Année Universitaire 2010 2011








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Observatoire de l’Entreprise

M
Réalisé Par :
Mlle Safia Tellal

Encadré Par :
M. Fouad Nejjar
ALI – MAROC



Année Universitaire 2010 - 2011




Introduction : Présentation Générale du Mali



  • 1ére Partie : Les relations et les partenariats entre les deux pays 




  1. Aperçu général sur l’économie du mali

  2. Les secteurs porteurs et les entreprises existants au mali

  3. Les relations commerciales entre les deux pays



  • Les accords commerciaux

  • Autres accords

  • Evolution des échanges commerciaux bilatéraux

  • Produits importés

  • Produits exportés



  • 2nd Partie : Aperçu sur les entreprises Marocaine, établies au Mali




  1. La RAM

  2. Attijari wafabank

  3. BMCE BANK



Conclusion

Introduction : Présentation Générale du Mali

La république du Mali peut se prévaloir d’être l’une des jeunes démocraties les mieux réussies de l’Afrique. Elle a une culture riche et variée, héritée d’un passé historique glorieux encore chanté par les griots. D’ailleurs, sa démocratie, en particulier, fait du Mali un pays fort apprécié sur le plan international. L’environnement sociopolitique est donc propice à l’émergence et à la consolidation des activités d’économie sociale et de développement local.

Situé au coeur de l’Afrique de l’Ouest, le Mali couvre une superficie d’environ 1 240 000 km2. C’est un vaste pays sahélien enclavé, limité au nord par la Mauritanie, au sud par le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, à l’est par le Niger et l’Algérie, et à l’ouest par la Guinée Conakry et le Sénégal.

En 2001, sa population était estimée à 11 700 000 habitants, dont environ 70% vit en milieu rural. Traversé par les deux plus grands fleuves de l’Afrique occidentale (le Niger et le Sénégal), le Mali connaît une agriculture riche et variée, mais constamment soumise aux aléas climatiques.

Néanmoins, il reste le deuxième producteur africain du coton et occupe également le troisième rang à l’échelle du continent pour sa production d’or. Le secteur agropastoral (coton, riz, fruits et légumes, produits de cueillette, bétail) et le secteur minier (production de l’or) constituent les deux piliers de l’économie nationale.

En 1980, si le rapport sur le développement dans le monde de la Banque mondiale classait le Mali parmi les six pays les plus pauvres de la rubrique «pays à faible revenu», en 2000, il était encore le 164e sur 173 pays sous la rubrique «indicateur de développement humain». Et depuis 1985, le pays est soumis aux différents programmes d’ajustement structurel, établis avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale.

Toutefois, ces dernières années, l’on semble unanime sur un certain boom socioéconomique du pays, qui voit également une multiplication des initiatives innovantes de développement local et d’économie sociale. Aux dernières nouvelles, sa croissance économique moyenne aurait été de 5% contre 3% pour toute l’Afrique. Les conditions socioéconomiques restent cependant très précaires au sein des communautés, surtout dans les villages.

Cette situation déjà difficile pourrait s’aggraver davantage chez les producteurs de coton qui, eux, doivent subir de lourdes pertes financières, en raison de la baisse des cours mondiaux engendrée par les importantes subventions données par les États-Unis et quelques pays européens à leurs agriculteurs, au mépris des règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Quand on sait que le secteur du coton fait vivre 3,2 millions de Maliens et constitue la deuxième source de revenus du pays, on comprend alors les démarches de l’État malien auprès de l’OMC pour amener les pays riches à réduire les subventions à leurs paysans3. Notons que ces démarches sont menées de concert avec d’autres pays africains producteurs de coton : Tchad, Burkina Faso, Bénin.


  • Partie I : Les relations et les partenariats entre les deux pays 




  1. Aperçu général sur la situation économique du Mali

Le Mali est un vaste pays s'étendant sur près de 1,2 millions km², mais dont un quart seulement est constitué de terres arables. Sa population est d'environ 9,5 millions d'habitants, pour un taux de croissance démographique annuel de 3%, dont près de 80% vit en milieu rural.

Avec un revenu par habitant d'environ 270$EU en 2008, le Mali figure parmi les pays les plus pauvres du monde (source : Banque Mondiale). Le produit intérieur brut (PIB) a été estimé pour la même période à 708 584 millions FCFA, soit environ 1417millions$EU. L'agriculture au sens large du terme contribue pour environ la moitié au PIB total, et assure près des trois quarts des revenus d'exportations. Le secteur industriel, prospère dans le passé (textile, chaussure...), occupe aujourd'hui une place mineure.

L'économie traditionnelle repose notamment sur la culture du millet, du riz et d'autres céréales, ainsi que sur l'élevage. Le coton-graine ("l'or blanc") occupe notamment une place déterminante dans le commerce extérieur; avec l'année hydrologique exceptionnelle connue en 2008-09, près de 400000t auraient ainsi été exportées. La viande d'élevage constitue le deuxième poste des exportations.

L'économie malienne dépend en grande partie du secteur agricole, qui lui-même est fortement tributaire des aléas hydro-climatiques. Cela a constitué une contrainte certaine au développement de l'économie malienne au cours des deux dernières décennies. D'autres facteurs, politiques, doivent également être pris en compte pour expliquer les faiblesses actuelles de l'économie malienne.

Depuis 1988, le pays poursuit un ensemble de réformes économiques dans le cadre de programmes d'ajustement structurel, dans le but de promouvoir l'économie de marché et encourager la participation du secteur privé au développement économique (libéralisation des prix, suppression de monopoles concernant l'importation ou l'exportation de certains produits, allégement de la fiscalité douanière...). Les codes de l'investissement, du commerce, et du travail, ont également été revus.

Par ailleurs, en janvier 2008, le FCFA a été dévalué, ce qui a notamment permis de renforcer la position du pays dans le commerce sous-régional de produits agricoles.

L'inflation, avant dévaluation, était estimée à 3% par an.

  • L'économie

Evolution du PIB au Mali



Classement DOING BUSINESS de la Banque Mondiale: l'environnement des affaires au Mali.

Le PIB nominal du Mali est estimé à 3 344 milliards de francs CFA en 2007 contre 3 132 milliards de francs CFA en 2006. Le ralentissement de la croissance s'est poursuivi en 2007 : le taux de croissance du PIB s'est établi à près de 4.2%, contre 5.3% en 2006 et 6.1% en 2005. Le PIB est principalement tiré par les secteurs primaire et tertiaire. En 2008 et 2009, la croissance devrait légèrement s'accélérer pour atteindre un taux moyen annuel de 4.8% (Chiffres OCDE).


L'inflation était de 4,3% en 2007 (Source Banque Mondiale).

Le Mali compte réaliser un taux de croissance nominal du Produit intérieur brut (PIB) de 7,8% et un taux d’inflation de 2,5% en 2009.

L'économie du Mali est avant tout agricole. 80 % de la population active travaille dans ce secteur. L'agriculture est de plus en plus mécanisée avec utilisation d'engrais et de pesticides en vue de l'autosuffisance alimentaire. La production est basée sur les céréales qui constituent l'essentiel de l'alimentation au Mali : mil, sorgho, riz, maïs, fonio, blé. A ces denrées de base s'ajoutent les tubercules : igname, patate, manioc.

Les cultures fruitières et le maraîchage connaissent un certain essor ; ainsi, le Mali exporte des bananes, des mangues et des oranges vers l'Europe et les pays arabes du golfe. Tous les centres urbains et périurbains sont producteurs et consommateurs de légumes.

L'agriculture industrielle reste dominée par la production cotonnière qui a enregistré une baisse de 5,23 % avec un niveau estimé à 580 000 tonnes pour la campagne 2004-2005 contre 612 513 tonnes pour la campagne 2003-2004.

Le Mali, avec les mines d'or de Sadiola, Morila et Yatela, est le troisième producteur d'or en Afrique (derrière l'Afrique du Sud et le Ghana) avec une production de 63 tonnes en 2002, production qui a doublé entre 2000 et 2002. Cette production représente 12 % du produit intérieur brut du Mali et 67% des produits d'exportation (300 milliards de francs CFA).


Le Mali souffre de son enclavement. Ne possédant aucune façade maritime, il est dépendant des ports des pays de la sous-région, Abidjan était le principal port utilisé jusqu'au déclenchement de la Guerre civile de Côte d'Ivoire. Depuis, les ports de Lomé au Togo et Nouakchott en Mauritanie, ainsi que Dakar au Sénégal ont pris la relève. Mais les infrastructures routières insuffisantes restent un frein.

  • Les partenaires

Les importants soutiens financiers en provenance du système des Nations Unies, de la BAD et du FED pour l'aide multilatérale, de la France, de l'Allemagne, des Pays-Bas, des Etats-Unis et du Canada pour l'aide bilatérale, représentent plus de la moitié du coût global des projets d'investissement. Ils offrent ainsi des débouchés dans les infrastructures routières, le développement rural, l'adduction d'eau, l'exploitation des mines, la distribution de l'énergie, les transports, l'urbanisme et l'habitat, le tourisme, entre autres.

La France est le premier partenaire économique et commercial du Mali. Environ 15% des importations maliennes proviennent de l'hexagone. La Coopération française a joué un rôle important dans le développement de la filière coton, "success story" du Mali et principal moteur actuel de sa croissance économique (excepté la crise cotonnière de 2000). Le nombre de filiales et implantations françaises représente aujourd'hui quelque 170 sociétés.

Partisan résolu de l'intégration africaine et d'abord ouest-africaine, membre de l'UEMOA et de la CEDEAO, le Mali attend de la première de ces organisations, la plus efficace, qu'elle ne se contente pas d'être une simple union douanière mais qu'elle devienne un véritable marché unique et, surtout, qu'elle mette en œuvre des politiques sectorielles dynamiques. L'intégration des réseaux de transports terrestres (routier et ferroviaire) ainsi que des réseaux électriques, constitue une priorité fondamentale pour le gouvernement de Bamako.

  1. Les secteurs porteurs et les entreprises existant au mali

  • Les secteurs porteurs :

  • Le secteur minier c’est de l’or !

Ce secteur est en passe de devenir la fierté économique du Mali, bien que son exploitation ne soit pas à son maximum possible. Pour la plupart, il s’agit d’investissement extérieur même si la tendance est à un engagement de capitaux maliens.

Ce secteur, grâce à une diversité des ressources minières et des zones d’extraction, offre plusieurs opportunités d’affaires, qui vont de l’exercice de l’extraction à proprement dite aux services attenantes.

Pour avoir une idée du besoin réel des investissements dans ce domaine, la Direction Nationale de la Géologie et des Mines a listé les substances minérales, pour lesquelles, à ce jour, aucune compagnie n'intervient dans l'exploration ou l'exploitation :

  • Diamant : des indices sont situés dans les zones de Kéniéba et l'Adrar des Iforas;

  • Fer : 1,360 milliards de tonnes de réserve,

  • Bauxite : 1,2 milliard de tonnes de réserve,

  • Manganèse : 100 millions de tonnes de minerai de réserve;

  • Uranium : 5 000 tonnes d'U3O6 et  200 tonnes d'U3O2 à 0,085 %;

  • Phosphates : 20 millions de tonnes de réserve;

  • Calcaire : 122 millions de tonnes de réserve;

  • Marbres : 60 millions de tonnes de réserve;

  • Plomb-zinc : 1,7 million de tonnes de réserve



  • L’agriculture et l’élevage

« Il existe de réelles possibilités d’accroissement de la production irriguée de riz et d’augmentation des exportations sur les marchés limitrophes et au-delà.
Le maïs pourrait également constituer un important intrant dans la fabrication de l’aliment pour bétail pour le cheptel malien et pour l’exportation.


Les terres disponibles particulièrement propres à l'Agriculture et à l'Élevage occupent près de 46 millions d'hectares. 3,5 millions d'hectares sont mis en valeur sur un total d'environ 12 millions d'hectares cultivables. Le Mali a un potentiel irrigable de plus de 2 millions d'hectares. Le Delta central du Niger couvre quant à lui, près de 4 millions d'hectares. Le fleuve Sénégal offre également, avec ses affluents, d'importantes possibilités d'aménagements agropastoraux.

Le secteur de l’élevage présente des opportunités d'investissement, non seulement dans l'industrie de transformation de la viande, mais encore dans le développement des infrastructures nécessaires à la distribution locale et internationale. »
Cette analyse émane de l’Agence pour la Promotion des Investissements.


  • Les entreprises marocaines existant au mali

  • Maroc télécom

Maroc Telecom est depuis hier l'adjudicataire définitif de 51% du capital de la Société des télécommunications du Mali (SOTELMA), mettant ainsi fin à un processus d'offre lancé depuis le 22 décembre 2008, rapporte L'Essor, un quotidien local d'informations.

Le groupe Maroc Telecom a déboursé pour cette acquisition 275 millions d'euros. « Cette opération qui se conclut aujourd'hui est la plus importante des privatisations jamais menées au Mali et l'une des plus importantes en Afrique de l'Ouest », a expliqué la ministre malienne de la Communication et des Nouvelles Technologies, Diarra Mariam Flantié Diallo, cité par L'Essor. Elle a ensuite rappelé que les deux parties sont parvenues à ce résultat après plusieurs semaines de laborieuses négociations.


Pour rappel, le processus d'offres pour l'acquisition de 51% de la SOTELMA a été lancé en décembre 2008. Après le premier dépouillement à la mi-janvier, l'offre de Maroc Telecom a atteint 252 millions d'euros, soit plus de 165 milliards de francs CFA (monnaie locale). Par la suite ce montant, bien que supérieur à toutes les autres offres, a été jugé insuffisant par le gouvernement malien. Ainsi après plusieurs réunions, négociations, consultations, et compte tenu de la volonté des deux parties de trouver un compromis, IAM a alors fait « une offre significativement améliorée » de 275 millions d'euros, soit 23 millions de plus que sa première mise.

Le président du directoire d'IAM, heureux d'avoir renforcé la présence de Maroc Telecom en Afrique subsaharienne (après Mauritel en Mauritanie, Onatel au Burkina Faso et Gabon Telecom au Gabon), s'est dit honoré de la confiance placée en son groupe pour devenir le partenaire stratégique de l'Etat malien. « Nous sommes conscients de la responsabilité qui est désormais la nôtre pour répondre aux multiples objectifs de cette opération. Nous avons été attirés par l'environnement des affaires au Mali. Un environnement marqué par la stabilité des institutions de votre pays, la démocratie et la transparence, la bonne gouvernance », a-t-il dit, cité par L'Essor. Abdeslam Ahizoune, cité par la MAP a assuré que sa société ne ménagera aucun effort pour faire de la SOTELMA, « un opérateur de référence au niveau régional »,


La signature du contrat de cession a eu lieu en fin d'après-midi au palais présidentiel de Koulouba, en présence du chef de l'Etat malien, Amadou Toumani Touré, du premier ministre, Modibo Sidibé, des membres du gouvernement et de l'ambassadeur du Maroc au Mali, Moulay Driss Fadhil, selon L'Essor. Côté malien, les documents ont été paraphés par Mariam Flantié Diallo et son homologue de l'Économie et des Finances, Sanoussi Touré, et par Abdeslam Ahizoune du côté marocain, poursuit la même source.

En s’appuyant sur sa position de leader des télécommunications au Maroc et sa forte capacité d’anticipation, le groupe Maroc Telecom étend son savoir-faire et son expertise à l’international.

Fort de son expérience réussie depuis 2001 avec Mauritel, l’opérateur historique de Mauritanie, Maroc Telecom a pris des participations majoritaires dans les opérateurs historiques ONATEL au Burkina Faso en décembre 2006, Gabon Telecom au Gabon en février 2007 et SOTELMA au Mali en juillet 2009.

Un objectif pour l’ensemble de ces filiales : être un opérateur de référence dans leur région et contribuer à y développer les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

Grâce à la modernisation des infrastructures (près de 27% du chiffre d’affaires des filiales sont consacrés aux investissements) et à la qualité des services proposés à des prix compétitifs, les filiales de Maroc Telecom en Afrique réalisent des performances prometteuses.
En 2008, le parc mobile des filiales atteint près de 3 millions de clients, en hausse de près de 35%, après avoir presque doublé au Burkina Faso et a connu une croissance de près de 30% en Mauritanie et d’environ 16% au Gabon.

En Europe, Maroc Telecom a lancé Mobisud, en France en 2006 et en Belgique en 2007. Mobisud est un opérateur virtuel mobile (MVNO) qui facilite les échanges de communications communautaires Nord-Sud.

  • BMCE BANK

BMCE Bank acquiert 35% du groupe Bank of Africa

La Banque marocaine du commerce extérieur vient d’acquérir 35 pc du capital du groupe ’’Bank of Africa’’ (BOA). Une convention de partenariat a été signée, dans ce sens, vendredi à Casablanca.

BOA est le troisième groupe bancaire de l’Union économique et monétique ouest africaine ’’Bank of Africa’’. Cette alliance devra ’’mêler les activités de banque commerciale, d’investissements et d’affaires, aux activités d’assurances et des télécoms’’. Elle permettra aussi à la banque marocaine de saisir les innombrables opportunités de croissance dans l’activité retail, nourries de la bancarisation de millions d’Africains et leur accès à une offre financière diversifiée.
Cette acquisition permettra également le développement de l’activité corporate à travers le montage de transactions financières structurées et le conseil, depuis Casablanca et les implantations du groupe BMCE Bank en Europe, notamment à Londres, afin de financer les projets d’infrastructures, d’équipements et d’investissements menés en Afrique par les entreprises publiques et privées, locales et étrangères.
Le groupe bancaire africain est présent tant en Afrique de l’Ouest que de l’Est, plus particulièrement au Mali, Bénin, Niger, Côte d’Ivoire, Burkina-Faso, Madagascar, Sénégal, Kenya, Tanzanie, Ouganda et l’Ile Maurice.

  • Attijari wafabank

Après avoir mis la main sur la Compagnie bancaire de l'Afrique occidentale (CBAO) au Sénégal, en mai dernier, le premier groupe bancaire marocain, Attijariwafa Bank, poursuit ses emplettes. Le 25 juillet, il a acquis 51 % du capital de la Banque internationale pour le Mali (BIM) à l'issue d'un appel d'offres international lancé par Bamako le 20 avril dernier dans le cadre du processus de privatisation. Selon une source proche du dossier, avec 60 millions d'euros, les Marocains ont fait la meilleure offre devant la banque nigériane UBA (41 millions d'euros) et Ecobank (27 millions d'euros). « Cette nouvelle acquisition vient ainsi conforter la position d'Attijariwafa Bank dans les régions de l'Afrique de l'Ouest et du Nord, et compléter son dispositif déployé au Sénégal », explique ce groupe bancaire, qui prend ainsi la première place dans l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) devant la Société générale de banques en Côte d'Ivoire (SGBCI).
« Ils apportent une expertise, une maîtrise de la monétique, des instruments financiers adaptés au marché malien comme les crédits à la consommation ou les produits dédiés à la diaspora », se réjouit Mamadou Igor Diarra, le directeur général de la BIM, qui se félicite d'avoir rendu « la mariée très belle ». De fait, en 2007, le total de rapport à 2006. À 14,6 milliards de F CFA, le produit net bancaire est en croissance de 56 %. Quant au résultat net de 5,1 milliards, il a crû de 115 % ! Une belle affaire, mais à 60 millions d'euros. « Les Nigérians n'ont pas renchéri car ils pensent pouvoir créer leur banque pour moins cher, comme ils l'ont déjà fait en Côte d'Ivoire. Mais ils auront du mal à rattraper le retard face à Attijariwafa Bank, qui vient d'acquérir les deuxièmes banques sénégalaise et malienne, qui détiennent respectivement 22 % et 16 % de leur marché », analyse un banquier de la zone. Avant d'ajouter : « Ce mouvement de fusion et d'absorption n'en est qu'à ses débuts. Il y a encore trop de petits établissements en zone UEMOA. »

    • La banque finance aujourd’hui, la totalité du futur aéroport du Mali, une partie de la grande centrale électrique malienne et s’apprête à lancer le crédit immobilier. En quelques mois, l’ex-BIM a totalement changé de visage.

Le changement d’actionnariat majoritaire constitue toujours une phase délicate dans la vie des grandes banques. Les réactions du marché sont souvent imprévisibles. Au Mali, cette période a été gérée avec doigté au sein de l’ex-BIM SA (Banque internationale pour le Mali), redevenue aujourd’hui filiale d’Attijariwafa Bank. Elle-même née en 2003, d’une fusion structurante dans le paysage financier marocain entre deux institutions centenaires, la BCM et la Wafabank, la banque marocaine entend gérer l’institution malienne avec les standards d’une banque moderne. Mais aussi, explique Youssef Berrada, dépêché depuis Casablanca et chargé de mission au sein d’Attijariwafa Bank Mali, dans le respect de son identité : « La BIM est une banque malienne et nous tenons à la garder malienne », martèle M. Berrada, fier de l’esprit d’entente qui règne au sein des équipes. Actuellement, la banque compte 324 employés, contre 260 lors de la prise de contrôle.

Fort de 46% des parts de marché sur les dépôts, de 60 agences dont 4 à l’étranger, l’ex-BIM SA peut, sans risque d’être contredite, réclamer le titre de la plus grande banque malienne.

Seulement quatre Marocains tout, il y a seulement quatre Marocains. Quelque dix nationaux, nouvellement recrutés, sont en cours de formation au Maroc. Si le directeur général est un Marocain, dépêché lui aussi de la maison mère, le directeur des risques est, lui, Malien pur jus. C’est connu, le directeur des risques, gardien du temple, constitue l’ossature d’une institution bancaire. N’est-ce pas de la fine lecture du risque que dépend le rendement ? Bref, l’ex-BIM Sa, qui était en train de changer de logo lors de notre visite, ne mène pas bataille sur le seul aspect du management ou sur le seul thème de la médiation culturelle.

L’institution se positionne en une banque universelle, qui entend être présente sur tout le territoire malien. D’où l’ouverture de dix agences. Une direction des grandes entreprises a été instituée. De même qu’un pôle PME-PMI, chargé d’identifier les profils intéressants. Le positionnement sur l’entreprise jeune dépasse le cadre du slogan. Sponsor officiel du forum de l’entreprenariat jeune, Attijariwafa Bank peut compter sur le fonds de garantie (jusqu’à 85% du montant en jeu) institué par l’Etat malien pour accompagner ce type d’entrepreneurs, souvent négligés par les banques classiques présentes en Afrique. « En gros, nous visons les particuliers, les professionnels et les Maliens de l’extérieur », détaille M. Berrada, qui rappelle qu’Attijariwafa Bank est leader sur ce dernier créneau. Connaissant l’importance du transfert des immigrés maliens dans la balance de paiement du pays, ainsi que dans la vie des ménages, on peut dire que la filiale d’Attijariwafa Bank au Mali est bien positionnée pour implémenter et développer de nouveaux produits financiers au Mali, comme la monétique.

Attijariwafa Bank Mali, que des bons points!
Le PDG du Groupe Attijariwafa Bank, repreneur de la Banque internationale pour le Mali (BIM-SA) a rencontré hier le personnel de la BIM-SA pour faire un bilan d’étape de la privatisation.

Mohamed Kettani, PDG du Groupe Attijariwafa Bank, a eu une rencontre de plus d’une heure avec les cadres de la BIM-SA. Il avait été reçu plus tôt dans la journée en audience à Koulouba par le chef de l’Etat. S’adressant aux journalistes, M. Kettani a fait savoir que tous les engagements pris par son groupe vis-à-vis de l’Etat malien ont été remplis avant terme. Ces engagements ont trait à la restructuration de la BIM, sa transformation et modernisation et l’expansion de ses activités. Il s’est dit fier de tout le personnel malien de la banque qui, selon lui, a fait un travail remarquable dans le cadre du programme appelé "Nieta" (progrès) qui a permis de réorganiser et moderniser la BIM-SA.


  • La Royal air Maroc

Coopération Maroc-Mali : Les succès d’un mariage de cœur

Le Royaume du Maroc et le Mali renforcent de jour en jour leur coopération, une amitié fondée sur un partenariat gagnant- gagnant. Au-delà des liens historiques, les deux pays partagent une longue expérience d’échanges économiques.

Le Mali encourage les entreprises privées à investir dans tous les secteurs de son économie depuis plus d’une décennie. Ainsi plusieurs investisseurs Marocains ont pris la route de l’Ouest, au-delà des rivages du Sahara.

L’une des premières entreprises est la résistante Royal Air Maroc, qui a survécu à la turbulence du secteur de l’aviation civile après le 11 septembre 2001. Cette compagnie aérienne est l’une des rares qui ouvrent le Mali au monde extérieur, faisant de la continentalité du pays un créneau économique important.


  1. Les relations commerciales entre les deux pays



  • Accords commerciaux :

Les relations commerciales entre le Maroc et le Mali sont régies par l’Accord Commercial signé à Rabat le 17 septembre 1987.

Ce cadre juridique est actuellement en cours de redéfinition. Un accord commercial et d’investissement a été négocié avec l’UEMOA.

Il est à noter que le Mali est également éligible à l’cwInitiative Marocaine en faveur des PMA d’Afrique qui prévoit l’octroi de préférences tarifaires pour une liste de produits originaire de ces pays.

  • Signature de Convention entre le Mali et Maroc: Pour une utilisation efficiente de la carte de fertilité des sols

Le Ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, le Pr. Tiémoko Sangaré a présidé au nom de son homologue de l’Agriculture, la signature du protocole d’accord de réalisation du projet d’établissement de la carte de fertilité des sols au Mali, en collaboration avec l’office Chérifien des Phosphates (OCP).

C’était le Mardi 15 Mars à l’Hôtel Laïco Amitié, en présence du PDG de Togouna Agro Industries M. Seydou Nantoumé; de la délégation marocaine; des représentants de l’APCAM, de la CMDT, de l’Office du Niger, de l’IER, de l’INRA Maroc et de nombreux invités venus pour la circonstance.

Le Ministre l’Environnement et de l’Assainissement Tiémoko Sangaré dans son discours a affirmé que le Mali s’est résolument engagé à privilégier la gestion intégrée de fertilité des sols et à appliquer les bonnes pratiques agricoles, pour une meilleure protection de l’environnement. Selon lui, cette approche conduisant à l’appropriation réelle de ces bonnes pratiques par les producteurs est le gage du développement agricole durable prescrit par toutes politiques : «l’orientation ainsi donnée de la politique agricole du Mali s’impose en raison de l’énorme potentiel en terres agricoles du pays et de la fragilité de ses sols», a-t-il dit.

Le Ministre Sangaré, retient pour l’essentiel que ces sols sont généralement pauvres en NPK et que par ailleurs, des réponses efficaces pour juguler les tendances des rendements résultent de la stagnation de cette pauvreté.

En effet, l’établissement de la carte de fertilité des sols et son utilisation efficace permettront de développer des programmes de gestion avisée des sols en vue de leur utilisation judicieuse et de l’obtention de meilleurs rendements.

Aux dires du Ministre de l’Environnement et de l’Assainissement Tiémoko Sangaré, ce nouveau partenariat sud - sud se pose un jalon supplémentaire dans le renforcement des liens séculaires qui unissent les peuples du Mali et du Maroc

  • Coopération Maroc – Mali : Une semaine culturelle et gastronomique chérifien à Bamako à partir du 19 octobre

La représentation nationale de la compagnie Royal Air Maroc, en collaboration avec l'hôtel Sofitel de l'amitié, le Conseil régional du tourisme de Fès et l'Ambassade du Maroc au Mali, organise la première semaine culturelle et gastronomique du pays du royaume chérifien sur les bords du Djoliba. Une belle opportunité de renforcement et de raffermissement de la coopération bilatérale entre les deux peuples.

Cette semaine culturelle et gastronomique du Maroc à Bamako aura lieu du 19 au 27 octobre à l'hôtel de l'Amitié. Dans la perspective de cette manifestation qui marquera certainement un tournant dans le partenariat entre Maliens et Marocains, nous avons rencontré le représentant régional pour le Mali de Royal Air Maroc, Badou Abdellehalek. D'après celui-ci, sa compagnie aérienne, présente au Mali, depuis près de 20 ans, a décidé d'organiser cette semaine culturelle et gastronomique pour faire mieux connaître aux Maliens et aux clients résidents les différents produits proposés par Royal Air Maroc. Par de là, faire connaître le Maroc des villes et leurs potentialités touristiques.

L'ouverture de la rencontre qui aura lieu le 19 octobre verra la présence du président du Conseil régional du tourisme de Fes, M. Faceh et le directeur général du Royal Air Maroc pour l'Afrique, M. El Kanabi. Plus de deux centres autres invités maliens, opérateurs économiques, professionnels  et des résidents prendront part à la cérémonie d'ouverture suivi d'un déjeuner offert par Sofitel de l'Amitié.

Côté marocain, une forte délégation d'une vingtaine de personne fera le déplacement sur Bamako. Celle sera là avec les produits de l'artisanat marocain, une troupe folklorique qui va effectuer des prestations lors de la semaine. Il y aura un défilé  de mode et une exposition marocaine, des présentations de la gastronomie marocaine.

Il y aura des présentations, des brochures autour des grandes villes marocaines comme Casablanca, Tanger, Marrakech, Fès ou Rabah.   La semaine bouclera le 27 octobre par une soirée de gala. En somme, un programme riche et varié pour meubler cette rencontre. "Nous voulons faire connaître davantage le Maroc aux Maliens et les produits de notre compagnie" a indiqué Badou Abdellehalek. Qui a ajouté que "cette rencontre culturelle, gastronomique et touristique sera un trait d'union, un pan de rapprochement entre les deux peuples".

Il faut signaler que le Royal Air Maroc a une fréquence de sept vols par semaine à partir de Bamako. Et, il peut, à partir du Hub de Casablanca, desservir toutes les destinations, Europe, Moyen-Orient, Amérique, Maghreb. L'augmentation de la fréquence de vol à partir de notre capitale dénote de la volonté des responsables de cette compagnie de promouvoir le développement du transport aérien africain et de  privilégier le partenariat sud-sud.  

  • Partenariat Maroc - Mali en matière de santé : Le Royaume Chérifien ambitionne de construire une polyclinique ultramoderne à Bamako

Polyclinique  Internationale Africaine au Mali. Tel est le projet en gestation que le Royaume Chérifien espère réaliser à Bamako, selon la  volonté du Président Directeur Général de la Polyclinique internationale de Rabat, le Professeur Abdelmadjid Saoura, avant la fin du second mandat du président Amadou Toumani Tour.

En matière de polyclinique, le  Maroc est une référence. Il rivalise même avec les pays de l'Occident.

Nous avons été un témoin privilégié du haut degré de performance de ce pays en matière de santé, pour avoir séjourné à la Polyclinique Internationale de Rabat, pour y recevoir les soins adéquats pendant une vingtaine de jours, à la suite d'un grave accident de circulation sur  la route de Ségou.

En plus de la chaleur humaine, digne de l'Afrique, qui soulage déjà le malade dès son arrivée, la Polyclinique de Rabat, 8, rue de Tunis - quartier Hassan - à côté du Mausolée de Mohammed V,  est une  structure multidisciplinaire ultramoderne, équipée selon les normes internationales les plus performantes et mise au service d'une médecine de pointe, offrant ainsi une meilleure qualité de soins.

Autre avantage, et non le moindre, c'est  la facilité d'accès aux soins, avec une prise en charge qui s'effectue à partir de l'aéroport de Casablanca au moyen d'ambulances médicalisées haut de gamme.

La Polyclinique de Rabat est dotée d'un plateau technique très relevé et très diversifié.

Elle comprend trente-sept lits dotés de douches, toilettes et climatisation; seize chambres individuelles et deux suites VIP de styles de décoration différents.
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