Méthodologie de mise en œuvre et problèmes posés par la première application de la réforme 2005








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Décomposition des immeubles :
Méthodologie de mise en œuvre et problèmes posés par la première application de la réforme 2005

PARTIE 1 :Une redéfinition des notions et des méthodologies qui entraîne de profondes mutations dans la gestion technique et comptable des immeubles.




1.1 - Définitions des notions importantes

1.1.1 - Un actif

1.1.2 - Un actif amortissable

1.1.3 - Un composant d'immobilisation

1.1.4 - Un amortissement

1.1.5 - Une dépréciation

1.1.6 – Les dépenses d'entretien et de réparation

1.2 – Mise en place de la décomposition : évaluation et comptabilisation

des composants selon plusieurs méthodes.

1.2.1 – La notion de remplacement au cœur de la méthode

1.2.2 – Les différentes méthodologies de décomposition.

1.2.2.1 – La méthode de la décomposition par le coût réel historique

1.2.2.2 – La méthode de la décomposition par grille de répartition

A - La décomposition selon les grilles du CSTB

B - La décomposition selon la grille de la FSIF

C - Analyse de ces grilles de répartition

1.2.2.3 – Une mesure de simplification qui pose le problème du remplacement futur.
PARTIE 2 : Un virage comptable qu'il convient d'optimiser malgré de nombreuses incertitudes.
2.1 – Les problèmes liés à la notion de remplacements.

2.1.1 – Une mesure de simplification qui ne semble pas viable à terme.

2.1.2 – Charge ou immobilisation : un choix non orienté par les textes.

2.2 - Influence de la structure sur la qualité de la décomposition et le choix de la méthode.

2.3 – Les problèmes techniques et comptables posés par l'application des ces

différentes méthodes de décomposition

2.3.1 – Jusqu'à quel point décomposer un immeuble ?

2.3.2 – Le recalcul des amortissements : méthode rétrospective / méthode prospective.

2.3.3 – Le coût historique au cœur du débat

2.4 – Le problème spécifique de la variation des dotations aux amortissements

2.4.1 - Les causes de l'augmentation : la modification des éléments du calcul

2.4.2 - Les effets de l'augmentation : les questions fiscales et financières

2.5 – Une précision réitérée de la notion de dépréciation

PARTIE 3 :Conséquences de la réforme dans la gestion quotidienne et dans la prise de décision.


3.1 – Une organisation qui doit encore être éprouvée.

3.1.1 – L'élaboration de procédures internes et de plans de formation pour une

information comptable plus juste.

3.1.2 – Un manque d'outils à jour et performants pour faciliter le changement.

3.2 – L'appréhension du problème par les conseils : opposition du bénéfice retiré

par rapport au temps passé.

3.2.1 – Une réforme génératrice de chiffre d'affaires pour les experts et les formateurs

3.2.2 – Incidences de ce traitement ponctuel sur l'activité normale des professionnels

3.3 – Le client confronté à la réforme : incompréhension et prise de décision

3.3.1 – Un concept mal compris et un impact réduit sur la lecture des comptes.

3.3.2 – L'influence de la réforme sur la prise de décision

3.4 – Exemple d'application en cabinet spécialisé dans la comptabilité immobilière

3.5 – La réalité économique issue de cette reforme: un concept utopique ?
Introduction
L'année 2005 a marqué une étape importante dans l'évolution du droit comptable français et international. Comme toute modification substantielle d'un référentiel, quel qu'il soit, cela débouche sur des améliorations mais entraîne aussi de nombreuses difficultés.
Au niveau international, les normes de l'IASB sont devenues, au 1er janvier 2005, le langage comptable de référence pour les comptes consolidés des sociétés cotées en Europe.

Résolument tournées vers les attentes des acteurs des marchés financiers, qui - investisseurs, analystes, gestionnaires d’actifs, avocats ou agences de communication- se rejoignent pour réclamer transparence et comparabilité (sous-jacent d'un meilleur reflet de la situation économique), ces normes procèdent d’une philosophie nouvelle, qui est censée améliorer l'information financière mais qui bouleverse les repères des professionnels du chiffre.
Au niveau national, les entreprises françaises qui ne sont ni consolidées, ni cotées sur un marché financier sont aussi (indirectement) concernées par les normes de l'IASB.

En effet, les états membres avaient la faculté d'étendre les normes IAS/IFRS aux comptes sociaux. La France n'a pas ouvert cette option mais, dans un souci de convergence progressive du PCG vers ces normes, le CRC (sur avis du CNC) a entrepris une modernisation du PCG.
C'est ainsi qu'au 1er janvier 2005 les entités soumises au référentiel français ont dû mettre en application les nouvelles règles comptables en matière :

  • d'amortissement des actifs immobilisés (règlement CRC 2002-10),

  • de comptabilisation des dépréciations et de suivi de gros entretien (règlement CRC 2003-07)

  • d'évaluation des actifs (règlement CRC 2004-06).


L'objectif de ces réformes s'inscrit bien dans le processus de convergence de la "comptabilité à la française" vers les normes internationales qui ont pour but

  • de donner une vision économique de l'entreprise en développant le principe de prééminence de la réalité (économique) sur la forme (juridique) et la notion de juste valeur, concepts qui n'apparaissaient pas explicitement dans le PCG,

  • d'orienter l'information comptable et financière, en premier lieu vers les investisseurs.

De telles évolutions ont pour conséquence une nécessaire adaptation des règles fiscales. L'administration fiscale a procédé selon trois axes principaux (BO 4 A-13-05 du 30 décembre 2005) :

  • le maintien de la connexité entre fiscalité et comptabilité

  • la préservation de la neutralité fiscale

  • la simplicité des retraitements fiscaux.

De plus, elle a prévu un étalement fiscal des conséquences de la première application de ces nouvelles règles.
Malgré de nombreuses publications, légales et doctrinales, les entreprises (principalement les PME), pressées par le temps, n'ont préparé leur mise en œuvre que très tardivement.

Cependant, des mesures de simplification étaient prévues par les textes et l'administration sera clémente sur ce point (sauf abus manifestes) lors des contrôles qui pourraient intervenir après la clôture butoir du 31 décembre 2005, à charge pour les entités concernées de régulariser leur situation sur les exercices suivants.
Les notions d'actif, d'amortissement et de provision pour grosses réparations sont réformées en profondeur afin de rapprocher les pratiques comptables de la réalité économique.

Mais l'exercice n'est pas sans poser de difficultés pratiques, tant dans la compréhension des reformes, qui reste parfois un peu vague, que dans leur mise en application.

Les particularités liées à la mise en place de ces réformes sur les immeubles est une approche à ne pas négliger. Non seulement parce qu'elle porte sur des montants importants mais aussi du fait de la complexité dans le suivi et la gestion des éléments qui se rattachent à ce type d'actifs (suivi généralement assuré par des professionnels du secteur).

De ce fait, les petites et moyennes organisations n'ont pas toujours suffisamment de trésorerie ni de temps pour traiter cette question avec toute l'ampleur qu'elle mérite.
Des avis du comité d'urgence du CNC ainsi que des éléments de doctrine et des études sectorielles proposées par des organismes liés au secteur immobilier apportent des réponses mais de nombreuses interrogations demeurent.

  • Comment déterminer les composants en fonction des spécificités de chaque immeuble ?

  • Jusqu'à quel niveau de décomposition peut-on (doit-on) aller ?

  • Comment évaluer et suivre les différents composants lors de remplacement ?

  • Comment adapter les procédures et le système d'information pour faciliter les suivis ?

  • Comment optimiser la méthodologie d'application pour limiter le risque fiscal ?




C'est donc dans un contexte d'incertitude, propre à toute période transitoire, que les experts comptables, comptables d'entreprises, auditeurs et autres intervenants extérieurs ont dû appliquer ces réformes.

L'exercice était d'autant plus difficile que, les procédures, la méthodologie, ou les outils n'avaient pas encore été éprouvés. Des modifications dans l'organisation (métier, gestion, comptabilité) et une adaptation des systèmes d'information ont été nécessaires. Les gestionnaires de parcs immobiliers ont donc dû innover et prendre des décisions en fonction de leur appréciation de la réalité économique.
Dès lors, on peut s'interroger sur la complexité et l'intérêt de mise en œuvre de ce chantier.

Est-ce, à terme, une contrainte insurmontable pour les entités n'ayant pas les moyens techniques et financiers pour préparer la réforme et en assurer un suivit pertinent ? (et pour celles qui en ont les moyens?)

Ces reformes sont-elles inadaptées à un tel public ?

Répondent-elles à leurs besoins d'information et à leur obligation de transparence économique ?

Enfin, l'approche plus économique des comptes est-elle avérée ou n'est-ce qu'une utopie ?
A l'issue d'une brève définition des principes liés à ces reformes, une première partie, jalonnée d'exemples concrets, exposera et analysera les différentes méthodologies d'application imposées par les textes pour la mise en place de la décomposition, de l'évaluation et de l'amortissements des immeubles des entités françaises.

Une seconde partie mettra en exergue les problèmes techniques et comptables relatifs à la première application de ces règles.

Dans un, troisième et dernier temps nous étudierons l'impact de la réforme sur l'organisation des entités impliquées tout en mettant en lumière l'incidence sur les indicateurs financiers et donc sur les décisions d'investissement et de gestion. Nous pourrons ainsi nous interroger sur l'apparente utopie d'une réalité économique homogène pour les lecteurs de comptes.

Toutes les entités soumises au PCG et exploitant un immeuble sont concernées. Il s'agit, entre autres :

  • des commerçants et des artisans (BIC ou IS )

  • des assujettis aux BNC et aux BA

  • des sociétés commerciales (SA, SAS, SARL, SNC, SEL,…)

  • des associations et des fondations non régies par un plan comptable spécifique

  • de certaines sociétés civiles (incluant les SCI)

  • de certaines entités du secteur public (tel que les SEM)


Etant donné l'ampleur de ces réformes, il convient de préciser, d'une part, les thèmes qui seront abordés et, d'autre part, les différents types d'immeubles concernés par la suivante analyse :
Les thèmes abordés :

  • La décomposition des immeubles (notion de remplacement)

  • L'évaluation des différents composants (actualisation, valeur résiduelle,…)

  • L'amortissement et ses nouvelles notions (durée d'utilité, durée résiduelle de vie,…)


Les immeubles concernés :

  • Les immeubles destinés à la location ou à l'utilisation (immeubles de bureau, locaux d'activité, centres commerciaux, logements, entrepôts, …)


Ne sera abordée que brièvement :

  • La provision pour gros entretiens et grandes révisions


Ne seront pas traités :

  • Les immeubles détenus pour être vendus dans le cours normal de l'activité,

  • Les aspects liés à la dépréciation des immeubles,

  • Les aspects liés à la cession d'immeuble (régime des plus values)

  • La suppression des charges à repartir

  • Les problèmes des subventions attribuées pour l'acquisition ou l'entretien des immeubles,

  • Le traitement des coûts de démantèlement.






Une redéfinition des notions et des méthodologies qui entraîne de profondes mutations dans la gestion technique et comptable des immeubles.



1.1 - Définitions des notions importantes
Afin d'aborder cette analyse avec pragmatisme, il convient d'en définir les différentes notions.
1.1.1 - Un actif, tel que défini par le règlement CRC 2004-06 est :

  • un élément identifiable du patrimoine

  • ayant une valeur économique positive pour l'entité (c.à.d. : générant une ressource),

  • que l'entreprise contrôle du fait d'évènements passés,

  • dont elle attend des avantages économiques futurs,

  • et dont le coût peut être déterminé de façon fiable.


La principale nouveauté réside dans l'abandon du critère de propriété au profit de la condition de contrôle. Cette condition suppose que l’entreprise maîtrise les avantages résultant de l'élément contrôlé mais également assume l’essentiel des coûts et des risques qui y sont liés. Il s'agit donc d'un élément déterminant pour la comparaison des entités dont les décisions de gestion sont différentes (investissement ou crédit bail par exemple) ce qui constitue l'un des accessoires de la lisibilité "économique" des comptes.
Exclusions : - contrats de location (location simple ou avec option d’achat, crédit-bail)

- contrats de louage de brevets ou de marques,

- instruments financiers, (titres immobilisés, VMP, prêts)
La valorisation d'un actif immobilisé a aussi fait l'objet de modifications :

  • Les immobilisations acquises à titre onéreux sont inscrites à l'actif pour leur coût d'acquisition. Celui-ci s'entend :

 Net des rabais, remises et ristournes mais également (et c'est une nouveauté) des escomptes obtenus;

 Les frais accessoires et frais d'acquisition devant être pris en compte ont été précisés (il s'agit notamment des frais d'emprunt courus jusqu'à la date d'acquisition ou de réception définitive de l'actif).

Nb : ces notions ne seront pas développées ici.

  • Les immobilisations acquises à titre gratuit sont toujours inscrites pour leur valeur vénale (la seule modification par rapport à l'ancienne méthode étant la prise en compte des coûts de sortie de l'actif).

  • Les immobilisations acquises par voie d'apport sont inscrites à leur valeur d'apport

  • Les immobilisations acquises par voie d'échange sont inscrites à leur valeur vénale (en cas d'évaluation fiable) ou à leur valeur nette comptable de cession (dans le cas contraire).

  • Les immobilisations créées sont inscrites au coût de production (hors coûts administratifs)


Ces méthodes de valorisation doivent être appliquées lors de l'identification de composant ou lors de leur remplacement. La valeur de sortie des composants devant alors tenir compte de ces précisions.

1.1.2 - Un actif amortissable est un actif dont l'utilisation (consommation des avantages économiques attendus par l'entreprise) est déterminable, c.à.d. : limitée dans le temps du fait de l'usure physique, de l'évolution des techniques ou de règles juridiques.

Lorsque différents critères s'appliquent, il convient de retenir l'utilisation dont la durée est la plus courte.
L'une des particularités de cette nouvelle définition est la prise en compte de la valeur résiduelle. Cette notion n'est à intégrer qu'au cas où celle ci serait mesurable et significative.

Elle correspond au montant que l'entreprise s'attend à obtenir de la vente de l'immobilisation à la fin de sa période d'utilité pour l'entreprise.
 Lorsque l’utilisation d’un actif n’est pas déterminable, en raison de l’absence d’une durée prévisible, finie et mesurable pour les avantages économiques qu’il procure, cet actif ne peut faire l’objet d’un amortissement (exemple : terrains, fonds de commerce…).
A priori, cette précision n'influera pas sur le caractère amortissable ou non d'une immobilisation et donc sur les retraitements à effectuer pour le passé.

Exemple sur la notion de valeur résiduelle.

Application pour l'exercice N





Ascenseur

120.000 €







Valeur résiduelle

<20.000 €>







Base amortissable




100.000 €




Durée d'utilité

10 ans







Amortissement en N (linéaire)

<10.000 €>







Valeur nette comptable




90.000 €




Valeur résiduelle

20.000 €







Valeur nette réelle




110.000 €
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