Bibliographie Histoire du Viet Nam, des origines à 1858








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Vietnam histoire

Bibliographie

- Histoire du Viet Nam, des origines à 1858 de Lê Thành Khôi, Paris, édition Sudestasie
Pour le compte-rendu :

- Tableau économique de Viet Nam au XVIIe-XVIIIe siècle de NGUYEN Thanh Nhã, Paris, Cujas, 1970

- Contribution à l’histoire de la principauté des Nguyễn au Vietnam méridional de Yang BAOYUN, Genève, Olizane, 1992

- Histoire de Hanoi de Philippe PAPIN, Paris, Fayard, 2001


+ Le cadre géographique +

- Superficie : 331 000 km2 (comme la Norvège). Le Vietnam a une position moyenne en Asie du sud-est.

- Population : 80 millions d’habitants et 204 habitants/km2 et grande disparité entre plaines et montagnes. Donc le Vietnam est en 2e position pour la population et en 3e position pour les densités en Asie du Sud-est derrière les Philippines et Singapour.

- Densité : 2 fois plus importante qu’en Chine et Thaïlande

- Localisation : le Vietnam appartiens à l’Asie des moussons (c’est le cercle qui va de l’Inde à la Corée) avec de fortes précipitations due à des masses d’airs équatoriales qui remontent en été vers les tropiques. Ces masses d’airs apportent des typhons surtout au centre du Vietnam.

- Climat tropical : chaud et humide avec une double saison, sèche d’octobre à mai et pluvieuse de juin à septembre.

+ Carte 1 +

- La forme du Vietnam : pays tout en longueur et très étiré. Le VN est dans la partie est de la péninsule indochinoise et a une forme de lanière (en S ou de la palanche munie de 2 paniers).

Le Mékong et le Fleuve rouge (Sông Hồng) forment les greniers à riz avec une ouverture sur l’Océan Pacifique, c’est pourquoi, le VN a une importance stratégique.

- C’est un pays dont la largeur varie beaucoup : 500 km au nord de Lai Châu et Quàng Ninh puis moins de 50 km dans la région de Quàng Binh (au centre) qui est une zone frontalière avec le Laos.

- Il y a un fort contraste sur les densités de population :

>< Les 2 deltas regroupent 40% de la population sur 16% de la superficie nationale.

>< Dans ces 2 deltas, la densité est supérieure à 100 habitants au km2.

>< Vers Hồ Chi Mình, ancien Saigon avant 1975, l’ensemble des plaines méridionales qui commencent au sud de la province de Bình Thuận porte 1/3 de la population totale.

>< Il y a les petites plaines au centre donc les ¾ de la population sont regroupées sur la moitié de la superficie.

>< Les zones montagneuses sont peu peuplées. La densité est inférieure à 100 km au nord et au sud c’est 50 habitants/km2.

>< Les plaines sont habitées par les Việt Kinh (= les gens de la capitale) ou les majoritaires.

>< Les montagnes sont habitées par des populations Non Viet ou minoritaires.

Dans l’ensemble, le VN compte près de 54 ethnies.

+ Relief et densité +

- L’image traditionnelle du VN : paysan cultivant ses rizières. La montagne occupe plus de 2/3 du territoire. Le VN est adossé au Trường Sơn (c’est la cordière annamitique) qui est une chaîne de moyenne montagnes issue du plateau tibétain et forme une masse importante et est faiblement entaillée par des vallées. Cette cordière empêche la communication entre le VN et le Laos. C’est une chaîne difficilement franchissable, son versant occidental s’abaisse petit à petit vers le Laos et s’oppose au versant oriental donc vers le VN qui est plus abrupte.

C’est alors un mur naturel. Le VN ne possède que 2 brèches réellement importantes :

>< Au sud avec le delta du Mékong (ou Cửu Long = 9 dragons), c’est une ouverture sur les plaines cambodgiennes.

>< Au nord avec le delta du fleuve rouge qui est possible grâce à plusieurs trous qui donnent une ouverture vers la Chine.
- En réalité, ces 2 ouvertures sont entre Thanh Hóa et Bình Thuận et montrent un long corridor. Le long de ce denier a un relief bas et permet une série de vallées qui sont mal reliées entre elles, il y a donc un compartimentage de la zone ce qui montre la préservation des traditions, ce qui constitue un obstacle.
CHAPITRE 1 : La préhistoire
I) Du Paléolithique au Néolithique.



Chronologie

Temps géologique

Technique

Outil

Ossements

Site/Culture

-500 000

Pléistocène moyen

paléolithique




Homo erectus

Grotte de Thẩm Hai et Thẩm Khuyên

-140 000








b) outils bifaces et à éclats de basalte
c) outils rudimentaires

a) Pré homo sapiens


b) Pré homo sapiens

a) grotte de Thẩm ồm et Hang Hùm à Yên Bái
b) grotte de Kéolèng


c) Xuân Lộc

-1250 000

Pléistocène tardif

a)paléolithique moyen et supérieur

c) mésolithique
d) néolithique inférieur

a) galets, éclats de quartz
b) cf. p 390

c) hache taillée
d) fig.5-6 : hache haut tranchant poli




a) technique de ngừơm

(-23 000)
b) culture de Sơn Vị

(-20 000 à

-11 000)
c) culture de

Hòa Bình
d) culture de Bặc Sơn

(-8000 à

-7000)


+ Culture de Bắc Sơn +

- Concerne la province de Lạc Sơn et Bắc Thái. Cette culture dérive de celle de Hòa Bình. Les hommes vivaient dans les grottes des massifs calcaires et ramassaient les galets pour fabriquer leurs outils. A Hòa Bình les outils sont taillés alors qu’à Bắc Sơn les outils sont taillées et polis.
- Phase de transgression/flandrienne s’épanouit entre -5000 et -3000. C’est une avancée de la mer due à la fonte des glaciers. A cette période va succéder une phase de régression, un retrait progressif de la mer et formation de deltas, donc un groupe humain étendent leur aire d’activité et se déplacent vers les régions littorales ce qui entraîne une formation de nouvelles cultures dans les régions des deltas et littorales.
II) Les cultures prédongsoniennes du delta du fleuve rouge (avant Đồng Sơn)
A) La culture de Phùng Nguyên (p 491)

- Culture qui s’épanouit de -3000 à -1500 (fin néolithique et début de l’age de bronze). Elle tient son nom du site de Phùng Nguyên à Vĩnh Phú (N-O de Hanoi). Ce site est découvert en 1959 par des paysans. Des fouilles ont lieu en 1959 et 1961, ce qui permet de découvrir 100 poteries intactes … et de nouvelles fouilles en 1968 avec la découverte de 200 objets de pierres …. La multiplication des fouilles permet de trouver d’autres sites comme celui de Gò Bông et découverte de sépultures sur le site de Xớm Rền.
- Caractéristique de cette culture : par ses objets fabriqués en pierre, céramique, élaborés avec des os, corne. Il y a un niveau technique élevé avec une recherche esthétique et une multiplicité des techniques (polissage, sciage, forage). C’est l’apogée du travail de la pierre : la céramique est produite avec un matériel fin.
- Les objets de pierre : ils son petits (outils et bijoux dans des roches dures). Outils variés comme la hache quadrangulaire et à lame asymétrique (fig.5 p 491) et des haches à lame symétrique qui sont beaucoup plus rares (fig.6).

Ces lames sont très souvent affûtées et à partir de néphrite (sorte de jade) de différentes couleurs. Ceci montre un artisanat subtil. On a aussi des ciseaux artisanaux en pierre (fig.3-4), divers outils pour l’agriculture, pour la moisson et céréales afin de couper les arbustes, les scies (fig. 9), mèches perforées pour la fabrication de bijoux.

Ces bijoux sont quasi-omniprésents dans cette culture : anneaux, boucles d’oreilles, perles de colliers, pendentifs (anneaux raffinées et en jade et de différentes couleurs grâce à la forme de la section : fig. 10 à 16).
- Les céramiques : élaborées avec un mélange d’argile et de sable. Ce mélange diminue la souplesse de l’argile. Pendant la cuisson, la poterie ne va pas se briser.

La couleur est liée à la position de la céramique dans le four et au degré de cuisson. La solidité ou la résistance se fait sous forte chaleur. Mélange travaillé à la main ou avec un récipient géant, bols, verres (fig. 8 : différents sections de colles, fig.7 : différentes sections de pieds de vase), les motifs varies sont dérivés du S
- Les modes de vie : population agricole, ils travaillent la terre avec des outils rudimentaires (haches de pierre). Ces hommes utilisent peu les bêches. Ils prennent la faucille et enfouissent leur semence dans un trou fait par un bâton. Il y a de l’élevage, on le voit grâce à la découverte de tête de poule en céramique et dans les tombes avec des mâchoires de cochons et chiens à coté du défunt.

Les hommes continuent de chasser, pêcher avec des pointes de javelots et des flèches. C’était un artisanat multiforme (travail de la pierre, céramique, réalisation de bijoux, tissage, tressage de bambou). Ils pratiquent une métallurgie encore rudimentaire avec le bronze.

B) Le groupe des sites de Mả Đống Gò Con Lợn (= la colline du cochon)

- L’aire : ces sites sont éparpillés dans la moyenne région près du delta du fleuve rouge, dans la province de Vĩnh Phú. (Carte 2)
- Caractéristique de la culture : p493 : prédominance des haches à tenon ou haches épaulées (fig. 4, 8,14), bijoux (bracelets avec différents types de sections fig. 18 à 21).
C) La culture de Đồng Đậu p 495 (-XIVe au –IX/-Xe siècle)

- Culture dérivée de celle de Phùng Nguyên. Localisée dans la province de Vĩnh Phú et a une aire de diffusion plus large, c'est-à-dire vers une zone de Hà Nội, Bắc Thái, Hà Tây.
- Mode de vie : ils vivent en plein air et construisent leurs habitats au sommet des collines peu élevées, près des étangs, des cours d’eau. Les collines planes où ils vivent ont plusieurs trous où étaient fichés les piliers sur un sol d’argile.
- C’est une diffusion large de cette culture car à l’époque de Phùng Nguyên. En effet, la région basse de Hà Nội était encore marécageuse donc impropre à l’habitat et à la culture. Mais à la fin de la culture Phùng Nguyên, cette région va se stabiliser avec un assèchement, donc les hommes de Đồng Đậu descendent et s’établissent dans cette nouvelle zone.
- Technique : métallurgie, p 495 : multiplicité d’outils de bronze (pointe de flèche) mais il y a encore des imperfections, on est encore dans une phase expérimentale, les outils sont peu répandus. Des nouveaux outils sont aussi présents comme la hache, lime, ciseau, couteau, hameçon, marteau, des moules et marmites pour le bronze. Nous avons également des haches rectangulaires ou à tenon (fig.1), pointe de lance de bronze (fig.2, 3), pointe de javelot, pointe de flèche (fig.4, 5). Ces pointes sont à usage défensives, pour la pêche, chasse. Les hameçons de bronze sont élaborés (fig. 10, 11) avec une encoche au bout, on voit alors une technique.
- Les objets de pierre : objet lithique, diminution des objets de pierre au profit des objets de bronze. Il y a moins de soin par rapport à la culture de Phùng Nguyên. Les hommes travaillent l’os et la pierre (pointes de flèches, bijoux …).
- La céramique : beaucoup d’objet (jarre, vase, bol) avec une décoration moins élaborée que la culture précédente. Ici, c’est un motif corné.

- La vie de la population : culture du riz brûlée dans des jarres, arboricole, chasse d’animaux sauvages (cerf, éléphants …). Ils font aussi de l’élevage (cf. les statues en céramique : fig. 6,5). La pêche et l’agriculture augmentent grâce aux outils en bronze qui sont plus solides. On voit une diversification d’élevage via la découverte de différents squelettes et dents d’animaux.
- L’artisanat : tissage, tressage (fig. 20 : bambou tressé), cela nous permet de savoir l’activité funéraire de cette culture.
- Les sépultures sont simples ou doubles. En effet, les défunts sont accompagnés d’outils/haches donc les hommes croyaient en l’au delà.
- Influence de la culture sur d’autres sites comme celui de Thành Hóa, Nghệ An, Hà Tĩnh (vers le centre).
D) La culture de Gò Mun (p 496)

- Situation : province de Vĩnh Phú et derive de la culture de Đồng Đậu. Site découvert en 1961 qui s’épanouit de -1100 à 1000 et de -800 à -700.
- Caractéristique : la céramique, pour être dure, est cuite entre 800 et 900°C. Les motifs sont gravés, imprimés ou gravés. La métallurgie en bronze est un grand progrès technique par rapport à la culture de Đồng Đậu (avec les alliages et la création de nouveaux objets qui se diversifient cf. fig. 7 : faucille, fig. 1 : hache en forme de pied, fig.2 : hache à tranchant symétrique) L’alliage est mieux maîtrisé car la proportion entre cuivre et étain se stabilise même si ce bronze est moins raffiné.
- Les objets en os : à partir de dents d’animaux (tigres, chiens, défenses de sangliers…) pour faire des bijoux, pointes de flèches/lances. Ces hommes stockent leurs aliments.
- Elevage : diversifié, celui des porcs reste assez élevé. Les hommes chassent l’éléphants, tigres …, pêchent et pratiquent l’agriculture.
Conclusion : La culture de Đông Sơn est née à partir d’autres cultures.

III) La culture de Đông Sơn (-VIIIe / -VIIe siècle au Ier/IIe siècle) + cf. doc « les sites de la culture de Đông Sơn »
+ Carte

- Forte population dans la partie supérieure du fleuve rouge, dans sa vallée aussi et à proximité de la Rivière Noire (Sông Đà) ainsi que près de la région du fleuve Mã.

- L’apogée a lieu du –Ve au –IIIe siècle, c’est une culture qui se diffuse vers le Fleuve Mã, fleuve rouge et Rivière Noire.
A) Caractéristique de la culture

+ Tambours de bronze + (p11 à 15 et cf. au musée Guimet)

On en trouve au nord du VN et au centre de la Chine, Indonésie et Myanmar. Ils sont classés en 4 types :
¤ Type 1 ¤ (p 11)

- C’est le type fondamental fabriqué au – IIIe/ -IIe siècle.

- Hauteur : 53 à 63 cm et diamètre : 65 à 75 cm

- C’est une caisse de résonance sans fond, supportant un plateau et a 3 parties : (de bas en haut) : base tronconique => cylindre droit ou légèrement incliné => le tore où est posé le plateau.

- Il est décoré par des dessins géométriques (bateau en forme de croissant : proue en tête d’oiseau stylisée et la poupe en queue d’oiseau), les personnages sont ornés de plumes tachetées.

- riche décoration dans la partie intermédiaire : panneaux avec des personnages emplumés

- la partie inférieure est souvent nue.
+ p 12 +

- plusieurs zones concentriques et au centre, il y a une étoile en relief avec un nombre de branches variables. Autour de l’étoile, des zones ornées d’animaux sont présentes (oiseaux, quadrupèdes, grenouilles comme à la page 15 qui sont orientées dans le sens inverse des aiguilles d’une montre), habitation

- tambours ont 4 anses pour les deplacer0.- les dessins permettent la détermination de la population.
+ Les motifs sur les plateaux +

- p16 : oiseaux en vol ou en repos (cigognes, pélican)

- p12 : cerfs stylisés (avant dernier cercle)

- p16 : instrument et personnages

- p17 : représentation de scène : des maisons avec des personnages debout/assis

- p16 (n°7) : sur le corps de la caisse : même personnage à tête d’oiseau accompagnés de cervidés

- p16 (n°8) : pirogue sur les tores, certains personnages sont armés et d’autres sont des musiciens)
+ Interprétations de ces dessins selon des archéologues +

- HEGER (allemand) : dans les reproductions des maisons et des hommes oiseaux, il voit une fête d’inauguration des tambours
- PARMENTIER (français) : il voit une image raccourcie des hommes primitifs (guerre, chasse, occupation domestique dans le village)
- GOLOUBEW (russe) : il voit une cérémonie avec un rapport au rite funéraire :

>< p12 : Ngọc Lữ => idée d’un rituel indonésien, le tiwah qui est une grande fête des morts des dayaks de Bornéo. La maison sur pilotis serait une maison construite qui précède le rituel, c’est le model prototype du monde céleste (maison où vivra le défunt).

>< p17 9) a et b : il voit les officiants en train de piler le riz dont les grains tomberaient sous les planchers, il s’agirait de l’offrande aux morts. Il faut aussi une barque fantôme (la barque d’or) pour emmener le défunt vers l’île du paradis, sur le lac des nuages. Cette barque est dirigée par un génie, la proue et la poupe imitent la tête et la queue du bucéros (= oiseaux rhinocéros comme a la page 17 fig. 10, p16 fig. 8). Donc, ces barques stylisées ressemblent au rite des Dayak.
- COLANI (française) : elle voit un culte du soleil, p12 : dans l’étoile centrale à 14 branches, c’est le soleil qui vole dans l’espace céleste et autour de lui, dansent des êtres surnaturels et animaux voués au soleil. La barque est considérée comme celle du soleil. Elle est utile au soleil pour naviguer sous l’eau pendant la nuit (en effet, la nuit, le soleil plonge dans l’eau pour en ressortir le matin), les poissons ont le même tire que les oiseaux et sont des attributs du soleil.
- POREE-MASPERO : elle estime que ces tambours ont un lien avec le mythe du déluge qu’on retrouve au sud-est de l’Asie, c’est une lutte constante des divinités de la sécheresse et de l’humidité. Cette lutte a un rapport constant avec l’objet de la courge du tambour.
- POREE-MASPERO (suite) : Pour la majorité des peuples qui connaissaient ces mythes, ils fabriquaient des tambours en bronze. Les pirogues sont comparées au bateau dragon, au bateau milan qu’on a en Chine. Dans els légendes, elle voit que les tambours et courges se substituent les uns aux autres. Les tambours ne sont que des courges vidées.

Il y a une tradition chinoise où le son du tambour fait apparaître un dragon et dans la tradition des Dayak, le son du tambour exerce une action magique sur le cerf afin de détourner le mauvais sort du cerf. Mais le dragon est le génie des eaux alors que le cerf est un animal de feu et de la sécheresse. Ceci montre bien la lutte contre les 2 divinités.
- DES AUTEURS : ce sont des tambours de pluie car sur certains, on voit des grenouilles et parfois même des colimaçons, En Chine du Sud, on conservait des tambours dans des temples destinés aux divinités des eaux, ces tambours représentaient le tonnerre. Donc, en frappant dans ces objets, on évoquait la pluie qui met fin à la sécheresse. C’est comme chez les Shan (de Birmanie) qui parlent de tambours de la pluie.
+ Les armes de bronze + (p19)

- La dague (fig.11, « qua ») : découverte à Sơn Tây, le décor du poignet est composé d’êtres étranges. On les retrouve sur d’autres dagues en Chine à Hunan. Pour certain, il s’agit de grenouille ou d’hommes stylisés. Si ce sont des grenouilles, ces dagues se rattacheraient à la culture de l’Asie méridionale. Mais si c’étaient des hommes, ces dagues relèvent de la Chine centrale.
- La hallebarde (fig.12 à 14, « qua ») : découverte au Nord-est du VN, dans la colline de l’éléphant. Il y a 2 types de hallebarde :

>< Celle de la montagne de l’éléphant : elle a 2 lames dont l’une est horizontale avec un talon au bout, et l’autre verticale à tranchant unique. Sur la branche verticale, on peut voir 5 trous qui devaient servir à fixer l’objet à la hampe grâce à une corde en cuir.

>< fig.13 : plus simple que le précèdent, elle n’a pas de talon, la branche verticale est plus courte. On peut voir un tigre en train de manger un cochon.

>< fig.14 : évolution hypothétique de la dague vers la hallebarde.
- Le poignard (fig.15, 16) : au centre de ce manche, il y a un être stylisé avec un corps. Il a des yeux ronds, les membres se poursuivent. On a aussi des poignards à manche anthropomorphe comme la fig.16. Ils ont été découverts dans le delta de Hanoi.

En réalité, c’est un personnage féminin qui a une coiffe spéciale, les cheveux en chignon sont noués dans une large tresse qui descend dans le dos. Le personnage est vêtue d’une ceinture tablier (= langouti). Cette femme rappelle une Dayak donc il y a un lien entre la culture indonesienne et celle de Đông Sơn.

Ces poignards ne servaient pas quotidiennement, on les retrouve souvent dans des tombes, les peuples attribuaient à ce poignard un pouvoir magique qui va servir dans l’au-delà.
- La pointe de lance, javelot, flèche (fig.17) : utilisation d’arcs et d’arbalètes comme on peut le voir sur les tambours précédents où on retrouve des combattants avec des arcs (une simple courbure).
- La hache pédi forme : présence de cervidés dans la partie inférieure et des personnages sur des pirogues dans la partie supérieure. On a 2 grandes formes de haches (p18 à gauche) :

>< Hache à tranchant asymétrique dont les haches pédi forme : fig.9, 12, 13

>< Hache à tranchant symétrique : fig.5, 6, 8

Ces haches ont des particularités, certaines d’entre elles sont considérées comme des armes qui rappellent les armes de bois des peuples d’Australie, d’autres semblent être des haches de cérémonie, de décoration (c'est-à-dire les haches pédi forme).
- La situle (fig.20 p 19) : c’est un récipient qui peut être tronconique, cylindrique ou en bronze.

Hauteur : 25 à 30 cm. La situle aurait pu aussi être un crachoir (tradition : chiquer le bétel)

Il y en a aussi de 2 à 3 cm de hauteur et ont pu avoir une fonction funéraire ou monétaire.
- Les différents vases/jarres (p20) : retrouvés au VN, Sud de la Chine comme le vase de Đào Thịnh. Il y a une étoile centrale (comme els tambours) mais a une particularité unique. En effet, sur le couvercle, on peut voir un homme et une femme qui s’unissent, il y a donc un rapport avec le culte de fécondité, culte ancien qui a beaucoup disparu.
- Les objets de parures (p21) : ce sont des plaques ornementales à dessins variables, il y a un thème commun au centre de ces plaques qui est le double volute en forme de X parsemé de points (fig.80, 81). On voit encore ce motif sur les vêtements du peuple Hmong.

>< fig.80 : il y a des cauris dans les 4 coins du carré, c’est le symbole de la fécondité.
- Les instruments aratoires : houx, soc de charrue (fig.23 p18 à gauche), pelle, pioche, louchet, râpe, ciseaux …
+ Les objets de fer +

- Les outils : bêche, pioche

- Les armes : épée, lance …
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