Enfin arrivée après 47 h de voyage (initialement 23h prévues) et un bagage perdu entre Madrid et Buenos Aires








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Une saison en Patagonie

Courriel du 1er janvier 2006
Enfin !

 

Enfin arrivée après 47 h de voyage (initialement 23h prévues) et un bagage perdu entre Madrid et Buenos Aires.

Le nouvel an pour moi, c’était dans l’aéroport de Buenos Aires 10 minutes après l’atterrissage de l’avion. De loin, on voyait les feux d’artifices sur la ville tout en discutant avec les agents de la compagnie aérienne du vol que l’on prendrait pour rejoindre Ushuaia. Je dis « on » parce que  j’ai rencontré a Roissy un couple de Français qui se rendaient également à USH  - compagnons de voyage, de galère.

 

Après ça, qu’on vienne me dire que les trajets en avion sont plus simples qu’en

voiliers ! Les voiliers justement, il y en a une 15zaine dans la baie. Je suis allée voir évidement. L’un d eux me conduira surement le long de la cordillère Darwin, en Antarctique. Bien  sur, j aimerais tellement voir le Cap Horn depuis un velero (voilier) .... suerte ( chance)  .

 

Il est 11h30 ici, 4h de moins qu’en métropole. La température est de 14 C, le ciel est couvert d’altostratus et, de temps à autre, une éclaircie illumine la baie, ses montagnes, la mer. Les gens ont l’air très accueillants, la ville est colorée de ses toits de tôles multicolores. Cela fait un peu penser à une grande station de ski.

 

Avec mes deux compagnons de voyage, nous nous sommes posés dans un café : l’ hôtel Capo del Hornos .... j’ai pas fait exprès .... un signe.

De mes deux sacs en soute, seul m’est arrivé celui contenant le ciré et les bottes ... un autre signe ...... suerte, suerte.
Cette terre me plait déjà : elle est paisible, douce et forte. Sur le haut des montagnes de la neige, plus bas les forêts, encore plus bas des plaines. C’est simple et beau. Rien n’agresse l’oeil.

 

Je vais maintenant aller rejoindre mon dortoir de 8 lits pour enfin dormir. Ce n’ est pas le grand luxe mais, à 7/8 euros la nuit, ça ira.

 

Je n ai pas eu le temps de redimensionner des photos du Teide à Tenerife, du Cap Vert, de la Guadeloupe, de la Transat. L’escale en France a été très courte avec Noël, et le contrôle médical a indiqué que mon majeur gauche ne souffre que d’une entorse PP1 ? comprendre pas grave du tout.

 

Cela dit, on fait des merveilles avec internet donc, peut être, .... à distance ,-)

 

Une fois encore, bonne année à toutes et tous.

Meilleurs voeux pour vous et vos proches.

 

Bises

Cecile

 

PS ma boite mail échoue de plus en plus avec certaines adresses email.

Il se peut donc que certains aient manqué des épisodes .. désolée

 

Courriel du 3 janvier

Hola,

 

Pas de news du sac mais je ne désespère pas. Du coup je fais du shopping.
J ai rencontré Isabelle Autissier aujourd hui et Christophe Auguin est là aussi.

Bizarre de rencontrer ces grands marins aussi simplement.

 

Je vais bien. J’apprends l’espagnol rapidement du coup. Mes compagnons d’avion, Ismaël et Guillemette, sont aussi à USH. Très sympas. Nous nous voyons tous les jours et échangeons nos informations.

 

Faites brûler des bougies pour moi (retrouver ce sac a dos et, surtout, trouver un embarquement !!!!).

 

Cécile 

Courriel du 6 janvier
 

Bonne nouvelle, le sac est arrivé aujourd’hui complet et entier.

 

Sinon, j’ai visité Penduick 6 aujourd hui ( bateau de Tabarly faut il préciser) et je me suis fait une petite rando dans les hauteurs. J’ai mal aux genoux (restes des préparatifs). Pas facile de trouver un bateau pour l’Antarctique, le Cap Horn ou autre. Ils sont complets et surtout super chers : 2500 euros pour 14j !! Je vais encore tenter ma chance auprès de quelques voiliers mais je ne vais pas attendre ici éternellement. Donc, la semaine prochaine je monte vers le nord.

 

 

Cécile - en repos / vacances à USH (cela me fait du bien de me poser)

Courriel du 9 janvier
Bonjour à tous,

 

Voilà une semaine que je suis à Ushuaia, par 54 degre S. Je dis cela parce que j ai fait une découverte fondamentale hier, en randonnant au parc national de la terre de feu. Je n arrivais pas à m’orienter, quelque chose clochait jusqu’à ce que Eureka ! Ici, le soleil va d’est en ouest en passant non pas par le sud mais par le nord. Et oui, voila le type de problèmes auxquels je suis confrontée. Dur !

 

Autre problème : l’égarement de mon sac à dos entre Paris et Buenos Aires. Heureusement, il est revenu 5 jours après mon arrivee. Cela m’a valu plusieurs séances de shopping et de nombreux allers/retours au bureau  de la compagnie aérienne. Rien de tel pour découvrir la ville et parler espagnol, ou plutôt argentin car, ici, certains mots sont différents ainsi que la  prononciation.

 

Ushuaia, une ville célèbre, presque mythique. La ville la plus australe du monde (bien que les chiliens revendiquent cette spécificité avec Puerto Williams).

 

Quand on y arrive par avion, il faut prendre un siège hublot côté droit. On est au dessus d’une mer de nuages blanche, le ciel est bleu intense. C’est éblouissant. Au loin, on voit des îles blanches émerger de cette mer : le sommet des glaciers de la Cordillères des Andes. Magnifique.

 

L’avion amorce sa descente. Il plonge dans les nuages. Dessous, un autre monde : la terre de feu. Montagnes couvertes de forêts jusqu’à 500m qui laissent ensuite

place aux cailloux, à la roche brute. Plus bas, des prairies, des lacs. L’avion amorce son virage au-dessus du canal de Beagle. Ushuaia apparaît : la cité nouvelle en pleine expansion s’étale le long du canal. Les maisons aux toits de tôles sont peintes en bleu, rouge, vert, violet.... Un petit air de Scandinavie.

L’avion se pose. Atterissage en douceur.

 

En descendant de l’avion, je suis frappée par la luminosité de l’endroit malgré les nuages. Des yeux, j’embrasse ce paysage de plaines et de montagnes enneigées tout autour. Harmonie des verts de la végétation, ciel gris bleu. La lumière, ici, a quelque chose de particulier et d’unique. 

 

La terre de feu ... j imaginais du rouge, du orange mais rien de tout cela sauf en automne lorsque les forêts changent de tons. Le nom vient en fait des premiers explorateurs qui découvrirent cette terre. En arrivant, ils virent les fumées des feux des indigènes qui vivaient là. Cette terre fut alors appelée "tierra de humos" - terre de fumée. Mais, déclarant qu’il n y a pas de fumée sans feu, le roi d’Espagne la rebaptisa Tierra del Fuego.

 

Quoique très touristique, Ushuaia fort agréable. Il y a un je ne sais quoi ici qui fait que l’on se sent bien. La ville est quadrillée par ses rues perpendiculaires. On se repère en blocs ou " quadra". Facile et pratique. Au delà du centre ville débutent de nombreux quartiers résidentiels. Les maisons sont en bois, en parpaings crépis, en tôles. Seul point commun : les toits de tôles peintes et les façades multicolores qui égayent le paysage. Il y a un esprit ville pionnière. De nombreux argentins de Buenos Aires viennent ici s’installer.

 

Les fuégiens (gens de la terre de feu) et plus globalement les argentins sont de type européen. Pas beaucoup de descendants des indiens Yamanas, Onas ou Alacaluf. Et pour cause, ils furent exterminés au 18 s car ils nuisaient à l’élevage des moutons ! Bien triste " civilisation". Il y a d’ailleurs une blague en Amérique du Sud qui dit que les mexicains descendent des incas, les péruviens des aztèques et les argentins du bateau ....

 

Culturellement, il n y a donc pas beaucoup de différence avec l’Europe. Dans les supermarchés on trouve des produits Leader Price, des soupes Knorr. Rien de bien exotique sauf le matte : sorte d’infusion d’herbes locales au goût un peu amer.

 

Le climat est un peu particulier. On dit qu’on peut avoir les quatre saisons dans une même journée et c’est vrai. Il y a a peine une heure, il grêlait. Maintenant c’est grand soleil et 18deg C. Dans une meme journée il peut pleuvoir dix fois, ou pas. Le jour dure 18h00. Le soleil ne se couche pas avant 22h30 et se lève vers 4h00. Les crépuscules et les aubes durent et durent ..... longtemps. Il est agréable de se promener dans les rues vers 5/6 h du matin. Quand les rues sont désertes et que les gens dorment : ambiance western avec une superbe lumière.

 

Le parc national de la terre de feu offre de magnifiques randonnées le long des lacs et lagunes verts ou dans les forêts denses de lengas. Au détour des sentiers, on peut croiser des castors, des renards, des aigles, des canards.

L’ herbe est incroyablement verte et douce. Presque envie d’en manger. Le sol est spongieux et mou avec toute cette tourbe. C’est est un veritable petit paradis naturel. Dans le camping, les lapins sont rois. En peine liberté, ils sont loin d’être farouches, c’est incroyable. Ainsi, ce matin, j’étais réveillée par des woody wood pickers  et, en ouvrant la tente, je suis tombée nez à nez avec un de ces animaux à grandes oreilles. Génial.

 

Autre excursion possible : grimper au glacier « Le Martial ». C’est un petit glacier qui domine Ushuaia et sa baie. De là haut, la vue est exceptionnelle et on peut faire des batailles de boules de neige.

 

Après une semaine à la recherche d’un embarquement pas cher pour n’importe où

(car ici tout est beau - Antarctique, Cap Horn, ...), j’ai enfin trouvé un voilier qui va m’emmener pendant 10 jours à Puerto Williams, au Cap Horn, et remonter la cordillère Darwin où les glaciers plongent directement dans l’océan.

 

J’ai rencontré Isabelle Autissier, Christophe Auguin (2 régatiers français). J’ai pris le café à bord du Penduick 6 (bateau de Tabarly). 

 

Ushuaia est un lieu mythique pour tous les marins du monde. C’est l’étape incontournable pour aller en Antarctique, passer le Cap Horn.  En arrivant, j’étais surprise par le nombre de voiliers ici : entre trente et quarante bateaux au mouillage ou à couple à l’unique ponton du port. Beaucoup sont français. Mais j’embarque sur un voilier argentin. 10 jours à parler espagnol : je vais revenir bilingue, c’est sûr !

 

Patience pour les photos. Il faut que je trouve un moyen de les compresser.

A bientôt

 

En bonus, un petit poème en prose que m’a envoyé un de mes oncles.

C’est très joli alors je le partage avec vous

 

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 Neptune

 

Ce jour là, il sortit la tête de l'eau et vit qu'il faisait beau

Cela le rendit joyeux et tout heureux.

Un petit voilier passait par là, il le regarda

Trouva le marin et ses marinières bien gentils.

Il se promit de veiller sur leur voyage

En ne soufflant que de bons vents.

 

vie santé force

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Encore une fois : Bonne et heureuse année 2006 à tous.

Les rêves sont faits pour être réalises ( dixit une amie) - je vais au Cap Horn !!!!

 

 

Cécile
Coup de fil du 21 janvier

Coup de fil de Cécile hier soir qui venait de rentrer, très enthousiaste. Elle était à bord du voilier UNICORNIO jusqu'à Port Williams (ambiance extra) et est revenue à bord du PEN DUICK VI qu'elle a même pu barrer. Par contre, là, pas mal d'alcool qui pourrissait un peu les choses.
Temps exceptionnel pour le passage du Cap Horn et ils ont même dû utiliser le moteur. Vu des albatros, pinguoins, éléphants de mer. A adoré les glaciers qu'ils ont approché de très près.
Voit si elle peut embarquer pour faire dix jours en Antarctique bien que le budget soit très lourd. Les voiliers sont complets (à moins d'un désistement) mais elle pourrait peut-être embarquer à bord d'un plus gros bateau par "last minute.com". Sinon, elle a en prévision un treck en boucle au départ de El Calafate jusqu'au 7 mars ou avant si elle fait l'Antarctique. Retour prévu en France le 15 mars.

 

Si vous voulez plus d'infos sur le voilier UNICORNIO et des photos, voir le site ci-dessous (en espagnol) mais les photos n'ont pas besoin de traduction !!

 

http://www.unicornioexpeditions.com/uni.htm

 

Bises à tous

Michèle et Roger

 
Courriel du 24 janvier

Bonjour à tous les deux,

Me voici  à El Calafate depuis hier.

Comme une cruche, j’ai raté mon vol de 13h car j’étais persuadée qu’il était à 14h, mais, heureusement, j’ai pu embarquer à 16h, ouf !

Du coup, j’étais assise à côté d’un charmant argentin et, comme je parle beaucoup mieux espagnol, nous avons sympathisé.

Je n’avais pas réservé d’hôtel mais, finalement, j’ai trouvé de la place dans le sien.

Même style qu’Ushuaia : dortoir de 4 (et pas 10) en plus classe, calme, cossu.

Excursion aux glaciers en bateau aujourd hui. J’ai vu des icebergs !!! pas besoin d’ aller en Antarctique donc.

Après demain, départ pour El Chalten. Mon sac à dos pèse 19kg !!! Au secours.

Bon voyage à vous

Que les étoiles veillent sur vous

Cécile

 PS je vais enfin pouvoir envoyer le grand mail à tous !!!!




Courriel du 26 janvier
Bonjour à tous,

 

J’ai eu une adresse mail vérolée qui m’a empêchée de vous envoyer ce message avant hier soir. Il était trop tard pour que je joue à trouver laquelle.

 

Désolée pour ceux qui l’ont déjà eu, soit directement, soit par un des premiers

destinaires.

 

Bonus pour eux (et les autres) :

El Chalten, haut lieu du trekking. Je suis arrivée hier.

Aujourd hui, pour me mettre en jambes, je suis allée randonner sur le glacier Cerro Torre. Je dis bien SUR le glacier avec les crampons et tout et tout.

Escalade de paroi de glaces, tirelienne. Bref, je suis morte ce soir après ces

8 ou 9 h de rando. Et, malgré le vent qui souffle fort, je dormirai bien

dans mon hôtel 5 étoiles : ma tente.

Mais quelles images je garderai dans la tête : être sur cette eau gelée, face à la montagne.  Bruit des crampons qui s’enfoncent  dans la glace, crevasses blanches et bleues (et profondes ...), marcher sur les crêtes blanches.

Sans doute une de mes plus belles journées ! 

 

 

PS : la photo c’est le Cap Horn (bien sûr !)


Depuis El Calafate – 26 janvier 2006 – Cap Horn

bonjour a tous,

 

me revoici de retour sur le web après un long silence, un peu comme celui de ces grands espaces, de la patagonie.

 

J ai quitte ushuaia avant hier pour rejoindre El calafate apres 1h de vol ( sinon, compter 18h de bus). Je vous parlais justement des grands espaces .... la patagonie c grand comme la france

 

Beaucoup de choses depuis la derniere fois. Pour l essentiel :

1 je suis cap horniere,

2 j ai barre penduick 6 sous jolie brise, voiles dehors

3 j ai un sac a dos qui a disparu ( vole ou embarque par inattention) - pas bcp de chance avec mes bagages.

 

il y a 13 jours donc, j embarquais sur Unicornio, un voilier de 11m en polyester ( endurance 35, greement cotre) sous pavillon argentien - desole pour les non marins.
A bord, le capaitaine, son second ( tous les deux argentiens), un couple d allemand avec le mari d origine roumaine et moi. Equipage international donc. Ca parlait Espagnol, Italien, Francais, anglais, Allemand et Roumain. Chacun communicant avec l autre avec la langue qu il pouvait !
Assez exectionnelle donc cette ambiance a bord. Bien sur, mon castilliano a fait de sacres progres. Le second, auteur compositeur interprete, avait amene ses guitares. Ils y a eu qques duos le soir a bord du voilier ou sur la plage a la fin d une parilla ( BBQ a l argentine avec de l excellente, de la suculente viande du pays). Et croyez moi, faire un BBQ sur une plage, entre des montagnes enneiges, face a un galcier, c qqch d inoubliable.

 

Naviguer dans les cinquantiemes hurlants :
le temps est extremement changeant ici, en 2 heures de temps, on peut passer de pas de vent, a vent arriere, a vent de face. Incroyable ! Les quatres saisons dans la journee.
Au regrets de decevoir, nous avons navigue au moins 50 % du temps sous moteur.

Pour le reste, pas mal de vent arriere ( voile en ciseau) et du pres.

Au maximum, du force 5 avec rafales a 6 et mer agitee - une fois seulement.

Pas de quoi fouette un chat ! D apres Julio, el capitaine, nous avons eu bcp de chance d avoir ce temps - aucun jour de perdu, c rare.

 

Qu on se rassure, le Horn, c etait sous voiles : genois et un ris GV, vent de NE Force 4/5, mer peu agitee a agitee, ciel couvert mais pas de pluie. Les divinites de la mer etaient clementes
Le Horn, c etait le 12 janvier 2006. Passant ce cap d est en ouest  a moins d un demi mile (800m),
j ai rejoins le cercle des cap horniers. Surtout j ai realise un reve ( un de plus).

Pourtant, le Horn n est qu cap, un bout de cailoux, un nom sur une carte, la dreniere avancee de terre sur la mer. Mais le Cap Horn, c est un mythe, une histoire, un NOM justement. C est une histoire d amour et de haine entre l homme et la mer. Par ici, tant de bateaux ont sombre, tant de marins ont lutte ou peri pour passer. Respect, salutation a leur memoire.

Beaucoup d emotion donc au passage de ce cailloux noir qui s avance doucement dans l ocean pacifique sud entre le 56 et le 57 Sud.
Des gardiens gardent le phare et controle le traffic maritime - les chiliens controlent bcp leurs eaux territorriales. Mais les veritables gardiens des lieux sont les albatros.

Ils faut les voir voler, raser les vagues, du bout de leur ailes presque les toucher. Ils planent, sans efforts, sans un battement d ailes ainsi pendant une eternite. Puisse je etre albatros dans une autre vie.

 

Dans ces eaux, une vie exceptionnelle : pinguouins, lions de mer, dauphins, et oiseaux (petrels, gabiotines, albatros, cormorans, ...). C fantastique.

L’eau est d’un profond vert sombre, mais à la proximite des glaciers, elle prend une teinte émeraude.

 

Les glaciers justement ! Le voilier emprunte un fjord. De part et d’autre des falaises qui nous dominent. Sur ces falaises des arbres, des cascades, ou de la roche nue qui dévoile l’histoire de cette terre à travers ses plissements, ses stries. Mais je ne suis pas géologue.

Au loin une montagne souvent dissimulée pas des nuages. Le glacier est là, se devine, se rapproche.

Et puis au detour d’une pointe, le voila qui s’offre tout entier à notre regard.

Silence devant cette scupture monumentale de glace. Blanc et bleu turquoise colore cette eau gelée. Parfois la glace est grise noire,  couleur de la pierre qu’elle arrache a la montagne.
Doucement, prudement, le voilier progresse au moteur au milieu des grolers ( petits morceaux de glace) en evitant les plus gros. Il y a aussi qques icebergs.

 

Extinction du moteur. Nous sommes dans le pack et nous laissons deriver avec la glace. L eau est a temperature pour rafraichir une biere. Heureusement le voilier est chauffe par un poele a gasoil car il fait frais. La glace craque, vit. De temps a autre un morceau se detache du glacier et tombe dans l eau dans un bruit de tonnere. Impressionnant.

 

Pen duick 6 etant dans les parages, je ne pouvais pas ne pas tenter de naviguer dessus.

Faut il rappeler que Pen Duic 6 est un ketch ( 2 mats ) d Eric Tabarly, voilier sur lequel ce Monsieur a gagne la transat angaise en solitaire pour la deuxieme fois alors qu il n avait plus de pilote automatique ? autre precision, ce voilier est concu pour un equipage de 14 !
Pari tenu, j ai embarque sur ce voilier a Puerto William pour rentrer a ushuaia : 30 miles a la voile et a la vitesse moyenne de 8 ou 9 noeuds ( 1 mile = 1.852 km , 1 nd = 1 mile / heures). Par force 4/5 au pres dans une mer peu agitee, j ai barre ce voilier en alu de 22m, 33 tonnes.

C etait fantastique. Comme disait le skipper, " c est un 1200cm3 qui se conduit comme une mobylette" Il  avait raison. Sensation de barre incroyable pour ce gabari. Bonheur intense, surtout quand dans les rafales je faisais  toucher les chandeliers dans l eau ( comprendre que ca penchait bcp bcp).

 

Apres ces 9 jours de voiles inoubliables et intenses, retour a ushuaia. Cette fois ci j arrivais de nuit, par la mer, sur pen duick. Cette arrivee n aura rien a voir avec celle du 1 janvier par l avion. Je retrouve cette ville que je connais bien pour y avoir passee dix jours deja.
Rues perpendiculaires en sens uniques qui quadrillent la ville, taxis qu on hele dans

la rue d un signe de la main, lupins en fleurs qui embaument l air de leur parfum, rue principale encombree de touristes, maisons de bois de pierres, de beton, de tole  ou de bois aux facades et aux toits  de toles multicolores. Tout autour, les montagnes et l espace gardent les lieux.

 

J’etais allee au parc nationnal de la terre de feu avant de partir en voilier. Si j y  retournais, je sais que je retrouvevais les hordes de lapins qui peuplent le camping et qui vous saluent de bon matin a 10 metre de la tente. Je retrouverais aussi les aigles, les castors, les renards, les woodpickers qui  vivent dans ces forets de lengas et ñires- arbres  specifiques de la patagonie. Sous mes pieds, je sentirais cette terre de tourbe moeulleuse ou spongeuse ;  je foulerais l herbe verte et tendre qui entoure ces lacs, lagunes aux eaux emeraude. La ou les castors vivent, j aurais le sentiment d etre dans le mordor ( cf seigneur des anneaux) tellement ces animaux ravagent leur environnement. Enfin, j entendrais le bruit du vent dans les arbres, de l eau dans les rivieres et ........ le silence. Ici, le temps s est arrete.

 

Mais il ne faudrait pas croire que tout est idyllique en voyage. Il y a aussi des galeres.

Ainsi, j avais laisse des affaires chez une connaissances qui tient un restaurant dans la ville.

A mon retour de mer, je me prepare a faire mon sac de rando. Mais malheureusement, mon petit sac a dos a disparu. Pas de chance, il contenait mes vetement, le rechaud et la tente. Decidement, je n ai pas de chance avec mes bagages. Il ne me reste plus qu a faire du shopping de nouveau. Point positif, je connais deja les magasins. Je retrouve les vendeurs qui m avaient vu la premiere fois. Tous sont unanimes sur la progression de mon espagnol. Nous avons de vraies conversations maintenant. J apprendrais ainsi que dans mon malheur j ai de la chance d etre a ushuaia car toute l ile de la terre de feu est hors taxe. C est une mesure du gouvernement pour aider au developpement de cette province.

Merci aux 10 j de voiles avec deux argentins  !

 

 

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Changement de decor. El Calafate.

 

L avantage de venir en avion, outre le gain de temps, est d avoir une vue d ensemble de la situation geographique d un endroit si la meteo s y prete. La patagonie est en fait en sorte d immense bush. Il n y a de forets que pres des montagnes glacieres des andes. Ailleurs, nada. La cordilliere retient toute l eau des nuages  formes au dessus du pacifique cote chilien. L avion se pose donc dans un desert. Au 10 km de l aeroport de trouve la ville d el calafate. ce nom vient d une baie qui pousse ici en abondance plus generalement en patagonie. Cette baies est trasformee en marmelades, glaces, .… On dit que celui qui mange des calafates reviendra a ushuaia un jour. Pas de chance, j en ai mange.

 

La ville d el calafate ne vit que du tourisme. A 50 km a l ouest de la ville se trouve le parc national Los glaciares ( je ne traduis pas). Encore des glaciers ! Mais ceux la sont bien plus grands que ceux que j ai vu en voiliers.  Ils font plusieurs km de larges ( de 6 a 20 ! ).

 

L un d eux, le glacier Upsala, n est accessible qu en bateau ( moteur :-(   ).

Quelle spectacle magnifique  que ces icebergs immenses, bleus truquoise qui flottent sur l eau bleu / verte emeraude du lac Argentino. Ces ice bergs sont de veritables sculptures naturelles de type art nouveau. Ce sont des morceaux de glace detaches du glaciers. Le glacier lui est comme une falaise blanche / bleue posee sur le lac.

Au sommet de cette falaise, des pointes, des dents, des pinacles se succedent. Parfois un bloc tombe et cree une gerbe d eau immense, comme une explosion sous marine. C est impressionnant et superbe.

 

Le glacier Perito Moreno quant a lui est peu etre le glacier le plus connu d argentine.

La caracteristique de ce glacier est qu on peut le voir de dessus. En effet, tous les autres glaciers sont accessibles ( en gardant la distance qui va bien ) du dessous. On est alors au pied du glacier. Mais pour celui ci, la terre qui lui fait face est plus haute. Le panorama est incroyable. Car en plus de voir le falaise de glace tombee dans un lac, on voit aussi tout le dessus du glacier : des km et des km de glace en "pointe" jusqu a la montagne nourriciere qu on ne voit pas tellement elle est loin tellement elle est cachee dans d eternels nuages.

 

Demain, je pars pour El chalten afin de profiter de la partie Nord de ce parc naturel et de randonner autour du Fitz Roy.

 

Pour les photos il faudra attendre encore un peu :

1 il faut que je tri les centaines de cliches,

2 que je selectionne les photos a envoyees,

3 que je les reduisent

4 que je les envoient.

 

Pour tout cela il me faut un PC qui fonctionne et du temps. Deux choses que je n ai pas toujours ....
La patience est une vertu.

 

 

Bises a tous.

 

Merci pour vos mails perso et pour les nouvelles que vous m envoyez. cela me fait toujours plaisir. Desole si je ne reponds pas toujours. Pas le temps.

 

Par avance, je m excuse pour les fautes d orthographes et de frappes qui ponctuent ce mail qui m aura occupe pendant 2 heures quand meme, avec plaisir.

Desole pour la lisibilite sans les accents, mais c trop complique a faire avec un clavier qwerty espagnol.

 

Cecile

 

Courriel du 4 février
Bonjour,

 

Me voici au Chili, à Cochrane (à vos atlas !)

Toujours en camping.

Tout va bien, beaucoup de paysages superbes et de rencontres conviviales.

On n’est jamais seul en voyage.

Aujourd’hui ou demain, je prends la direction de Chile Chico, puis Perito Moreno (la ville en Argentine) avant de revenir au Chili pour remonter plus au nord, sur la carratera austral.

 

Bisous

Cecile
Courriel du 14 février

Date: Tue, 14 Feb 2006 01:57:32 +0100
Objet: argentina
Bonjour,

Voici juste un message rapide pour vous dire que tout va toujours bien.

Je suis repassée en Argentine aujourd’hui. 4ieme passage de frontière

entre Chili et Argentine. Mon passeport est tamponné sur 3 pages déjà.

Je me régale toujours. Beaucoup de nature, de grands paysages (lacs, forêts), de rencontres heheheh.

L’errance à terre est différente de l’errance en mer. Et, définitivement j’appartiens à la mer. Il m’a suffi de voir le pacifique sud pour sentir cet appel en moi. Mais bientôt mon voilier !

 

Est ce que tout se passe comme prévu  ? En fait, mon programme change au fil de l’eau.
Je viens d’arriver à Bariloche aujourd’hui :  au secours !
Tourisme de masse. Du chocolat  (leur spécialité)  pas si terrible que ça.
Bref, je pense que demain soir je serai ailleurs, dans la nature.  Je viens de ravitailler en soupe Knorr et en riz – youpi !
Je pense aussi aller à Santiago du Chili finalement. J’ai rencontré beaucoup de chiliens qui  m’ont donné envie.
J’ai un vol  Puerto Montt  - Punta Arenas pour le 27  février, histoire de passer beaucoup de temps au Torres del Paine (8 ou 9 jours), au sud du Chili.

Il faut dire que le Fitz Roy m’avait tellement plu.
Par contre, mon genoux droit me fait mal. Pas cool du tout à la descente malgré des cannes de randos. Alors beaucoup de repos avant le parc du Torres.

 

Je prepare un envoi massif de photos. Attention preparez vous .....

Par contre pas d inspiration ici pour un texte, demain peut être. A non il faut que je file d’ici.

 

Bisous

Cecile

Courriels du 16 février
1) Bonjour les gens de l’hémisphère nord,

 

Je l’avais promis : des photos ..... enfin.

Le texte est à venir.

Un blog est même en projet. Mais là, je ne promets rien.

 

Il faut dire que je suis en repos forcé dans un charmant petit village au milieu de la forêt. Ca s’appelle Villa Angustura. C’est en Argentine, à 100km au nord de Bariloche.

A vos Atlas !

 

Le repos forcé, c’est parce que mes genoux sont douloureux. Ils n’aiment vraiment pas le portage de sac à dos en descente. Este la vida ! (c’est la vie). Alors, j’ai trouvé un coin sympa pour me poser avec de l’internet pas cher.

 

Pour les photos, j enverrai plusieurs packs qui regroupent les photos d’une étape.

 

Bises

Cecile

 

PS : ici c’est l’été. Fraises, framboises, mûres, cerises. Je fais le plein !

 

2) Me voici à Villa Angustura, dans une auberge de jeunesse.

Vu le ciel noir menaçant hier soir, j’ai renoncé au camping et j’ai bien fait : il a plu des cordes 

Mise au vert ici. Mes genoux sont très douloureux. Pourtant, je n’ai rien fait d’exceptionnel depuis une semaine.

Mais ces changements de lieux tous les jours ou quasi ça n’aide peut être pas.

Donc, je vais rester dans la région jusqu’à ce que ça aille mieux.

Un seul objectif : le parc du Torres del Paine où le port de tente est obligatoire.

Il faut que je voie comment trouver une autre solution sans passer pas les refuges qui sont horriblement chers. Mon compte en banque est bas, hélas bien bas. 

Cela dit, je n’ai pas le moral dans les chaussettes.

1. je savais que c’était un risque majeur

2. en quittant Paris, j’avais super mal aux genoux et au dos avec les préparatifs express.

Les dix jours de voilier m’ont permis de calmer tout ça et de profiter jusqu’ici

3. je ne peux rien faire d’autre que m’adapter et voyager autrement (il y a des thermes pas loin)

4. de toute façon, je voulais faire un break et puis je n’ai pas trop le choix.

On se voit bientôt maintenant.

J’ai un peu hâte je crois de tout vous raconter, et tout et tout.

 Bisous

Cécile

 

Courriel du 19 février 2006

J’ai quitté la Villa Angustura hier pour San Martin de Los Andes (plus au nord).

J’ai pu marcher 3 h dans un superbe parc national avec des arbres qui ne poussent qu’ici. Superbe !!! et les genoux vont un peu mieux.

 

Cette après midi, rando cheval.

Et puis après je ne sais pas :

- région des lacs toujours ou

- désert d’Atacama pour voir autre chose.

Vu que je ne peux plus randonner beaucoup au Torres del Paine.

Je vois avec les bus.

 

Prochaine destination donc : San Junin de Los Andes puis Pucon (Chili)

Ou vite au nord du Chili en bus, via Temuco, Santiago et San Pedro d’Atacama.

 

Bisous a tous.

Cecile
Courriel du 22 février
Salut les amis,

 

Je rentrerai bientôt en métropole, le 15 mars, enfin si je ne rencontre pas les mêmes aléas qu’à l’aller.

 

Fini les glaciers, les lagunes, lacs, volcans.

Mais qu’importe car sera venu le temps de "Papillon".

 

Papillon, c’est le nom de mon futur voilier que je n ai pas encore mais que je

trouverai bien du côté de Port Camargue ou Sète.

 

Troisième et dernier chapitre de cette année de voyage : la Méditerannée avec

une mention spéciale pour la Grèce et la Croatie.

Voilà donc " l’invitation au voyage" : une croisière dans des eaux bleues et chaudes.

 

Je n’ai pas spécialement de programme - vu que je ne sais pas quand je partirai (achat du voilier, mise à niveau pour de la longue croisière).

Mais grosso modo, voici les grandes lignes :

- essais près du port

- mi avril/ fin avril : port d attache - calanques de Marseille

- début mai : traversée jusqu’en Corse

- Corse - Malte en longeant les côtes de la Corse et de la Sardaigne mais avec le minimum d’arrêts car je pourrai revenir à ces destination proches pendant des vacances plus courtes.

- mi mai : Escale à Malte

- Traversée Malte - iles grèques

- mois de juin : Cabotages iles grèques

- passage de la Grèce vers la Croatie

- mois de juillet : Cabotage Croatie

- première quinzaine d’août : retour vers la France en passant entre l’Italie et la Sicile, arrêt au Stromboli.   Selon la date, l’arrivée sur les côtes française sera soit vers Cannes avec retour progressif vers le port du voilier, soit plus direct.

 

Pour ces 5 mois, je ferai sans doute un peu de solitaire mais, surtout, j ai envie

d’être avec des amis ou en famille.

 

Pour me rejoindre, pas besoin de savoir naviguer (je m’occupe de la formation).

Seule de la bonne humeur est requise.

Nombre de places disponibles : je vais essayer de trouver un voilier vivable pour

3 à 5 personnes. En général ils sont donnés pour 6 mais on se marche dessus.

Cela fait donc 2 à 4 place disponibles.

 

Coût : participation à la caisse de bord (nourriture, fuel, gaz, ports, cartes marines) et le billet de train ou d’avion pour venir.

 

Il est un principe en mer qui est que l’on sait quand on part mais jamais quand on arrive (mais on arrive un jour, pas de panique). Donc, pour limiter les contraintes

de RVs à un port, le mieux serait de pouvoir venir pour 10j minimum.

En puis rien n’est plus frustrant en mer que de devoir speeder.

Avantage de la Méditerranée : pas besoin de se lever à 4h00 du matin pour la marée (je dis ça comme ça ....).

 

Pas forcément facile pour vous de donner des disponibilités, mais allez-y quand même.

Cela me permettra d’ébaucher un premier planning qui s’ajustera au fur et à mesure.

Je sais aussi que mon planning est vague mais, pour l’instant, je ne peux pas faire mieux. Beaucoup de choses sont conditionnées par l’achat du voilier.

Une seule certitude : JE PARTIRAI

 

Le mieux est de se lancer, ensuite ça déroulera naturellement.

 

Répondez-moi, intéressés ou non. Cela me facilitera la logistique.

 

Cette fois ci tout est dis. Je suis assez émue d’écrire enfin ce mail à des milliers

de km de la France, sous le regard d’un volcan en activité.

C’est pour moi le début d’une nouvelle étape. Et croyez moi, pour une amoureuse de la mer, naviguer sur son voilier est quelque chose de sacré.

 

Bises a tous

Cécile -

 
Courriels du 24 février
Bonjour à tous,

 

1) derniere escale avant de retrouver le Sud : Pucon au Chili.

Il m’aura fallu du temps et beaucoup de km avant de trouver un endroit où me poser pour laisser reposer les genoux.

Si les genoux donc se reposent, moi pas forcément : rafting, chevauchées (sauvages ...?), et même laser sur le lac (petit voilier) au pg.

 

Pucon se trouve au bord du lac Villarica, au pied du volcan du même nom.

Ce volcan, qui culmine à 2800 et quelques mètres, est encore en activite.

Si si, je vous jure. La nuit on peut repérer le haut du volcan grâce à la lumière

rouge de la lave qui bulle dans les entraille du volcan.

 

Seul regret : ne pas pouvoir faire l’ascension de ce volcan qui est l’une des principales excursions du coin. Seulement 1000m de dénivelé.

Peut être que sous morphine je pourrais ...?¿¿

 

Dans la catégorie pas de bol, mon appareil photo a décidé de ne plus fonctionner.

J’ai donc remplacé par un argentique de base car pas moyen de le réparer ici.

Il y aura donc plus de délai pour les photos - este la vida.

 

Je n oublie pas le récit de tout ce qui c’est passé avant Pucon. Mais j’ai pris un peu de retard  - il  s’est passé tellement de choses.

 

Bises

Cécile - les pieds dans l’eau

 

PS : oserais-je dire que je prends des vacances au milieu du voyage ....  oui !
2) 8h de canasson et même pas mal au c-- !

Courriel du 28 février

hola, suis sur l ile de Chiloe, à Castro.

10h de bus hier !!! beaucoup de fatigue.

Demain, je rentre a Puerto Varas et après demain l’avion.

Pas top le temps. Un peu de pluie.

 

Pour le cheval au Parc Torres del Paine : 800 dollars pour 2jours !

Plus cher que l’Antarctique (prix rapporte à une journee), ce sera donc à pattes.

Mais il faut que je trouve un porteur.

Je verrai bien !

 

Bisous

Cecile

 

Les genoux sont un peu mieux.
Courriel du 1er mars depuis Chiloe
 

Ici, c’est bientôt la rentrée des classes. Les vitrines sont pleines d’uniformes pour les scolaires. Au camping de Pucon il n’y avait qu’à se baisser pour ramasser les prunes. En cheval, j attrapais quand je pouvais des mûres sauvages, et ce soir, en dessert, des fraises.

Alors quand tu parles du froid, des scolaires et tout et tout je suis un peu déphasée.

Enfin demain retour dans le Sud, je vais me geler. J’ai fait mes courses de nourriture car ici, c’est moins cher et me voici prête. Je partirai avec un sac réduit à l’ultra minimun, en laissant le reste quelque part comme j ai fait ici.

 

Voilou, il pleut depuis 3 jours, mais en tout goretex je suis au sec - merci pour le pantalon : il sert.

 

Je commence déjà à penser au voilier. A vrai dire, j’ai un peu hâte maintenant.

C’est bizarre à dire mais je commence à me lasser de ces magnifiques paysages de montagnes, de volcans de lacs, ... alors que 21 j non stop de mer sont passés comme une lettre à la poste (et pourtant côté paysage ...). C’est peut être aussi la solitude.

 

J’en déduis que je suis vraiment faite pour l’océan.

En tout cas ça va même si, avec les genoux, c’est moyen. Je fais confiance au destin pour me donner une solution pour le Torres del Paine.

 

Big bisous

Cecile - se quiero

 

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