Recherches socio conduites entre 1915-1940








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Le crime organisé :


1924, guerre des gans à Chica., vague criminelle sans préc. (cf. stat.)  enquête d’Illinois Association for Criminal Justice. Rapport de John Landesco (Organized Crime in Chicago, 1929) à cette commission. Considérant que l’augmentation des crimes n’est pas la conséquence d’une faillite de la justice, il veut montrer qu’il existe un lien entre la criminalité et l’organisation sociale de la ville. Il étudie pendant 7 ans différents gangs. [voir aussi travaux de Reckless, 1933].

Landesco : « De la même manière que le bon citoyen, le gangster est un produit de son environnement. Le bon citoyen a été élevé dans une atmosphère de respect et d’obéissance à la loi. Le gangster a fréquenté un quartier où la loi est au contraire enfreinte constamment ».

Biographie d’Eddie Jackson, extraits d’histoires de vie… style du journalisme d’enquête, précisément documenté. Landesco décrit la guerre que se livrent les gangs, recense les différents types d’activités criminelles. Il examine les rapports entre gangsters et hommes politiques. Dernier chapitre : « Who’s who of organized crime in Chicago » recense les principaux criminels par ‘spécialité’ .

La délinquance juvénile :


Clifford R. Shaw, The Jack-Roller: A Delinquent Boy’s Own Story (1933) : un des plus célèbres.

Cas de Stanley, jeune délinquant de 16 ans qu’il fréquente régulièrement pdt 6 ans et qui l’incite à écrire un récit auobiographique où il raconte les circonstances pratiques dans lesquelles il est devenu un délinquant, sa “carrière”.

    1. Stanley le détrousseur : Jack-Roller =détrousseur d’ivrogne (sans arme, par sa seule force)

Dans une longue intro (« Value of Delinquent Boy’s Own Story), Shaw défend la méthodologie utilisée (cf. Becker, 1966). L’histoire de vie est un nouveau dispositif de recherche dans le domaine de la criminologie. Shaw insiste pour que les histoires de vie soient vérifiées, croisées avec d’autres données, familiales, historiques, médicales, psychologiques, scolaires bien que « la validité et la valeur d’un document personnel ne dépende pas de son objectivité ou de sa véracité », ce qui importe n’est pas la description objective mais précisément les attitudes personnelles… « Par conséquent, les rationalisations, les inventions, les préjugés et les exagérations sont aussi valables que les descriptions objectives, pourvu, évidemment, que ces réactions soient bien identifiées et repérées ». Il faut entrer dans le monde social du délinquant. C’est pourquoi le récit doit être à la 1ère personne, ne soit pas « traduit » par le langage du chercheur pour ‘objectivité’.

Le premier entretien a lieu quand Stanley a 16 ans 8 mois, en prison pour divers vols. 1ère trame des évènements, jugements qu’il subit… à partir de cette trame, Shaw l’incite à raconter plus en détail sur activités de « détrousseur d’ivrognes ».

A la sortie de prison, Shaw insiste pour qu’il détaille encore : au final, autobiographie d’une centaine de pages. Stanley ne fut pas cru sur parole : vérification par minutes de ses procès, procès-verbaux de police…Données confrontées à l’histoire de sa famille, documents médicaux… Quand une divergence apparaissait, Stanley était à nouveau interrogé.

Dans la première partie, Shaw expose l’historique du cas de Stanley (arrêté entre 6-9 ans…), son environnement social. Ensuite commence le récit de Stanley lui-même : famille de 7 enfants, orphelin de mère à 4 ans, enfance malheureuse avec marâtre qui amène ses 8 enfants, faim, colère, fugues… maison de redressement, engrenage de délinquance jusqu’à prison.

Dans la discussion de l’ouvrage, Burgess explique en quoi le cas lui apparaît typique et représentatif :

- élevé dans un quartier à risque, délinquance importante (1926, 85% jeunes arrêtés par police > ces quartiers)

- vient d’une « famille brisée » comme 36% des jeunes délinquants

- sa « carrière » de délinquant commence avant même qu’il aille à l’école

- toutes les institutions ‘de redressement’ ont échoué (idem dans 70% des cas)

- fini par traîner comme fugueur dans le quartier mal fréquenté de Chicago (West Madison Street)  Jack-Roller

    1. Sydney le violeur :

Shaw, The Natural History of a Delinquent Carreer (1931) met en scène Sidney qu’il a connu pdt 6 ans.

L’ouvrage reprend la structure interne de The Jack-Roller : Shaw montre d’abord pourquoi Sydney est « étiqueté » comme « crétin », le resitue dans son environnement (quartier pauvre, fréquentations délinquantes, arrière-palan familial, famille nombreuse) puis autobiographie de Sydney : commence carrière délinquance officielle (rapport de police) à 7 ans. Se laisse entraîner par d’autres délinquants, puis attaque à main armée, 20 ans de prison. Shaw veut montrer les réactions émotionnelles du public à de tels crimes ainsi que le processus judiciaire. L’opinion réagit avec émotion et « les lois, dans la mesure où elles sont efficaces, ne sont que la cristallisation de ces attitudes morales et émotionnelles ».

Il faut comprendre l’ensemble du processus de comportement : « Un acte délinquant est une part du processus dynamique de la vie de l’individu. Tant que la délinquance n’est pas considérée en relation à son contexte dans l’histoire de vie de l’individu, elle n’est pas intelligible et ne saurait être traitée efficacement ».

7) La délinquance juvénile et le tissu urbain :

Delinquency Areas (1929) : Clifford Shaw, Frederic Zorbaugh, Henry McKay, Leonard Cottrell.

Recensent les domiciles de quelques 60.000 « truands, criminels et délinquants » de Chicago.

Taux de délinquance variables selon quartier : forts quartiers centraux (commerces), faibles zones résidentielles périphérie.

Shaw et McKay, Juvenile Delinquency and Urban Areas (1942): Burgess préface: ouvrage le + imp. en criminolo

Proposent d’établir une “écologie de la délinquance et du crime”: étendent la recherche à d’autres grandes villes (Philadelphie, Boston, Cleveland, Cincinnati, Richmond) et en enrichissant la recherche par de nouvelles questions :

      • les variables de taux de criminalité sont-elles comparables d’une ville à l’autre ?

      • ces variations correspondent-elles partout à des différences éco, sociales et culturelles ?

      • les taux de natalité et d’immigration modifient-ils les taux de délinquance ?

      • peut-il exister des types différenciés de traitement de criminalité selon les zones urbaines ?

Confirmant les travaux de Burgess Shaw et McKay montrent que le développement des villes américaines s’est manifesté par la création de zones d’habitat très différenciées. Y compris à Richmond (peu d’immigrants : 30%), la criminalité est associée à la structure physique de la ville : taux de délinquance élevés partout où l’ordre social est désorganisé. Le fait d’habiter certaines parties de la ville est un indicateur ou pronostic de délinquance.

L’association statistique constante observée entre le fort taux d’immigration d’un quartier et le fort taux de criminalité associé pourrait faire croire à un lien de cause à effet mais il n’en est rien : « les délinquants ne le sont pas parce qu’ils sont fils d’immigrés ou parce qu’ils sont noirs, mais pour d’autres raisons qui tiennent à la situation dans laquelle ils vivent ». Dans ces quartiers, la délinquance s’est développé sous la forme d’une tradition sociale, inséparable du mode de vie de la communauté. 3 types de facteurs : 1/ statut éco, 2/ mobilité de la population, 3/ homogénéité de sa composition. La pauvreté, une forte hétérogénéité et une forte mobilité de la population entraînent l’inefficacité des structures communautaires  affaiblissement du contrôle social  favorise l’apparition de la criminalité.

Solutions à délinquance passent par une meilleure organisation de la communauté et une réhabilitation de quartiers entiers.

Privilégier les actions de prévention avec l’aide des familles, églises, voisinage, école. Voir le Chicgo Area Project (Shaw, 1932) programme dans un but de recherche scientifique et de changement social (géré par les résidents eux-mêmes).
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