Enjeux de la gestion des eaux pluviales dans la construction & Guide des bonnes pratiques








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NO MOSQUITO’

TOUS ACTEURS DE LA LUTTE CONTRE LA PROLIFERATION DES MOUSTIQUES EN GUADELOUPE

Enjeux de la gestion des eaux pluviales dans la construction & Guide des bonnes pratiques.

Page 2

Exergue :
« Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique et vous verrez lequel empêche l’autre de dormir. »

Le Dalaï-lama

Avant-propos

Dengue, chikungunya : deux mots synonymes d’épidémie en Guadeloupe.

Porteur des virus de ces maladies, le moustique Aedes aegypti trouve dans l’eau stagnante un terrain favorable pour son développement. Le mode d’habitation en général, et les systèmes d’évacuation des eaux pluviales en particulier, permettent trop souvent aux gîtes larvaires de se multiplier.

Pour lutter contre ce fléau, acteurs de Santé Publique et professionnels du bâtiment ont décidé de mettre en commun leurs connaissances et leurs moyens pour informer les populations sur des solutions simples et efficaces.

Ce guide des bonnes pratiques a vocation, après avoir dressé un tableau de la situation, de suggérer des actions, souvent faciles à réaliser, aux habitants comme à ceux qui interviennent sur la conception des bâtiments individuels et collectifs.

En tant que spécialistes de systèmes d’évacuation et de gestion de l’eau en matériaux de synthèse, nous souhaitons apporter notre connaissance et notre expérience en ce domaine.

En espérant que cet ouvrage contribuera à améliorer sensiblement la santé et la qualité de vie de chaque habitant.

Mettre une photo de moustique en gros plan, en train de piquer une peau, effet répulsif voulu.

Harold Dubois Co-signataire à définir

Responsable Antilles Françaises

Nicoll

Page 3

SOMMAIRE

I – Le Moustique, premier prédateur pour l’homme………………………… page 4

Une situation préoccupante en Guadeloupe……………………………… page 6

L’eau stagnante pour principale ennemie………………………………… page 7

Les dispositifs d’évacuation des eaux pluviales…………………………. page 8

Une réglementation non appliquée et rarement opposable………………. page 9

II – Les bâtiments, principaux lieux de prolifération………………………… page 11

III – L’importance du matériau dans les systèmes d’évacuation des eaux pluviales page 13

Matériaux de synthèse ou aluminium ?...................................................... page 15

Matériaux de synthèse ou béton ?.............................................................. page 18

IV – Une évacuation bien conçue et bien dimensionnée……………………… page 19

Gouttières………………………………………………………………….. page 19

Regards / caniveaux……………………………………………………….. page 21

V – L’importance décisive de la mise en œuvre……………………………… page 22

Toitures-terrasses/ gouttières……………………………………………… page 22

Descentes………………………………………………………………….. page 25

Regards / Caniveaux………………………………………………………. page 26

VI – L’entretien, indispensable pour une lutte efficace………………………… page 27

VII – Quelques réflexes simples pour tous…………………………………… page 30

VIII – Le cas particulier des toitures-terrasses……………………………… page 31

IX – Tous acteurs……………………………………………………………… page 32

X – Conclusion……………………………………………………………………. Page 33

Page 4

I – Le Moustique, premier prédateur pour l’homme

725 000 décès répertoriés en moyenne par an (voir schéma page 5) : à l’échelle de la planète, le moustique constitue la première cause de mortalité par animal, bien loin devant le requin qui, lui, ne tue que 10 personnes environ...

Egalement premier vecteur de maladie, le moustique est à l’origine des 50 millions de cas de dengue et des 2 millions de cas de chikungunya déclarés annuellement dans le monde.

Autre chiffre alarmant : dans les Antilles françaises, la dernière épidémie de chikungunya a touché 160 000 personnes, soient 20% de la population totale (données Agence Régionale de la Santé Guadeloupe).

Porteur des agents pathogènes de la dengue et du chikungunya, deux maladies potentiellement mortelles, le moustique Aedes aegypti constitue donc un véritable danger pour les habitants et les visiteurs de cette zone géographique.
ENCADRE

De couleur sombre avec des marques blanches sur les pattes et un dessin en forme de lyre sur le thorax, le moustique Aedes aegypti mesure environ 5mm. Espèce dite « domestique », car se développant dans des sites créés par l’homme (objets creux, récipients, gouttières, déchets, abreuvoirs,…), cet insecte pond ses œufs et se nourrit à proximité des habitations. Son cycle de développement dure un peu plus d’une semaine. Les gîtes larvaires sont essentiellement des points de rétentions d’eau de petit volume, 1 cm3 suffisant à la reproduction des larves.

Avec le sang, la piqûre de la femelle moustique Aedes aegypti est le principal vecteur de transmission du virus du chikungunya.
PHOTO de ce détestable insecte, avec un zeste d’humour ? (Wanted…)


Page 5

SCHEMA MORTALITE DANS LE MONDE PAR ANIMAL

Très bien car très parlant

Page 6

Une situation préoccupante en Guadeloupe

Chaleur et humidité favorisant la reproduction de ce moustique, la Guadeloupe constitue un terrain favorable pour l’épidémie de chikungunya. La dernière en date, qui s’est déclarée en décembre 2013, a d’abord connu une phase de progression relativement lente avant de s’aggraver à partir d’avril 2014.

Cette accélération du nombre de malades était liée à une conjonction de facteurs  : épisodes de pluie intense, démobilisation des habitants, confusion avec la fin de l’épidémie de dengue, faible implication de certaines municipalités, sécheresse et coupures du réseau d’eau potable entrainant des stockages sauvages d’eau non correctement protégées des moustiques…
ENCADRE

Pour se protéger des piqûres de moustique, quelques gestes simples s’imposent :

- Utiliser des sprays et des crèmes répulsives.

- Porter des vêtements longs.

- Dormir sous des moustiquaires.

- Utiliser des diffuseurs anti-moustiques électriques.

- Utiliser la climatisation.

Des conséquences économiques et sociales

Outre l’aspect sanitaire, cette épidémie a totalement désorganisé la Guadeloupe : administrations et collectivités locales se sont vidées de leurs personnels, certaines entreprises privées ont accusé un sous-effectif inquiétant. L’activité touristique a décru, les établissements scolaires ont affiché un absentéisme record pendant que les hôpitaux avouaient une prise en charge défaillante par manque de moyens humains et matériels…

Même si la dernière épidémie de Chikungunya s’est officiellement achevée en novembre 2014, il est impératif de mettre en place des actions qui permettront à la Guadeloupe de ne pas retraverser une crise de cette ampleur.
Pour des raisons de santé publique autant qu’économiques, lutter tous ensemble contre la prolifération de ce moustique est une nécessité.

Page 7

L’eau stagnante pour principale ennemie

Selon des études de la Direction de la Santé et du Développement Social (DSDS) menées en Guadeloupe en 1998 et 2006 et qui ont données des résultats similaires, 38% des gouttières et 60% des siphons de sol contenaient des larves. C’est un fait : les dispositifs individuels et collectifs d’évacuation des eaux pluviales représentent en Guadeloupe des foyers importants de prolifération des larves du moustique porteur du virus du chikungunya et de la dengue.
La présence de gîtes larvaires dans le bâti en Guadeloupe est liée à de multiples facteurs :

  • Une pluviométrie importante.




  • Des conditions atmosphériques agressives pour les matériaux, qui accélèrent leur dégradation.




  • Une réglementation technique nationale abondante, d’application volontaire pour les opérations privées, d’un niveau technique et d’une diffusion qui la rendent peut accessible aux particuliers.




  • Une réglementation technique locale (Règles Antilles) très peu diffusée, non mise à jour, sans portée juridique.




  • Le non respect des règles de l’art, les malfaçons fréquentes dans la mise en œuvre des systèmes de gestion des eaux de pluie.




  • Le manque d’entretien des équipements, provoquant parfois leur dégradation.



  • Des concepts et procédés techniques inadaptés au contexte local.




  • La part importante de constructions réalisées par des intervenants non ou peu sensibilisés.


+ ILLUSTRATION DOC 5

Page 8

La difficulté à mettre en place des mesures préventives n’a pas encore permis de limiter la prolifération. En effet, si l’on estime à 90% le nombre de gîtes de reproduction pouvant être éliminés mécaniquement sans avoir recours à des produits chimiques, les procédés simples applicables immédiatement doivent devenir des réflexes pour la population guadeloupéenne.
Les dispositifs d’évacuation des eaux pluviales
Hormis leur nécessaire entretien, l’efficacité des dispositifs individuels et collectifs d’évacuation d’eau pluviale vis-à-vis de la problématique des gîtes larvaires dépend principalement de deux critères : le bon choix des produits et la qualité de la mise en œuvre.
Le choix des produits
Pour les gouttières, descentes pluviales, siphons, regards et caniveaux, le manque d’information sur les conceptions et dimensionnements les mieux adaptés aux conditions locales favorise des installations qui deviennent autant d’hébergements potentiels pour la larve de moustique.
La mise en œuvre
La pose de ces systèmes d’évacuation doit également répondre aux normes en vigueur, et les professionnels locaux du bâtiment pourront, par ce guide, acquérir certains réflexes simples garantissant l’efficacité du dispositif installé.
Un nombre important de normes françaises décrit les « règles de l’art ».

Dans le domaine des eaux pluviales, les préconisations sont nombreuses et souvent très techniques.

Les « Règles Antilles », souvent plus contraignantes, viennent compléter la réglementation en vigueur.

Page 9

Une règlementation non appliquée et rarement opposable
Parmi les normes, les DTU (Documents Techniques Unifiés) constituent une référence technique unanime pour construire selon les règles de l’art. Pour tout maître d’ouvrage, le respect de leurs prescriptions est un gage de garantie, de résultat et de sécurité.

D’application volontaire pour les chantiers privés, celle-ci est obligatoire dans le cadre de marchés publics. Dans tous les cas, les DTU font autorité en cas de litiges.
Force est de constater que cette normalisation n’est pas souvent respectée. Pente et section de gouttière insuffisantes, nombre trop faible de descentes pluviales de toiture, absence d’entretiens des installations… : les malfaçons nombreuses sont autant de facteurs de prolifération des gîtes larvaires.

Pour remédier à cela, une campagne de sensibilisation et d’information des professionnels du secteur du BTP (bureaux d’études, bureaux de contrôle, entreprises, services instructeurs des permis de construire,…) est engagée.

D’autre part, les sanctions prévues par la législation, très rarement appliquées, vont le devenir de façon plus stricte.
ENCADRE 1

Edités par le CSTB (Centre Technique et Scientifique du Bâtiment) et l’AFNOR, les DTU* proposent l’ensemble des normes françaises compilant caractéristiques dimensionnelles et mécaniques de matériaux, règles de calculs, schémas descriptifs de mise en œuvre, recommandations pour l’entretien et le contrôle de conformité…
*Textes normatifs en vigueur :

-Toitures-terrasses : NF P10-203-1(DTU 20.12) / NF P84-204-1-1 5(DTU 43.1 et 43.2)

-Couvertures : GS5 / NF P30-101 / NF P84-206-1 (DTU 43.3)

-Gouttières : P40-202 (DTU 60.11) / XP P 36 201 (DTU 40.5) / NF P 36 402 / NF EN 1462 / NF EN 607 / NF P37 404

-Réseaux d’eau pluviale : NF EN 12056-3 / NF EN 752-1 / NF EN 752-2 / NF EN 752-3 / NF EN 752-4 / NF P16-342 / GS17 / NF EN 1610

-Surveillance et entretien : FD P05-101 et FD P05-102 / NF EN 14 654-1

Page 10

A terme, il est possible qu’une réglementation spécifique au contexte des Antilles voit le jour, qui prendrait en considération l’intensité des averses locales, l’agressivité du soleil et de l’atmosphère marine, ou encore l’abondance de la végétation.

Techniques et matériaux pas toujours adaptés
L’acte de construire en Guadeloupe ne relève pas des mêmes processus qu’en Métropole et beaucoup de constructions sont réalisées en « coup de main », sans intervention de véritables professionnels. Certaines techniques et matériaux ne sont par ailleurs pas adaptés au contexte local.
Du charpentier au couvreur en passant par le maçon, le plombier et également le non professionnel, toutes les personnes intervenant sur l’installation des systèmes d’évacuation des eaux pluviales peuvent adopter les bonnes pratiques pour limiter la prolifération de la dengue et du chikungunya.

Page 11

II - Les bâtiments, principaux lieux de prolifération

Les nombreux éléments constituant le système d’évacuation des eaux pluviales offrent aux moustiques des lieux de ponte et de développement.

Ces potentiels points de rétention d’eau doivent être surveillés régulièrement et éliminés systématiquement s’ils sont effectifs.

Les éléments non conformes aux préconisations d’usage et aux normes doivent être changés.
Gouttières (et chéneaux)

Elles doivent avoir une pente régulière et suffisante pour l’écoulement (minimum 0,5 %).

Les gouttières seront attachées par des crochets de fixation et jamais clouées.
Crapaudines

Ces grilles destinées à retenir les débris doivent régulièrement être nettoyées, notamment après des épisodes de fortes pluies.
Tuyaux de descentes pluviales

Ils sont raccordés aux gouttières en leur point bas et doivent être régulièrement espacés. Il est fortement recommandé de ne placer aucun réceptacle sous le tuyau ; l’eau qui arrive au sol doit s’infiltrer dans la terre ou être évacuée vers un regard, un caniveau ou un autre type de collecteur.
Regards

Pour que l’eau ne stagne pas dans un regard, son fond doit être au même niveau que le tuyau d’évacuation. Il ne doit pas comporter de siphon.

Les regards doivent être alignés de façon rectiligne et être régulièrement espacés.

Il est vivement conseillé de bétonner le fond des regards pour éliminer toute cavité.
Siphons

Cet élément conçu pour empêcher la remontée d’odeurs n’est pas adapté pour les eaux de pluie car il peut se boucher rapidement. Les proscrire, notamment pour les terrasses et les toitures-terrasses. Leur préférer les avaloirs ou les receveurs de cour.
Caniveaux

Plutôt situés à distance des bâtiments, ces collecteurs doivent être curés régulièrement pour rétablir un bon écoulement des eaux.

L’opération est facilitée quand il s’agit d’un collecteur à ciel ouvert.
La présence de terrasses et de toitures-terrasses dans un bâtiment appelle à une même vigilance. Ne devant comporter ni creux ni bosses, ces espaces doivent être conçus avec une pente suffisante et être régulièrement nettoyés de la végétation qui peut s’y développer.
Page 12

SCHEMA DES POINTS SENSIBLES SUR UN BATIMENT


Nickel ; donne une excellente visibilité

À faire type « guide de prescription »

Prévoir des numéros ou des renvois pour pouvoir aller directement aux pages concernées

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