En prélude à la «Semaine russe»








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Semaine 1

du samedi 31 décembre 2005 au

vendredi 6 janvier 2006

En prélude à la « Semaine russe » :

- Alexandre Kerenski (1881-1970)

MEMORABLES

- Avec Michel Strogoff dans l’Empire du froid

EN ETRANGE PAYS

- Saint-Pétersbourg

CARNET NOMADE

- André Markowicz

DU JOUR AU LENDEMAIN p. 2 & 3
Les mille et une nuits

samedi 31 décembre et dimanche 1er janvier p. 4
Nouvelle émission :

RUE DES ARCHIVES

lundi 2 janvier p. 5

Kazan par Kazan

HISTOIRE DE...

du lundi 2 au vendredi 27 janvier

SOIREE SPECIALE

mardi 17 janvier p. 6
La société et son futur

TERRAINS SENSIBLES

mercredi 4, 11, 18 et 25 janvier p. 7
Entretiens avec Pierre Boulez

SURPRIS PAR LA NUIT

jeudi 5 et vendredi 6 janvier p. 8

En prélude à la « Semaine russe » du 9 au 15 janvier 2006


du lundi 2 au vendredi 6 janvier

Alexandre Kerenski (1881-1970)
> MEMORABLES

de 20h30 à 21h00

par Roger Lutigneaux

réalisation : Marie-Andrée Armynot
Ces entretiens nous plongent, quelques mois après la mort de Staline, dans l’histoire d’une vie et dans la complexité du grand tournant de l’histoire russe de la Révolution d’octobre.

(1° diff. novembre 1989, avec des enregistrements de 1953)

vendredi 6 janvier
Avec Michel Strogoff dans l’Empire du froid
> EN ETRANGE PAYS

de 14h00 à 15h00

par Gilles Lapouge

réalisation : Daniel Finot

Rémy Michel et Olivier Martel sont partis à la découverte de la Russie. Grâce à un guide excellent, Jules Verne, ils ont accompli un périple de cinq mille cinq cent vingt trois kilomètres dans l’Empire du froid. Ils ont suivi pas à pas l’itinéraire de Michel Strogoff de Moscou jusqu’à Irkoutsk, là-bas, au bout de la Sibérie. Le voyage de Strogoff est vieux d’un siècle et demi. Il est tout neuf : par moments, on a le sentiment que rien n’a bougé depuis ce temps d’avant la révolution de 1917. Ce sont les mêmes peuples que nous découvrons à travers les photographies d’Olivier Martel et les textes de Rémy Michel (Voyage en Russie, sur les traces de Michel Strogoff, Solar-Géo) : les Slaves, les Tatars, les Kirghizes, les Ouzbeks ou les Mongols. Bien sûr, il est des villages qui ont été brusquement transportés du XIX° siècle en plein XXI° siècle. Mais sur le tapis ébloui de la neige comme dans les obscurités de la grande forêt de l’Oural brillent les mêmes églises bariolées et veillent de semblables icônes.


Saint-Pétersbourg
> CARNET NOMADE

de 15h00 à 16h30

par colette Fellous

réalisation : Vincent Decque

 

A l'occasion de la semaine russe, le « Carnet nomade » se propose de retrouver ces moments passés à Saint-Petersbourg l'an dernier pour visiter la  bibliothèque de Voltaire qui, grâce à Catherine II, est conservée dans son intégralité à la Bibliothèque de Russie. La  découverte de cette ville mythique se fera alors dans ces  allers-retours entre la vie de Saint-Pétersbourg au temps des Lumières, lorsque Catherine II avait appelé autour d'elle les grands philosophes  et artistes français, et la vie d'aujourd'hui avec ses quartiers  alternatifs, les nouveaux cafés de la perspective Nevski, les rues autour de l'Amirauté qui se métamorphosent depuis quelques années, les marchés de la place Sennaïa, la maison de Dostoïevski, les palais magnifiques le long de la Moîka. Trois siècles nous séparent de la naissance de la ville, trois siècles également que la bibliothèque de Voltaire est restée à  Saint-Pétersbourg, avec notamment des oeuvres de Montesquieu qui lui ont été dédicacées. Livres annotés par Voltaire, réécrits presque dans les marges, émotion de découvrir ainsi d'immenses livres de Galilée ou de Shakespeare, ou encore ses propres livres commentés avec passion. Ce voyage est bien sûr l'occasion de montrer quels liens ont uni et unissent encore la France et cette ville, il sera complété par l'évocation du passé russe de la Comtesse de Ségur, histoire que nous connaissons mal en France et également par les voix de jeunes traducteurs qui diront leur lien à la littérature française, avec notamment Tatiana Gorovitch qui traduit l'oeuvre de Pierre Guyotat. 
Avec Nikolaï Kopanev, conservateur de la Bibliothèque de Voltaire de Saint-Pétersbourg ; Jean-François Lhérété, directeur général des Affaires culturelles à la Mairie de Bordeaux, David Dos Santos ; Tatiana Gorovitch ; Julie Kach ; Marie-José Strich qui racontera le voyage en Russie de Louis-Gaston de Ségur ; une lettre-reportage de Vincent Lemaire


André Markowicz
> DU JOUR AU LENDEMAIN

de 0h00 à 0h40

par Alain Veinstein

réalisation : Angélique Tibau
Traducteur de Eugène Onéguine d’Alexandre Pouchkine (Actes Sud)


Les mille et une nuits

> samedi 31 décembre de 15h00 à 17h00

> dimanche 1er janvier de 14h00 à 16h00
choix de textes proposé par André Miquel

émission composée par Juliette Heymann

réalisation : Claude Guerre
« Par les mystères de leurs origines, la richesse de leur corpus et la finesse de leurs imbrications avec la société de leur temps, les Nuits nous défieront longtemps, toujours peut-être. A nous de saisir la leçon qu’elles nous donnent : une leçon d’amour et de modestie. Sans oublier — et c’est sur lui, à la fin des fins, qu’il faut conclure — le plaisir, le plaisir pour une fois tout à fait innocent. En sachant que ce plaisir peut se partager dans toutes les langues du monde. »

André Miquel
Les mille et une nuits se lisent mais aussi se disent à voix haute, et se prêtent merveilleusement à l’écoute. C’est pourquoi la radio nous a semblé le lieu parfait pour la transmission, grâce au talent des comédiens et à la présence d’André Miquel, d’un aussi grand texte venu du fond des âges.

Trois cent et un ans après la première traduction donnée en France par Antoine Galland, Jamel Eddine Bencheikh et André Miquel ont proposé une traduction nouvelle et intégrale  des Mille et une nuits en trois volumes dans la Pléiade dont le premier vient de paraître en 2005.

Il s’agit de l’une des éditions françaises les plus complètes et la plus proche de l’original arabe. Ce premier des trois volumes contient les 327 premières nuits. Dans une traduction érudite et vivante qui ne connaît pas la censure, il nous offre un vertige d’histoires se dépliant en une multitude de récits enchâssés. C’est une grande partie de ces Nuits que nous pourrons entendre tout au long de cette lecture des Mille et une nuits, enregistrée en public.

Cette émission sera aussi l’occasion de rendre un dernier hommage à Jamel Eddine Bencheik disparu l’été dernier.

Avec Mohamed Rouabhi, Pascal Nzonzi, Judith Magre, Julie Denisse, Quentin Baillot, Emilie Beauvais, et sous réserve, Rachida Brakni, Robin Renucci, Dominique Pinon, Christine Murillo

(enregistrement en public le dimanche 18 décembre au Batofar en présence d’André Miquel)
Choix des textes :
- Conte du Marchand et du Démon (Nuit 2)
- Conte du Pêcheur et du Démon (Nuits 3 à 9)
- Conte du Vizir Nûr Ad-Dîn et de son frère Shams Ad-Dîn (Nuits 20 à 24)
- Fables animalières (Nuits 146 à 152) : La Belette et la Souris, Le vieux Renard et le Corbeau, La Puce et la Souris, Le Passereau et le Paon, Le Tisserand et l’Acrobate, Le Hérisson et le Ramier

- Conte de Hâtim At-Tâ’î (Nuits 269 à 270)
- Conte de Ma’n B.Zâ’Ida (nuits 270 à 271)
- Conte de Hishâm avec le jeune Bédouin (nuit 272)
- Conte de l’Employé aux abattoirs (Nuits 282 à 285)
- Conte de Ali Le Persan devant Hârûn Ar-Rashîd (nuits 294 à 296)

Nouvelle émission :


lundi 2 janvier

> RUE DES ARCHIVES

En co-production avec l’INA

de 21h00 à 22h00

par Yves Builly et Philippe Garbit
Nouveau rendez-vous de France Culture, cette émission s’articulera autour de cycles mensuels. Jeux radiophoniques, variétés, fictions seront ainsi exhumés des archives pour le plaisir de redécouvrir des émissions, des voix, des génériques autrefois si familiers que le renouvellement constant des programmes a fait d’un coup disparaître de notre environnement. Une façon aussi d’explorer de fond en comble les genres radiophoniques et de saisir dans la radio d’hier les enjeux d’aujourd’hui.

Pour cette première série, « Rue des Archives » retrouve les journaux d’informations des années 60 à nos jours.

A l’occasion de la sortie du coffret CD co-édité par France Culture et MK2 Music : « Kazan par Kazan », entretiens inédits réalisés par Michel Ciment


du lundi 2 au vendredi 27 janvier
> HISTOIRE DE... KAZAN PAR KAZAN

de 13h30 à 13h50

par Michel Ciment

réalisation : Judith d’Astier et Alain Joubert

traduction : Sophie Dannenmuller
(25 épisodes)
Michel Ciment a proposé à Elia Kazan au Festival de Venise en 1970, alors qu’il accompagnait son épouse Barbara Loden venue y présenter son film « Wanda », de réaliser avec lui un livre d’entretiens pour le British Film Institute. Il l’a reçu dans sa maison pendant dix jours consécutifs ; il y évoque les années 30, où il participa au Group Théâtre, la troupe la plus influente de l’époque ; les années 40 où il créa l’Actors studio, révolutionnaire avec la méthode du jeu au théâtre et au cinéma, ses mises en scène de Broadway qui le conduisirent à devenir un auteur à part entière à Hollywood avec des films aussi célèbres que « Viva Zapata ». Il y aborde également ses engagements politiques et son témoignage devant la commission des activités anti-américaines ainsi que sa carrière de romancier commencée avec L’arrangement. Une version française de ces entretiens est parue aux éditions Stock en 1973.

Cet enregistrement d’entretiens a été réalisé au magnétophone amateur par Michel Ciment chez Elia Kazan à Sandy Hook en août 1971. Le cinéaste venait d’achever le montage des Visiteurs et mettait une dernière main à son roman Les Assassins. Ils ont été diffusés sur France Culture durant l’été 2005, du 25 juillet au 26 août 2005.


mardi 17 janvier
> SOIREE SPECIALE

de 20h00 à 22h00


  • de 20h00 à 21h00, France Culture propose une émission spéciale en direct et en public du cinéma MK2 Quai de Loire, animée par Antoine Guillot, avec Michel Ciment et Bertrand Tavernier




  • de 21h00 à 22h00 : une redifusion des « Mardis du cinéma » consacrée à Elia Kazan


La société et son futur

mercredi 4 janvier


> TERRAINS SENSIBLES

de 15h00 à 16h30

par Joseph Confavreux

réalisation : Vanessa Nadjar
L’anticipation est devenue un vrai métier, pratiqué différemment mais assidûment par des scientifiques, des commerciaux, des géopoliticiens ou des voyantes. Cette série d’émissions constitue à la fois une découverte des lieux où se dessine notre avenir (laboratoires de recherche, bureaux de tendances…) comme humains ou comme clients, et une enquête sur ce que révèle de la société présente les manières anxiogènes ou remplies d’espoir d’aborder le futur (à travers toutes les pratiques en expansion de divination, qui ont abandonné les roulottes pour l’internet, la radio et bientôt la télévision), ou bien de le refuser (comme le font les gothiques et les punks).
mercredi 4 janvier : Prospective scientifique et manipulation génétique

par Elise Andrieu
mercredi 11 janvier : Cartomancie, divination et marabouts : une pratique en expansion

par Jérôme Sandlarz
mercredi 18 janvier : Comment les entreprises anticipent l’avenir : bureaux de tendances et prévisions économiques

par Joseph Confavreux
mercredi 25 janvier : Les « no future » : punk, gothiques etc…

par Maylis Besserie

Entretiens avec Pierre Boulez


jeudi 5 et vendredi 6 janvier 
> SURPRIS PAR LA NUIT

de 22h30 à 0h00

par Véronique Puchala

réalisation : Jean-Claude Loiseau
Pierre Boulez est une personnalité hors du commun, l’une des plus marquantes du paysage musical contemporain, incontestablement. Non seulement parce qu’il fait partie de ces rares musiciens à conjuguer le métier de chef d’orchestre à celui de compositeur, mais aussi parce qu’il a su créer les outils capables de dynamiser la création musicale contemporaine. En 1954, avec la création des concerts du Domaine Musical ; en 1969, avec la fondation de l’IRCAM, Institut de Recherche et Coordination Acoustique et Musical qu’il dirige jusqu’en 1992 ; en 1976, avec la création de l’Ensemble Inter Contemporain (EIC). Des moyens considérables auxquels s’ajoute un souci de la pédagogie : séminaires de direction et de composition, cours au Collège de France, travail avec les jeunes orchestres, etc... Bref, un foisonnement d’activités et d’expériences assez prodigieux dont il a, lui-même, rendu compte dans divers ouvrages. Citons, parmi les plus récents, les deux derniers volumes - Regards sur autrui et Leçons de Musique – (Christian Bourgois), à l’occasion de son 80ème anniversaire.

Au cours de ces deux rendez-vous, nous verrons se dessiner les temps forts du parcours de ce musicien et nous suivrons l’évolution de sa pensée créatrice. Un moment d’échange intense articulé autour des thématiques suivantes : l’Ecoute, le Regard, le Geste, la Voix, l’Autre…

SAMEDI 31 DECEMBRE 2005

7h05 – 8h00 TERRE A TERRE

par Ruth Stegassy

réalisation : Olivier Bétard

Plaidoyer pour l’arbre

Avec Francis Hallé, botaniste et biologiste, auteur de Plaidoyer pour l’arbre (Actes Sud)

9h10 – 10h00 REPLIQUES

par Alain Finkielkraut

réalisation : Didier Lagarde

Houellebecq à tête reposée

Avec Marin de Viry et Claire Cros, essayistes

10h00 – 11h00 CONCORDANCE DES TEMPS

par Jean-Noël Jeanneney

réalisation : Patrick Molinier

XVIII° siècle : une sexualité libre déjà ?

Avec Robert Muchembled, auteur de L'orgasme et l'Occident : une histoire du plaisir du XVI° siècle à nos jours (Seuil)


11h00 – 11h55 LE BIEN COMMUN

par Antoine Garapon

réalisation : Olivier Bétard

A quelle éthique se tenir dans la relation de soin ?

Par nature, la relation qui se crée entre un soignant et un patient est déséquilibrée, traversée par de multiples frontières : celle qui sépare l’individu souffrant du monde des bien-portants, celle qui sépare l’initié du béotien, le professionnel de l’inexpérimenté. Face à ces déséquilibres, à quelle éthique doit se tenir le praticien médical pour éviter d’infantiliser son patient, de le réduire à son état morbide, ou bien encore de faire disparaître son individualité, de mettre entre parenthèse la personne qu’il est dans le monde normal ? C’est l’objet des éthiques du care, du soin pour réussir à rééquilibrer une relation qui tend à enfermer dans un rôle rigide soignants et patients. Quelles voies tracent-elles ?

12h00 – 12h30 SCIENCE-FRICTIONS

en partenariat avec Le Monde

par Michel Alberganti

réalisation : Brigitte Alléhaut

Les grands cuisiniers utilisent-ils les nouvelles techniques culinaires ? (2/2)

13h30 – 14h15 LE CINEMA L'APRES MIDI

par Claire Vassé

réalisation : Brigitte Rihouay

L’actualité du cinéma vue par les cinéastes

Emission spéciale DVD avec au programme: « Lost Highway » de David Lynch, « Le Fleuve sauvage » de Elia Kazan et « Nouvelle vague » de Jean-Luc Godard.

Avec Claude Miller, Marie Vermillard, Philippe Le Guay et Philippe Grandrieux

14h45 – 15h00 ULTRACONTEMPORAIN MUSIQUE

par Cécile Gilly

réalisation : Nathalie Triandafyllidès

Portrait du compositeur Erikm

Ce compositeur mène un parcours d'artiste inédit et risqué depuis 1992. De son intérêt pour les arts plastiques jusqu'à ses débuts musicaux comme guitariste de rock, Erikm s'inscrit aujourd'hui comme platiniste virtuose et compositeur de musique électroacoustique.

17h00 – 18h00 BOUGE DANS TA TETE !

par Benjamin Stora

réalisation : Malika Mezgach

Le cinéma de fiction et la guerre d’Algérie

Avec Philippe Faucon, réalisateur de « La trahison » ; Alain Tasma, réalisateur de « Nuit noire - 17 octobre 1961 » ; Mohamed Chouikh, réalisateur de « Douar de femmes »

18h00 – 18h30 JUSQU'A LA LUNE ET RETOUR

par Aline Pailler

réalisation : Brigitte Bouvier

Place aux enfants

Des classes d’une école parisienne du XX° arrondissement commentent des photos de l’année 2005.

21h00 – 22h00 MAUVAIS GENRES

par François Angelier

réalisation : Brigitte Mazire

Spécial polar

Avec l’écrivain américain Donald Westlake (1ère partie)

22h10 – 23h00 FICTION

Inferno d'August Strindberg (2/2)

Adaptation : Juliette Heymann

Dans ce livre où réalité et fiction s'entremêlent trompeusement, Strindberg raconte de façon dramatisée - en partie sous forme de souvenirs, en partie comme des extraits de son journal intime, ou présentés comme tels - la série de crises psychiques qu'il traversa à partir de l'été 1894, après son retour à Paris, et jusqu'à l'automne 1896. Cette période mouvementée, au cours de laquelle il semble avoir approché de près la folie, déboucha sur une réorientation radicale de sa vie et de son oeuvre et eut un effet particulièrement fécond sur sa force créatrice. Dans ce récit, il s'agit pour Strindberg, selon ses propres paroles, de « faire profession devant le peuple tout entier » de la façon dont l'écrivain comprend qu'une main le guide consciemment à travers les souffrances qu'il subit : la souffrance n'est compréhensible que si elle a un sens et suppose une culpabilité, la sienne propre ou celle qu'il a héritée de ses aïeux. Le thème d'Inferno rappelle que notre vie terrestre et mortelle est le temps du châtiment et de l'expiation.

Avec Jean-Michel Dupuis (August Strindberg), Frédérique Cantrel, Brigitte Lecordier, Audrey Tarpinian, Fabrice Chantome

compositeur : Dominique Massa

bruitage : Jean-François Bernard-Sugy

réalisation : Christine Bernard-Sugy


23h00 – 0h00 LES VIVANTS ET LES DIEUX

par Michel Cazenave

réalisation : Isabelle Yhuel

Les sortilèges de la nuit

De manière immémoriale, les hommes ont toujours eu peur de la nuit, synonyme pour eux d’angoisse et de danger. Pourtant, il est une autre manière d’envisager la nuit, soit féminine et amoureuse, comme dans les Hymnes à la nuit de Novalis, soit comme l’indice de la plus haute lumière spirituelle, ce que les mystiques ont appelé de tout temps « la ténèbre divine », cf. La vie de Moïse de Grégoire de Nysse (Cerf).

Avec Jacqueline Kelen, auteur de La nuit (La Renaissance du Livre)

0h00 - 0h45 CHANSON-BOUM !

par Hélène Hazéra

realisation : Patrick Molinier

Georges Moustaki, l'enfant nouveau !

Un nouvel album où l'on entend le clapotis de l'enchaînement des marées, le bruit des oiseaux alexandrins et le bruissement des lauriers roses… On parlera bien sûr de son déserteur à lui, « Le soldat » désabusé et tendre, de ses douces « Mères juives », mais aussi de ses chansons d'amours, de ses adaptations brésilliennes... (Album Vagabond chez Virgin).

DIMANCHE 1er JANVIER 2006

7h05 – 8h00 VIVRE SA VILLE

par Sylvie Andreu

réalisation : Marie-Laure Ciboulet

Le Paris de Proust

Le Paris de Proust est d’abord celui de la Rive droite et de l’Ouest parisien, entre la Plaine Monceau, la Place de la Concorde et les Jardins d’Auteuil. Marcel Proust naît, vit et meurt dans les beaux quartiers. Il en fera le décor enchevêtré de son œuvre. Mais le Paris de Proust est celui de la fusion des multiples lieux aimés. Une ville à tiroirs, une géographie transfigurée par la puissance de la littérature et des sentiments.

Avec Henri Raczymow, auteur de Le Paris retrouvé de Marcel Proust (Parigramme)

12h00 – 12h30 DE BOUCHE A OREILLE

par Renée Elkaïm-Bollinger

réalisation : Pascale Rayet

Menu rouge et buffet noir

Mardi Rouge : tomates, steak tartare, grenades, complétés par des poivrons rouges grillés et un lalande de pomerol, c’est « le menu imposé » de Sophie Calle, plasticienne et écrivain, en écho au Léviathan de Paul Auster. Manger rouge, boire rouge, voir et toucher rouge ! En octobre 2002, à l’Ecole Hôtelière Ferrandi à Paris, on a proposé un menu rouge, celui d’Auguste Escoffier, grand codificateur de la cuisine française au début du XX° siècle : rouget, langue écarlate ou bien mignardises cardinalices. Alors on mange les couleurs, on croque les camaïeux ; le rouge peut être violent, « le noir est une force » notait Henri Matisse ; on se souvient du « repas noir » de J. K. Huysmans dans son livre A Rebours : gibiers aux sauces couleur de réglisse… mûres et guignes. Quel est le goût des repas monochromes, quelles sont les mises en scène, quels sont les codes des nuances que l’on savoure ?

Reportage à l’Ecole Hôtelière Ferrandi avec Eric Robert, professeur de cuisine et Dominique Michel, historienne ; Entretien avec Annie Mollard-Desfour, auteur du Dictionnaire des mots et expressions de couleurs (CNRS Editions) 

12h45 – 14h00 DES PAPOUS DANS LA TETE

par Francoise Treussard

réalisation : Monique Bailly

Les Papous au quai des Rêves (2/2)

Avec Hélène Delavault, Patrick Besnier, Lucas Fournier, Jacques Jouet, Hervé Le Tellier, Patrice Minet, Jean-Bernard Pouy et Jacques Vallet


16h00 – 16h30 POESIE SUR PAROLE

par André Velter

réalisation : Patrick Molinier

Avec Alfred Brendel, Une aile blanche et l’autre noire (Bourgois) ; lectures par l’auteur et Michael Lonsdale

17h30 – 18h30 FOR INTERIEUR

par Olivier Germain-Thomas

réalisation : Didier Lagarde

Youakim Moubarac

Jean Stassinet a consacré sa vie professionnelle à enseigner la philosophie sans éprouver le besoin de publier. Et voici qu’ayant été touché par la personnalité d’un prêtre maronite, le père Youakim Moubarac, il vient de diriger un Dossier H qui lui est consacré (Age d’Homme).
Né au Liban en 1924, Youakim Moubarac a été ordonné prêtre en 1947. Spécialiste de Louis Massignon et de la spiritualité de l’Orient syriaque, il a été pendant toute sa vie en France et au Liban un pilier du dialogue islamo-chrétien et a tenté, malgré la guerre civile, de réconcilier les différentes communautés du Liban. Il est mort en 1995. Il laisse une œuvre considérable dont on suit la trace dans ce dossier.

Avec Jean Stassinet pour faire vivre cette grande figure spirituelle, symbole de paix et de dialogue.

18h45 – 19h30 NOTRE EPOQUE

par Madeleine Mukamabano

réalisation : Didier Lagarde

Inde : de la puissance régionale à la puissance mondiale

19h30 – 20h20 CULTURES D'ISLAM

par Abdelwahab Meddeb

réalisation : François Caunac

Le symptôme algérien

L’Algérie et la France héritent des affrontements qui les ont déchirées voilà plus de 50 ans. L’historien ne peut éviter les tensions et les affects qui divisent lorsqu’il voudrait se faire le chroniqueur et l’analyste de cette période. Une charge politique conditionne l’écriture de l’histoire.

Avec Raphaëlle Branche, auteur de La guerre d’Algérie, une histoire apaisée ? (Seuil)


20h30 – 22h00 UNE VIE, UNE ŒUVRE

par Luc Ponette

réalisation : Dominique Costa

Raphaël (1483-1520)

Avec Léonard de Vinci et Michel-Ange, Raphaël forme le « trio » des génies de la Renaissance italienne. Reconnu comme un peintre parfait, il incarne l’équilibre, la douceur et la grâce, mais il semble que la célébrité même de ses images copiées, multipliées et diffusées jusqu’à l’écœurement fait de Raphaël un des artistes dont l’œuvre est la plus difficile à redécouvrir. Fils de peintre, il est l’enfant prodige de la peinture. Il assimile toutes les trouvailles des grands créateurs ombriens, florentins, romains, vénitiens et intègre ces expériences pour exprimer, avec une souveraine aisance, une nouvelle harmonie. Raphaël a étendu son champ d’action à toutes les techniques possibles des arts plastiques. A examiner la diversité de son oeuvre, c’est l’inquiétude et l’énergie davantage que la suavité qui marque la cohérence du style de cet artiste, mort à 37 ans, et dont Vasari disait qu’il était « touché par la grâce ».

Avec Jean-Pierre Cuzin, administrateur de l’Institut National d’Histoire de l’Art ; Cécile Scailliérez, conservateur en chef au musée du Louvre ; Dominique Cordellier, conservateur en chef au musée du Louvre ; Gabriela Morawetz, artiste (galerie Thessa Herold, Paris) ; Pancho Quilici, artiste (galerie Thessa Herold,¨Paris) ; Christine Pellistrandi, bibliste et historienne du Moyen Age (CNRS)

22h30 – 23h45 ATELIER DE CREATION RADIOPHONIQUE

par Frank Smith

réalisation : Lionel Quantin

Le « Je » radiophonique

- Face A (60') - Si ce monde vous déplaît

Les outils de développement de la ville contemporaine se sont essentiellement inféodés à des procédures déterministes, à des scénarios planifiés aux mécanismes prévisibles. La croissance, l’entropie de la ville, sa densification sont gérées et générées par des projections préalables figées, statufiées, géométrisées. Ces transformations morphologiques ne se constituent que sur des scénarios « fermés », qui ne peuvent dévier des représentations préprogrammées qui les sous-tendent. La cartographie de la ville « en mouvement » est ainsi liée à un mode de production décliné au « futur antérieur ». Le devenir y est anticipé et verrouillé. La ville contemporaine (européenne) se formate sous Windows, sans possibilités d’accès aux sources de programmation (Linux).

On peut douter que les modes opératoires « sous contrôle» qui conditionnent la production des structures urbaines soient à même de rendre compte des complexités (enchevêtrement des enjeux et des modes relationnels) d’une société mass-médiatique, où la multitude citoyenne se substitue peu à peu à l’autorité républicaine, centralisée.

Déficit de démocratie dans la fabrication de la ville ou abus d’un outillage datant d’une période où la raison de quelques-uns présidait à la destinée du plus grand nombre, la constitution de la ville est restée imperméable aux mutations de société liées à la dilution, à la fragmentation des mécanismes informationnels et productifs. L’espace libéral a été construit en termes de contrôle social, la ville contemporaine en garde et révèle les stigmates. A contrario, peut-on concevoir des structures urbaines réactives aux contingences humaines ? Peut-on élaborer des scénarios adaptatifs, qui acceptent l’imprévisibilité, l’incertitude comme mode opératoire ? Peut-on « écrire » la ville à partir de scripts de croissance, d’algorithmes ouverts, qui puissent rester perméables à nombre datas en temps réel (humaines, relationnelles, conflictuelles…), plutôt que de la « dessiner » par la contrainte, à l’aide des outils programmés, formatés par les procédures de la planification ?

- Face B (15’) - Un fuseau, des fuseaux horaires

Par R&Sie(n), architectes : François Roche, Stéphanie Lavaux et Jean Navarro

Agence d’architecture, cinq fois sélectionnée à la Biennale de Venise, en charge d’un musée d’art contemporain à Bangkok, d’un centre d’art en Corée sur la DMZ, d’un hôtel au Brésil (Belo Horizonte), d’un pont en Pologne (Cieszyn), de logements sociaux en Espagne (Valencia), d’une maison expérimentale pour Vitra (Allemagne) et d’une maison individuelle en France (Nîmes) ! François Roche est enseignant dans des studios de recherche à Penn-Philadelphie et a donné des conférences dans de nombreuses universités comme Harvard, Columbia, UCLA ; Benoît Durandin, cryptoarchitecte, collabore régulièrement avec l’agence depuis 1999, participant aussi bien à ses recherches formelles que critiques. Ses derniers travaux portent sur la modélisation d’environnements instables et sur les espaces à réalité diminuée. Membre du comité de rédaction de la revue Multitudes ; François Roustang est hypnothérapeute ; Sébastien Szczyrk est sound-designer.


0h00 – 1h00 EQUINOXE Le magazine des musiques du monde

par Caroline Bourgine

réalisation : Cécile Koenig

Lénine, homme de l’année au Brésil

Pionnier du « Rock Maracatu » et novateur du « Mangue beat », Lénine, ainsi nommé par son père, membre fondateur du Parti communiste au Nordeste, est devenu en France depuis le début des années 90 l’une des figures les plus appréciées de la scène brésilienne.

Auteur, compositeur, arrangeur, instrumentiste, chanteur, cette « éponge anthropophage » comme il aime se définir, a conclu l’année 2005 en France par une très importante tournée. Nous l’avons rencontré au Mans où il se produisait sur la scène de l’Espale, en compagnie de la chanteuse portugaise Maria Joao. Nous avons abordé avec lui des questions de rhétorique, la poésie de ses chansons, les artistes brésiliens comme Frans Krajcberg. Moment vifs et passionnants, toujours partagés avec le sourire.

DU LUNDI 2 AU VENDREDI 6 JANVIER

6h00 – 7h00 L'ELOGE DU SAVOIR

par Christine Goémé



lundi 2 janvier : Le problème de l’origine en cosmologie

Avec Edgard Gunzig, professeur de physique théorique et de cosmologie à l’université libre de Bruxelles
mardi 3 janvier : Pourquoi la cosmologie ne peut pas vraiment parler de l’origine

Avec Michel Cassé, astrophysicien, Institut d’astrophysique de Paris
mercredi 4 janvier : L’origine de la vie

Avec Christian de Duve, Prix Nobel de biologie
jeudi 5 janvier : L’origine de l’homme

Avec Pascal Picq, professeur de paléontologie au Collège de France
vendredi 6 janvier : La venue au monde : l’origine de chaque être humain

Avec Jean-Marie Delassus, chef de service hospitalier, Maternologie de Saint-Cyr

9h05 - 10h00 LA NOUVELLE FABRIQUE DE L'HISTOIRE

par Emmanuel Laurentin

Quel récit national ?

Les débats autour de l’esclavage et de la colonisation ont récemment remis en avant la question de l’imaginaire de la Nation. Conçu et développé au XIX° siècle, celui-ci apparaît aujourd’hui comme univoque. Il ne rend pas compte de la multiplicité des interprétations, d’un « récit national pluraliste » comme l’a récemment réclamé l’historien Pap n’ Diaye. Comment s’est-il constitué ? En quoi est-il aujourd’hui en crise ?

Avec notamment Pierre Nora, Suzanne CitronPap N’Diaye, Christian AmalviPatrick Garcia, Pierre Birnbaum

11h00 – 11h20 FEUILLETON

L'Impossible Monsieur Cézanne d'Hervé Prudon

(15 épisodes diffusés du 26 décembre au 15 janvier)

« Le petit-fils de Cézanne, c’est moi », affirmait volontiers Picasso. Et c’est dire si le maître d’Aix influença durablement et profondément la peinture du XX° siècle. Celui qui trouvait l’existence « effrayante » devait passer sa vie à ancrer ses compositions dans toujours plus de solidité et d’équilibre. La permanence de ses paysages et natures mortes, le caractère durable des éléments de la nature dans ses tableaux et la trame serrée de ses portraits et autoportraits nous révèlent un homme exalté par la forme. Mais s’il est le maître incontesté de la peinture moderne, il n’en reste pas moins un homme déconcertant, fuyant le monde, les femmes – et la sienne en particulier -, la peinture officielle mais aussi les impressionnistes. Sensible, cultivé, il se comporte néanmoins comme un rustre. Il fâche, déconcerte. Il rebute et provoque. Hervé Prudon tente, dans ce feuilleton sur la vie du peintre, de nous donner à entendre l’intimité de ce farouche génie et pitoyable bonhomme qui a tout sacrifié – y compris lui-même – à la peinture. C’est l’histoire d’une passion.

Avec Simon Duprez (Cézanne), Yves Fabrice-Lebeau (le narrateur), Laurent Natrella (Zola), Martin Amic (Baille), Yves Pignot (Cézanne père), Catherine Oudin (Cézanne mère), Myriam Loucif (Marie), Amandine Dewasmes (Rosa) ; Olivier Chauvel, Laurent Orry, Grégory Quidel, Emmanuel Lemire, et Benoit Carré (les peintres), Véronique Mensch, Franck Kronovsek, Grégoire Bourbier, Pierre-Jean Pagès, Marie Bouvier, Julie Williamson, Céline Liger, Claire Caigneaux, Christophe Seugnet, Nathalie Kanoui, Clotilde Morgiève (Hortense), Pierre-Jean Pagès (Guillemet)

bruitage : Patrick Martinache

réalisation : Michel Sidoroff


11h20 – 11h30 LE LIVRE DU JOUR

lundi 2 janvier : Paul Nizon, La fourrure de la Truite (Actes Sud)

mardi 3 janvier : Bernard du Boucheron, Coup-de-Fouet (Gallimard)

mercredi 4 janvier : Haruki Murakami, Kafka sur le rivage (Belfond)

jeudi 5 janvier : Emmanuelle Pireyre, Comment faire disparaître la terre (Seuil)

vendredi 6 janvier : John Berger, D’ici là (L’Olivier)
11h30 – 12h00 LES CHEMINS DE LA CONNAISSANCE

par Jacques Munier

réalisation : Céline Ters

Sagesses profanes

Patrimoine (non classé) de l’humanité, les sagesses du monde profane, souvent immémoriales, n’ont pas disparu, bien au contraire. La crise occidentale des grandes institutions religieuses, l’effondrement des idéologies politiques et des « grands récits » ravivent le besoin de spiritualité et de sagesses exotiques ou profanes. Dans leurs régions d’origine elles font souvent retour après une éclipse de courte durée, ainsi qu’on peut le constater avec les sociétés chamaniques des vastes étendues sibériennes à la fin du communisme.

Avec leur programme « minimum » : vivre en harmonie avec soi-même, avec les autres et le monde ; avec leur symbolique de la progression, du « chemin de perfection », les sagesses profanes impriment une dynamique de sérénité dont on souhaite qu’elle inspire cette Nouvelle Année.

Avec, sous réserve, Marc Augé (le génie du paganisme) ; Roberte Hamayon (les chamanes) ; Jean-François Billeter (les taoïstes) ; Clément Rosset (les présocratiques) ; Marcel Conche (les humanistes)

17h00 – 17h30 A VOIX NUE

par Laure Adler

réalisation : Doria Zénine

Claude Lanzmann

(2ème semaine)

Claude Lanzmann, né en 1925, est à la fois écrivain, cinéaste et journaliste, il est l’un de nos grands témoins du XX° siècle et un acteur engagé dès sa prime adolescence. Au cours de ces deux semaines exceptionnelles, il raconte pour la première fois l’odyssée familiale de ses grands-parents paternels et maternels issus de la Mittel Europa qui ont voulu se réfugier en France, il évoque aussi l’histoire de ses parents, la brusque séparation et l’enfance, élevé par un père qui, pour des raisons de santé, fut réfugié avec ses enfants en Auvergne. C’est au lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand que le jeune adolescent entre en résistance. Parallèlement son père et son frère Jacques entrent eux aussi dans des réseaux de résistance. Aucun ne le dit aux autres. Un soir Claude raconte à son père ce qu’il fait et une autre aventure de la résistance commence.

La résistance, c’est peut-être le mot qui convient le mieux à l’itinéraire de cet homme qui n’a cessé, en tant que spectateur engagé, de résister intellectuellement, politiquement, esthétiquement. En 52, ce fut la rencontre décisive avec Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir : Claude entre aux « Temps Modernes » qu’il ne quittera jamais et dont il est toujours le directeur. Combattant de la première heure de la décolonisation, militant et signataire de « l’appel des 121 » pendant la guerre d’Algérie, Claude Lanzmann n’aura de cesse que d’essayer de cartographier les conflits majeurs de notre temps et de tenter d’apporter une mise en perspective et des propositions au conflit israélo-arabe.

Il part une première fois découvrir Israël à l’aube des années 50, en revient, mais ne peut pas en écrire, c’est là que se forge sa détermination à devenir cinéaste. C’est donc par l’image, tout en menant parallèlement sa carrière de journaliste, qu’il va commencer un travail à la fois introspectif, politique et très personnel sur Israël : son premier film « Pourquoi Israël ? » est un documentaire qui fait parler des personnes de générations et de milieux sociaux très différents. Ensuite, il y eut « Tsahal », enquête sur le désir qu’ont certains Israéliens d’appartenir et de servir l’armée, puis, après de très nombreuses années d’une enquête qui le mena à travers le monde, l’œuvre magistrale, immémorielle qui puise au fond de notre mémoire européenne, qui est reconnue dans le monde entier et qui est enseignée dans nos école : « Shoah ».

Portrait pendant deux semaines d’un intellectuel toujours en colère contre les inégalités, l’injustice. Portrait aussi d’un amoureux de la vérité.

17h30 – 17h55 LES PIEDS SUR TERRE

par Sonia Kronlund

réalisation : Anne Depelchin, Charlotte Roux

Coaches & gurus

du lundi 2 au mercredi 4 janvier : Le coaching

par Laurent Salters

jeudi 5 janvier : Un pasteur dans la cité

par Elodie Maillot

vendredi 6 janvier : Les ateliers du bien-être

par Elodie Maillot

22h30 – 0h00 SURPRIS PAR LA NUIT


lundi 2 janvier : Raison de plus
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