Ebauche d’etude sur la direction du pcf de 1920 a 1977 dans son rapport aux dirigeants syndicalistes








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mais la direction unique du mouvement ouvrier sera vraiment réalisée (souligné par PS). (…) la tâche principale reste celle de la réalisation de l’unité syndicale qui doit être poursuivie avec ténacité malgré tous les obstacles rencontrés. (…) Cette unité est possible (souligné par PS) par le front unique à l’usine, au sein des ‘comités d’unité prolétarienne’… (…) Certains camarades ont attaqué les CUP … (…) Répétons qu’avec le ‘comité mixte’ qui localement réunit le syndicat unitaire et confédéré d’une même industrie, le ‘comité d’unité prolétarienne’ qui groupe à l’usine la totalité des ouvriers et le ‘comité d’entente ou d’action’ qui, sur la base locale, rassemble tous les comités pour coordonner leurs efforts, il est possible de développer avec une très grande rapidité la ‘gauche unitaire’ au sein des syndicats réformistes, ‘gauche unitaire’ sans laquelle il n’y a pas d’unité possible (souligné par PS). (…) J’ai résumé ce que nous devons faire au point de vue organisation et le rôle que doivent jouer nos fractions syndicales ».101

On le voit, le PCF, dont l’objectif est de développer dans la CGT la volonté d’unité à gauche, fait dépendre son influence sur les masses de l’activité des communistes dans les syndicats. Cette activité, il la veut effective et non comme résultat d’une acceptation admise parce que commanditée. Il s’ensuit sa préconisation de plusieurs comités, qui concevables théoriquement, peuvent sembler compliqués à manier pour les communistes syndicalistes, d’autant que le CUP va au-delà des forces syndicales.

De son côté, dans la même période, Albert Treint102, alors dirigeant du PCF, évoque ainsi les rapports du PCF avec la CGTU : « Le malaise du parti, résultat d’une politique à traits gauchistes vis-à-vis des masses, s’est traduit par une certaine confusion des rapports entre le parti et les syndicats de la CGTU, qui sont la fraction d’avant-garde syndicalement organisée de la masse prolétarienne. Lors du congrès de Bourges103, l’immense majorité de la CGTU venait alors avec un grand élan vers le parti communiste. Certains traits gauchistes de notre politique qu’une pratique trop rigide a parfois prétendu imposer mécaniquement aux syndicats ont déterminés dans les rangs de la CGTU un courant de mécontentement et de désaffection vis-à-vis du parti. (…) Il ne faut pas confondre avec notre droite opportuniste les mécontents de la CGTU dont la plupart sont d’excellents révolutionnaires que nous devrons gagner (souligné par AT). Mais nous devons rectifier à plein notre politique générale et notre politique syndicale… (…) Avant que l’ensemble de la CGTU ne soit gagné à l’influence communiste, l’ISR et l’IC ont souvent passé des compromis avec les représentants sympathisants du mouvement syndical, comme Monmousseau et Dudilleux, qui sont aujourd’hui membres dirigeants de notre parti.104(…) … il faut savoir faire les compromis provisoires nécessaires. (…) Celui qui sur certains points pense comme Monatte, mais vient vers nous, ne doit pas être traité comme Monatte qui se pose en adversaire du parti et de l’Internationale et marche de plus en plus vers le camp ennemi… Il évoque encore les rôles respectifs du parti et des syndicats : «  le parti doit se borner à formuler les revendications immédiates générales de la classe ouvrière. C’est aux organisations syndicales de traduire ces revendications générales en un langage précis pour chaque industrie, pour chaque entreprise. (…) La majorité du syndicat nomme la direction du syndicat et dirige l’action syndicale. Les communistes … seront toujours absolument disciplinés … Les communistes dirigent le syndicat quand ils ont gagné la confiance de la majorité … en vertu de l’autonomie organique du syndicat qui choisit librement sa direction ». Enfin, il indique : « nos principes représentent l’expérience coagulée (souligné par AT) de plus d’un siècle de mouvement ouvrier … Il faut que chaque ouvrier (souligné par AT) comprenne bien notre large conception du syndicalisme de masse au moment où la réalisation de l’unité syndicale devient de plus en plus un facteur de la victoire dans les luttes… »105

Soulignons que, c’est à cette période, que Les Cahiers du bolchevisme, alors hebdomadaires, ouvrent une nouvelle rubrique sur la vie syndicale. Henry Reynaud, qui l’inaugure en qualité de secrétaire de l’Union des syndicats de la région parisienne, écrit : « A la demande de plusieurs camarades, communistes éprouvés et militants responsables des syndicats, les Cahiers ouvrent une nouvelle rubrique pour la Vie syndicale ».106

Un an plus tard, un article des Cahiers, signé de Alfred Bernard107, dresse un bilan de l’activité des fractions communistes syndicales du PCF : « la constitution de nos fractions communistes dans les syndicats … est encore loin d’être achevée. Le fonctionnement et le travail de celles qui existent laissent beaucoup de lacunes. Les premiers pas que nous avons faits ont révélé un grand nombre de difficultés. De premières ont surgi en ce qui touche la question de la direction des fractions (…) D’une manière générale, à la formation des fractions, les dirigeants syndicaux appartenant à la Fraction ne furent pas choisis pour la diriger … les inconvénients d’une telle méthode …ont surgi dans le travail pratique. La faiblesse de nos cadres fait bien souvent qu’en dehors des militants auxquels ont été confiés les postes du responsable du syndicat, il en reste peu qui sont qualifiés pour exercer des fonctions dirigeantes. Ainsi, la direction des fractions est confiée à des camarades peu expérimentés qui ne savent pas comment orienter leur activité pendant que les camarades dirigeants le syndicat continuent leur besogne habituelle s’en s’occuper de la fraction dont ils n’ont pas la responsabilité. Ces derniers considèrent la tâche de la fraction comme une besogne indépendante de la leur. Le résultat est que la fraction ne travaille pas et ne fonctionne pas. C’est un des premiers inconvénients. (…) Il y a en fait une direction double. Au lieu de jouer dans la fraction, le rôle que ses fonctions syndicales devrait lui attribuer, le militant syndical est bien souvent considéré comme réactionnaire par le camarade dirigeant de la fraction qui généralement a une moins grande expérience syndicale. Le militant syndical … est conduit à voir la fraction comme un organisme dirigé contre lui. (…) Qui doit diriger la fraction ? … Si des communistes dirigent le syndicat, il est évident que ce sont ceux-là qui sont le plus qualifiés. (…) C’est dans ce sens que doit être résolu le problème de la direction de nos fractions syndicales ».

Lui aussi insiste sur la qualité des rapports entre les communistes et le mouvement syndical : « [La] tendance de nos fractions à l’accaparement des organismes dirigeants subsiste encore. (…) C’est une des politiques les plus fausses… (…) La politique de nos fractions doit tendre au contraire à obtenir une large participation au travail syndical des syndiqués non communistes et, à établir de bons rapports entre eux et les communistes (…) C’est dire que nos fractions doivent avoir suffisamment de souplesse pour s’adapter aux contours du mouvement syndical. (…) C’est ainsi que notre Parti se liera au mouvement syndical, non par des mesures organiques, mais par la compréhension, la confiance de l’ensemble des syndiqués ».108

Au printemps 1927, le bureau politique du PCF insiste sur l’importance de la question de l’unité syndicale à réaliser qu’il présente plus que jamais « comme moyen de réaliser l’action commune des ouvriers… ».109 La perspective politique passe alors par la perspective syndicale de l’unité. Dans une déclaration, le comité central des 6 et 7 avril 1927 « décide d’entraîner tout le Parti » notamment « dans le travail pour l’unité syndicale sur les bases de la dernière proposition d’unité du CCN de la CGTU ».110

Dans les mois qui suivent, Jean Brécot111 précise la position actuelle du PCF sur l’indépendance syndicale par rapport aux conceptions antérieures qu’il avait pu développer : « Le Parti communiste est pour l’indépendance du syndicalisme ; si quelques anciens chefs du Parti Communiste, tels que les amis de Monatte, c’est-à-dire Souvarine, Loriot, Rosmer – ne partagèrent pas une seule minute cette conception et provoquèrent justement, en raison de leur attitude, une réaction des plus vives contre eux et venant directement des syndicats unitaires, nous ne craignons pas d’affirmer que le Parti communiste a répudié toute tactique de mécanisme à l’égard du mouvement syndical et par cela même a pu pénétrer plus profondément au sein des masses ouvrières et gagner la sympathie des syndicats par la route normale du travail de propagande et d’organisation du Parti Communiste lui-même … »112

Mais, la fin de l’année 1927 va être dominée, sur le plan de la vie interne du PCF, par la révélation d’une opposition interne. Nous évoquons assez longuement cet épisode parce qu’il implique directement Gaston Monmousseau et, nous semble-t-il, permet de relever quelques observations sur les relations CGTU-PCF à ce propos.

Les Cahiers du Bolchevisme113 publient « Les documents de l’opposition française et la réponse du parti ». Parmi eux une lettre, datée du 22 novembre 1927, adressée au secrétaire général du PCF, signée par cinq membres du comité central : Henri Barré, Louis Beors, Marguerite Faussecave, Suzanne Girault et Albert Treint. Cette lettre est présentée comme un additif à leur plate-forme. On peut lire dans celle-ci, après dénonciation de la politique du groupe Staline en URSS, une critique de la direction de la CGTU : « la direction de Monmousseau a fait miroiter la perspective de la réalisation toute proche de l’unité, et a provoqué par la-même la désillusion dans nos rangs … Sur la base de cette désillusion provoquée par la politique de la direction Monmousseau, s’est développée dans nos rangs la tendance à l’abandon de la lutte pour l’unité syndicale … la tendance au ‘grignotage’ par la CGTU des syndicats de la CGT … (…) … la direction Monmousseau, en dépit de belles paroles sur l’unité syndicale, s’est dévoilée comme profondément hostile à la lutte réelle et persévérante pour l’unité syndicale, et elle a révélé son esprit étroit de ‘conservatisme’ d’organisation. Si toute cette fausse politique n’était pas radicalement corrigée, la CGTU glissant de plus en plus vers le réformisme, tendrait sans cesse davantage à devenir une simple maison rivale de la CGT, débitant de plus en plus la même marchandise trade-unioniste (…) Contre la politique de la direction Monmousseau … il faut mener un combat impitoyable. (…) Il faut mener une lutte implacable contre tout glissement vers le réformisme à l’intérieur de la CGTU … Puis, s’ensuit une critique d’un groupe de la direction du PCF : « Le groupe Doriot114-Semard-Monmousseau aggrave le régime intérieur du parti et le met au service de l’opportunisme. (…) Le groupe Staline, au 6e Exécutif115 élargi de février 1926, opéra sa jonction étroite avec le groupe Doriot-Monmousseau et prépara le ralliement de Semard (…) Ainsi, l’opportunisme ayant écarté les obstacles principaux de sa route, put mettre la main sur le parti français et sur sa direction. Pour faire avaler au parti … sa politique opportuniste, le groupe DSM d’accord avec le groupe Staline, a maintenu la masse communiste française dans l’ignorance la plus complète … de la véritable situation et des opinions véritablement (souligné par les auteurs) émises par l’opposition. Dans le parti français, la direction DSM au lieu de se corriger par la critique du parti, vise à briser toute critique tantôt par des méthodes de pressions habiles et doucereuses, tantôt par les mesures les plus brutales, quand elle se heurte à des bolchéviks irréductibles ». La plate-forme, datée du 7 novembre 1927, se termine par les mots d’ordre : « A bas le révisionnisme staliniste, fourrier du scissionnisme stalinien ! Vive l’unité bolchevique du parti russe et de l’Internationale ! Vive le léninisme, instrument nécessaire de la victoire révolutionnaire du prolétariat mondial ! »

Mais, avant d’être un des signataires de ce texte, quelques mois plus tôt, le 8 juillet 1927, Treint avait écrit à Monmousseau : « Mon cher Gaston, Au nom de nos anciennes batailles menées en commun, j’insiste pour que tu ne te prononces pas sur la situation internationale : question chinoise, derniers événements dans le comité anglo-russe et situation intérieure du parti russe, avant de m’avoir entendu. Indépendamment même de notre amitié forgée dans les luttes communes, tu es l’un des dirigeants du parti et le dirigeant le plus responsable de la CGTU. (…) Je suis persuadé que tu trouveras le moyen de me ménager un entretien avec toi … » Huit jours plus tard, Monmousseau écrit au bureau politique du PCF : « Treint … s’est expliqué avec moi … (…) Nos explications ont été assez nettes et décisives pour que je prenne la responsabilité personnelle de mes déclarations présentes. J’estime la présence de Treint dans l’appareil du parti comme inopportune et je ne saurais trop inviter le BP à s’armer contre l’éventualité d’une crise prévue par Treint dans l’Internationale, et qui, d’après Treint lui-même doit donner en Russie le pouvoir à l’opposition à bref délai (souligné par GM) ».

Le 9 novembre 1927, dans une « Résolution sur l’opposition », votée à l’unanimité (les oppositionnels étant absents), le comité central avait approuvé « entièrement les mesures prises par le PC russe et l’IC contre les chefs de l’opposition – surtout l’exclusion de Trotsky et de Zinoviev du CC de l’URSS ». Le CC avait également décidé « d’exclure Treint du CC »116 et demandé « à l’IC son exclusion du CE de l’IC ».

Le comité central, dans un texte sur son opposition intérieure et la situation en France, indiquait : « Le plus grand danger pour le mouvement syndical révolutionnaire serait … qu’il reste une petite secte de propagande ‘pour des buts finaux’ en laissant les revendications immédiates. (…) Et toute l’activité des communistes dans les syndicats doit s’orienter davantage vers la lutte pour les revendications immédiates qu’elle ne l’a été jusqu’à maintenant ».117

L’observation de cet épisode permet de noter le rôle particulier que joue Monmousseau à la direction du PCF. Pour les opposants, il est désigné, avec Doriot et Sémard, comme l’un des trois dirigeants principaux du PCF et, en même temps, il est celui auprès duquel Treint avait tenté de plaider sa cause. Par ailleurs, la solution que Monmousseau propose au BP de retenir est celle qui prévaudra. Cet ensemble permet de considérer que Monmousseau, dans la direction nationale du PCF, et à travers lui sa qualité de secrétaire général de la CGTU, est très loin d’être à considérer comme une situation de dépendance. Bien au contraire, il y apparaît comme l’un des dirigeants ouvriers les plus essentiels.

Le comité central, qui se réunit début janvier 1928, revient, avec un point de vue critique, sur les questions syndicales : « La dernière session de notre Comité central a été en grande partie consacrée à l’examen du travail syndical du Parti. (…) … le CC a pu travailler sérieusement à l’examen des fautes et des faiblesses de notre travail syndical. Celles-ci ont leur origine … dans une conception erronée du rôle des communistes dans les syndicats et une sous-estimation de l’importance du rôle des syndicats. (…) Notre Parti est insuffisamment orienté vers la lutte pour les revendications immédiates. (…) Le CC a tracé les grandes lignes des tâches urgentes à accomplir pour obtenir un redressement vigoureux des efforts et des fautes commises dans notre politique syndicale : (…) Eclaircir la question du rôle du Parti et des syndicats ; le Parti, organisation de l’avant-garde ; les syndicats, organisation de toute la classe. Montrer comment doit s’exercer le rôle dirigeant du Parti, le rôle des fractions… »118

Au printemps 1928, le secrétaire général du PCF, Pierre Semard, évoque les conséquences pour les communistes français des dernières décisions de l’IC : « l’Exécutif demande à tous les Partis communistes de rompre avec les social-démocrates, qu’ils soient de droite ou de gauche, en dénonçant plus vigoureusement leur rôle de collaborateurs ou de soutien du régime bourgeois, de façon à opérer la démarcation politique indispensable entre le communisme et les partis qui se réclament de la démocratie et de la social-démocratie. (…) … l’Exécutif a souligné que notre Parti se trouve placé devant deux tâches principales … : 1° une agitation renforcée contre l’Union Nationale et ses collaborateurs socialistes et réformistes ; 2° l’organisation des luttes économiques du prolétariat contre les effets de la rationalisation capitaliste. (…)L’Exécutif souligne que pour l’accomplissement des tâches fixées, notre Parti doit en particulier améliorer son travail syndical … »119

Dans la même période, l’ISR, lors de son 4e congrès, adopte une résolution120, qui précise que : « La CGTU a de grands mérites et de grandes responsabilités devant le mouvement ouvrier de France. C’est l’unique organisation qui mène la lutte économique, qui organise les masses contre le capital. C’est bien parce que la CGTU représente, à l’heure actuelle, la seule organisation syndicale de la classe ouvrière qu’il faut étudier avec un soin particulier tous ses défauts et faire tout ce qui est possible pour y remédier ». La suite de la résolution répertorie douze défauts de la CGTU121, puis se conclut ainsi : « Il faut se donner comme objectif immédiat de doubler les effectifs de la CGTU au cours de l’année prochaine. (…) Pour le réaliser avec succès, il faut recruter dans le mouvement les couches nouvelles de travailleurs, manœuvres spécialisés, ouvriers non qualifiés, etc. Il faut renouveler les cadres des syndicats par les ouvriers d’entreprises, recruter les jeunes ouvriers et les femmes dans les syndicats et les incorporer dans les organismes syndicaux dirigeants ».

Plus d’un an plus tard, Laforge, dans Les Cahiers, évoque le prochain congrès de la CGTU122 : « Le congrès de la CGTU qui va se tenir dans quelques jours revêt une grande importance. (…) Notre congrès de Saint-Denis avait prévu que, battus dans le parti, droitiers et conciliateurs transporteraient leur opposition dans le mouvement syndical. La caractéristique de cette opposition se manifeste par une tendance très prononcée à la ‘neutralité syndicale’ ».123 Puis, il rend compte du congrès : « La reconnaissance du Parti communiste comme seul Parti du prolétariat, comme avant-garde prolétarienne dirigeante du mouvement ouvrier, marque un tournant politique. (…) La liaison du mouvement syndical révolutionnaire et du Parti du prolétariat s’est faite dans les faits, au cours des combats de classe. Elle n’est pas seulement une affirmation verbale … elle est une réalité … (…) Une organisation syndicale liée au Parti communiste ne peut sombrer dans le réformisme ».124

Cependant, quelques semaines plus tard, Jean Brécot125 nuance cette appréciation en évoquant, à partir d’un fondement historique, l’opportunisme de cadres de la CGTU : « Le X e Exécutif de l’IC … a parlé pour la première fois d’un nouvel essor révolutionnaire des masses et posé des problèmes nouveaux et d’un caractère capital, tels que le rôle dirigeant réel du parti et la préparation de la lutte pour la dictature du prolétariat au travers des luttes de la présente période. (…) Le V e Congrès de la CGTU marque … une cristallisation des courants opportunistes sur la base de l’analyse de la situation des nouveaux problèmes qui se trouvent posés et d’une résistance à bloc à l’autocritique. (…) … le V e Congrès de la CGTU marque une grande victoire politique sur la ligne de son redressement (souligné par JB) … Mais nous ne pouvons nous contenter de cette victoire ; l’activité considérable des opportunistes après le V e Congrès … décèle les faiblesses internes de la CGTU … ; elle décèle son inaptitude à remplir réellement son rôle … L’opportunisme … au sein de la CGTU … porte encore en grande partie l’héritage du syndicalisme d’avant-guerre (souligné par JB). (…) [A] la scission … les deux CGT ne groupaient pas plus de 500.000 membres ensemble, et la majorité de ce contingent était constitué par des ouvriers qualifiés ‘l’élite’ par les travailleurs des Services publics-cheminots. Dans les deux CGT, les cadres d’aujourd’hui reflètent encore à des degrés divers ce contenu social ». (…) … la grande de masse des ouvriers les plus exploités … est restée en dehors de nos syndicats. Nos cadres … sont demeurés l’expression de couches sociales qui … sont peu à peu différentes de la grande masse des catégories ‘inférieures’. (…) A u cours de toute une période d’avant-guerre … l’autonomie syndicale fut une réaction saine contre l’esprit parlementaire du Parti socialiste. (…) Toutes ces traditions exprimées plus ou moins fortement par les cadres de la CGTU depuis sa fondation ont laissé cette dernière à la queue du mouvement des masses. (…) … les cadres de la CGTU ont tendance … à négliger les revendications de la grande masse … La masse des ouvriers qualifiés est traité avec un certain mépris alors qu’elle devient de plus en plus l’élément fondamental de la lutte révolutionnaire ».

Le numéro suivant des Cahiers du Bolchevisme126 contient le texte d’une « Résolution sur la politique syndicale du Parti », qui est encore plus sévère sur le V e congrès de la CGTU, indiquant notamment : « Le CC marque comme un premier effort de redressement … les résultats obtenus au V e Congrès de la CGTU. Parmi les côtés positifs (souligné par le CC) les plus importants du Congrès confédéral, il faut indiquer : (…) La reconnaissance dans une résolution officielle de la CGTU du rôle dirigeant du Parti, comme ‘seule avant-garde prolétarienne dirigeante du mouvement ouvrier’ et pour la première fois dans l’histoire du mouvement syndical français, l’intervention officielle d’un représentant du CC du Parti127. (…) … le CC tient à souligner toute une série de côtés négatifs (souligné par le CC) … (…) Le CC déclare que l’adjonction à la dernière partie de la résolution d’orientation de la CGTU déclarant que : ‘la proclamation de ce rôle dirigeant et sa reconnaissance ne sauraient être interprétées comme la subordination du mouvement syndical ni une modification statutaire entre le Parti communiste et les organisations de masse que sont les syndicats unitaires’ est une fausse politique (souligné par GQ). Cette adjonction est en réalité une concession faite aux minoritaires et aux éléments hésitants de la majorité confédérale. Elle constitue une atténuation à la proclamation du rôle dirigeant du Parti qui ne devait pas être faite. Le CC indique que cette adjonction est la conséquence d’une explication politique insuffisante donnée sur la définition du rôle dirigeant du Parti ». Cependant, le comité central équilibre son propos en ajoutant « qu’il ne saurait être question de rejeter uniquement la responsabilité des fautes et des faiblesses signalées sur les militants du Parti ayant des fonctions responsables dans la CGTU. Ces fautes et ces faiblesses sont imputables à l’ensemble du Parti, sa direction comprise (souligné par le CC) ».

Le CC du PCF va alors commencer à « imaginer » une sorte de « tutelle » de sa part sur la CGTU. Il ajoute, en effet : « En conséquence, les décisions du Congrès de Saint-Denis concernant les tâches des communistes dans les syndicats conservent toute leur valeur et doivent être mises en application par tous les membres du Parti. Cependant, le CC tient à préciser une série particulièrement d’actualité : 1° Pour assurer une orientation juste du travail de la CGTU, il est indispensable d’améliorer la liaison entre le Bureau politique, le CC du Parti, pour assurer une direction politique effective du travail des communistes à la direction confédérale. Le BP et le CC du Parti, pour assurer une direction politique effective du travail des communistes à la CE confédérale, doivent étudier plus fréquemment et plus en détail les problèmes qui se posent devant le mouvement syndical et fixer ainsi l’orientation politique du travail de ces camarades. 2° La fraction communiste de la CE confédérale doit avoir pour tâche immédiate l’établissement d’un plan de travail pour l’application concrète des décisions du Congrès confédéral. Ce plan de travail doit tenir compte que l’objectif principal de la CE confédérale est : la conquête de la majorité de la classe ouvrière dans les fédérations d’industries décisives et dans les centres décisifs. En conséquence, les communistes de la CE confédérale doivent employer leurs efforts pour que toute la CGTU apporte son appui le plus complet aux fédérations d’industries suivantes : métallurgie, produits chimiques, mineurs, textile, bâtiment, en collaborant étroitement à leur travail ». Conscient que cette sorte de « tutelle » va être perçue comme pesante pour la CGTU, le CC ajoute : « En conclusion, le CC indique que le rôle dirigeant du Parti ne peut se borner à une affirmation de principe dans une résolution. Le rôle dirigeant du Parti ne saurait également être envisagé sous l’angle de l’envoi de contrôleurs ou d’inspecteurs du parti dans les organismes de direction de la CGTU aux différents échelons. Le Parti ne peut remplir son rôle de seule avant-garde prolétarienne dirigeante du mouvement ouvrier que dans la mesure où les communistes, partout où ils se trouvent et en particulier à la direction et au sein même des syndicats, à la tête des ouvriers dans toutes leurs batailles par leur action, en faisant leurs preuves, se montrent les meilleurs défenseurs du prolétariat ».

En juillet 1930, Maurice Thorez, à trente ans, devient secrétaire général du PCF, en remplacement de Pierre Semard. De treize ans le cadet de son prédécesseur et de Gaston Monmousseau, le nouveau secrétaire général fait partie d’une nouvelle génération de militants communistes qui accèdent très jeunes à de hautes fonctions dirigeantes. Né en 1900, dans une famille de mineur du Pas-de-Calais, il exerce cette profession dès l’âge de douze ans128, puis, d’abord militant à la SFIO, il opte pour le PCF en 1920. Dès l’âge de vingt-trois ans il est secrétaire de la fédération communiste du Pas-de-Calais, puis, est élu au Comité directeur du PCF et,à vingt-cinq ans, membre du bureau politique de ce parti.

Dans cette période, l’IC, puis l’ISR prônent la stratégie « classe contre classe », qui signifie aussi la mobilisation ouvrière pour la défense de l’URSS. Gaston Monmousseau évoque cette stratégie, et ses conséquences sur l’activité syndicale, à propos du V e Congrès de l’ISR, en juillet 1930 : « Un front d’attaque contre-révolutionnaire allant, en France, des minoritaires de la CGTU au fascisme est constitué contre le communisme. (…) Une question centrale a dominé les travaux du V e Congrès : l’organisation et la direction autonome des luttes ouvrières (souligné par GM), c’est-à-dire la réalisation du front unique de classe avec les masses et la direction des luttes sur le terrain de classe contre le bloc du pouvoir bourgeois du patronat et du réformisme sous toutes ses nuances. (…) La transformation de la structure syndicale sur la base de l’entreprise est le fondement de toutes les réalisations de notre stratégie de lutte (souligné par GM). (…) Transporter le centre de l’organisation dans l’entreprise. Ce mot d’ordre du V e Congrès de l’ISR est un mode d’ordre central s’appliquant à toutes les sections de l’Internationale syndicale rouge, dans tous les pays et les situation ».129

A partir de la fin des années 1930 apparaissent dans Les Cahiers du Bolchevisme de nombreux articles sur le syndicalisme signé de Benoît Frachon. Il faut noter que celui-ci, dès février 1929, dans le cadre d’une tribune de discussion ouverte dans L’Humanité, avait répondu à ceux qui déploraient la subordination du syndicat au parti et notamment le fait que le bureau confédéral de la CGTU soit entré en bloc au bureau politique du parti, qu’il se créait chez certains communistes un courant d’autonomie et de neutralité syndicale des plus dangereux, lequel montrait combien était dangereuse la thèse soutenue dans le projet de résolution syndicale pour la conférence de juin du PCF. Cette résolution affirmait que les syndicats sont la forme essentielle de l’organisation de toute la classe et doivent, donc, être formellement neutres.

Benoît Frachon, né en 1893, se situe à mi-chemin entre la génération de Semard et Monmousseau et celle de Thorez. Ouvrier métallurgiste dans la Loire, il s’engage, à seize ans, dans un petit groupe libertaire. Dix ans plus tard, n’ayant cessé entre temps de mener une activité syndicale des plus actives, il adhère à la SFIO, puis fait le choix du jeune PCF. En 1924, après avoir dirigé la grande grève des métallurgistes de Saint-Etienne, il devient secrétaire permanent de l’UD CGTU de la Loire. L’année suivante, il est chargé par le PCF de diriger la vie du parti dans plusieurs départements autour de Lyon. En 1928, à trente-cinq ans, il devient membre du bureau politique du PCF, chargé de la définition et de l’application de la ligne syndicale des communistes.130

En février 1931, il salue la conférence de l’opposition révolutionnaire des syndicats réformistes, qui s’est tenue, à Paris, à la fin de l’année précédente, comme « un événement d’une grande portée politique appelé à un profond retentissement dans le mouvement ouvrier ».131 En mai, il traite de la confusion, chez les communistes, entre PCF et syndicats : « De nombreuses déformations et erreurs politiques se produisent dans l’application des décisions du Parti. (…) Parmi les plus sensibles à l’heure actuelle, il faut noter celle qui consiste à confondre le Parti et les syndicats... »132 En octobre, il critique le travail syndical du PCF : « Dans sa dernière session, le Comité central du Parti a particulièrement insisté sur la nécessité de renforcer notre travail de masse. Pendant toute cette dernière période notre parti s’est recroquevillé sur lui-même … Une des manifestations les plus caractéristiques de ce travail sectaire est la faiblesse et le mauvais travail syndical du Parti ».133 Dans cette période, Maurice Thorez précise la forme que doit prendre l’unité syndicale : « Le Comité central du Parti, au cours de sa dernière session a indiqué comme tâche essentielle de notre Parti la lutte pour l’unité syndicale de lutte de classe. Il s’agit de faire prendre corps … au rassemblement de tous les travailleurs du pays dans une seule CGT ».134

C’est sans doute l’ensemble de ces préoccupations et ces difficultés énoncées qui vont conduire le bureau politique du PCF, en novembre 1931, a adopté une déclaration sur « Les rapports entre le Parti et les syndicats ». Ce texte, dont nous allons livrer de larges extraits, est, selon nous, essentiel. Pour la première fois, il tente une approche très pratique des relations entre le PCF et les syndicats. En même temps, il pose un mode de relation avec les syndicats – sans distinguer la CGTU et la CGT - non statutaire mais bien réel, un modus vivendi fondé, notamment, sur une « bipositionnalité » de dirigeants des deux partis en présence dans leurs organismes de direction respectifs. Voici les principaux points de ce texte, dont on peut légitimement penser qu’il est, largement, le fruit commun de la réflexion des trois dirigeants, tous trois membres du bureau politique du PCF, qui, compte tenu de leurs responsabilités respectives – Thorez, en qualité de secrétaire général du PCF ; Monmousseau, en qualité de secrétaire général de la CGTU ; Frachon, en qualité de responsable pour la direction du PCF du travail syndical de celui-ci et, peut-être, de candidat déjà pressenti pour le remplacement de Monmousseau au secrétariat général de la CGTU, puisqu’il prendra cette responsabilité deux ans plus tard – ont un besoin impératif d’obtenir un meilleur travail des communistes dans les syndicats : « Avant les assemblées (congrès ou conférences) des syndicats les comités respectifs du Parti doivent examiner les questions à l’ordre du jour de ces assemblées … en invitant les représentants des fractions communistes. Sur toutes ces questions le comité de Parti doit donner des directives, notamment sur la composition des nouveaux organismes de direction. Les candidatures que doivent présenter la fraction seront examinées avec la plus grande attention. Dans le choix des candidatures, il faut partir des principes suivants : a) Un à trois camarades du Parti pour assurer une ligne juste, ainsi qu’un bon travail pratique du nouvel organisme dirigeant ; b) confier des postes de direction à des ouvriers révolutionnaires … ; c) obtenir que le nouvel organisme dirigeant comprenne le plus grand nombre possible de sans parti les communistes et sympathisants devant toutefois, pris ensemble avoir une majorité assurée (souligné par nous GQ) ». A ce premier aspect du texte, qui, incontestablement, assure au PCF une certaine « tutelle » sur les syndicats, répond une seconde partie qui non seulement la tempère mais constitue une sorte de reconnaissance d’une sorte de « frontière » d’autonomie syndicale que le parti s’engage à ne pas franchir : « La direction bien comprise des syndicats exclut toute tutelle dans les détails, toute velléité de commandement. Le Parti ne doit ni ordonner, ni placer subitement les syndicats devant le fait accompli. (…) Il est extrêmement important d’assurer un fonctionnement régulier de tous les organismes syndicaux sur la base de la démocratie syndicale. Cela signifie qu’aucune décision ne doit être appliquée d’une manière automatique. Si la majorité dans l’organisme syndical dirigeant ou à une assemblée générale se prononce contre telle ou telle proposition, celle-ci devra être retirée si utile et nécessaire qu’elle soit et ne sera pas appliquée dans l’organisation en question jusqu’à nouvel examen de la question. (…) Il faut apprendre à ne pas imposer ses opinions (souligné par nous GQ) ».

Au total, ce sont ces deux aspects du texte du bureau politique qui produisent, selon nous, un « compromis équilibré » entre intérêts du parti et intérêts syndicaux. Ce « compromis équilibré », mutuellement avantageux pour les deux composantes du mouvement ouvrier est, on a tenté de le montrer, le produit d’une longue histoire des relations entre elles et, en même temps, le moyen imaginé pour tenter de surmonter des difficultés perdurables et nuisibles pour le développement de ces deux composantes.

Ce modus vivendi dans les relations entre PCF et syndicats – pour l’heure la CGTU – n’est rendu possible que par la présence de dirigeants, tels Monmousseau et Frachon, qui de pas leur position de « bipositionnalité » dans les deux composantes du mouvement ouvrier sont tout autant attachés au souci de la préservation et à l’élargissement des intérêts du parti que de celui du syndicat. Thorez sait qu’il ne peut exercer une « tutelle » sur la CGTU que dans ces conditions ; Monmousseau et Frachon savent qu’ils ne peuvent échapper à une subordination ou « tutelle de détail » du parti sur la CGTU que dans ces conditions.

Il s’ensuit que ce modus vivendi sous-tendu par des intérêts réciproques et communs en même temps, demande pour sa pérennisation un personnel politico-syndical ou syndicalo-politique, à l’image de Monmousseau ou de Frachon, en situation, lui aussi, de « bipositionnalité » dans les organismes de direction, au plus haut niveau de responsabilité, dans les deux organisations pour le faire vivre dans le respect du « compromis » réalisé.

L’invention de ce « compromis » entre le PCF et la CGTU, au tournant des années 1930, est, à la fois, le produit des événements et des hommes. Ces derniers l’ « inventent » parce qu’il offre une solution durable de dépassement du « conflit », plus ou moins larvé, qui préside aux relations entre syndicalisme révolutionnaire et mouvement politique révolutionnaire depuis des décennies et ils peuvent le faire parce que précisément ce « conflit » a produit les hommes en état de le révéler et de concevoir une solution pour tenter de le résoudre.

Notre thèse est, ici, que ce « compromis » est d’une autre nature pour expliquer les relations entre le PCF et la CGTU que toutes les explications classiques qui tentent de le circonscrire et à le borner sur un terrain faisant, simplement, appel aux notions d’indépendance ou de dépendance syndicale.

Ainsi, par exemple, lorsque P. Karila-Cohen et B. Wilfert indiquent qu’à partir de 1928 « il n’y a plus une feuille de papier entre les positions du PCF et celles de la CGTU » ou encore que « les méthodes du parti doivent s’appliquer à la confédération, en rupture complète avec les traditions françaises »135 , ne faisant aucune allusion au texte du bureau politique que nous avons présenté, ils ne permettent pas, selon nous, de saisir le particularisme du modèle français de relations entre le PCF et la CGTU.

Quant à A. Bergounioux136, s’il considère, selon nous à juste titre, qu’un « modèle »137 de relations PCF-CGTU, puis PCF-CGT, a bien été établi « dans l’entre-deux-guerres », il le réduit au constat d’un « cumul des responsabilités syndicales et politiques », oubliant de montrer que ce cumul est porteur d’une histoire et, comme nous avons tenté de le montrer, qu’il est l’expression d’un « compromis » partagé plutôt que le résultat d’une subordination imposée.
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