Cours d’histoire du Japon en 15 leçons. Périodisation traditionnelle et japonaise








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Histoire du Japon
INTRODUCTION GENERALE :

Quelle chronologie pour l’histoire du Japon ?
La chronologie est importante pour comprendre l’histoire du Japon, et les dates sont un mal nécessaire. L’histoire du Japon est elle une continuité, ou bien est-elle faite de ruptures ?
La chronologie du Japon est divisée en périodes. Les livres s’opposent sur le nombre de ces périodes, et en dénombre selon, de 4 à 20 périodes. Voyons les 3 systèmes existants de périodisation, pour choisir celui qui est le plus adapté à un cours d’histoire du Japon en 15 leçons.
Périodisation traditionnelle et japonaise (d’origine chinoise) :Nengô

Au VIIème siècle, les Japonais importent le système nengô de Chine. Nengô signifie « nom d’ère » et devient le système officiel de l’état impérial. Le système nengô découpe le Japon en périodes choisies par l’empereur. Depuis 645, chaque année s’inscrit dans une ère (2001 est la 13ème année Heisei). Chaque nouvel empereur inaugure une nouvelle ère. Et jusqu’en 1868, l’empereur pouvait décider de changer d’ère selon son désir. Par exemple, si un tremblement de terre avait ravagé le Japon, il pouvait décider de changer d’ère, en espérant que la suivante serait plus propice. Lors de changement important dans la vie du pays, on pouvait changer d’ère à nouveau. C’est ainsi qu’en 645, l’empereur, qui avait transformé l’administration du pays décida de changer d’ère. Le Japon entra dans l’ère Taika (grand changement).

Chaque nom d’ère est composé de 2 caractères, ayant une valeur magique, censé porter chance au Japon. Ainsi, Heisei (paix , constitution) et Bunsei (arts et lettres , gouvernement).

On peut dénombrer environ 250 ères depuis 645.
Avantages : - Nengô est adapté à la mentalité des Japonais

Inconvénients : - il y a 250 noms d’ère à connaître

- Pas de vue d’ensemble du Japon possible

- Les ères n’ont aucune valeur scientifique
Périodisation japonaise inspirée de l’occident : Jidai

La périodisation Jidai (par époque) est créée au XIXème siècle. Les historiens japonais découpent l’histoire du Japon en Jidai qui débutent chacun par un évènement majeur pour le Japon.

Avantage : - L’histoire du Japon est enfin compréhensible en terme de périodes.
Inconvénient : - Les évènements déterminants les Jidai sont liés à l’établissement de

centres politiques ou de familles influentes. C’est une périodisation centrée

sur l’histoire politique du Japon. On a donc une vision un peu faussée de ce

qu’a pu être la vie économique ou culturelle du pays.
Périodisation occidentale (utilisée au Japon)

Si l’on omet la périodisation de type marxiste, la périodisation occidentale est une des plus récentes au Japon. Elle divise l’histoire du Japon en s’inspirant de l’histoire occidentale. On trouve donc une préhistoire et une protohistoire, une époque ancienne (VIIIème siècle), un Moyen Age (XIIème siècle) et une époque moderne.

Ce système ne comporte pas d’aspects négatifs, et a le mérite d’être plus clair, on peut lire dans cette histoire du Japon des données économiques, culturelles, etc...

De plus, elle permet de faire des comparaisons entre l’histoire de l’Occident et l’histoire du Japon Le cours est découpé en périodes de type occidental, et l’examen peut porter sur n’importe quelle période(s). Voilà pour l’introduction générale.




COURS 1 : AUX ORIGINES DE L’HISTOIRE JAPONAISE, des temps préhistoriques à l’apparition d’un premier  « Etat » japonais (de 10 000 av. J-C. au VIème siècle après J-C.) [ époques Jômon, Yayoi, Kofun ]

Faisons une distinction entre préhistoire et protohistoire d’une civilisation :

La préhistoire est la période où une civilisation existe, mais pour laquelle il ne reste aujourd’hui aucune source écrite. La protohistoire est la période où il existe des documents écrits par d’autres civilisations (Chine, etc...) mais pas par la civilisation elle-même.
Problème : où commencer le cours, quand pouvons dire que nous avons à faire à une civilisation japonaise ? Face à l’homme de Ushikawa (-30 000), plus vieux fossile humain, qui n’est peut être pas japonais ? Ou bien au IV-Vème siècle, lorsque le Japon a une langue, des mœurs et des institutions politiques établies ? Faire un choix se révèle problématique.
Nous démarrerons le cours à Jomôn ( -10 000), nous ne passons que sur 20 000 ans d’histoire du Japon. Etudions Jômon, Yayoi et Kofun, la pré et protohistoire du Japon.
A/ Une civilisation matérielle en retard (de Jomôn à Kofun)
A l’époque Genshi (pré et protohistoire), le Japon est considérablement en retard par rapport aux autres civilisations qui peuplent la Terre (La Chine, le Moyen Orient et la Grèce sont loin « devant »). L’économie est extrêmement archaïque, l’agriculture n’apparaît qu’au IIIème siècle, il n’y a pas d’organe politique central mais des multi-pôles. Quant aux frontières du pays, elles sont entièrement ouvertes, ce qui permettra les apports extérieurs qui feront avancer la société japonaise. A cette époque, la plupart des progrès viennent de l’extérieur.
1. Un cadre naturel favorable
Il est nécessaire de parler de la nature à cette époque, car elle est différente d’aujourd’hui, elle joue un rôle important dans la vie des hommes du Genshi, et qui plus est, elle ne tardera pas à être dégradée par ces même hommes.

Contrairement à l’adage populaire « Shima Guni Dakara » (Nous sommes une île), le Japon n’a pas toujours été une île. Avant –10 000, le Japon est relié par deux bras de glace au continent, au nord et au sud. Ce n’est qu’en –10 000 que le Japon devient un archipel.

En –10 000 se termine l’ère glaciaire. Le climat change, les conifères sont remplacés par des arbres à feuilles caduques. Ces arbres, dont le châtaignier, améliorent la vie matérielle : ils fournissent de la nourriture, des matériaux de construction, et bien d’autres choses...
Les tribus se répandent dans la montagne, près des forêts et surtout sur les littoraux.
2. L’époque Jômon : une civilisation paléolithique de potiers ( -10 000  -300 )
Jômon (corde ; motif) désigne un motif très particulier sur les poteries caractéristiques de cette période. Les procédés de fabrication des poteries sont rudimentaires, il n’existe ni tour ni four. L’homme de Jômon créé une poterie à partir d’un cordon de glaise qu’il enroule en spirale, ou bien de plusieurs cordons en anneau qu’il empile, et il laisse sécher le tout.

On trouve sur certaines poteries de cette époque des décorations sophistiquées, faites avec des cordes, tordues ou enroulées sur un bâton, et appliquées sur la terre crue. Il ne faut pas croire que les hommes de Jômon ne faisaient que des poteries Jômon, on a retrouvé aussi un grand nombre de poteries simples, sans aucune décoration. Les Japonais pensent que les poteries de cette époque, et en particulier celles dite Jômon, à motif de corde, sont les premières poteries que la Terre ait connues. On peut douter de cette affirmation, vu l’état reculé de la civilisation japonaise à cette époque, dans tous les autres domaines.

Voyons à quoi servaient toutes ces poteries. On a retrouvé un grand nombre de poteries non-décorées dans les dépotoirs que les hommes de Jômon ont laissés. Il semblerait que ces poteries aient servi à la cuisson et au stockage d’aliments. Quant à toutes celles décorées avec soin et application, dont le fond est plus étroit que l’ouverture, et dont on peut voir quelques spécimens dans le document (1), il semblerait qu’elles n’aient pas eu d’usage pratique.
Qui sont les hommes de Jômon ?

Le terme de « primitif » leur convient bien : ils ne connaissent pas l’agriculture, ils chassent avec des armes rudimentaires, leurs objets sont en os, et leurs vêtements, je cite « un grand morceau de fourrure avec un trou pour la tête ». Ils possèdent toutefois dès cette époque la technique du laque, qui consiste à vernir des objets à partir de la résine d’un arbre.

L’économie des hommes de Jômon est caractéristique du paléolithique : c’est une économie pratique de prédation. C’est à dire qu’ils chassent, avec l’arc et des chiens, ils pêchent au harpon, ils cueillent de-ci, de-là, mais ne produisent rien par eux-même.

Les hommes (les femmes et les enfants) de Jômon sont sans doute arrivés du continent.

Ils étaient à peu près 160 000 à la fin de l’époque Jômon, soit à peu près autant que les habitants du 17ème arrondissement de Paris. Les plus fortes concentrations de population (tous sédentaires), étaient au nord-est et à l’est. Des groupes de 10 à 60 personnes environ vivaient dans des hameaux, dont on a retrouvé des vestiges. Les poubelles des Jômon, appelées kaizuka par les scientifiques (coquillage ; amoncellement), contenaient des restes de repas, dont des coquillages, ainsi que des poteries, des os, etc... Une bonne partie des connaissances des historiens sur cette période proviennent de ces kaizuka.

Un autre type de traces que nous ont laissé le peuple de Jômon est les emplacements des fondations des habitations : les tateana (debout ; trou). Ce sont des trous, profonds de 10 cm à 1 mètre, qui contenaient les habitations des Jômon. La toiture de ces maisons reposait sur des poteaux plantés dans le sol, c’est pourquoi on trouve des petits trous dans les tateana. Dans ces maisons il y avait une place pour faire un feu ainsi que des trous pour le stockage des aliments.

Les habitations étaient agglomérées, on retrouve même des villages assez organisés, selon une structure concentrique. Le document 3 nous montre l’organisation d’un village : le cimetière se trouve dans l’espace central, puis ensuite un premier cercle d’habitations à même le sol, un deuxième cercle de maisons tateana et enfin des trous de stockage en bordure du village. Rien ne nous indique le pourquoi de cette répartition.

Les archéologues ont aussi retrouvé des phénomènes de la spiritualité des Jômon : les dogû (argile ; poupée). Ces poupées plutôt bizarres semblent n’avoir aucune utilité et ne tiennent même pas debout (voir doc.2). Autre indice de la spiritualité des Jômon, on a retrouvé des dentitions incomplètes datées de mi-Jômon (-5000). Les cranes n’avaient pas de dents de devant, et d’autres dents taillées. Il semblerait que ce soit une pratique rituelle, et qu’elle ait été pratiquée sur des êtres vivants ( ! ).

3. L’époque Yayoi : le véritable néolithique japonais ( -300  +300 )
L’époque Yayoi tient son nom d’un site près de Tôkyô où l’on a retrouvé un nouveau type de poteries, plus évoluées, plus fines, avec des motifs différents des Jômon.

Le progrès fondamental de Yayoi est l’agriculture.

Les fossiles humains de cette période présentent des caractéristiques morphologiques différentes des Jômon : ils sont plus grand (3 cm en moyenne) et ont la face plus plate. A cela deux possibilités : soit les Jômon ont muté prodigieusement, soit il y a eu une immigration depuis le continent vers –300.

La deuxième explication est la plus plausible, et elle expliquerait l’apparition subite de l’agriculture. En effet, la riziculture se répand au Japon vers –300, alors qu’on n’en trouve aucune trace auparavant. De plus, les Chinois, proche voisins du Japon, possèdent cette technique depuis –5000. Il ne faut pas loin de 5000 ans à l’agriculture pour passer de Shanghai à Kyûshû, distante seulement de 300 kilomètres, en passant par la Corée et en remontant ensuite le Japon vers le nord. Ajoutons aussi que la riziculture irriguée, telle qu’elle apparaît début Yayoi, est un type d’agriculture extrêmement complexe : elle nécessite une forte organisation, la création de canaux, digues, vannes, etc... Le riz doit pousser « les pieds dans l’eau et la tête au soleil ». Les Japonais pratiquent aussi le repiquage, qui est une technique assez élaborée de sélection artificielle.

Ce progrès technique primordial révolutionne l’alimentation. Les hommes de Yayoi apprennent à faire fermenter le riz et inventent le saké, particulièrement utilisé à des fins rituelles. Cependant, les Japonais ne connaissent toujours pas l’élevage, et continuent à chasser.

Un autre progrès majeur est l’importation du fer et du bronze. Contrairement aux civilisations de référence (Europe, Moyen-Orient) pour lesquelles les progrès apparaissent à des périodes successives (poteries élevage et agriculture vers –8000, bronze vers –7000, fer plus tard encore, etc...) ; au Japon, tout arrive en même temps (sauf l’élevage). On trouve des objets en bronze et fer, mais leur utilisation est limitée. Pour tout ce qui est outils et instruments, le bois reste la matière préférée des hommes de Yayoi. Il semblerait que les objets en fer et bronze aient eu un rôle rituel. On trouve des épées sans fonction militaire, et surtout des dôtaki (bronze ; cloche), sorte de cloches en bronze. Ces cloches ont sans doute été importées, elles avaient même un battant ; puis les hommes de Yayoi ont vite retiré le battant (fini le son de cloche) , et ont enterré les cloches loin du village. Là encore, on ne sait pas pour quelle raison.

Après « l’arrivée » de l’agriculture, du fer et du bronze, on ne voit plus de grands progrès de cet ordre avant un grand nombre d’années.

4. L’époque Kofun : une évolution à caractère essentiellement socio-politique ( 300  700 )

Kofun est l’époque des vieilles tombes (ancien ; tertre).

Kofun n’est pas synonyme de progrès matériels, comme Yayoi, mais plutôt de transformations politiques et économiques. L’apparition de la riziculture irriguée pendant Yayoi créé une rupture fondamentale. Les kofun sont des tombes : on accumule de la terre à un endroit et on y place le mort. Il est important de préciser qu’on n’élève pas de kofun pour tout le monde. C’est donc le signe d’une différenciation sociale qui s’opère à cette époque. On n’a pas pour ainsi dire trouver de pareils signes aux époques précédentes, si ce n’est peut-être les dentitions incomplètes de Jômon. On peut établir un rapport entre l’apparition de la riziculture et l’érection de kofun. La riziculture est en effet une technique si complexe, qu’elle nécessite des superviseurs, coordinateurs, et surtout des gardiens, protecteurs. Car tout un village travaille à la rizière, et la survie du village dépend des récoltes. On pense que les kofun ont été érigés pour de telles personnes, les gardiens et les superviseurs.

On trouve majoritairement les kofun dans le Kinai (centre du Japon). Les plus anciens datent de l’an 300 environ. Le plus grand kofun serait celui de l’empereur Nintoku (doc.5). La main d’œuvre pour un tel kofun est importante. On a retrouvé autour des kofun des haniwa, sorte de statuettes cylindriques qui servaient au départ à retenir la terre autour du kofun. Ces statuettes ont fini par évoluer, des haniwa anthropomorphes, en forme d’animaux, ou d’objets, ont permis aux scientifiques de connaître mieux les mœurs de l’époque.
B/ Un archipel peu à peu unifié (de Yayoi à Kofun)
Il faut garder à l’esprit que lorsque l’on parle de progrès socio-politiques et de l’évolution des rapports avec l’extérieur durant l’époque genshi, Jômon n’entre pas en ligne de compte.
1.Yayoi : la reine Himiko
Dans l’Histoire des Han antérieurs, datée du Ier siècle, on trouve des commentaires sur l’état du Japon de Yayoi. L’auteur affirme que l’archipel est divisé en une centaine de petits pays. Les Japonais sont mentionnés sous l’appellation (peu flatteuse) de wajin, ce qui signifie les nains. Il n’y a qu’une seule ligne sur le Japon, mais c’est la première fois qu’il est mentionné dans un texte. Ce livre est écrit au moment où la Chine établit des contacts diplomatiques avec le Japon. D’autres sources corroborent le morcellement du Japon à cette époque. L’Histoire des Wei, peut-être écrite au IIIème siècle, décrit la situation du Japon à la fin du IIème siècle : c’est un pays où se livrent des batailles incessantes entre de petites unités.

On a retrouvé des vestiges certifiant ces dires. Sur le site de Asahi (près de Nagoya), on a retrouvé un village entouré de douves concentriques. Il y avait dans ces douves des troncs d’arbres aux branches tranchantes, et entre les douves étaient plantés à l’oblique des pieux pointus. Ce site et d’autres démontrent le climat belliqueux de la fin de Yayoi. On a retrouvé des villages de ce type plus anciens, du Ier, qui nous permettent de penser qu’il existerait un rapport entre le développement de l’agriculture et la progression de comportements belliqueux. Dans l’histoire du monde, ce phénomène se répète souvent.

Il semblerait pourtant que des Yayoi, des tentatives d’unification aient eu lieu. On a retrouvé dans l’Histoire des Wei des traces d’une certaine reine Himiko. Cette reine serait morte vers 240, mais on n’est pas sur qu’elle ait réellement existé, car on a pas retrouvé de traces de son règne ailleurs que dans l’ouvrage cité au-dessus. On ne sait pas non plus d’où elle aurait opéré une première unification du Japon. Les Wei désignent cet endroit sous le nom de Yamatai, mais on ne sait pas où se trouve le Yamatai (près de Kyûshû ou dans le Yamato ?).

Le domaine de la reine Himiko s’étendait à une trentaine de « pays ». Elle partageait ses pouvoirs avec son frère, s’occupant du sacerdotal, loin de la population, tandis que lui faisait respecter les lois, et s’occupait de l’administration. On peut parler de dichotomie, c’est à dire séparation des pouvoirs. On retrouvera cette dichotomie dans toute l’histoire du Japon. Le fait que la reine Himiko ait eu des rapports avec la dynastie des Wei démontre qu’elle avait un certain pouvoir.

On s’aperçoit qu’au cours de cette période le centre politique de civilisation s’est déplacé du nord au sud.
2. Kofun : la prééminence du Yamato
A la fin du IVème siècle, on trouve au centre du Japon une cour. On ne sait pas comment la transition s’est faite depuis Himiko. Une théorie fausse, mais très célèbre, datant des années 1940, suite à la découverte de vestiges tels que des armures, des harnais pour chevaux, d’un type nouveau, dit ceci :

A la fin du IVème siècle, un peuple de guerriers d’Eurasie aurait traversé la Corée pour arriver au Japon, et se serait imposé par les armes au Yamato, et auraient fondé la cour dont Akihito serait l’actuel descendant. Cette théorie, appelée théorie du kiba minzoku (peuple des cavaliers) est considérée aujourd’hui comme fausse. On pense en fait que les Japonais auraient importé ces objets nouveaux d’Eurasie, sans que les cavaliers ne se soient « installés ».
Au Vème siècle, la cour du Yamato étend sa domination de Kyûshû jusqu’aux plaines du Kantô. La plupart des clans de ces régions reconnaissent la supériorité de cette cour. Voici les raisons de la puissance de la cour du Yamato :

- On a découvert des miyake (centre de production) gérés par la cour du Yamato.
Un miyake est un regroupement dans un même lieu de rizières, de greniers et d’habitations. Ils garantissent à la cour une certaine abondance.

- La cour du Yamato possède des kuni no myatsuko, sorte de fonctionnaires qui informent la cour sur les régions

- La cour du Yamato entretien des relations plus ou moins développées avec la Chine

Lorsque l’écriture apparaît, elle permet le développement de l’administration, ainsi que des rapports avec la Chine.
Fonctionnement politique de la cour du Yamato
La cour du Yamato a une conscience dynastique. Le Ôkimi (qui sera appelé tennô après le VIIème siècle), un homme ou une femme, règne sur les clans. On appelle uji les clans en relation avec la cour. Tous les clans sont dominés par des chefs de clan, que l’on appelle uji no kami. Le Ôkimi est aussi un uji no kami. Le chef de clan cumule tous les pouvoirs. Il sert la divinité du clan, ujigami. Il est à la fois chef religieux, juge et contact avec la cour.

C’est un système pyramidal. Les corporations (be) de potiers, éleveurs de chevaux, et autres, servent le uji no kami. Certains clans sont plus influents que les autres : les Ôtomo, les Mononobe, les Nakatomi et les Soga. La cour est en gros le centre du Japon. Les premiers empereurs sont Ôjin (270-318) et Nintoku (313-399).
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