Ebauche d’etude sur la direction du pcf de 1920 a 1977 dans son rapport aux dirigeants syndicalistes








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3. SECTION 3. LE PCF DE SA NAISSANCE A MI 1924



En décembre, la SFIO, quant à elle, tient son XVIII e congrès national, à Tours. La majorité décide d’adhérer à la III e Internationale. La minorité scissionne et décide de maintenir la SFIO.

C’est à la mi-mai 1921 que le nouveau parti, né à Tours, le Parti communiste (PC) tient, à Paris, son congrès national administratif. Il adopte et publie ses statuts et décide de prendre, à compter du 1er janvier 1922, l’appellation de Parti communiste-Section française de l’Internationale communiste (PC- SFIO).
A ce point de notre développement, il convient de s’arrêter un instant sur la composition de l’organisme de direction que s’est donné le PC-SFIC.

Il se nomme Comité directeur et est formé de 24 membres titulaires et de 8 suppléants.

Une ligne de partage essentielle sépare deux catégories de ces dirigeants du PC : ceux qui appartiennent au Comité pour l’adhésion à la 3ème Internationale. Ceux-ci constituent la gauche du parti SFIO, ceux qui depuis mai 1919 se sont constitués, en transformant le CCRI, en section française de la nouvelle Internationale. La seconde catégorie est constituée de militants SFIO qui, en décembre 1919, se sont constitués, eux, en comité pour une reconstruction d’une nouvelle Internationale, sans pour autant, contrairement aux premiers, faire le choix de la 3ème Internationale, de l’Internationale communiste. Ceux-ci constituent le centre du parti SFIO, dont la droite est constituée par ceux qui se situent pour le maintien de la Deuxième internationale. Ces derniers sont ceux qui, à Tours, décident de maintenir la SFIO.

Lors du congrès de Strasbourg de la SFIO, en février 1920, les centristes de la SFIO proposent la création d’une nouvelle Internationale et se donnent trois mois pour y parvenir. Mais, cet objectif n’est pas atteint. De ce fait, une partie d’entre eux décident de rejoindre l’Internationale communiste.

Au total, la direction du PC est composée de dirigeants relevant de ces deux catégories. Pour les uns (la gauche), l’adhésion à l’Internationale communiste est dès l’origine de leur mobilisation l’objectif à atteindre. Pour les autres (le centre gauche), cette adhésion ne constituait pas leur projet initial. Ce sont les circonstances politiques qui les ont conduits, faute d’une autre solution, de se prononcer en ce sens.

A partir de la liste des membres du Comité directeur et de la connaissance nominative des adhérents du Comité pour la 3ème Internationale33, l’on peut dresser un tableau de répartition des membres du Comité directeur. Il est le suivant :

Membres du Comité pour la 3ème Internationale

Non membres

TITULAIRES

TITULAIRES

ALEXANDRE BLANC

MARCEL CACHIN

JOSEPH BOYET

AMEDEE DUNOIS

RENE BUREAU

ALBERT FOURNIER

JOSEPH CARTIER

OSCAR LOUIS FROSSARD

ANTONIO COEN

HENRI GOURDEAUX

ANTOINE KER

EUGENE DONDICOL

GEORGES LEVY

PAUL LOUIS

FERNAND LORIOT

LUCIE LEICIAGUE

VICTOR MERIC

DANIEL RENOULT

CHARLES RAPPOPORT

LOUIS SELLIER

BORIS SOUVARINE

GEORGES SERVANTIER

ALBERT TREINT




PAUL VAILLANT-COUTURIER




SUPPLEANTS

SUPPLEANTS

MARTHE BIGOT

PAUL LALOYAU

JULES HATTENBERGER

MARTHE PICHOREL

PIERRE MERCIER

EMILE BESTEL

HENRI PALICOT

HENRI REBERSAT


Ce tableau montre que les membres du Comité pour la 3ème internationale disposent de 13 postes de titulaire sur 24 et de 4 postes de suppléants sur 8. Ils ont, donc, d’une très légère majorité au niveau du Comité directeur.

Dans le « Bureau du Parti », élu par le Comité directeur, le 4 janvier 1921, la répartition, en conservant les mêmes catégories, est la suivante :


Membres du Comité

Non membre

LORIOT Secrétaire international

FROSSARD Secrétaire général

COEN Secrétaire adjoint

DONDICOL Trésorier

COLLIARD Déléguée à la propagande

CACHIN Directeur de L’Humanité

VAILLANT-COUTURIER Secrétaire de la commission propagande

VERFEUIL Délégué à la propagande

COEN Secrétaire de la commission Statuts et règlements

JULIEN Délégué à la propagande pour l’Afrique du Nord




VEYREN Délégué à la propagande




GOURDEAUX Secrétaire de la commission Finances




LEICIAGUE Secrétaire de la commission Archives


Ainsi, tout se passe comme si, les deux camps en présence s’étaient entendus pour une répartition de compromis entre leurs deux tendances, laissant à la gauche du PC une légère majorité au Comité directeur en échange pour ceux que nous continuerons à appeler le « centre » du poste de secrétaire général, dévolu à Frossard qui conserve ainsi la fonction qui était la sienne à la SFIO..

Il nous faut bien parler de « tendances car le Comité pour l’adhésion à la III e Internationale ne se dissout pas avec la constitution du PC. Il ne le fera qu’en novembre 192134, pour prendre le nom de Gauche du PC.

Quel est le personnel dirigeant de ce Comité dont les membres qui en sont élus au Comité directeur du PC ne donnent qu’un aperçu ?

Lorsqu’il se constitue, en mai 1919, le Comité pour la 3ème Internationale se dote de sa propre direction. Elle est composée d’une Commission exécutive de 16 membres. Parmi eux, trois seulement figureront parmi les membres du futur Comité directeur du PC : Cartier, Loriot et Hattenberger. Deux autres membres de la Commission exécutive ont déjà été évoqués plus avant. Ils appartiennent au groupe de La Vie ouvrière, ce sont Monatte et Rosmer. Mais, l’on n’y trouve encore : Emile Chauvelon, professeur agrégé, libre penseur, militant socialiste ; Marcel Hasfeld, comptable, syndicaliste révolutionnaire et coopérateur, fondateur de la Librairie du Travail ; Marcel Martinet, militant révolutionnaire et pacifiste, poète, romancier, dramaturge, essayiste et critique ; Gaston Monmousseau, ouvrier aux ateliers parisiens des chemins de fer de l’Etat, avant 1914 militant anarchiste et antimilitariste, puis durant la guerre, animateur de la tendance minoritaire révolutionnaire au sein de la CGT ; Raymond Péricat, militant syndicaliste, secrétaire de la Fédération du Bâtiment de 1908 à 1912, secrétaire du Comité de défense syndicaliste ; membre de la commission exécutive du CRRI ; Renan Radi, militant des Jeunesses socialistes ; Louise Saumoneau, couturière, puis journaliste, militante féministe, pacifiste et socialiste ; Henri Sirolle, militant anarchiste, représentant des cheminots du Réseau Etat à l’Union CGT de la Seine, un des animateurs des comités syndicaux minoritaires de la Seine. S’y ajoutent Dondon, Léonie Kauffman et Mifflet, pour lesquels nous n’avons pas trouvé de renseignements.

Après le congrès de Tours, la Commission exécutivedu Comité pour la IIIe Internationale est remaniée. N’en font plus partie : Chauvelon, Dondon, Martinet, Mifflet, Péricat, Radi, Rosmer, Saumoneau, Sirolle. Y demeurent : Cartier, Hasfeld, Hattenberger, Kauffman, Loriot, Monatte, Monmousseau. Y sont nouvellement élus : Marcelle Brunet, institutrice, pacifiste, membre du conseil syndical de la Fédération de l’Enseignement, membre de la commission exécutive du CRRI et du Comité de défense syndicaliste ; Joseph Boyet, élu au Comité directeur du PC ; Jean-Marie Clamamus, comptable, puis maire de Bobigny ; Maurice Fromentin, membre de la commission des conflits du PC et gendre de Loriot ; Victor Godonèche, linotypiste, militant syndicaliste révolutionnaire ; René Humberdot, membre de la commission de contrôle du PC ; Antoine Ker, élu au Comité directeur du PC ; Camille Pothion, syndicaliste, conseiller municipal de Saint-Denis ; Charles Rappoport, élu au Comité directeur du PC ; René Reynaud, gérant du Bulletin communiste, organe du Comité pour la 3ème Internationale ; Octave Rochereuil, membre du conseil d’administration de L’Humanité ; Boris Souvarine et Albert Treint, élus au Comité directeur du PC.

Y sont donc présents 8 membres du Comité directeur du PC : Boyet, Cartier, Hattenberger, Ker, Loriot, Rappoport, Souvarine, Treint. C’est dire le lien profond entre le Comité pour la 3ème Internationale et l’aile gauche du PC. A ce moment, après le départ de ses membres les plus anarchisants, le Comité est essentiellement composé de militants de gauche du PC et de syndicalistes révolutionnaires.

La direction du PC, formée en 1920, est, ainsi, la juxtaposition de deux tendances, rassemblées pour constituer un nouveau parti et rompre avec l’image de l’ancienne SFIO, mais profondément divisées quant à ce que doit être le nouveau parti. Pour la tendance de gauche, soutenue par la direction de l’Internationale communiste, il s’agit de construire un parti qui ne fasse plus du parlementarisme une voie royale pour mener son action, pour la tendance du centre il s’agit davantage de donner une impression de changement que de remettre en cause les pratiques parlementaires du passé.

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