milliyet indique que l'AKP, le parti de la justice et du développement qui avait toujours augmenté ses voix lors des élections, jusqu'à 47 % en 2007, a, lors de ces municipales, baissé en dessous de 40%.

    Sous la manchette « message différent pour chaque parti », le quotidien Zaman attire l'attention sur les propos d'Erdoğan disant qu'il ne trouvait pas satisfaisant les résultats des ces élections municipales, qu'ils allaient lire ces messages venus des urnes de manière correcte, et qu'ils considéraient que cette chute était due à la crise financière globale ainsi qu'aux campagnes suivies par le presse contre l'AKP, ajoutant que malgré tous ils savaient tirer des leçons de la réussite tout comme dans l'échec.

    Le quotidien Hürriyet note en manchette « l'élévation de Gandhi ».
    Le journal précise que Kılıçdaroğlu qui est comparé au leader légendaire indien Ghandi, a considérablement augmenté les voix du parti républicain du peuple CHP.

    Dans une autre information notée sous la manchette « Sommation des urnes », le même quotidien retient l'attention avec les propos suivants : « l'électeur a envoyé son message dans les urnes. Les voix de l'AKP ont baissé de 3 % par rapport aux élections de 2004 et de 8 % selon celles de 2007.

    Le quotidien Sabah titre « les effets de la crise », et souligne que l'AKP a bloqué ses voix à 39 % dans les villes occidentales industrialisées où la crise économique globale a fortement été ressentie, que le CHP a récupéré la mairie d'Antalya et que le MHP, parti du mouvement nationaliste, a augmenté ses voix de 6 points.

    Dans sa manchette d'aujourd'hui, Cumhurriyet note « une sommation est venue des urnes ». Le quotidien fait savoir que l'AKP dont les voies avaient atteint 47% en 2007, est passé en chute, que le CHP a haussé ses voix de 20 à 22,8 %, le MHP de 14 à 16 %, le Parti de la félicité, de 2,34 à 5,3 et que le parti démocratique du peuple DTP maintenait ses voies.

    Radikal indique sous la manchette « le peuple a dit one minute » et relate la déclaration du Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan affirmant : « nous sommes en dessous de nos objectifs mais les voix sont toujours supérieures du total de celles du MHP et de CHP. Nous avons reçu un message des électeurs, nous allons tirer des leçons et continuer notre chemin. ».
    Le quotidien note que le Premier ministre a donné les signaux d'une révision dans le cabinet.

    Titrant « vote de confiance malgré la crise » Yeni Şafak attire l'attention. Le quotidien souligne que l'AKP a, en grande majorité, maintenu ses voix et que celles-ci étaient au total des voix du MHP et du CHP. Le journal fait savoir que les concitoyens de Yazıcıoğlu ont répondu aux appels de ce dernier et que le maire de Sivas a été élu du parti de la Grande union avec une différence élevée de voix, sous la manchette « le geste de Sivas ».

    Akşam qui titre « la lime des urnes », informe que les électeurs ont sommé l'AKP.
    Le journal donne place aux affirmations suivantes ; la crise économique n'a pas frôlé, comparé au parlementaire de 2007, lors de ces municipales, l'AKP a perdu 8 points d'un coup, et le CHP, MHP et DTP sont sortis en se renforçant.


  • http://www.trtfrench.com/international/newsDetail.aspx?HaberKodu=7c80497d-6608-4283-b072-0c9724866ded



  • Revue de la presse turque 27.03.2009

  • I



    nfo Collectif VAN -
    www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous invite à lire cette revue de la presse turque du 27 mars 2009 publiée sur la TRT (Télévision & Radio de Turquie).

  • Nous vous présentons la revue de la presse turque du 27 mars 2009

  • Les journaux d'aujourd'hui couvrent largement les informations relatives à l'hélicoptère écrasé transportant également le leader du Parti de la Grande Union, et les rudes conditions climatiques entravant les travaux de recherche et de sauvetage.

  • La recherche du quotidien « Hürriyet » sur les caisses de location pour 143 personnes, retient l'attention. Suite à la demande du procureur, le Conseil d'Arrangement et de Contrôle Bancaire a expédié une lettre aux banques, afin de recueillir des informations sur les suspects d'Ergenekon dans les banques et savoir s'ils disposent d'une caisse louée, écrit le journal.

    Le journal « Zaman » rapporte dans son article titré "Les réformes de l'UE renforceront l’économie et la démocratie" que le Président de la République Abdullah Gül qui a répondu aux questions des journalistes l'accompagnant dans son séjour à Bruxelles où il s'est rendu en vue de participer à "European Business Summit" et procéder à divers contacts, que la meilleure solution pour réduire les impacts de la crise financière globale passait par la concentration sur les affaires concernant l'UE.

  • Le journal « Cumhuriyet » titre "Avertissement sur la liberté de la presse" pour sa dépêche selon laquelle le chef d'Etat Abdullah Gül qui s'est entretenu avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a affirmé que le processus de l'UE gagnerait de la vitesse et que Barroso qui a évoqué le sujet de la pression à la presse, a souligné accorder une grande importance à la liberté de la presse.

  • La manchette "Son fondateur a expliqué JITEM" du journal « Radikal » attire l'attention. La suite de l'article informe que JITEM, Service de Renseignement de la Gendarmerie pour la Lutte contre le Terrorisme, dont l'existence a toujours été démentie, a été formée en 1987 et a changé de nom en 1988 suite à la proposition suivante: "Le renseignement, l'interpellation et l'opération devront être un ensemble pour une lutte efficace contre le terrorisme".

  • "Le processus de l'UE gagnera de la vitesse" préfère titrer le quotidien « Yeni Şafak » pour annoncer que l'ouverture de la TRT Şeş et la visite en Arménie étaient, selon le président de la Commission européenne M. Barroso, des démarches importantes, et que la visite du chef d'Etat Gül apporterait de la vitesse au processus d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

    Le journal « Star » titre "Irak: Le processus est amorcé pour éradiquer PKK", et rapporte les propos de Chirvane Al Vaili, ministre irakien de la Sureté, qui a déclaré que le processus avait été amorcé pour l'éradication de l'organisation terroriste PKK de l'Irak et de l'Administration régionale du nord de l'Irak.

  • La suite de l'information parue dans le journal « Milliyet » avec le titre "Avertissement de l'Europe pour la presse pluraliste", fait savoir que le président de la Commission européenne M. Barroso qui a rencontré le chef d'Etat Abdullah Gül à Bruxelles, a affirmé accorder une grande importance à la liberté de la presse.

  • "Le processus est amorcé" titre e journal "Sabah" pour indiquer que le Danemark comme l'Irak, était passé à l'action pour l'évacuation de l'organisation terroriste PKK, et que le Premier ministre danois Rasmussen qui s'est présenté candidat pour le secrétariat de l'OTAN s'apprêtait à ouvrir un procès pour la fermeture de la chaine de télévision ROJ TV opérant dans son pays, afin d'obtenir l'appui de la Turquie.

  • http://www.trtfrench.com/international/newsDetail.aspx?HaberKodu=7482f40b-f5c0-4134-ad0b-f869255a1586



    Abdullah Gül : “Le PKK, le Hamas n’ont absolument rien à voir”


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    0/03 20:43 CET

    Président de la République de Turquie, Abdullah Gül est l’une des figures les plus importantes de la nouvelle vague d’hommes politiques turques de l’AKP. Son rôle de chef de l’Etat ne l’empêche pas de s’occuper de politique internationale, lui l’ex-ministre des Affaires étrangères. La politique internationale reste donc importante à ses yeux, surtout quand il s’agit de défendre les intérêts de son pays en Europe et au Proche-Orient.

    Sergio Cantone, euronews :
    “Mr Abdullah Gül, président de la République de Turquie, bienvenue sur euronews. Merci de nous avoir accordé cet interview. Le rôle croissant de la Turquie au sein de l’OTAN pourrait amener la Turquie à jouer un rôle plus important, même quand il s’agira des décisions qui devront être adoptées au sein de l’Alliance atlantique. Qu’en pensez-vous?”

    Abdullah Gül :
    “Je voudrais commencer par dire que l’OTAN est une organisation de sécurité importante et la Turquie en est membre depuis le début, à savoir depuis les années 1950 [ndlr: 1952]. Mais dans le contexte d’un monde qui change, les questions de sécurité ont évolué vers de nouveaux concepts. Alors qu’auparavant la sécurité concernait seulement les Etats, aujourd’hui elle se rapporte également à de nombreuses organisations illégales. Le terrorisme est devenu une question centrale dans le monde. Dans ces conditions, évidemment, l’OTAN a reçu de nouvelles missions et l’OTAN est aujourd’hui devenu une institution importante dans la lutte contre le terrorisme”.

    Sergio Cantone, euronews :
    “Il y a du nouveau en ce qui concerne la question kurde, surtout lorsqu’il s’agit de l’Irak du Nord. Qu’est-ce que la Turquie est prête à concéder”?

    Abdullah Gül :
    “Pour pouvoir erradiquer les organisations terroristes, il convient d’appliquer des programmes et des plans complexes et multiples et c’est ce que fait la Turquie. Parfois c’est fait publiquement, clairement, et parfois pas. Mais pour ceux qui refusent d’abandonner les armes et veulent se battre jusqu’au bout, on doit les combattre militairement jusqu’au bout. Il faut que je le dise. Mais il y a aussi de nombreuses personnes qui se sont trompées et se retrouvent finalement mêlées, sans le savoir, à des affaires terroristes. Ces personnes-là il faut sans le moindre doute les récupérer. Jusqu‘à présent, le gouvernement régional kurde dans le Nord de l’Irak refusait malheureusement de faire le nécessaire, mais je suis content aujourd’hui de vous dire que suite à nos rencontres communes durant ces derniers mois, ils ont aussi compris que l’organisation terroriste leur nuit à eux aussi”.

    Sergio Cantone, euronews :

    “Vous êtes très proches d’un pays, disons d’un point de vue des relations internationales, des relations entre les Etats, qui s’appelle Israël. Celui-ci considère le Hamas comme une organisation terroriste. Est-ce que vous le considérez comme une organisation terroriste au même titre, par exemple, que le PKK ? Parce que vos relations avec le Hamas sont un peu différentes…”

    Abdullah Gül :
    “Le PKK, le Hamas et la question palestinienne n’ont absolument rien à voir. Parce que les Palestiniens, ou le Hamas… il existe bien sûr beaucoup d’organisations là-bas. Certaines commettent des attentats-suicides, des actes terroristes parmi les Palestiniens, nous ne les soutenons jamais, je tiens à le dire. Mais, l’un milite pour sauver ses propres terres et son propre pays au sein des terres palestiniennes et veut créer son propre pays, l’autre pratique le terrorisme depuis l’extérieur contre la Turquie. Il n’y a pas de discrimination entre les Turcs et les Kurdes en Turquie. En Turquie, l’identité ethnique, de qui que ce soit, n’a pas d’importance pour nous”.

    Sergio Cantone, euronews :
    “Monsieur le président, d’accord, mais la question n‘était pas un jugement implicite de la valeur morale du PKK ou du Hamas, la question était simplement : est-ce que la Turquie, qui a un mauvais rapport avec le PKK, le considère comme un groupe terroriste et Israël, qui de son côté, a le même rapport avec Hamas, il le considère un groupe terroriste ? Je ne voudrais pas les mettre sur le même plan, mais quand même, c’est un peu contradictoire, c’est à dire que ce sont deux mouvements qui luttent pour une terre”.

    Abdullah Gül :
    “La Palestine est un Etat sous occupation et elle milite pour se sauver de cette occupation. Même d’après les Nations unies, la Palestine est sous occupation. D’après les Nations unies, donc…”

    Sergio Cantone, euronews :
    “Non, non. Excusez-moi, parce que peut-être…”

    Abdullah Gül :
    “Un instant. Je dois expliquer car c’est un sujet important. C’est pourquoi lorsque le Hamas accomplit une activité terroriste, nous la condamnons. Mais n’oubliez pas ce qu’Israël a fait à Gaza, le fait qu’il ait tué 1.300 à 1.800 personnes, c’est inacceptable. Donc si vous faites un lien entre le PKK et le Hamas, vous commettez une grosse erreur”.

    Sergio Cantone, euronews :
    “A propos des relations, en revanche, avec l’UE, où en sont les négotiations?”

    “Pour le moment le processus de négociation se poursuit mais de temps en temps certaines petites choses de politique intérieure nous causent quelques petits problèmes inutiles, je dois l’avouer”.

    Sergio Cantone, euronews :
    “Quelles sont ces petites choses?”

    Abdullah Gül :
    “Oui, la question chypriote par exemple. Malheureusement, la question chypriote est un sujet important comme vous le savez. De temps en temps, pendant ces négociations, ce sujet provoque des problèmes politiques et parfois cela cause des situations contraires aux intérêts du peuple européen”.

    Sergio Cantone, euronews :
    “Le pays membre dont vous parlez c’est Chypre, mais apparemment il n’est pas reconnu par la Turquie et les Chypriotes voudraient bien emmener leurs bateaux dans les ports turcs, mais ils n’y ont pas accès. Ca c’est un problème commercial pour un Etat membre de l’UE tel que Chypre, vous ne pensez pas?”

    Abdullah Gül :
    “Je dois dire une chose par rapport aux Chypriotes grecs : nous ne leur demandons pas de visa. Beaucoup de gens ne le savent pas. Mais personne ne peut nier ce problème. Il existe un problème à Chypre : il y a deux parties, un Chypre grec et un Chypre turc. Pourquoi les Nations unies ont-elles proposé un accord de paix ? Pourquoi l’Europe a-t-elle fait sienne cette proposition de paix des Nations unies ? Pourquoi ce plan de paix a-t-il été soumis à referendum en 2004 aux deux parties ? Lors de ce referendum, les Turcs ont accepté le plan de paix et les Chypriotes grecs l’ont refusé”.

    Sergio Cantone, euronews :
    “Monsieur le président, vous ne pensez pas que de toute façon pour faciliter l’acceptation de la part des Chypriotes grecs du plan de paix Annan, du plan de paix des Nations unies, comme vous dîtes justement appuyé par l’UE, peut-être que la Turquie devrait donner des signes, comme retirer une bonne partie des soldats turcs présents à Chypre, il y en a selon une estimation 40.000, et en plus réduire le flux d’immigration de l’Anatolie vers Chypre?”

    Abdullah Gül :
    “Je vais tout de suite vous dire qu’il n’y a aucune émigration d’Anatolie vers Chypre. Si ce plan avait été accepté lors du referendum de 2004, si les Chypriotes grecs n’avaient pas rejeté le plan de paix, aujourd’hui les soldats turcs stationnés sur l‘île auraient été retirés. Tout le monde le sait, y-compris l’Union européenne. Nous ne sommes pas opposés à une solution”.
    http://fr.euronews.net/2009/03/30/abdullah-guel-le-pkk-le-hamas-n-ont-absolument-rien-a-voir/

    Le président turc Abdullah Gul a souligné le caractère international du terrorisme

    mardi31 mars 2009, par Stéphane/armenews

    Le président turc Abdullah Gul a souligné vendredi le caractère international du terrorisme.

    "Aujourd’hui, il n’y a plus de place pour les organisations terroristes dans la communauté internationale", a-t-il précisé en réaffirmant la détermination des pays à lutter contre le terrorisme.

    "On ne peut parvenir à aucun résultat avec le terrorisme et toutes les organisations terroristes, y compris le PKK, seront éliminées", a-t-il souligné lors d’une conférence de presse à Bruxelles à l’issue de sa visite.

    "La Turquie et les Etats-Unis coopérent dans la lutte contre le terrorisme et ils surveillent notamment les activités des foyers du terrorisme en dehors de la Turquie", a-t-il précisé.

    http://www.armenews.com/article.php3?id_article=50378

    Ahmet Davutoglu : La diaspora condamne l’Arménie à la pauvreté

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    endredi27 mars 2009, par Stéphane/armenews

    Le conseiller en Affaires Etrangères du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, le Professeur Ahmet Davutoglu a fait un discours à l’Université Princeton sur les principes de la politique étrangère de la Turquie. S’exprimant sur les relations entre la Turquie avec l’Arménie, Ahmet Davutoglu a dit que l’attitude inopportune de la diaspora arménienne aux Etats-Unis affecte les relations turco-arméniennes négativement. Affirmant que la Turquie est enclin à avoir un accord avec l’Arménie, le Professeur Davutoglu a déclaré "la Diaspora est en lutte pour la reconnaissance du prétendu génocide arménien mais qu’elle ne prenait pas en compte les intérêts de l’Arménie. Un arménien qui vit à San Francisco ne fait pas d’investissement à Yerevan. Aujourd’hui, l’Arménie est le pays le plus pauvre de la région. Nous aspirons à avoir davantage de coopération économique avec nos voisins. Nous voulons des voisins riches car nous croyons que cela rendra notre région plus sûre."

    Ahmet Davutoglu a dit que si les Etats-Unis reconnaissent le prétendu génocide arménien, non seulement les Etats-Unis et la Turquie mais l’Arménie aussi souffriront. Déclarant que les solutions des problèmes de l’Arménie avec la Turquie et l’Azerbaïdjan seront avantageux pour les Etats-Unis, Ahmet Davutoglu a dit "si les Etats-Unis perdent l’Azerbaïdjan dans la question du Karabakh, donc cela signifiera qu’elle a perdu la porte orientale de la Mer Caspienne."
    http://www.armenews.com/article.php3?id_article=50222


    Turquie: Un politicien tué dans un accident

    27/03/2009 - 18:35

    Le corps de Muhsin Yazicioglu, chef du Grand parti de l'unité (BBP), formation turque ultranationaliste, a été découvert vendredi dans le centre du pays, deux jours après un accident d'hélicoptère en pleine campagne électorale, annonce la chaîne de télévision CNN Türk. Les membres d'une milice locale ont retrouvé cinq autres cadavres et des débris de l'appareil, dans une zone montagneuse de la province de Kahramanmaras.

    http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/international/200913/turquie-un-politicien-tue-dans-un-accident_197874.html

    Les élections turques ramènent le parti AKP aux réalités

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    ar Reuters, publié le 30/03/2009 à 09:31 - mis à jour le 30/03/2009 à 16:51

    ISTANBUL - La déception exprimée par le Premier ministre turc Tayyip Erdogan après les élections locales et régionales de dimanche, marquées par un recul du Parti pour la justice et le développement (AKP), pourrait annoncer des compromis intérieurs et une politique plus réaliste.

    L'AKP a obtenu 39% des voix aux municipales alors qu'il en espérait 47% comme aux législatives de 2007. C'est en outre son plus mauvais résultat depuis son arrivée au pouvoir en 2002.

    Les analystes y voient un réveil brutal pour un parti quelque peu assoupi dans le confort du pouvoir, ainsi que pour un Premier ministre réfractaire aux critiques et guère enclin à reconnaître un échec.

    Erdogan, qui avait fait de ces élections un référendum sur sept années de gouvernement AKP, a nettement sous-estimé le mécontentement de l'électorat face à la politique menée dans un pays guetté par la récession après des années de croissance.

    "Nous pensons que le Premier ministre interprétera les résultats convenablement et se concentrera sur les problèmes économiques", dit Yarki Cebeci, économiste chez JP Morgan à Istanbul. "L'électorat turc a adressé un avertissement clair à l'AKP, en marquant son insatisfaction face au ralentissement économique."

    En cours de campagne, Erdogan avait minimisé les effets de la crise mondiale sur la Turquie et imputé la montée du chômage (au taux record de 13,6%) à des milieux d'affaires incompétents.

    RENFORCEMENT DE LA DÉMOCRATIE ?

    L'AKP a été tenu en échec dans des villes clés sur lesquelles avaient porté ses efforts de campagne - en particulier Diyarbakir, dans le Sud-Est à majorité kurde, Izmir et Adana. Le parti au pouvoir a aussi enregistré de très nets reculs à Ankara, la capitale, et à Istanbul.

    Les élections locales sont importantes en Turquie, où les gouvernements se trouvent sérieusement handicapés quand ils y réalisent de piètres scores. Les résultats de dimanche ne devraient pas bloquer les réformes mais pourraient obliger Erdogan à rechercher des compromis avec l'opposition pour atteindre ses objectifs. Ce qui pourrait, par contrecoup, renforcer les institutions démocratiques.

    Erdogan s'est engagé à réformer la constitution établie par l'armée en 1982 et à modifier les règles de fonctionnement de la Cour constitutionnelle - initiatives qui permettraient de lever quelques obstacles à l'adhésion future du pays à l'Union européenne, mais qui risquent aussi de ranimer des tensions avec les laïques qui l'accusent de poursuivre un programme islamiste.

    Des têtes pourraient tomber à la suite du faible score de l'AKP, bien qu'Erdogan ait assuré dimanche qu'un remaniement éventuel du cabinet ne découlerait pas des résultats électoraux.

    "Il y aura quelques changements ministériels, mais seul Erdogan sait lesquels et quand ils auront lieu", déclarait-on de source gouvernementale avant les scrutins.

    Le Premier ministre, issu des quartiers pauvres d'Istanbul et venu à la politique par l'école de la rue, révisera-t-il son style "direct", illustré par un vif accrochage verbal avec le président israélien Shimon Peres au forum de Davos ? Tout au plus partiellement, si l'on en juge par le passé.

    "C'EST LE PATRON"

    Erdogan trône sur l'AKP un peu comme un sultan sur sa cour. A cet égard, il s'inscrit dans une lignée de dirigeants turcs récompensés dans les urnes pour leur dureté plutôt que leur compassion. Toutefois, milieux d'affaires et analystes jugent ce style porteur de divisions à un moment où la Turquie requiert d'urgence des réformes économiques, politiques et sociales.

    Après la victoire de l'AKP aux législatives de 2007, provoquées par un conflit avec l'opposition laïque sur l'orientation du pays, Erdogan avait promis une ère de compromis.

    Mais il avait peu après milité pour une levée de l'interdiction du voile islamique pour les étudiantes, suscitant ainsi de nouvelles tensions et une procédure judiciaire visant à faire interdire l'AKP pour activités islamistes.

    A la fois charismatique et sévère, Erdogan demeure l'homme politique le plus populaire de Turquie et dirige le gouvernement fondé sur un seul parti le plus stable depuis des décennies. Il "mène le jeu, c'est le patron", note un de ses collaborateurs.

    Il lui appartient donc de soutenir l'économie et de faire avancer les réformes, en particulier sur l'extension des libertés, comme l'illustre le bon score électoral enregistré par un parti pro-kurde dans le sud-est du pays.

    http://www.lexpress.fr/actualites/2/les-elections-turques-ramenent-le-parti-akp-aux-realites_750236.html

    La progression de l’AKP est stoppée

    Mis en ligne le 31/03/2009

    La crise économique a eu raison de l’irrésistible ascension du parti islamiste modéré au pouvoir. Le parti pro-kurde DTP est en hausse dans le Sud.

    Pour la première fois depuis son accession au pouvoir en Turquie en 2002, le Parti de la justice et du développement (AKP) a perdu des voix dimanche, lors des élections municipales, par rapport aux scrutins précédents, la presse évoquant un " avertissement " au gouvernement.

    La formation islamo-conservatrice a certes largement remporté le scrutin, avec 39 pc des voix après dépouillement de 99 pc des bulletins, et conservé la plupart de ses villes, dont Istanbul et Ankara. Mais elle a fait moins bien qu’aux élections municipales de 2004 (41,7 pc) et surtout qu’aux législatives de 2007 (46,6 pc), une première dans l’histoire du parti du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, jusque-là en progression constante.

    Dans le même temps, le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), principale force d’opposition au Parlement, a remporté 23,2 pc des votes et reconquis un de ses bastions, Antalya (dans le sud du pays), tandis que le Parti de l’action nationaliste (MHP, nationaliste) s’arrogeait de son côté 16,1 pc des suffrages.

    " Un avertissement sorti des urnes ", titraient lundi plusieurs quotidiens, dont le journal pro-laïcité "Cumhuriyet", qui estimait que " la crise et la corruption ont frappé " les ambitions de l’AKP. " Avec la fin de l’été indien qui régnait sur l’économie mondiale, l’AKP a perdu les financements étrangers qui gonflaient ses voiles. Si on ajoute la pauvreté, la corruption, le chômage, voilà pourquoi l’électorat de l’AKP a commencé à fondre ", a commenté l’éditorialiste Tufan Türenç dans le quotidien à grand tirage "Hürriyet". Pour le journal à grand tirage "Sabah", le résultat des élections est un " effet de la crise " économique mondiale, qui s’est traduite en Turquie par une augmentation massive du chômage - 3,27 millions de chômeurs fin 2008 (13,6 pc de la population active), soit 838 000 de plus qu’un an plus tôt.

    Dans le quotidien libéral "Milliyet", l’éditorialiste Fikret Bila a attiré l’attention sur l’échec de l’AKP dans le sud-est anatolien, peuplé en majorité de Kurdes, où malgré tous ses efforts, le parti gouvernemental n’a pris aucune ville au parti pro-kurde DTP et lui en a même cédé deux (Van et Siirt). " Dans la région, le soutien aux politiques du DTP axées sur l’identité kurde s’est accru au lieu de se réduire " en dépit des avancées du gouvernement en matière de droits culturels accordés aux Kurdes, constate-t-il. (AFP)
    http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=492376


    Municipales en forme d’avertissement pour l’AKP

    mardi31 mars 2009
    Delphine Nerbollier

    Pour la première fois depuis son accession au pouvoir en 2002, la formation islamiste modérée a perdu des voix

    C’est un Recep Tayyip Erdogan déconfit qui s’est présenté devant la presse dimanche soir. «Je ne suis pas satisfait», a avoué le premier ministre turc. Et pourtant, son parti (le Parti de la justice et du développement, AKP, au pouvoir depuis 2002) a remporté une nette victoire lors des élections municipales. Avec 38,9% des suffrages dans les assemblées locales, cette formation, issue de la mouvance islamiste, reste la principale du pays et conserve ses fiefs d’Anatolie centrale tout comme la capitale, Ankara, et Istanbul. Toutefois, l’AKP est bien loin des 47% obtenus lors des législatives de 2007.

    «L’histoire montre que lorsque les partis au pouvoir commencent à perdre des points dans les élections, ils continuent à en perdre lors des scrutins suivants, écrit Taha Akyol dans les colonnes du quotidien Milliyet. Ce scrutin est un avertissement pour les élections générales de 2011.»

    La baisse de popularité de l’AKP s’est notamment fait sentir dans ses fiefs comme Kayseri et à Ankara où le maire, Melih Gökcek, a perdu 16 points par rapport à 2004. «En période de crise économique, le parti aurait dû agir de manière plus réaliste», écrit Bülent Korucu dans le quotidien conservateur Zaman. Ankara a en effet tardé à prendre des mesures.
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    Autre source de désenchantement, le revers essuyé dans le sud-est. L’AKP n’a pas réussi à conquérir cette région kurde dans laquelle il avait fait une nette percée en 2007. Malgré le lancement en janvier d’une chaîne de télévision publique en kurde, il perd certaines localités au profit du parti pro-kurde DTP. «Notre peuple a été déçu, il a repris ses voix, a déclaré Ahmet Türk, le leader de ce parti qui risque toujours l’interdiction pour ses liens supposés avec l’organisation terroriste du PKK. Ces résultats montrent que la solution à la question kurde ne peut se trouver sans les Kurdes ni les hommes politiques kurdes.»

    Avec 5 points de plus qu’en 2007, le parti kémaliste du CHP (Parti républicain du peuple) se félicitait lundi de ces résultats tout comme les nationalistes du MHP (+ 6 points). «La défaite de l’AKP est davantage due à ses mauvaises performances qu’à la réussite des partis d’opposition», écrit néanmoins Murat Yetkin dans le journal de gauche Radikal. Son collègue Ismet Berkan reproche au premier ministre d’avoir fait perdre à son parti sa fonction réformatrice et de lui avoir porté préjudice par son agressivité. Recep Tayyip Erdogan, lui, a annoncé que son parti «tirerait les leçons» de ce vote.

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/adb97248-1d6d-11de-b5d3-0926e630dc85/Municipales_en_forme_davertissement_pour_lAKP

    LECTIONS : une victoire de l’AKP pas si éclatante

    m



    ardi 31 mars 2009

    Plus de 48 millions de personnes étaient attendues pour voter dimanche dernier. Comme prévu par les sondages, le parti au pouvoir, l’AKP a remporté les élections municipales avec en moyenne 38,92 % des voix alors que dans l’opposition, le parti républicain CHP soulevait 23,19 % des suffrages et le MHP (nationaliste), 16, 3 %. Cependant ces élections révèlent un affaiblissement de l’AKP pour la première fois depuis son accession au pouvoir en 2002

    La montée de l’opposition

    Aux dernières élections générales de 2007, L’AKP avait remporté 47 % des voix. Aujourd’hui ce parti est passé sous la barre des 40 %. Si l’AKP a su conserver la plupart des grandes villes turques comme Istanbul ou Ankara, elle a néanmoins dû céder sa place dans environ 16 villes. A Antalya par exemple, c’est le parti CHP qui a gagné les élections municipales. Le parti pro Kurde, quant à lui, a remporté les élections dans la principale ville du sud-est anatolien à majorité kurde : Diyarbakir. A Izmir, troisième ville du pays et traditionnellement bastion CHP, l’élection a été conservée par ce parti avec plus de 53 % des voix, affaiblissant encore plus cette année l’électorat AKP.
    Globalement, la presse turque souligne que les résultats de ces élections sont un véritable avertissement pour l’AKP et le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan en particulier.

    Une élection en partie contestée à Istanbul

    A Istanbul, le maire AKP Kadir Topbas est maintenu à son poste : son parti a gagné les élections avec 48,9 % des suffrages. Son concurrent CHP, Kemal Kiliçdaroglu dont la campagne a souvent évoqué la lutte contre la corruption et dont le slogan "Sakin Guç" (la force tranquille), est directement inspiré de Jacques Séguéla, a fait 32,6 % des voix, en nette progression cependant par rapport aux dernières élections municipales. Le CHP conteste néanmoins l’élection dans 4 districts (Beyoglu, Cekmekoy, Beylikduzu et Tuzla) en raison de défaillances dans le système informatique de comptages des voix. Dans ces districts, les écarts entre les deux principaux partis ont été tellement minimes que le CHP a parfois perdu à 1000 voix près ! Autre fait notable, à Usküdar, quartier pourtant très traditionnel d’Istanbul, le parti AKP a perdu de son influence.

    Les élections au niveau national ont été malheureusement entachées par la violence. De nombreuses échauffourées ont eu lieu dans le sud de l’Anatolie (Diyarbakir et Kars) entre supporters de différents candidats avec pour conséquence six morts et une centaine de blessés.

    Brigitte Benedetto (www.lepetitjournal.com Istanbul). Mardi 31 mars 2009.

    http://www.lepetitjournal.com/content/view/38837/1992/


    Turquie : chute de 6,2% du PIB au quatrième trimestre

    [ 31/03/09 - 10H19 - AFP ]

    Le Produit intérieur brut (PIB) de l'économie turque a connu une contraction de 6,2% au quatrième trimestre de 2008, contre une hausse de 7,6% au premier trimestre, terminant l'année sur une croissance positive de 1,1%, a indiqué mardi l'Institut turc des statistiques (Tüik).

    La croissance avait été respectivement de 7,6%, 2,8% et de 1,2% pour les trois premiers trimestres de 2008.
    Le gouvernement turc tablait initialement sur une croissance de 5,5% pour 2008.

    L'économie turque a enregistré une croissance de 6,9% en 2006, chiffre au-delà de l'objectif officiel de 5% et de 4,7% en 2007, en deçà des 5% espérés par le gouvernement.
    La croissance a été de de 8,4% en 2005, après 9,9% en 2004.

    Touchée par la crise globale, le gouvernement turc est en négociations actuellement avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un prêt de plusieurs milliards de dollars qui devrait minimiser les effets de la crise mondiale sur les marchés turcs.

    Ces négociations devraient s'accélerer dans les jours prochains maintenant que les élections municipales sont passées en Turquie.

    La récession mondiale s'est surtout traduite par des licenciements et une augmentation record du taux de chômage, à 13,6% de la population active, en Turquie.
    Cependant ces chiffres officiels sont loin de révéler l'ampleur du taux de chômage estimé à au moins 20% de la population active turque, selon les spécialistes.

    http://www.lesechos.fr/info/inter/afp_00134453-turquie-chute-de-6-2-du-pib-au-quatrieme-trimestre.htm

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