Résultats empiriques et déterminants de l'efficience opérationnelle 14








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Les fusions et les acquisitions


L’industrie bancaire américaine a connu une série de chocs durant les années 80. Ces chocs ont abouti à un nombre significatif de faillites de banques et à une explosion des fusions bancaires qu’elles soient volontaires ou arrangées par la FDIC. Ainsi, près de 4 000 banques ont disparu à travers les fusions, les acquisitions ou les faillites durant les années 80. Pour les années 90, on a remarqué que le nombre fusions est en expansion continue. Actuellement, nous avons noté que le sujet des fusions joue un rôle important dans le choix des stratégies auxquelles les banques font face. Ce sujet se retrouve aussi au centre des considérations sur la performance de l’industrie et sur la réglementation.

Il y a une décennie, plusieurs banquiers et analystes de l’industrie bancaire ont établi un consensus pour affirmer que les fusions des banques impliquent des gains d’efficience. Récemment, quelques analystes ont toutefois exprimé leur scepticisme à ce sujet. Ceci est la conséquence d'un grand nombre des recherches empiriques qui n’a pas réussi à démontrer de gains d'efficience dus aux fusions des banques ou à leur accroissement de taille. Même les quelques études qui ont analysé les effets de l’efficience des fusions horizontales, qu’on croit avoir le plus de potentiel à produire des gains d'efficience, ont démontré que ce n’était pas le cas. Ainsi, on a remarqué un désaccord entre la plupart des études empiriques et le point de vue de quelques banquiers.
La recherche de Rhoades (1998), dans laquelle neuf fusions ont été étudiées, peut nous aider à comprendre l’effet de l’efficience dans les fusions bancaires. Tout d'abord, il faudrait noté que les fusions reportées dans l’étude n’ont pas été sélectionnées au hasard. Elles font plutôt partie de grandes fusions horizontales qu’on pense avoir plus de potentiel d’exprimer des gains d'efficience. Par la suite, chaque fusion a subi une analyse économétrique de trois mesures d’efficience telles que proposées par Berger et Humphrey (1992). Ces trois mesures, soit l’efficience totale, l’efficience d’échelle, et l’X-efficience, sont basées sur une fonction économétrique translog de l’estimation des coûts.
Les conclusions de cette recherche sont les suivantes. D'une part, on a observé que les fusions ont été suivies par des réductions de coûts au moins égales à celle prédites avant la fusion. D'autre part, ce sont généralement les banques plus efficientes qui acquièrent d’autres banques moins efficientes. Cependant, ceci ne prédit pas que la fusion augmentera l’efficience. Par la suite, on a aussi remarqué que l’acquisition d’une banque relativement efficiente peut augmenter la probabilité que la fusion améliore l’efficience. Toutefois, il reste que ce n’est pas un aspect indispensable. Finalement, l’auteur a supposé qu’il existe une variété d’avantages dont une banque pourrait bénéficier suite à une fusion même s’il n’y a pas de gain d’efficience. Ces avantages peuvent inclure une diversification de la base des dépôts et des prêts, une orientation stratégique différente et un véhicule favorisant la croissance.

La diversification


Depuis le début des années 80, des changements au niveau de la réglementation américaine ont donné lieu à de nouvelles formes d’institutions financières (diversifiées, inter-état, Multi Bank Holding Company MBHC). Plusieurs chercheurs ont tenté d’expliquer la cause d’apparition de telles institutions. Surtout, ils ont cherché à savoir si ces nouvelles formes d’institutions génèrent de l’efficience ou si elles sont, tout simplement, une implication directe de cette tendance maladive de l’être humain à construire des empires.
Au niveau théorique, on peut dire que les explications économiques de la diversification d’une entreprise se basent sur deux théories : celle des marchés des capitaux internes et celle des problèmes d’agence. Selon la première théorie, les limites (frictions) des marchés des capitaux font en sorte que la gestion de l’allocation du capital peut être plus efficiente au niveau interne qu’au niveau externe. Ceci serait dû à l'asymétrie d'information. En effet, les hauts gestionnaires ont accès à de l’information non disponible aux parties externes. Leur intervention à l'interne peut s'avérer plus efficace que celle des marchés qui entament des actions disciplinaires sur l’ensemble de l’entreprise via par exemple l'ajustement des prix des actions. La deuxième théorie (problème d'agence) explique, quant à elle, que les gestionnaires peuvent pousser leur entreprise à se diversifier, aux dépends des actionnaires. Ceci a lieu, par exemple, quand les gestionnaires recherchent des compensations personnelles telles que la sécurité de l’emploi ou le goût du contrôle plutôt que l'intérêt des actionnaires.
Plusieurs recherches ont tenté d’expliquer empiriquement ce qui pousse les institutions financières à se diversifier. Ces recherches ont pour la plupart comparé individuellement les banques à une frontière des meilleures pratiques de l’industrie. Parallèlement, l’approche de Klein et Saidenberg (1997) a été différente. Tout en gardant la question générale, à savoir si les banques à services financiers diversifiées sont plus efficientes, ils voulaient isoler les effets reliés à la diversification de ceux reliés à la forme de l’organisation. En effet, depuis 1987, selon l’acte de Glass-Steagall, les BHC sont autorisés à détenir des filiales engagées dans des domaines limités. Ainsi, la diversification ne pouvait se faire au niveau interne mais devait se faire selon une certaine structure organisationnelle. Pour réussir à isoler les effets reliés à la diversification, les auteurs se sont concentrés sur les bank holding companies qu’ils ont comparé à des MBHC pro forma. Ces banques pro forma sont composées de banques individuelles choisies et regroupées pour avoir la même taille et emplacement que les filiales de la MBHC. Ceci permet d’avoir une performance de référence pour chaque banque diversifiée. Notons que par définition, cette référence, banque pro forma, n'est pas sujette à la structure réglementaire. On peut donc dire que les auteurs ont comparé les MBHC à des portefeuilles d’actifs similaires sans tenir compte de la structure des BHC. Ceci les aida à déterminer si les MBHC sont simplement des collections de petites banques ou si elles sont génératrices de synergies ou efficience quelconque.
Leur recherche a démontré que la diversification à travers la structure des BHC apporte quelques avantages. Les MBCH diversifiés peuvent détenir moins de capital et ont des activités de prêt plus étendues que celles des portefeuilles de référence pro forma. Cependant, malgré ces avantages, les MBHC ne sont pas plus profitables. Par conséquent, Klein et Saidenberg (1997) ont conclu que ceci est dû au désavantage organisationnel des BHC et que si on voulait faire profiter ces dernières des avantages de la diversification, il faudrait leur permettre d’adopter d’autres formes d’organisation. Ils suggèrent ainsi de permettre l’expansion géographique aux banques sans imposer une structure spécifique. Bref, on peut ajouter que la forme organisationnelle et surtout l’aspect réglementaire, sont de nature primordiale dans la performance des banques.


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