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NUMERO 4 – 2011 l’humain reprend le pouvoir



Contributeurs


Chris Anderson

Rédacteur en chef du magazine américain Wired. En 2006, il est l’auteur de La Longue Traîne : la nouvelle économie est là (Pearson – Village mondial)

Abdel Bounane

Fondateur et directeur créatif d’Amusement, magazine consacré aux jeux vidéo, au numérique
et à la culture interactive.
Jesse James Garrett

Architecte de l’information et de la conception d’interaction, il est l’auteur de l’ouvrage Les Éléments de l’expérience utilisateur (New Riders Publishing).

Rahaf Harfoush

Responsable de la stratégie des médias sociaux au World Economic Forum. Elle a œuvré activement au concept du Web 2.0. lors de la campagne de Barack Obama.

Michel Lévy-Provencal

Cofondateur du site d’informations Rue89, il est aujourd’hui président de l’association TEDx Paris, antenne française de l’association américaine TED qui organise des conférences où s’expriment les esprits les plus innovants du moment.

Frédéric Martel

Ancien attaché culturel aux États-Unis (2001-2005), chercheur associé à l’Institut national de l’audiovisuel (INA) et journaliste à France Culture, il vient de publier Mainstream, enquête sur cette culture qui plaît à tout le monde (Flammarion).

Dominique Piotet

Président de l’Atelier BNP Paribas à San Francisco, ce journaliste est le coauteur de Comment le Web change le monde : l’alchimie des multitudes (L’Atelier). Il intervient sur l’antenne de BFM.

Elene Usdin

Photographe, elle se lance à sa sortie de l’École nationale des arts décoratifs de Paris, en 1996, dans l’illustration pour la presse et l‘édition. Le déguisement et les accessoires sont intimement liés à son questionnement sur le paraître.

Retrouvez les interviews en vidéo sur le site Internet de SFR PLAYER

Directeur de la publication : Julien Villeret. Directeur de la rédaction : Jérôme Richez. Responsable de projet : Bénédicte Rouet. Création et réalisation : ISSN : en cours. Impression : Stipa, imprimeur labellisé Imprim’Vert. Magazine imprimé sur papier certifié PEFC. Crédits photos : DR, Samuel Bollendorff, Didier Coquatrix, Raphaël Dautigny, François-Régis Durand, Thierry Gonzales, Fico, Frédéric Stucin, William Parra, Alex Profitt. Crédits illustrations : Luca Falcone c/o Valérie Oualid, Chris Haughton.

Edito

l’humain avant tout



En 2011, l’humain reprend le pouvoir sur la technologie ? La question peut paraître étonnante. Et pourtant, si le numérique nous accompagne chaque jour un peu plus, les objets technologiques s’effacent. La disparition progressive d’interfaces, manettes, télécommandes ou encore l’avènement du cloud computing illustrent cette tendance. Les données sont accessibles. L’information nous suit partout. Nous sommes libres d’aller et venir tout en restant connectés. La facilité d’usage prime : les objets du quotidien se pilotent d’un geste ou, mieux encore, par la pensée. La technologie devient intuitive, presque naturelle. Elle apporte aussi une incroyable potentialité de changement. Que ce soit dans la ville, à la maison, en entreprise, tout se met en place pour que les frontières entre le online et le offline s’estompent. Alors, est-ce la fin de la technologie apparente ? À vous de juger avec ce nouveau numéro du magazine SFR PLAYER. Pour nous, de toute façon, c’est l’humain avant tout.

Décrypter les tenda nces 2011

L’ère de la maîtrise


Chris Anderson, rédacteur en chef de Wired et auteur de deux ouvrages majeurs sur le numérique La Longue Traîne : la nouvelle économie est là et de Free : entrez dans l’économie du gratuit, donne son analyse de la révolution numérique en cours. Et en aborde les changements et les conséquences.

Dans quels domaines la technologie numérique pourrait-elle à votre avis apporter des progrès significatifs ?

La prochaine grande opportunité réside dans les domaines de la médecine et de la santé. Nous entrons dans une ère où les patients vont prendre toujours plus la maîtrise de leur propre santé. Ils se connectent par le biais de médias sociaux et partagent des informations, contournant ainsi les canaux de soin traditionnels. La « loi de Moore » qui, de nos téléphones à nos foyers, rend les capteurs connectés abordables et omniprésents, permet aux utilisateurs d’obtenir un nombre toujours croissant de données liées à leur santé, des fluctuations de poids aux heures de sommeil en passant par l’exercice physique et les indicateurs métaboliques. Parce que ces capteurs sont tous connectés à Internet, ces informations sont toujours plus partagées et génèrent une explosion de données sur leur quotidien, qui peuvent amener des éléments de réponse aux questions sur les choix et les conséquences auxquels les essais cliniques traditionnels répondent rarement. Ces données personnelles accessibles en temps réel peuvent également créer un feedback porteur d’informations qui aident les gens à faire de meilleurs choix. Ces « observations quantifiées du quotidien », présentées de manière amusante et attractive, peuvent faire prendre conscience aux gens des conséquences des choix qu’ils font, qu’il s’agisse de nourriture ou de sommeil, et favoriser les comportements préventifs. De General Electric à Nintendo, les entreprises se servent déjà de ces techniques pour encourager des habitudes plus saines, et il ne faudra pas longtemps avant que votre téléphone ne fasse office de coach et qu’il ne contrôle votre santé de manière permanente et vous félicite des avancées réalisées. D’une manière aussi amusante que le check-in Foursquare, mais cette fois avec des résultats durables pour votre santé.

Selon vous, quel est l’impact du succès des tablettes du type iPad sur l’économie numérique ?

Je pense que les tablettes représentent l’avenir des médias professionnels et, pour la plupart des entreprises, les premiers modèles économiques à même de concurrencer l’économie papier. Parce que leur utilisation en position détendue, tactile et en haute définition est bien plus immersive que l’expérience du clavier et de la souris ou position tendue vers l’avant face à un ordinateur traditionnel. Les premiers chiffres le prouvent : là où les sessions Web durent généralement deux à trois minutes, celles d’applications iPad durent souvent plus d’une heure. Qui dit intérêt et temps consacré dit argent à la clé. Je pense que les modèles de contenus payants devront toujours lutter sur la Toile, où les barrières d’entrée sont peu élevées et la concurrence infinie. Mais, sur les tablettes, qui font la part belle à du rich media léché et soigné, les consommateurs ont montré qu’ils sont heureux de payer pour ce qu’ils estiment en valoir la peine.

L’ouverture des données publiques, l’open data, modifie-t-elle la relation entre les citoyens et les organismes publics ?

Je pense que l’open data peut être un puissant facteur de changement social et politique, mais je reste prudent sur le niveau d’adhésion que lui réserve le citoyen lambda. Ces données semblent plus efficaces dans les mains d’intermédiaires comme la presse, les activistes politiques et les organisateurs de communautés, qui analysent et interprètent les données pour aboutir à des conclusions qui sont plus faciles à comprendre pour l’individu. Parfaite illustration, la récente analyse du Los Angeles Times des données sur les enseignants de Californie. Bien que les données aient permis aux demandeurs de classer les professeurs individuellement, peu de parents ont souhaité le faire. L’enquête a plutôt souligné la très grande difficulté à identifier et à récompenser les meilleurs enseignants et a apporté des preuves quantitatives de la nécessité d’une réforme structurelle. Les données en tant que tel n’étaient pas suffisantes : elles devaient être analysées et présentées par de bons communicants (l’équipe du journal en l’occurrence), et c’est alors seulement qu’elles pouvaient susciter un changement social et politique.

Comment concilier vie numérique et vie privée à l’heure de la généralisation des réseaux sociaux ?

La seule chose obsolète est le concept de protection universelle de la confidentialité. Certains vont préférer une quasi-absence de confidentialité, pour les avantages sociaux que leur confère cette vie publique. D’autres voudront au contraire une protection maximale et choisiront de ne révéler que le strict minimum. La leçon de la génération Facebook est que la confidentialité dépend d’un curseur que chacun bloque selon ses critères personnels. La seule garantie présumée est qu’il s’agit d’un choix éclairé, que chacun comprend bien les conséquences de ses propres choix en la matière. Le principal défi à l’heure actuelle consiste à aider les gens à comprendre les conséquences de leurs choix. Il ne s’agit pas uniquement d’avoir des conditions générales claires, il s’agit aussi d’un apprentissage générationnel. Ce n’est que lorsqu’elle s’apprête à intégrer le marché du travail que la génération Facebook saisit pleinement ce que le « cache Google » signifie : elle se rend compte que ses photos de soirées de fac bien arrosées ne peuvent être effacées d’Internet. La prochaine fois, ces gens-là rehausseront un peu leur niveau de confidentialité.

Chris Anderson est l’auteur de La Longue Traîne et de Free : entrez dans l’économie du gratuit (éditions Pearson)
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