Ebauche d’etude sur la direction du pcf de 1920 a 1977 dans son rapport aux dirigeants syndicalistes








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$ 1. Une faible proportion de syndicalistes dans les premiers Comités directeurs du PC



Mais, d’un point de vue sociologique, les dirigeants politiques des deux tendances du PC sont-ils si différents que cela ?

C’est ce que nous allons, à présent, examiner. Nous le ferons à partir de la liste des membres du Comité directeur en comparant les situations socioprofessionnelles et militantes des dirigeants des deux tendances en présence.

Dans un premier tableau, nous donnerons un aperçu (date de naissance, profession, statut au moment de l’élection35) de ce qu’il en est pour la tendance de gauche :


BLANC

1874. Instituteur. Député du Vaucluse.

BOYET

1882. Comptable dans une coopérative ouvrière.

BUREAU

1887. Négociant en tissus, comptable dans une coopérative de consommation.

CARTIER

1867. Ouvrier en chaudières de chauffage, installé à son compte.

COEN

1885. Avocat. Maître de la Grande Loge maçonnique de France.

KER

1886. Professeur dans une école commerciale. Collaborateur de L’Humanité et de La Vie ouvrière.

LEVY

1874. Docteur en médecine. Député du Rhône. Membre du comité central de l’ARAC.

LORIOT

1870. Instituteur, ex-syndicaliste. Permanent politique.

MERIC

1876. Dessinateur, puis correcteur d’imprimerie, puis journaliste.

RAPPOPORT

1865. Docteur en philosophie, journaliste, publiciste.

SOUVARINE

1895. Dessinateur d’art, puis journaliste.

TREINT

1889. Instituteur, puis correcteur d’imprimerie. Membre du comité central de l’ARAC, dont il est l’un des fondateurs.

VAILLANT-COUTURIER

1892. Avocat. Ecrivain, journaliste. Député de la Seine.

BIGOT

1878. Institutrice, syndicaliste.

HATTENBERGER

1887. Comptable. Administrateur de La Vie ouvrière.

MERCIER

1889. Plombier dans une association de couverture et plomberie qu’il a fondée.

PALICOT

1882. Electricien.


La moyenne d’âge de ces membres du Comité directeur est de 39 ans, au moment de leur élection. Les situations professionnelles les plus rencontrées sont celles de journalistes, d’avocats, ou encore d’ouvriers ou d’employés de petites unités à statut particulier (coopératif, associatif). Notons encore une relative importance du nombre d’enseignants, pour la plupart plus en activité et la présence de deux députés. Nulle trace, en revanche, d’ouvriers de grandes industries ou de syndicalistes occupant des fonctions dirigeantes nationales.

Qu’en est-il pour la tendance du centre ?


CACHIN

1869. Professeur de philosophie, puis journaliste. Directeur de L’Humanité. Député de la Seine

DUNOIS

1878. Employé de ministère, puis publiciste et journaliste.

FOURNIER

1882. Avocat.

FROSSARD

1889. Instituteur, puis journaliste et permanent politique.

GOURDEAUX

1881. Commis des PTT, syndicaliste dans son administration.

DONDICOL

1874. Employé de commerce, puis imprimeur, puis comptable à la Fédération CGT des Cheminots. Secrétaire du comité minoritaire des syndicats de la Seine.

LOUIS

1872. Publiciste.

LEICIAGUE

1880. Sténodactylo.

RENOULT

1880. Correcteur d’imprimerie, puis journaliste.

SELLIER

1885. Surnuméraire aux PTT, syndicaliste. Conseiller municipal de Paris.

SERVANTIER

1867. Employé communal ou archiviste et musicien, selon les sources.

LALOYAU

1870. Mécanicien linotypiste à L’Humanité.

PICHOREL

1878. Institutrice, syndicaliste, militante féministe.

BESTEL

1886. Ouvrier tourneur, syndicaliste, secrétaire du comité intersyndical de Saint-Denis. Conseiller municipal de Saint-Denis.

REBERSAT

1870. Architecte. Conseiller municipal au Kremlin-Bicêtre.


Ici, la moyenne d’âge est de 43 ans, soit quatre ans de plus que dans le premier groupe. D’un point de vue des situations professionnelles, la physionomie n’y est pas très différente, avec un nombre relativement important de journalistes, publicistes, instituteurs. Le nombre d’ouvriers ou employés est à peu près équivalent lui aussi. Une différence observable réside dans la présence dans ce groupe de syndicalistes de grande administration ou exerçant des responsabilités au-delà du cadre d’une entreprise.

Au total, les deux groupes n’apparaissent pas fondamentalement différents. Ils sont tous deux majoritairement composés par des éléments non ouvriers et non syndicalistes, ceux-ci et ceux-là demeurant relativement marginaux.

Pourtant, on l’a vu, parmi les dirigeants du Comité pour l’adhésion à la 3ème Internationale figure un nombre relativement important de syndicalistes. Seulement, pour l’essentiel de ceux-ci, ils n’étaient pas adhérents de la SFIO et ne le sont pas davantage du PC. C’est le cas de M. Brunet, Monatte, Rosmer, Monmousseau, Hasfeld. Pour ces dirigeants ou militants syndicalistes, au demeurant partisans parmi les plus déterminés de l’adhésion à l’Internationale communiste, il ne saurait être question de se diluer, dans un compromis somme toute « politicien », en rejoignant un parti au moins co-dirigé par des éléments qui, il n’y a pas si longtemps, ont collaboré à l’union sacrée. Leur collaboration avec les socialistes au CRRI, puis au Comité pour l’adhésion à la 3ème Internationale a pour fondement exclusif la lutte pour la paix et la construction, dans le cadre d’une mobilisation favorable à la révolution russe, d’une nouvelle Internationale débarrassée de ses vieux démons opportunistes et réformistes. Leur combat essentiel, pour l’immédiat, est dans la CGT, où il s’agit de déloger une direction confédérale elle aussi marquée par sa trahison de la période de l’union sacrée.

Par ailleurs, nous le verrons bientôt, les relations que souhaitent instaurer l’Internationale communiste avec les syndicats ne sont pas sans leur poser de problème.

Pour l’heure, la délégation du PC qui se rend, en juin 1921, au III e congrès de l’Internationale communiste, à Moscou, est une délégation largement constituée de la gauche du PC, dont les principaux dirigeants sont présents : Loriot, Souvarine, Vaillant-couturier, L. Colliard. En revanche, pour la tendance du centre ce n’est pas le cas. La seule représentante de cette tendance membre du Comité directeur du PC est L. Leiciague, la secrétaire de la commission des Archives. Ni Frossard, le secrétaire général du parti, ni Cachin, le directeur de L’Humanité, en particulier, ne font partie de la délégation. Comment ne pas s’en étonner ? L’explication en réside tout simplement dans le fait qu’ils ont une certaine connaissance des critiques de l’Internationale communiste qu’ils vont devoir entendre et sans doute préfèrent-ils échapper à ce moment, pour eux, désagréable. De plus cette distance prise délibérément de leur part avec l’instance mondiale du mouvement communiste peut, d’une certaine façon, témoigner de leur volonté de marquer une certaine autonomie.

Mais, leur « fuite » ne leur évite pas les désagréments escomptés. Avant même que s’ouvre le congrès, le 22 juin, L’Humanité, datée du 18, annonce que la direction de l’Internationale a arrêté le dispositif de la représentation française dans ses instances : c’est Loriot qui est désigné pour siéger au bureau du congrès ; Souvarine est choisi comme représentant du PC à la direction de l’Internationale, assisté de Loriot et de Vaillant-Couturier. Ce faisant, l’Internationale indique clairement l’identité du canal par lequel elle entend assurer ses relations avec le PC : les leaders du courant de gauche. Quant au congrès lui-même, il ne se prive pas de taxer les dirigeants du PC du centre d’opportunisme et adopte une orientation politique dont le centre de gravité est l’action parmi les masses. Enfin, le congrès affirme la nature mondiale de l’Internationale en tant que parti, ce qui suppose que les différents partis nationaux qui y adhèrent s’imposent une discipline nouvelle à son égard et reconsidèrent leur propre fonctionnement particulier. Souvarine, élu au secrétariat de l’Internationale, c’est-à-dire parmi ses principaux dirigeants, est clairement désigné comme le leader du PC.
C’est durant la tenue même de ce III e congrès de l’Internationale qu’est convoquée, également, à Moscou, le I er congrès de l’Internationale syndicale rouge. Les minoritaires de la CGT y ont délégué comme représentants : Gaudeaux, Sirolle, Labonne, Michel Kneller, Godonèche, Claudine et Albert Lemoine et Tommasi. Nous avons déjà évoqué deux de ces syndicaliste à propos du Comité pour l’adhésion à la 3ème Internationale : Sirolle, qui en fut un dirigeant mais ne l’est plus ; Godonèche, qui le demeure. Voyons, brièvement, quels en sont les autres : Jean Gaudeaux, militant anarcho-syndicaliste, est secrétaire adjoint de la section de Paris du syndicat national des voyageurs et représentants de commerce ; Victor Labonne, secrétaire du syndicat des ouvriers et ouvrières sur métaux du département de la Seine est, également, le trésorier par intérim du Comité de défense syndicaliste ; Claudine Lemoine est secrétaire adjointe du syndicat de l’Habillement de la Seine ; Albert Lemoine est militant des Comités syndicalistes révolutionnaires. Nous n’avons pas trouvé d’informations sur Kneller. Nous évoquons un peu plus longuement Tommasi pour deux raisons : d’abord parce que, avec Godonèche, il est le seul membre du PC de la délégation ; ensuite, parce qu’il était membre de la délégation de celui-ci qui vient de participer au III e congrès de l’Internationale communiste. Joseph Tommasi, ouvrier menuisier puis ouvrier de l’aviation, actif militant syndicaliste de la Fédération de la Voiture-Aviation, est, depuis 1919, membre de la commission administrative de la CGT, où il ne cesse de s’opposer à la direction confédérale. Militant de la SFIO, en février 1920, il avait élu à sa CAP. En décembre 1920, quasiment dans le même temps où il rejoint le PC, il est élu secrétaire de l’Union des syndicats de la Seine, où il trouve place aux côtés des deux autres secrétaires que sont Monmousseau et Dudilieux. Lors du comité général de l’UD qui avait précédé son élection, en novembre 1920, il avait proposé que tout délégué investi d’un mandat politique rétribué ne puisse faire partie du comité général. Cette proposition avait été adoptée par près de 59 % des voix. C’est dire que Tommasi, porte, comme les autres secrétaires de l’UD, une conception selon laquelle le syndicat ne doit pas se laisser pénétrer par les partis politiques, y compris le sien, à ce moment la SFIO.

Or, lors du congrès de l’Internationale syndicale rouge, Tommasi et Godonèche signent la résolution finale qui prône l’établissement d’un lien organique entre l’Internationale syndicale rouge et l’Internationale communiste. De retour de Moscou, il est convoqué devant la commission exécutive des syndicats de la Seine et doit démissionner sous la pression des Comités syndicalistes révolutionnaires. Par ailleurs, dans un texte rendu public dans La Vie ouvrière du 21 juillet 1921, dix-neuf membres des Comités syndicalistes révolutionnaires – dont Monatte et Monmousseau – désavouent publiquement Tommasi et Godonèche pour leur prise de position.

Pour ajouter au curieux de cette affaire, il faut savoir que le rédacteur de la résolution de l’Internationale syndicale rouge n’était autre que Rosmer, lequel, étant déchargé de ses fonctions à la direction de l’Internationale communiste au profit de Souvarine, s’était vu chargé par la direction de l’Internationale de préparer le congrès de sa structure syndicale.

Comme on peut l’observer avec ce 1er congrès de l’Internationale syndicale rouge, les nouvelles structures internationales qui se mettent en place (Internationale communiste et Internationale syndicale rouge) contraignent les acteurs français, que ce soit sur un plan politique ou syndical, à une sorte de reclassement de leur propre personne. Il faut choisir son camp politique (SFIO ou PC), choisir son camp syndical (anti ou pro-direction de la CGT) et, au-delà, choisir le type de relations à établir entre structures nationales, en interne et en externe, et entre structures internationales. Ces choix, on le voit, ne sont pas sans poser de problèmes, notamment pour les syndicalistes révolutionnaires : adhérer au PC ou non ? Accepter ou non de réexaminer les rapports entre syndicats et partis ? Ces choix difficiles à opérer par les acteurs sont déterminés à la fois par le contexte général et par la gestion de leur propre personne. Cela explique qu’ils peuvent être différents. Prenons ici en compte le fait que ceci se situe dans un contexte extrêmement mouvant et que les acteurs opèrent leur choix sans, contrairement aux observateurs que nous sommes aujourd’hui, connaître les conséquences de ceux-ci. Pour notre part, nous entendons maintenir notre vigilance pour ne pas expliquer, ce qui est trop souvent le cas, leurs actes à la lumière des conséquences, supposées par nous inconnues au moment où ils les commettent, de ceux-ci.
A la fin juillet 1921, lors du XVI e congrès de la CGT, tenu à Lille, la minorité de la CGT progresse dans la confédération. Cette progression contrarie à un tel point la direction confédérale que le CCN du mois de septembre décide de dissoudre les CSR. Quelques jours plus tard, le comité central des CSR lance un appel pour la convocation d’un congrès extraordinaire de la CGT. Puis, en décembre, ils tiennent un congrès des minoritaires, à Paris. Ils y décident de suspendre provisoirement le versement des cotisations à la CGT, élisent une commission administrative et un bureau provisoire chargé de convoquer un congrès de la CGT, si, au 31 janvier 1922, le CCN de la CGT n’a pas décidé de le faire. Ripostant à ce choix offensif, la direction de la CGT constate que les décisions prises par le congrès des minoritaires constituent, de fait, un état de scission. Réagissant à son tour à cette riposte, les minoritaires fixent au 22 juin 1922 le congrès constitutif d’une nouvelle confédération syndicale française : la CGTU.

C’est dans ce contexte mouvementé que se tient du 25 au 30 décembre 1921, à Marseille, le I er congrès national du PC.

Notre choix à propos de ce congrès, et ce sera le cas pour d’autres que nous aurons à observer, n’est pas, les historiens l’ont déjà fait abondamment, d’observer les discours tenus par les différents acteurs. Notre hypothèse consiste à poser que, en dernier ressort, affrontements discursifs et stratégies et tactiques, tant collectives qu’individuels, des groupes d’acteurs et des individus acteurs en présence se soldent, s’objectivent en quelque sorte, dans la composition des organismes de direction qui résultent non pas directement des congrès, lesquels ne sont souvent qu’un exercice plus ou moins rituel entérinant des rapports de force ex ante, mais des évolutions des périodes qui les séparent. Ce critère de choix a, en outre, pensons-nous, le mérite, pour l’observateur, de pouvoir opérer des comparaisons dont on connaît l’intérêt cognitif explicatif qu’elles permettent de révéler à des fins d’observation et d’hypothèses compréhensives.
Pour chacun des congrès observés nous proposerons un tableau à trois entrées comportant, en rapport au congrès précédent, les maintiens en fonction, les départs et les arrivées dans l’organisme de direction du PCF. Nous ne tiendrons pas compte, dans les tableaux, des fonctions de titulaires ou de suppléants


I er CONGRES DU PC, décembre 1921, Marseille

Comité directeur de 32 membres

Maintien en fonction

Départ

Arrivée

CACHIN

A. BLANC

GARCHERY

CARTIER

BOYET

TOMMASI

DONDICOL

BUREAU

SOUTIF

DUNOIS

COEN

RENAUD JEAN

FROSSARD

FOURNIER

J. BLANC

GOURDEAUX

SELLIER

BODIN

KER

SERVANTIER

FAURE

LEVY

SOUVARINE

BARABANT

LORIOT

HATTENBERGER

BRODEL

LOUIS

LALOYAU

BOUËT

LEICIAGUE

MERCIER

VERFEUIL

MERIC

PICHOREL

COLLIARD

RAPPOPORT

PALICOT

PIOCH

RENOULT

REBERSAT

DORMOY

TREINT







VAILLANT-COUTURIER







BIGOT







BESTEL







18

14

14


Comme on le voit, le Comité directeur est renouvelé à près de 43 % de son effectif.

Y sont maintenus pour le centre : Cachin, Dondicol, Dunois, Frossard, Gourdeaux, Louis, Leiciague, Renoult, Bestel, soit 9 membres ; pour la gauche : Cartier, Ker, Lévy, Loriot, Méric, Rappoport, Treint, Vaillant-Couturier, Bigot, soit 9 membres.

En sortent :pour le centre : Fournier, Sellier, Servantier, Laloyau, Pichorel, Rebersat, soit 6 membres ; pour la gauche : A. Blanc, Boyet, Bureau, Coen, Souvarine, Hattenberger, Mercier, Palicot, soit 8 membres. Observons que parmi ces derniers se trouve Souvarine, celui que l’Internationale communiste a désigné pour siéger à sa direction. Nous y reviendrons.

Pour ce qui concerne les arrivants, nous les présenterons sous la forme d’un tableau indiquant leurs fonctions au moment de leur arrivée :


GARCHERY

Conseiller municipal de Paris, secrétaire du groupe communiste à l’Hôtel-de-Ville

TOMMASI

Syndicaliste. Linotypiste et rédacteur de la page syndicale de L’Humanité.

SOUTIF

Secrétaire général adjoint de la Fédération de la Seine du PC

RENAUD JEAN

Secrétaire fédéral du PC dans le Lot-et-Garonne, député.

J. BLANC

Secrétaire à la propagande de la Fédération de la Drôme du PC, membre de la Gauche du PC

BODIN

Secrétaire de la fédération d’Ille-et-Vilaine du PC

FAURE

Conseiller municipal et général dans la Loire, membre du comité central de l’Arac

BARABANT

Ex-député de la Côte-d’Or

BRODEL

Secrétaire de la Bourse du Travail d’Halluin, secrétaire de la Fédération du Nord du PC, membre de la Gauche du PC

BOUËT

Secrétaire de la Fédération du Maine-et-Loire du PC, membre de la Gauche du PC

VERFEUIL

Journaliste

COLLIARD

Membre du secrétariat international des femmes communistes, membre de la Gauche du PC

PIOCH

Secrétaire fédéral de la Seine du PC

DORMOY

Pas d’information


Sur les 14 entrants, 4 sont membres de la gauche du PC : J. Blanc, Brodel, Bouët, Colliard.

Au total sur les 32 membres du nouveau Comité directeur 13 sont membres de la Gauche du PC. Alors que les représentants de cette tendance étaient légèrement majoritaires dans le précédent Comité directeur, ils y représentent, après le 1er congrès, juste à peine plus de 40% des présents.

Incontestablement, ce congrès est caractérisé par une reprise en main du PC par son centre, dont l’éviction de Souvarine du Comité directeur (CD) constitue la traduction la plus symbolique.

Cette éviction va, de plus, avoir pour conséquence de provoquer, par réaction, la démission du Comité directeur des principaux représentants de la Gauche, comme Loriot, Treint et Vaillant-Couturier, mais aussi celle de Dunois. Ce dernier, qui, bien que syndicaliste révolutionnaire jadis, n’avait jamais adhéré au Comité pour la 3ème Internationale, se démarque par cet acte du centre du parti. Sont encore démissionnaires d’autres membres de la Gauche, comme Bouët et Brodel. En revanche par le jeu des remplacements des démissionnaires, Hattenberger, à l’origine non retenu se trouve finalement élu.36

Au total à l’issue de ces démissions, la Gauche conserve comme membres du Comité directeur  9 représentants (Cartier, Ker, Lévy, Méric, Rappoport, Bigot, J. Blanc, Colliard, Hattenberger) sur 32 membres, soit un peu plus du quart des sièges.

Le bureau exécutif désigné comprend trois membres du centre (Frossard, secrétaire général ; Soutif, secrétaire administratif, Bigot, secrétaire du comité féminin) et un de la gauche (Ker, secrétaire international). Cachin est maintenu comme directeur de L’Humanité ; Renoult comme directeur de l’International, le quotidien du soir ; Renaud Jean comme directeur de La voix paysanne ; et Souvarine comme directeur du Bulletin communiste.

Avec ce premier congrès du PC, le nombre de syndicalistes demeure faible, 4 sur 32 (Dondicol, Gourdeaux, Bestel, Tommasi). Bigot et Bestel exercent, à présent, essentiellement une activité politique.

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