Livre de bord








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LIVRE DE BORD




02. IRAN ET PENINSULE ARABIQUE

14/03/00

Me voici donc en Iran, à la recherche de mes origines. Il faut savoir que le Fars est une province d'Iran (anciennement la Perse) et que le farsi est le langage iranien, difficile à apprendre, d'autant plus qu'il s'écrit avec des caractères arabes. Le meilleur ami du prophète Mahomet s'appelait d'ailleurs Salman-e-Farsi et était perse.

L'Iran est une république islamique, mais les habitants sont d'origine perse et ne sont donc pas du tout arabes. On rencontre aussi pas mal de Pakistanais, d'Afghans et de Turkmènes, venant des pays voisins.

Ceci dit, voici mes impressions sur ma première semaine ici. Tout d'abord, a l'aéroport de Frankfort, aucune Iranienne ne portait le tchador (il faut en déduire qu'elles n'aiment pas trop ça), par contre, a l'arrivée, elles le portaient toutes: ici, c'est obligatoire... Remarquez, quand on les as vu une fois sans tchador, cela suffit, ce n'est pas plus mal qu'elles se cachent après tout...

Arrive de nuit, à Téhéran, j'ai été surpris par le froid; le lendemain j'ai compris: la ville est entourée de montagnes enneigées! Téhéran est une cite énorme, polluée, embouteillée, bref pas très agréable. Heureusement encore que les voitures privées n'ont pas le droit de circuler les jours de semaine! Je n'ai jamais vu d'aussi mauvais conducteurs et le code de la route si peu respecté. L'approche de la nouvelle année perse, du 21 au 24 mars, embouteille aussi les bazars, on peut même dire que dans les bazars c'est le souk!

Le troisième jour je me suis envolé pour Shiraz, la capitale du Fars, située au-dessus du Golfe Persique, ou une voiture avec chauffeur m'attendait. De là, j'ai pu visiter le célèbre site de Persépolis, ville fondée en 518 avant JC par Darius I, ainsi que les tombeaux achéménides (donc de la même époque) creusés dans la falaise a Naqsh e Rostam. A Bishapur se trouvent les ruines d'une ville royale sassanide (266 après JC), ainsi que de superbes bas-reliefs. Ensuite, très longue route pour Kerman, traversant le désert sur 550 km: il faut préciser que l'Iran est un très grand pays, 4 fois la France, avec beaucoup de parties désertiques. Visite de Kerman et de la magnifique citadelle de Bam, ville fortifiée du 16 siècle, à 200 km. Et me voici arrivé à Yazd, et demain ce sera le summum: Ispahan...

Quelques surprises gastronomiques: alcool interdit (ce qui ne me gène pas); confiture et glaces a l'eau de rose, succulentes; le jus de carotte avec de la glace à l'italienne qui flotte dedans, très bon aussi; beaucoup de riz et de pain, nourriture de base ici; et puis les fameux Kébab au poulet, à la viande, ou mixte; par contre, assez peu de pâtisseries arabes.

Voila... Malgré que les shorts soient aussi interdits et qu'en mon fors intérieur je bouillonne (car je n'accepte pas les interdits, même si je suis bien obligé de les respecter), tout va bien pour moi... Je ne pourrais jamais vivre dans un tel pays. Mais il paraît que ce qui m'attend dans la suite de mon voyage est pire...
21/03/00

J'ai quitté l'Iran, qui ne me laissera pas un souvenir impérissable... J'en avais un peu marre des portraits de Khomeini (c'est le centième anniversaire de sa naissance) et des martyrs de la guerre contre l'Irak, portraits qui se trouvent à tous les coins de rues. Et sur les affiches de cinéma, et à la télévision: toujours la guerre... Autres faits marquants: pas de chiens dans les villes (les seuls que j'ai vus étaient écrasés sur le bord des routes), peu d'enfants mendiants (ceux qui mendient sont Afghans), rues assez propres mais villes polluées, gens très accueillants malgré tout, routes longues, désertiques et monotones entre les villes... Beaux monuments à Ispahan, mais que d'embouteillages et de fumée!

Deux jours passés au Bahreïn (qui signifie "deux mers" en arabe): c'est un pays sur une petite île grande comme Singapour, le seul pays arabe sur une île. En fait, il y a 33 îles et 600.000 habitants, dont le quart d'étrangers, sur 583 km2. 85% sont musulmans (shiites). Les femmes sont souvent voilées, mais ce n'est pas obligatoire, et les hommes ont quelquefois le chèche sur la tête (blanc, ou à carreaux blancs et rouges). Le pays, riche par son pétrole, est moderne, mais n'est pas particulièrement attrayant...

Me voici maintenant au Qatar, pour 3 jours: pays islamique 20 fois plus grand que le Bahreïn, mais de seulement 400.000 habitants, dont 100.000 Qataris, les autres venant d'Inde pour la plupart. Et une des plus grande réserve de gaz du monde! (en plus du pétrole...). Doha, la capitale, est une ville moderne où il n'y a pratiquement rien à faire, ni rien à voir... Attendons la suite...
23/03/00

Quelle journée hier, au Qatar !

En effet, j'ai loué une petite voiture pour visiter ce petit pays: de bon matin, je me suis rendu à Zubara, à 105 km de la capitale Doha, pour voir un petit fort très joli. De là, j'ai voulu rejoindre la cote sud-ouest et j'ai emprunté une petite piste pour couper et visiter le désert. Mais voilà qu'au bout de 25 petits kilomètres, j'ai eu un petit problème vers midi: une petite pierre m'a fait un petit trou dans mon carter de boite de vitesses, et je me suis retrouvé un petit peu coincé (et perdu) dans le désert, au milieu de petits iguanes gris. Fort heureusement, un (gros) 4x4 passait juste par là, conduit par un cheik qui a pu appeler l'agence de location avec son petit téléphone portable, et qui m'a laissé à 18 km de là, dans la petite ville la plus proche, où j'ai pu ainsi être récupéré vers 14h. Il paraît qu'il ne passe pas plus d'un véhicule par semaine sur cette petite piste!

Bon, je me suis bien fait engueulé et, avec les deux petits types de l'agence, nous sommes partis repérer ma petite voiture: impossible de la retrouver (c'est pas petit le désert, et il n'y a pas beaucoup de repères...). Finalement, ils m'ont raccompagné à l'hôtel et ont retrouvé ma petite voiture durant la nuit, après avoir contacté le cheik par téléphone.

Et aujourd'hui, ils m'ont demandé de rembourser les frais (comme c'est petit, ça...). Coût de l'opération: 1800 francs (en liquide, je n'ai même pas pu leur faire un petit cheik sans provision!)

Même si vous ne me croyez pas, tout ça a bien eu lieu, vraiment!
24/03/00

Je suis arrivé hier soir à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis, union de sept émirats, dont la capitale est Abu Dhabi. L'émirat d'Abu Dhabi occupe d'ailleurs 85% du territoire, tandis que le plus petit émirat est celui d'Ajman, avec 250 km2 (imaginez, 16 km sur 16 km!). A part la côte (et encore...) et un peu de verdure en montagne au nord-est, tout le reste du pays est un désert de sable, avec quelques oasis.

Mais ce n'est pas pauvre! Rien qu'Abu Dhabi possède 9% des réserves de pétrole connues et 5% du gaz du monde! Sur 2 millions d'habitants, la plupart musulmans sunnites et parlant arabe, seul un quart sont originaires du pays; beaucoup d'Indiens, de Pakistanais et même des Iraniens, c'est impressionnant...

C'est un pays tout neuf: la première école du pays a été ouverte en 1953, et l'unique université en 1977, six ans après l'indépendance accordée par les Anglais.

J'ai visité aujourd'hui Dubaï, où il y a beaucoup de touristes dans des hôtels très chers (plages...) mais pas grand chose à voir, si ce n'est la très belle architecture moderne des innombrables grattes-ciel bâtis sur le sable de la ville!

J'ai loué une voiture pour une semaine pour parcourir le pays…
31/03/00

A Dubaï, il ne faut pas rater le beau musée. A part ça, pas grand chose, mais c'est une ville agréable. J'ai pu aussi assister à une course hippique internationale très importante, c'était d'ailleurs la première fois que je me rendais sur un champ de courses (bof!).

Il fait déjà assez chaud dans les Emirats (30 degrés), mais ce n'est rien par rapport au 50 degrés de l'été (à Dubaï il ne pleut, paraît-il, que 5 jours par an!).

Dans la semaine j'ai visité l'ensemble du pays, côte ouest (golfe Persique) et côte est (golfe d'Oman). Extraordinaire musée et vivarium à Sharjah, ville où les grattes-ciel sortent du sable comme des champignons (on construit de partout, comme dans le reste du pays d'ailleurs). J'ai bien apprécié l'immense oasis de Buraimi, à cheval sur Oman et les Emirats: c'est impressionnant de voir ces grandes avenues fleuries et arborées au milieu du désert, et les autoroutes, immenses et peu fréquentés, bordés de palmiers.

J'ai vu des bédouins s'embrasser avec le nez dans les souks d'Al-Ain; mais ici les souks ne valent pas ceux du Maroc ou même d'Iran, ils manquent de vie.

Impressions diverses sur les Emirats: ça sent l'argent, les buildings sont magnifiques dans des villes où la place ne manque pas, je n'ai jamais vu autant de belles voitures, les mosquées sont innombrables... Par contre, je n'ai toujours pas aperçu la moindre raffinerie...

Et puis le bonheur suprême: pouvoir faire le plein d'essence de sa voiture pour moins de 50 Francs!
06/04/00

Me voici depuis une semaine dans le Sultanat d'Oman, état assez étendu au sud de la péninsule arabique, à côté du Yémen: 2 millions d'habitants, arabes (souvent assez noirs), noirs africains et indiens. La capitale, Mascate, est superbe, entre mer et montagnes, entre châteaux-forts et palais du Sultan.

Ce pays musulman est différent des autres pays de la péninsule à plusieurs titres: un peu moins de pétrole, donc un peu moins riche, donc plus sympa; ouvert depuis peu au tourisme, donc plus vrai, plus authentique; paysages plus diversifiés, montagneux et désertiques au nord, sablonneux et désertiques au centre, de nouveau montagneux et désertiques au sud, avec ça et là quelques oasis bien verts; et puis il reste de magnifiques traces de son histoire, notamment de très nombreux châteaux et tours.

Ce pays est riche depuis au moins 2000 ans, grâce à sa production d'encens, le meilleur du monde. Et il a aussi su rester indépendant, entretenant d'ailleurs (et toujours) de très bonnes relations avec la France.

Ce matin j'ai eu la chance de tomber par hasard sur un marché à presque 300 kilomètres à l'ouest de Mascate: il était superbe (même s'il n'y avait pas de femmes), les hommes et les enfants étaient superbement habillés, avec des coiffes de toutes les couleurs. Et j'ai pu prendre quelques photos (pas facile...).
15/04/00

Enfin une connexion Internet qui fonctionne au Yémen!

Bon, j'ai termine mon voyage à Oman par le sud qui, en été, subit la mousson et devient tout vert et magnifique durant quelques semaines paraît-il, puis se retransforme en désert tel que je l'ai vu... Mais même en ce moment, c'est une belle région!

Les femmes Omanis portent souvent le tchador ou se masquent le visage, mais leurs vêtements sont colorés et agréables à regarder, à défaut de pouvoir voir autre chose. Ici beaucoup de Noirs, lorsqu'ils ne sont pas Indiens, viennent des villes swahilis de la côte est-africaine, comme Zanzibar, qui ont été longtemps des possessions d'Oman.

Au fait, dans les villes, j'ai aperçu beaucoup de commerces à l'enseigne Al-Farci, El-Farsy, et autres homonymes, tenus sans doute par des personnes venues de Perse depuis longtemps...
16/04/00

Me voici donc depuis quelques jours au Yémen (ancienne Arabie Heureuse), au sud de la péninsule Arabique et a quelques kilomètres des côtes africaines, pays bordé par le désert le plus chaud du monde (le Rub Al-Khali), l'océan Indien et la mer Rouge. Avec ses 17 millions d'habitants, musulmans et soumis à la loi coranique (les hommes peuvent prendre 4 femmes, mais pas l'inverse...), c'est l'état le plus peuplé de la péninsule. La plupart des Yéménites sont d'origine arabe, beaucoup métissés de longue date avec des Africains de la mer Rouge (Erythrée, Ethiopie, Djibouti, Somalie...), et on rencontre aussi beaucoup de "vrais" Noirs, réfugiés depuis peu.

A part la bande côtière, le pays est très montagneux (point culminant à 3666 m) et a donc un climat tempéré agréable, comme à Sana'a, la capitale, située à 2350 m, qui a su garder tout son cachet: on peut arpenter durant des heures les ruelles de sa vieille ville, regarder les magnifiques maisons anciennes et les souks des différents corps de métier, dignes du moyen âge.

Les habitants de cette région ont aussi conservé leurs vêtements traditionnels: pour les hommes, une longue chemise, genre soutane, recouverte d'une veste à l'occidentale, avec une ceinture large soutenant la djambia, sorte de poignard recourbé (qui était d'ailleurs l'emblème du Sultanat d'Oman); pour les femmes, voilées, longue robe colorée ou noire sur un pantalon souvent coloré lui aussi (photos interdites bien sûr...).

Autour de Sana'a, beaucoup de beaux villages intéressants perchés dans les montagnes, avec leur maisons typiques à étages, et qui ne sont accessibles qu'en 4x4 (éventuellement à pied ou à dos d'âne...).

Le Yémen? C'est aussi un pays qu'on croirait construit sur un dépôt d'ordures, pollué par les gaz de toutes ces vieilles voitures vraiment pourries, avec des enfants partout (réclamant constamment stylos, bakchich, bonbons... ce qui est assez désagréable à la longue). C'est aussi une police omniprésente et pesante, à cause de quelques problèmes entre tribus et des anciens rapts d'étrangers, et toujours quelques tensions entre le nord et le sud, réunifiés depuis peu.

Le Yémen, c'est encore le spectacle affligeant du Qat, une drogue douce, dont la consommation non prohibée est un rituel journalier, en général en début d'après-midi et pratiquement généralisée chez les hommes, qui y consacrent en moyenne 20% des revenus de la famille (mais souvent beaucoup plus...). Non seulement le Qat empêche les gens de travailler une bonne partie de l'après-midi, en les rendant amorphes, mais sa culture occupe un tiers des surfaces cultivées, au détriment des cultures vivrières ou du café! C'est un fléau que le gouvernement n'arrive pas à combattre (mais essaye-t-il vraiment?)...

Mais le Yémen c'est surtout un pays magnifique et bouffeur de pellicules photo...
20/04/00

Au Yémen, toujours...

Mon voyage est presque terminé, et mon coup de coeur, pour le moment, a été pour Hajjara, un petit village perché à 2500 mètres d'altitude, à une centaine de kilomètres de la capitale, et où de nombreuses excursions sont très chouettes. Comme tout autour de Sanaa, sa population a conservé ses traditions et l'habitat est magnifique.

Descendant ensuite plus au sud, avec mon chauffeur et mon 4x4 rien que pour moi, je me suis rendu à Al Khoka, village de pêcheurs au bord de la mer Rouge. La, ça change: d'abord il fait très chaud. Et puis les hommes portent ici la Futa, espèce de jupe de coton de différentes couleurs retenue à la taille par une ceinture, un peu comme en Inde, et pas de Djambia. Beaucoup d'oiseaux dans le coin, dont des flamants roses.

Plus au sud encore, le souk de Wadi Dahab, le dimanche, est exceptionnel par la beauté des femmes, non voilées et dont le visage est souvent teint principalement en jaune, et par son animation (à ne manquer sous aucun prétexte...).

Ensuite ce fut Aden, dont une partie de la ville, qui s'appelle d'ailleurs Crater, est construite dans le cratère d'un volcan (éteint, bien sûr...). Mais quelle chaleur! La plupart des habitants portent des vêtements de type européen, beaucoup sont très noirs, et puis pas mal d'enfants, noirs, dorment dans les rues. Visiblement, c'est une région pauvre, et qui a accueilli de nombreux Africains.

Puis, en trois jours, j'ai rejoint la vallée du Wadi Doan depuis Aden, soit environ 950 km. Trois jours fort désagréables et qui ont gâché mon voyage: en effet, sous prétexte de protéger les touristes contre un éventuel problème avec les Bédouins, les policiers doivent les escorter (un policier armé d'une Kalachnikov dans la voiture), ce qui n'est en fait qu'un moyen déguisé de racket. Je n'ai pas eu moins de 11 policiers différents durant le trajet, auxquels il faut donner à chaque fois et obligatoirement une certaine somme d'argent. Le pire, c'est que certains policiers "Qataient" dans la voiture! Belle protection, n'est-ce pas? Vous me connaissez, j'ai fini par craquer et à piquer de sacrés colères...

Sur la route, le village de Bir Ali, le long du Golfe d'Aden, occupe un site assez remarquable. La ville d'Al Mukalla s'étend plus loin et, malgré une petite brise marine, une chaleur accablante vous assomme, tout comme dans la vallée du Wadi Doan et de l'Hadramaout, déserte dans le sud, puis occupée par de très beaux villages au nord: Seef, Shibam, Sayun et Tarim. Shibam, avec ses maisons gratte-ciel en terre, est appelée la Manhattan du désert. Ici, de nouveau, les hommes portent la Futa. Les femmes sont voilées et quelquefois coiffées d'un chapeau conique assez haut (genre chapeau de sorcière).

De là, j'ai opté pour un retour en avion vers Sanaa (une heure et 80 dollars) plutôt que de traverser le désert en deux jours tout en subissant cette fois-ci le racket des Bédouins, qui demandent entre 250 et 350 dollars pour nous "protéger" durant le trajet. Avec tous ces rackets, à quand un champion de tennis Yéménite?
23/04/00

Aujourd'hui comme hier, réveil grâce à l'appel des muezzins pour la prière a 4H20 du matin, véritable polyphonie dans Sana'a, vu qu'il y a des mosquées partout. C'est mon dernier jour au Yémen, que je quitte la nuit prochaine pour Marseille. J'en ai profité pour me promener dans les souks toute la matinée, ils sont très vivants et agréables, et l'après-midi pour régler mes dernières affaires, prendre quelques notes pour le Guide du Routard et faire développer mes photos, bonne qualité et moitié-prix par rapport à la France. Mais à Sana'a, comme dans les autres villes du pays, embouteillages, pollution automobile et surtout concerts de klaxons continuels finissent par être fort pénibles. Dommage, car autrement le centre-ville est assez agréable.

Vendredi, ce fut la galère, re-belote avec la police pour aller jusqu'a Hajjah, à 125 km au nord de Sana'a: blocage au poste de police à la sortie de la ville durant une heure (les touristes ne peuvent sortir de la capitale que vers 9 heures, ce qui empêche de prendre les belles photos de début de matinée, la lumière étant trop forte après), escorte obligatoire d'une voiture avec plusieurs policiers à cause du danger (d'après eux), mais, arrivés sur place, après notre “participation financière” bien involontaire à leur repas au restaurant et à l'achat de leur Qat, les policiers disparaissent; la région s'est sans doute sécurisée subitement! Mais il reste quand même les nombreux barrages sur la route, qui font perdre beaucoup de temps. Je crois qu'au Yémen la devise de la police est: “emm… les touristes”. Voilà entre autre pourquoi un voyage au Yémen finit par être non seulement désagréable mais, en plus, fort cher, d'autant plus que la location d'une voiture avec chauffeur est devenue obligatoire maintenant. Franchement, mieux vaut partir un mois au Maroc ou en Egypte avec le budget de dix jours ici.

Par contre, hier, je me suis régalé (eh oui, contrairement aux apparences, ça m'arrive d'être content!) en faisant une excursion dans une région magnifique à l'ouest de Sanaa, par une très mauvaise piste conduisant de Hababa à Zagati, Bokur et Ath Tawilah, puis par la route jusqu'a El Mahwit: traversée de paysages somptueux et souvent verts, parsemés de villages haut-perchés avec leurs maisons-tours construites en pierre, terre ou pisé. Et puis pas d'escorte, ouf, on souffle.

Pour finir, encore quelques remarques:

- en plus des policiers, on voit des gens armés partout, notamment les Bédouins qui ont tous leur Kalachnikov.

- la nourriture est bonne et peu chère, mais tout se mange avec du pain; je ne vous dit pas les kilos!

- comme dans beaucoup de pays islamistes, ce sont les parents qui choisissent la première femme de leurs fils. “L'achat” d'une femme à ses parents coûte environ 7000 Francs, soit environ 10 mois de salaire d'un petit fonctionnaire, ce qui est donc énorme pour eux. En contrepartie, après cet achat, l'homme a “l'avantage” de pouvoir répudier sa femme quand il le veut, pour n'importe quel motif et sans indemnisation! C'est chouette, non? (j'attends vos réactions…). Il faut dire que dans la majorité des cas le pauvre homme ne découvre le visage de sa femme (et le reste aussi, bien évidemment) qu'après le mariage…
26/04/00

Depuis deux jours à Marseille; mon voyage de retour, long, s'est bien passé…

Au fait, mon second CD est disponible maintenant, avis aux amateurs!


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