Ebauche d’etude sur la direction du pcf de 1920 a 1977 dans son rapport aux dirigeants syndicalistes








télécharger 1.18 Mb.
titreEbauche d’etude sur la direction du pcf de 1920 a 1977 dans son rapport aux dirigeants syndicalistes
page7/24
date de publication01.04.2017
taille1.18 Mb.
typeRapport
ar.21-bal.com > économie > Rapport
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   ...   24


Le Comité directeur est renouvelé à près de 60 % de son effectif.

Y sont maintenus pour le centre : Cachin, Frossard, Garchery, Gourdeaux, Leiciague, Louis, Soutif, Paquereaux, Bestel, Dormoy, soit 10 membres ; pour la gauche : Cartier, Ker, soit 2 membres. Cependant, ce dernier, à ce moment, se réclame - comme d’ailleurs Frossard, Garchery, Marrane, Soutif et Paquereaux d’une tendance de centre-gauche. Par ailleurs, selon un rapport de police, Ker aurait appartenu, dès novembre 1921, à un conseil d’études communistes en compagnie notamment de Renaud Jean.41

En sortent pour le centre : Dondicol, Renoult, Tommasi, Renaud Jean, Bodin, Faure, Barabant, Verfeuil, Pioch, Servantier, Philippe, Auclair, Bouthonnier, soit 13 membres ; pour la gauche : Bigot, Lévy, Méric, Rappoport, J. Blanc, Colliard, Hattenberger, soit 7 membres.

Les arrivants sont présentés dans le tableau suivant :


KURTZ

Membre de la commission exécutive de la FD du PC de Meurthe et Moselle

TOURLY

Rédacteur à L’Humanité

MARRANE

Président du comité des coopérateurs révolutionnaires, membre du secrétariat du Syndicat CGT des instruments de précision

BRANCON

Membre suppléant du comité de la Fédération du PC de la Seine

GANIELOU

Militant du PC à Paris

JACOB

Militant du PC de Seine-et-Oise

FOURNIER

Avocat

HENRIET

Un des fondateurs du comité des coopérateurs révolutionnaires

CORDON

Secrétaire de la section PC de Saint-Ouen

SELLIER

Membre du comité de la FD du PC de la Seine, membre du conseil d’administration de L’Humanité

RIEHL

Pas d’information

MORIZET

Maire de Boulogne-Billancourt

JENN

Militant du PC à Paris

LEDOUX

Membre de la commission administrative de la Fédération du PC de Seine-et-Oise, un des dirigeants de l’ARAC pour ce département

LAGUESSE

Secrétaire de la FD du PC de Seine-et-Marne

HEURTAUX

Conseiller municipal de Clichy

DESTREE

Militant du PC de la Fédération de la Seine, administrateur et collaborateur à L’Humanité, collaborateur à l’Internationale

EVRARD

Secrétaire du Syndicat CGTU des employés de la Banque de France

GEORGET

Pas d’information

PLAIS

Conseiller d’arrondissement du canton de Vanves


Tous les entrants au Comité directeur à ce congrès appartiennent à la mouvance du centre du parti, dont on a vu à propos de Ker et de quelques autres qu’elle se recomposait avec la naissance d’un centre gauche. La grande majorité des nouveaux arrivants proviennent de la région parisienne et, en particulier de Paris. La direction de l’Internationale communiste dans sa résolution de juin 1922, que nous avons évoquée plus haut, mettait en garde l’autonomie dont semblait jouir dans le PC la Fédération de la Seine et demandait d’y mettre un terme. L’entrée de nouveaux dirigeants de cette fédération au Comité directeur, qui renforce son poids dans la direction du parti, ne semble pas dans ce sens. Quant à la demande de l’Internationale de donner plus de place aux ouvriers dans cette direction, elle n’est pas prise en compte de façon visible. Le seul véritable syndicaliste parmi les entrants est issu du milieu employé. En revanche, Dondicol, qui avait des responsabilités syndicales interprofessionnelles et qui avait été élu à la commission exécutive de la CGTU quitte le Comité directeur. Y demeure comme seul double appartenant aux directions nationales du PCF et de la CGTU : Gourdeaux.

Conformément aux vœux de l’Internationale un Bureau politique est mis en place, formé de : Cachin, directeur de L’Humanité, , Dormoy, Frossard, qui demeure secrétaire général et devient secrétaire international Ker, Marrane, Paquereaux et Soutif, nommé secrétaire administratif-trésorier. C’est-à-dire pour la plupart d’entre eux de représentants qui se réclament d’un nouveau centre gauche. Louis remplace Souvarine à la direction du Bulletin communiste.

Durant ce congrès, plusieurs membres du parti, dont Verfeuil, ancien membre du Comité directeur, sont exclus. En fin d’année 1922, ils créeront l’Union fédérative des travailleurs socialistes révolutionnaires.

A l’issue de ce congrès, il apparaît que la gauche du parti est totalement écartée de l’organisme de direction du PC. La direction mise en place est le résultat d’un partage des postes entre tendances de la mouvance centriste.

Dès le mois suivant, l’Internationale communiste, qui tient son IV e congrès, à Petrograd et à Moscou, réagit à ce « coup de force » contre la gauche du parti. Elle propose la formation d’un nouveau Comité directeur sur la base d’un compromis entre le centre, la gauche et deux fractions (celle de Renoult42 et celle de Renaud Jean). Elle propose encore que Frossard soit assisté de deux adjoints, l’un de la gauche et l’autre du centre. Tour à tour, Cachin, Souvarine, Renoult et Renaud Jean s’engagent à appliquer ce compromis. Celui-ci fixe numériquement le nombre de membres du Comité directeur pour chacune des parties en présence : 13 pour le centre, 11 pour la gauche, 5 pour le groupe Renoult, 1 pour le groupe Renaud Jean. S’y ajoute un siège pour les Jeunesses communistes. Le compromis procède de même pour le Bureau politique : 3 membres pour le centre, 3 pour la gauche, 1 pour le groupe Renoult. Il pose encore que : Frossard et Souvarine seront les représentants du PC auprès de l’Internationale ; Cachin demeure directeur de L’Humanité, mais à égalité de droits avec Dunois, qui en devient secrétaire général et avec un secrétaire de rédaction du centre et un de la gauche ; le Bulletin communiste sera dirigé par un représentant de la gauche. Mais, au-delà de cette indication numérique quant à la composition du Comité directeur, la direction de l’Internationale fait ratifier dans le compromis la composition nominative du Comité directeur. Celui-ci devra avoir la composition suivante :


CENTRE

GAUCHE

GROUPE RENOULT

GROUPE RENAUD JEAN

FROSSARD, secrétaire général et délégué auprès de l’Internationale

ROSMER

BARBERET

RENAUD JEAN

SELLIER, secrétaire provisoire, suppléant Frossard durant son séjour à Moscou de 3 mois, comme représentant du PC

TREINT, secrétaire adjoint du PC

FROMONT




CACHIN

VAILLANT-COUTURIER

DUBOIS




JACOB

SOUVARINE

WERTH




GARCHERY

TOMMASI

LESPAGNOL




LEICIAGUE

CHRISTEN







MARRANE

DEPOORTER







GOURDEAUX

CORDIER







LAGUESSE

BOUCHER







PAQUEREAUX

DUNOIS







PIERPONT

SALLES







DUPILET










PLAIS











Ce qu’il nous paraît ici intéressant à observer est la composition de la gauche, laquelle marque une évolution par rapport à sa composition passée. D’abord, c’est Treint, qui, devenant secrétaire adjoint du parti, en apparaît comme le leader. Ensuite, nombre de ses anciens dirigeants ne sont pas dans la liste retenue : Loriot, Cartier, Lévy, Méric, Rappoport, Bigot, J. Blanc, Colliard, Hattenberger, Bouët, Brodel. N’y subsistent que : Treint, Vaillant-Couturier et Souvarine. En revanche de nouveaux noms sont promus. Trois d’entre eux nous sont déjà familiers : Rosmer, Tommasi, Dunois. Rosmer, à présent libéré de ses tâches au service direct de l’Internationale (comme représentant en son sein du Comité pour la 3ème Internationale d’abord, puis comme chargé de préparer le I er congrès de l’ISR) se voit, apparemment, affecté aux affaires du PC. Pour Tommasi, il semble que la période de replacement de chacun dans la rapidité des évolutions qui se produisent, que nous avons évoquée, le conduise à se situer, dorénavant, franchement dans la gauche du parti.43 Quant à Dunois, son évolution vers la gauche était déjà en germe dans sa démission du Comité directeur, lors du I er congrès du PC, suite à celle de Loriot. Enfin, la liste de gauche fait apparaître de nouveau noms (Christen, Depoorter, Cordier, Boucher, Salles) dont le tableau ci-après aide à mieux appréhender de qu’ils représentent :


CHRISTEN

Métallurgiste, militant du comité intersyndical du XI e arrondissement de Paris

DEPOORTER

Secrétaire du syndicat CGTU du Textile de Tourcoing

CORDIER

Secrétaire fédéral de la Fédération CGTU des Coiffeurs

BOUCHER

Pas d’information

SALLES

Métallurgiste, militant syndical de la Seine


Comme on le voit, quatre des cinq éléments nouveaux dans la liste de gauche sont des militants syndicalistes. Il est net, ici, que l’Internationale en proposant ce choix tend à obtenir ce qu’elle souhaite comme on l’a vu : accroître le nombre d’ouvriers dans le Comité directeur du PC. Le fait que parmi eux figurent des militants de la Seine peut aussi correspondre à une volonté de redresser le comportement jugé trop autonome de cette fédération dans le PC.

La quasi désignation de Treint comme leader de la gauche a, peut-être, à voir avec des problèmes internes à l’Internationale et au PC russe, mais nous ne développerons pas ces considérations qui ont, finalement, peu d’importance pour notre observation.

Ayant à se prononcer sur cette liste de compromis, le Comité directeur la ratifie lors d’une réunion de la mi-décembre 1922, dont le nombre de présents est relativement faible : 18. Elle est adoptée par plus de 80 % d’entre eux. Les membres du Comité directeur qui donnent leur accord sont : Frossard, Cachin, Paquereaux, Sellier, Garchery, Destrée, Laguesse, Gourdeaux, Jenn, Plais, Cartier, Marrane, Ker, Honel et Prévost.44 Se sont abstenus : Cordon, Morizet et Tourly.

Cependant, un télégramme de l’Internationale communiste, signé de son secrétaire général, précise que, finalement, Treint devra être considéré secrétaire du PC au même titre que Frossard. Cela en est sans doute trop pour ce dernier, qui, le 1er janvier 1923, démissionne de son poste de secrétaire général du PC.

Le 21 janvier, le Conseil général du PC désigne un nouveau Comité directeur, composé de 28 membres. Nous l’observerons comme s’il s’agissait d’un congrès et selon la même méthode quant à l’évolution de sa composition, en le comparant au II e congrès du PCF :



CONSEIL NATIONAL DU PC, janvier 1923, Boulogne-sur-Seine

Comité directeur de 29 membres
1   2   3   4   5   6   7   8   9   10   ...   24

similaire:

Ebauche d’etude sur la direction du pcf de 1920 a 1977 dans son rapport aux dirigeants syndicalistes iconRapport d’evaluation interne 2013 sommaire
«Coste Baills» a été construite en 1975 et achevée en 1977. C’est un Etablissement public géré par son Directeur, soumis aux instances...

Ebauche d’etude sur la direction du pcf de 1920 a 1977 dans son rapport aux dirigeants syndicalistes iconManuel Durand-Barthez
«collectif», adopté par la Faculty of 1000 dans les domaines biomédicaux. Son originalité par rapport aux précédents réside dans...

Ebauche d’etude sur la direction du pcf de 1920 a 1977 dans son rapport aux dirigeants syndicalistes icon* Cours de langue
«Etude sur le système suffixal du grec», sous la direction de M. Jean-Victor vernhes, Maître de Conférences à l'Université de Provence...

Ebauche d’etude sur la direction du pcf de 1920 a 1977 dans son rapport aux dirigeants syndicalistes icon* Cours de langue
«Etude sur le système suffixal du grec», sous la direction de M. Jean-Victor vernhes, Maître de Conférences à l'Université de Provence...

Ebauche d’etude sur la direction du pcf de 1920 a 1977 dans son rapport aux dirigeants syndicalistes iconCes trois verbes ont tous un lien avec le travail de l’argumentation
«provoquer ou d'accroître l'adhésion d'un auditoire aux thèses qu'on présente à son assentiment.» (Ch. Perelman, L'empire rhétorique....

Ebauche d’etude sur la direction du pcf de 1920 a 1977 dans son rapport aux dirigeants syndicalistes iconRapport final rapport d’Etude d’élaboration des spécifications techniques,...
«Accords parties» et de lancement des dao relatifs aux travaux des marchés et aires d’abattages à réhabiliter ou à aménager le long...

Ebauche d’etude sur la direction du pcf de 1920 a 1977 dans son rapport aux dirigeants syndicalistes iconRésumé Ce rapport concerne mon stage de fin d’étude de Master 2 Informatique...

Ebauche d’etude sur la direction du pcf de 1920 a 1977 dans son rapport aux dirigeants syndicalistes iconCommuniqué de presse
«Maison Ullens» suit son propre chemin et affirme son sens de l'individualité. La solution lumière de Zumtobel joue également la...

Ebauche d’etude sur la direction du pcf de 1920 a 1977 dans son rapport aux dirigeants syndicalistes iconRésumé : Cette étude se propose de porter un regard sur l'offre des...

Ebauche d’etude sur la direction du pcf de 1920 a 1977 dans son rapport aux dirigeants syndicalistes iconArticle 2 origine de propriete le terrain figurant aux plans ci-annexés...
«Plan de composition d’ensemble du projet». Les distances de cette zone constructible aux différentes limites entre lots, aux propriétés...








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com