La géographie du monde : système et limites








télécharger 48.61 Kb.
titreLa géographie du monde : système et limites
date de publication07.02.2018
taille48.61 Kb.
typeDocumentos
ar.21-bal.com > histoire > Documentos



Christian GRATALOUP , la géographie du monde : système et limites

Hors programme, causalités, Olivier Milhaud

LA GÉOGRAPHIE DU MONDE : SYSTÈME ET LIMITES


Christian Grataloup, professeur de géographie — Université Paris VII

Compte rendu : Annie Carnat, Micheline Cinquin

http://www.ac-dijon.fr/pedago/histgeo/former/stages/nv_progs/accueil.htm



I- Préambule épistémologique : le Monde devenu un défi pour la géographie

  • Le Monde est un espace, un territoire soumis à l’emprise d’une société.mondiale. Le Monde est un nom propre désignant un lieu approprié, il peut être pris comme un géon c’est à dire, un espace particulier, au même titre qu’une région.

  • La géographie générale a une approche thématique (elle étudie les effets d’un phénomène) ou théorique (elle étudie des lois). Mais elle n’a pas le Monde pour objet. (cf. L’espace géographique n°1 de 1999 - Dollfus/Grataloup/Lévy) : or, le Monde est un espace particulier à étudier en temps que tel !

  • La région est habituellement un sous-ensemble spatial infra-national, inscrit dans des logiques complémentaires, articulé avec des niveaux supérieurs. Mais on parle aussi de " régions du monde ", ce qui montre un déficit de vocabulaire pour désigner un sous-ensemble mondial (ex. : Alena - UE,...)

  • Si le Monde est une région, ce n’est pas pour autant un sous-ensemble (sauf à considérer la Terre comme élément du système solaire). Le Monde est un géon : territoire identifié, approprié, nommé.

  • Cette réflexion est récente : le terme de " Système-Monde " est inventé par Olivier Dollfus en 1984 et repris dans la Géographie Universelle - Tome 1, 2e partie, sous la direction d’O. Dollfus.

  • L’aspect systémique implique des résistances au système (ex. : la Corée du nord et, il y a peu, l’URSS).



II- Grilles de lecture et enjeux

Des grilles de lecture structurent nos représentations du Monde que l’on peut collecter par un exercice : demander de dessiner une carte légendée du monde, cela permet d’étudier les choix, les points valorisés.
1- Quelles lectures du Monde ?

  • des visions socio-économiques, autour de la notion de développement.

  • des visions géopolitiques et civilisationnistes.

Mais nous ne sommes plus dans un monde binaire (opposition d’un nord développé et d’un sud sous-développé ou d’un est " socialiste " et d’un ouest capitaliste).

Deux types de modèles ont été développés :

a) avec Rostow dans les années 60 : le modèle linéaire (ex. du développement) dans lequel on classe les Etats selon des évolutions dans un temps diachronique, à partir de statistiques du plus fort au plus faible, dans un cadre national : c’est le modèle le plus fréquemment utilisé.

b) le modèle systémique, reposant sur des oppositions et un paradigme dépendantiste : centre / périphérie (dès le XIXe s. : ville/campagne - métropole/colonie ). C’est une pensée synchronique qui permet de se placer au niveau mondial. Ce modèle est remis à jour dans les années 70 par Samir Amin et rend compte des liens inégalitaires dans une vision plus spatiale (cf. Alain Reynaud dans Société, espace et justice - 1981).

Mais centre / périphérie ne s’exprime pas forcément dans des cercles concentriques qui différencient des espaces sans montrer leur dépendance.
Cependant, ce n’est pas encore un modèle mondial car chaque partie garde son autonomie : on est encore dans une logique-puzzle. A partir des années 80, on parle d’une société, avec ses mobilités (cf. P.N. Giraud : L’inégalité du monde contemporain 1996). Certaines activités économiques sont liées à un espace particulier, d’autres au niveau mondial, ce qui est plus difficile à cartographier ; il est plus facile de cartographier des lieux identifiés ou des liens de dépendance.
2- Quels enjeux ?

Le Monde est un système clos sans sortie sur le monde extérieur.

  1. quels problèmes pose la représentation cartographique de la Terre ? Au XIXe s., l’Europe est représentée au centre des terres émergées parce qu’elle s’y est mise. On prend alors pour un fait naturel ce qui est un fait historique. : cela conduit à un planisphère avec un centre et des bords. Depuis les années 1970/80, le renforcement de l’aire Pacifique a modifié les représentations (cf. les représentations polaires). Mais la nécessité de tracer des limites et des repères comme les points cardinaux, conduit à représenter un monde plat; cela s’apparente à un message subliminal car la multiplication des planisphères amène à penser le monde plat. D’où la nécessité de varier les représentations du monde car on a le devoir de montrer que l’on ne voit que ce que l’on donne à voir.


b) y a-t-il adéquation entre le système-Monde (espace social) et le système-Terre (milieu) ?

– avec l’idée d’interdépendance spatiale, tous les territoires étaient construits en fonction de la particularité du milieu (logique d’autonomie) ;
– aujourd’hui, on considère qu’il y a totale adéquation entre un système-Terre global et un système-Monde dans le cadre de la mondialisation (on ne pollue pas que soi mais aussi les autres) qui implique un devoir d’ingérence à l’échelle mondiale.
c) une société mondiale :

– domaine culturel : c’est un fait au niveau linguistique (mais pas en poésie...), de la musique, des arts plastiques ;
– domaine sportif : les spectacles sont mondialisés mais sont encore des lieux d’immanence nationaliste.

Pour S. Huntington (Le choc des civilisations - 1996), les grandes aires culturelles sont déterminantes dans la géopolitique mondiale. Mais des résistances existent : pour lui, le nouvel " empire du mal " est le monde musulman.
Les grilles de lecture du Monde sont des lignes de coupure : cela fonctionne comme des cadres, d’où la difficulté à penser globalement le Monde et à le représenter.
III- Les Chantiers de la géographie du Monde

1- Lieux et métriques

a) on assiste à une revitalisation de l’idée de lieu : position relative, sans distance intérieure (ex. la ville).

  • Des lieux peuvent être revalorisés par la mondialisation : les économistes pensent qu’il y de plus en plus un marché des lieux (ex. les grandes firmes déterminent leur implantation selon le niveau des salaires, des subventions, des connexions, de la sécurité, des équipements culturels...)

  • Cependant, il y a une permanence des localisations : les mêmes lieux subsistent et la concurrence se fait entre les mêmes lieux (ex. les Bourses). Si l’on considère le réseau des villes mondiales : il y a bien permanence mais les échanges sont de plus en plus denses entre les mêmes lieux, car certaines qualités locales sont intransportables.

  • D’autres qualités sont transportables (tout ce qui est immatériel par exemple) mais on ne le fait pas car on " casserait le lieu " : la carte de l’urbanisation (phénomène quantitatif) ne donne pas à voir l’urbanité (qualité du lieu).

  • La dimension sociale est également difficile à cartographier : si l’on prend l’exemple de la votation suisse (cf. J.B. Racine dans Mappemonde) pour l’entrée de la Suisse dans l’Union Européenne, les résultats dépendent de la maille considérée (différences entre cantons, entre villes et campagnes, entre bureaux de vote selon le niveau d’études, etc...).


b) les métriques : quels problémes pose l’évaluation des distances ?

  • Le Monde est de plus en plus multi-métrique (prise en compte du coût et du temps). Les grandes villes associent toutes les métriques, depuis le contact personnel jusqu’au WEB. Il y a des logiques de proximité ou d’éloignement selon les modes de communication (ex : par téléphone où la distance ne joue plus, ou déplacement pour les vacances où la distance persiste). Le déplacement des marchandises reste matériel mais les coûts sont de plus en plus bas.

  • Pour les déplacements de personnes, la distance / temps prime. Pour les marchandises, c’est la distance / coût.

  • Les nouvelles distances / coût / temps ont créé de nouveaux suds selon une vision méridienne : à chaque pôle de la Triade correspond une espèce de sun-belt (ex : déplacement des lieux de vacances de l’Europe méditerranéenne vers le Maghreb).


2- L’impossible planisphère

  • On ne peut pas représenter de la même façon des phénomènes très différents, notamment les métriques : dans la carte classique, on ne montre qu’une distance mais pas le coût . La carte ne montre que des lieux de passage mais pas de métriques autres que kilométriques.

  • Les nouvelles technologies permettent de disjoindre la vitesse de déplacement et le déplacement physique selon qu’il s’agit des informations, des personnes ou des objets qui ont des métriques différentes. Or, il y a deux cents ans, tout circulait à la vitesse maximum du cheval au galop.

  • La mondialisation abolit un certain nombre de distances mais on ne sait pas le traduire en carte.


3- Transcendance et immanence

  • " transcendance " = influence du niveau supérieur sur le niveau inférieur

  • " immanence " = inversement.

  • A quel niveau spatial peut-on rencontrer un phénomène ? Dans le cadre d’une géographie thématique, il y a de l’agriculture dans le monde : on peut faire des cartes. Mais y a-t-il pour autant une agriculture mondiale ? Peut-on parler de l’agriculture française ? De moins en moins si l’on considère l’intégration européenne, voire mondiale. Les décisions ne sont plus prises en France, notamment au niveau des cours mondiaux.

  • Pour les produits tempérés, l’échelle est mondiale car leurs prix sont déterminés par les Etats-Unis et les subventions versées aux farmers (ex. : le blé) : les autres exportateurs sont obligés de s’aligner. De même pour les produits laitiers dont le leader est l’Union Européenne. Mais ce sont des raisons internes qui jouent ici en fonction des rapports sociaux et politiques (immanence).

  • Pour les produits tropicaux (café, cacao, thé, hévéa, fruits), les cours sont fonction de l’offre et de la demande; les tentatives d’entente entre producteurs pour imposer des prix plus élevés, sont impossibles en raison de la concurrence : c’est la transcendance qui joue.


IV- Genèses

Quelle est la spécificité de cet espace qu’est le Monde ? Aurait-il pu être autre ? Y a-t-il un déterminisme mondial ? Lors de la première moitié du XVe s., les Chinois découvrent le Cap de Bonne Espérance mais stoppent leur avance en raison de problèmes intérieurs. Le Monde aurait pu être configuré autrement (il y aurait donc eu un autre planisphère) mais notre Monde a une Histoire qui lui donne une réalité tout à fait spécifique.
1- La zonalité

a) En 1947, P. Gourou, dans Les Pays tropicaux, ouvrage de " géographie humaine ", part bien des densités de population mais l’implicite de l’explication est déterministe : ce sont les contraintes des milieux naturels qui déterminent les conditions de vie (tout en posant, à la fin de l’ouvrage, le rôle de l’intervention européenne dans l’agriculture tropicale). Les explications naturalistes sont constamment mises en avant.

b) Le déterminisme doit être historicisé : il date du XIXe s., c’est à dire de l’industrialisation du nord (auparavant, la mortalité était aussi forte au nord qu’au sud , quelque soit l’hiver ou l’été).

Ce qui a joué en fait, c’est la complémentarité :

  • si les Européens sont partis au XVe s., c’est pour les épices (lointaines, rares, chères).

  • lorsque les Européens découvrent l’Amérique, ils installent rapidement des exploitations agricoles où l’on ne cultive pas de produits européens. Le coût de transport est colossal mais les produits se vendent très cher. Certaines régions tropicales vont être privilégiées : ce sont les plus accessibles (Antilles, Brésil), pour la culture du sucre connu depuis les croisades. On passe en Europe à une alimentation sucrée au XVe s. grâce aux Italiens; consommation en hausse au XVIe s. avec les desserts et surtout les boissons qui varient selon les contacts :

+ le café provient des Arabes, via l’Italie ;

+ le cacao provient des Aztèques, via les Espagnols ;

+ le thé provient d’extrême-orient, via les Anglais.
Pour qu’il y ait consommation massive, il faut une production de masse : c’est le cas au N-E du Brésil et aux Antilles avec le système des plantations (qui préexistaient en Orient) utilisant le moulin, investissement lourd, puis l’esclavage massif à partir du XVIIe s. Ces produits - esclaves ou sucre - doivent être les plus proches de l’Europe, donc sur les côtes. On assiste à une mise en valeur de l’espace dans une logique d’extraversion qui va amener à une logique de sous-développement.
c) les doublets du Centre : la forte croissance démographique de l’Europe aux XVIIIe et XIXe s. a favorisé l’émigration ailleurs que dans les pays tropicaux, dans les milieux tempérés de l’hémisphère austral (Argentine, Afrique du sud, Australie/Nelle Zélande)
2- Les effets de la distance

a) la distance est un élément essentiel de la détermination des prix, en fonction des progrès technologiques. La distance est aussi liée à la salubrité : la mortalité était forte sur les bateaux (1 marin sur 5) en raison de boisson avariée; d’où la nécessité d’embarquer beaucoup d’hommes, soit un coût élevé car la distance/risque est très forte et nécessite le transport de produits coûteux. La maîtrise de la distance se fera grâce à la boîte de conserve (1860) puis aux frigorifiques (1890).
C’est pourquoi la colonisation massive de l’Asie n’a pu se faire qu’à la fin du XIXe s, alors que l’Atlantique est un " lac européen " depuis le XVIe s. La diffusion de l’Europe n’est pas linéaire : le sucre est resté longtemps " dans l’Atlantique " et n’arrive à l’île Bourbon qu’au XVIIIe s., dans les îles Pacifique (Java) à la fin du XIXe s. et au début du XXes. à Hawaï.
Le Tiers Monde connaît une grande diversité d’héritage selon qu’il est à l’est ou à l’ouest dans le monde tropical.
b) des relais du Centre aux " trois huit " : genèse de la Triade :

Les centres concurrents sont d’autant plus probables que la distance est grande. Le bouclage du Monde est fait par les Etats-Uniens. Le Pacifique ne fonctionne que comme élément de " frontière " pour la mise en valeur des Etats-Unis.
Le Japon a été épargné car il n’est pas tropical et est très loin de l’Europe : au XVIIe s., il faut cinq ans pour effectuer l’aller et retour au Japon, ce qui lui a donné une autonomie locale protégée (d’où le nom d’" extrême-orient ").
Le bouclage du Monde est symbolisé, dans l’hémisphère nord, par les 3 principales bourses, séparées par huit heures de décalage, mais avec une activité boursière 24 heures sur 24.
c) cette structure du Monde peut être modélisée : cf Types de lieux du Monde et Chorotype : un fuseau du Monde dans le N° 95/96 Modélisation spatiale des T.I.G.R. (Travaux de l’Institut de Géographie de Reims )

Conclusion : une vision du Monde et de la société

1) les noms et les régions du Monde : les continents ont une Histoire (cf. le magazine Géo de mars 1999 - article de C. Grataloup).

  • qu’est-ce qu’un continent ? quelle doit être sa taille ? quelles sont ses limites ? C’est l’Encyclopédie qui utilise ce mot au XVIIIe s. pour classer les choses, mais avec un point de vue européen : si le découpage avait été fait par les Chinois, il aurait été différent. Diviser le monde pour le décrire, ce n’est rien d’autre que penser le monde.

  • La seule coupure nette est l’Atlantique car l’Europe, l’Asie et l’Afrique sont liées, et nommées depuis les Grecs.
    – le Monde est une construction mythique : inspirées de Ptolémée, les mappemondes médiévales sont des cartes " T dans O ". Le disque plat de la Terre (O) est divisé en trois par les mers Méditerranée, Noire et Rouge formant un T. Au centre, à l’intersection des barres du T : Jérusalem. En haut, l’Asie, c’est à dire l’est qui " oriente " la carte.

  • aux XVIIe et XVIIIe s., on imagine un continent austral pour faire contre-poids : en 1812, on le nomme " Océanie ".

  •  au XXe s., l’océan Arctique (mot d’origine grecque signifiant " ourse ") est ainsi nommé car il regarde la Grande Ourse, et par opposition fut nommé l’Antarctique.

  • les limites orientales de l’Europe ont varié : on doit au géographe de Pierre Le Grand, Tatichtchev, le choix de l’Oural (au lieu du Don) comme expression de la volonté de la Russie d’être intégrée à l’Europe et de repousser le monde " barbare " plus à l’est : l’Oural est donc une limite géopolitique.

Ce relativisme historique permet de mieux comprendre pourquoi il est difficile de tracer les limites des continents sur une carte et de caractériser des parties du Monde. Ce qui convenait au début du siècle n’est plus adéquat aujourd’hui, et de moins en moins : il y a un déficit de toponymie et de concept. (ex. " crise asiatique " qui ne touche que le sud-est asiatique; " Afrique " est souvent utilisé pour désigner la seule Afrique noire ou " Amérique " pour les seuls Etats Unis)
2) on a construit au XIXe s. la science européenne fondée sur l’histoire, l’économie, la sociologie. Concernant le reste du Monde, on a créé l’orientalisme pour les " semi-barbares " et pour les " sauvages ", l’anthropologie et l’ethnologie !

La mondialisation qui accélère la mise en relation des différentes sociétés humaines et de leurs territoires, remet en cause les découpages, la toponymie et l’architecture même de notre conception du Monde

BIBLIOGRAPHIE

Géographie et mondialisation


Olivier Dollfus. Mondialisation. Presses de Sciences Po. 1996.
Philippe Moreau-Desfarges. La mondialisation. Puf, Que sais-je ? n° 2687. 1997.
" Dossier mondialisation " in L'Espace géographique, à paraître en 1999.

Le système Monde


Olivier Dollfus. Mondes nouveaux. II. Le système Monde. t. 1 de la Géographie universelle, Belin-Reclus. 1990.
Marie-Françoise Durand et al. Le Monde. Espaces et systèmes. Presses de Sciences Po-Dalloz. 1992.
Jean Meyer. L'Europe et la conquête du Monde. Armand colin. 1975.
Olivier Dollfus. La nouvelle carte du Monde. Puf. Que sais-je ? n° 2986. 1995.
Michel Beaud. Le basculement du Monde. La découverte. 1997.
Quelques éléments incontournables des grilles de lecture

1. La perspective centre / périphérie
Samir Amin. L’accumulation à l'échelle mondiale. Anthropos. 1971.
Samir Amin. Le développement inégal. Minuit. 1973.
Paul Bairoch. Le Tiers Monde dans l’impasse. Gallimard (Idées). 1992.
Alain Reynaud. Société, espace et justice. Puf. 1981.

2. Un progrès linéaire (et capitaliste)
W.W. Rostow. Les étapes de la croissance économique. Seuil (Points). 1963.
Francis Fukuyama. La fin de l’histoire et le dernier homme. Flammarion (Champs). 1992.

3. Une société mondiale
Pierre-Noël Giraud. L'inégalité du monde contemporain. Gallimard (Folio actuel). 1996.

4. Une vision politiste
Bertrand Badie. La fin des territoires. Fayard. 1995.

5. Les résistances culturelles
Samuel Huntington. Le choc des civilisations. Seuil. 1996.
Serge Latouche, L'occidentalisation du Monde. La découverte. 1991.
Cahiersdu cinéma, n° 26 : Regards croisés sur la mondialisation, juin 1998.
M. Beaud. O. Dollfus. C. Grataloup. G. Kébabdjian. P. Hugon et J. Lévy. Mondialisation : les mots et les choses, prévu pour mi-1999.
Un " système Ancien-Monde "

Christian Grataloup. Lieux d'Histoire. Reclus. 1996.

Marché mondial et Révolution industrielle

Paul Bairoch. Histoire économique et sociale du Monde du XVIème siècle à nos jours. tome 1. Folio. 1997.
Patrick Verley, L'échelle du Monde. Essai sur 1’industralisation en Occident. Gallimard. 1997.

La zonalité

Pierre Gourou. Les pays tropicaux. PUF, 1947.
Yves Lacoste. Géographie du sous-développement. PUF, 1965.
Olivier Dollfus. "Le système Monde " in L 'Information géographique. 1990, n° 2, pages 45-52.

La notion de complémentarité

Christian Grataloup. Modélisation spaciale. Travaux de l’Institut de Géographie de Reims (TIGR). N° 95-96. 1998.

Le sucre

Jean Meyer. Histoire du sucre. Éd. Desjonquères. I989.
Sidney Mintz. Sucre blanc, misère noire. Nathan. 1991.

La distance historique

Maurice Daumas. Le Cheval de César ou le mythe des révolutions techniques. Editions des archives contemporaines. 1991.
Pierre Chaunu. L'expansion européenne. PUF. 1969.
Philippe Haudrère. Le grand commerce maritime au XVI1ème siècle. Sedes. 1997.
Liliane Hilaire-Perez. L’expérience de la mer. Éd. Séli Arslan. 1997.
Jean Heffer. Les États-Unis et le Pacifique. Albin Michel. 1995.
Paul Butel. Histoire de l'Atlantique. Perrin. 1997.










similaire:

La géographie du monde : système et limites icon«Géographie historique et culturelle du monde musulman»
«l’Islam, c’est le désert». C’est vrai, coïncidence entre Islam et milieu aride, mais bien évidemment insuffisant pour comprendre...

La géographie du monde : système et limites iconLe Parti communiste est une force qui s’oppose à l’univers
«le temps opportun, l’endroit favorable et l’harmonie entre les gens» expriment des valeurs chinoises. [3] Dans la pensée chinoise,...

La géographie du monde : système et limites icon00 Date et heure limites de réception des offres : 30 janvier 2017 à 12 Heures 30

La géographie du monde : système et limites iconNé à Saint Quentin le 30. 50. 1982, réside à Strasbourg
«se représenter le monde». Transformer c’est-à-dire mettre en forme des propositions où se déposeront des existences. Le célèbre...

La géographie du monde : système et limites iconAvant que les systèmes modernes d’arpentage et d’enregistrement cadastral...

La géographie du monde : système et limites iconUn système temps réel est un système (application ou ensemble d’applications)...
«qui va vite / rapide» mais un système qui satisfait des contraintes temporelles (les contraintes de temps dépendent de l’application...

La géographie du monde : système et limites iconCommuniqué de presse
«Rittal – The System» est aujourd’hui la norme mondiale pour la technologie de coffret électrique dans presque tous les secteurs....

La géographie du monde : système et limites iconLe systeme d’exploitation windows : évolution historique et comparaison des différentes versions
«New Technology». Ce système d’exploitation de la firme Microsoft évolue de la manière suivante

La géographie du monde : système et limites iconGéographie physique

La géographie du monde : système et limites icon1 Où le monde savant et le monde ignorant sont aussi embarrassés l’un que l’autre
«Mettons que c’était le Rule Doodle et le Yankee Britannia, et allons déjeuner !»








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com