M. Mme Misrahi Roger Paulette M. Mme Misrahi Michel Sokleng et leurs enfants








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1ère HISTOIRE - LE FLIC CHINOIS
Comme d'habitude, après le coup de sonnette, on m'ouvre la porte, paroles de bienvenue, c'est un homme d'origine asiatique qui me reçoit, il se présente - Commissaire Divisionnaire LIOU -

Ca commence bien, un policier de haut rang, il me montre le téléviseur en panne, dans un coin du salon et comme cela arrive souvent, il me raconte sa vie, je l'écoute poliment, tout en travaillant, car d'autres clients m'attendent.

Dans son commissariat, ses collègues l'appelle CHARLIE-CHANG (acteur chinois connu au cinéma) il a effectivement les yeux bien bridés, typiquement asiatique.

Il sortait d'une enquête qui avait eu un bon dénouement puisqu'il avait arrêté les voleurs, des lingots d'or avaient été dérobés à l'aéroport de Genève.

Bien que satisfait de l'aboutissement heureux de cette affaire, ce soir là, par contre, il était d’une humeur mélancolique, par suite de l'arrestation d'un père de famille qui venait de tuer son enfant, un fils, il soupçonnait sa femme de le tromper et en avait déduit que l'enfant n'était pas de lui.

L'enquête et l'examen médical ont démontré qu'il s'agissait bien son propre fils qu'il avait tué pour rien à la suite de soupçons non fondés, triste drame de la vie, les policiers sont malheureusement confrontés à ce genre de situation trop souvent.

J'ai écouté cette horrible histoire tout en dépannant la télé de ce brave flic chinois.

Je suis payé, pas de pourboire, merci, au revoir et à bientôt Monsieur le Commissaire Divisionnaire....Liou au porte monnaie bridée aussi.
DEUXIEME HISTOIRE - un dépannage sur PARIS qui me rapporte la modique somme de

ZERO FRANC... Avec ce métier de dépannage à domicile, on est confronté à toutes sortes de situations drôles et moins drôles.
Un appel téléphonique pour dépanner un téléviseur PATHE-CINEMA Place des Gobelins à PARIS, cela fait 25 Kms de Sucy-en Brie, autant pour le retour, les heures d'embouteillage

Coutumières, traditionnelles dans cette chère région parisienne. Me voici place des Gobelins, à la recherche d'un stationnement autorisé, donc sans risque de P.V. Sacoche à la main, je monte les cinq étages sans ascenseur, essoufflé, je frappe à une porte , une femme forte à la mine rébarbative me fait entrer. Je démonte le téléviseur, malade, lorsqu' elle me dit vouloir un devis ce qui est tout à fait normal.

Après examen du téléviseur, j'établis un devis sur mon livre réservé à cet effet, je lui demande pour les frais de dérangement 50 frs, ce qui est plus que raisonnable.

Moment délicat, elle refuse, me les donnera après avoir réfléchi à l'acceptation ou au refus du devis, je lui explique gentiment que Sucy-en-Brie n'est pas à côté, encombrements, heures perdues, fatigue c'est un tout, rien n'y fait.

« Monsieur, vous n'aurez même pas 5frs pour votre dérangement, rien du tout... »

Je ne referme pas le téléviseur démonté, je retiens difficilement ma colère, ramasse mes outils et part sans un mot.

La grosse, méchante, mauvaise femme referme sa porte sur ma mauvaise humeur, je me suis fait avoir, je dégringole les maudits cinq étages, remonte dans ma voiture et disparaît dans le flot de la circulation, direction Sucy-en-Brie.

Le sang me bat aux tempes, je maugrée, je grogne, je peste après cette cliente, radine, rapiate, cupide ... et j'en passe.

La poussée de tension me guette, ne voulant pas me rendre malade pour cette salope, j'ouvre les vitres pour me détendre et laisser entrer un maximum d'air, ça me frappe au visage, me revigore, je mets la radio et décompresse car ce serait un comble qu'un dépannage à zéro franc me coûte de surcroît une consultation chez le docteur.

Je me dis ... bah! C'était une folle, heureusement que cela n'arrive que rarement.

Au retour, je passe à La Varenne, pour un autre dépannage et là, en compensation, un accueil chaleureux m'est réservé, une charmante dame, gentille qui, elle, me donne en plus de la facture un pourboire .. hop ...hop… oubliée la folle.
TROISIEME HISTOIRE : Le Couscous.
Un appel téléphonique ... c'est le mystère total, qui va t'on rencontrer, heureusement que le monde est également peuplé de gens charmants, sympathiques, ça compense.

Je dois dépanner un téléviseur acheté d'origine belge. Ces clients sont Libannais et habitent un bel appartement cossu du côté de Maubert Mutualité, très beaux meubles anciens, de valeur. Le téléviseur dépanné, ils me font part de leur souhait le modifier afin d'avoir plusieurs chaînes de réception, tout à fait d'accord, seule condition le rapporter à l'atelier pour exécuter les travaux.

« Prévenez-moi dès qu'il sera prêt, je vous inviterai à manger, avec votre Dame »

J'étais ravi, inutile de préciser que j'ai fait diligence, mise au point faite avec amour de mon excellent savoir-faire.

Dès qu'il est prêt, je téléphone, elle me confirme l'invitation, Paulette et moi livrons.

J'installe, je règle, il fonctionne parfaitement, les clients sont très contents et ... à table.

C'est formidable, une table bien présentée, nappe brodée, couverts et assiettes de luxe, grands verres de dégustation, chandeliers, la classe !!!

Nous voici attablés, apéritifs, petits amuse-gueules, chacun raconte sa vie, moments agréables et enfin, la maîtresse de maison met la surprise en place :
UN COUCOUS LIBANAIS (encore un)
Le bon couscous, semoule parfaite et délicieuse, on peut le manger sans rien, tel quel, étant donné son goût extra. Viandes variées, de qualité, boeuf, poulet, mouton libanais, merguez à point, bouillon de légumes, pois chiches, raisins secs, harissa... tout cela est très bon Je n'aurais jamais soupçonné que derrière mon métier lequel consistait à gagner ma vie, se cachaient de telles récompenses, ce n'était plus un pourboire mais un « pour manger » et un couscous libanais de surcroît.

Paulette et moi avions passé une soirée musulmane Libanaise extraordinaire, merci mes chers amis- clients, pour ce très beau souvenir amical gastronomique - Le Couscous - Royale LIBANAIS.
Le repas s'est achevé dans une bonne ambiance sympathique avec des pâtisseries orientales et fruits du pays, dattes, figues, merveilleux repas ajouté au salaire, du plaisir.
QUATRIEME HISTOIRE : « DU CACA DE CHAT »
Je suis appelé pour un dépannage à faire à la maison du garde-barrière de la S.N.C.F. de la ligne de chemin de fer qui traverse la nationale 19 entre Bonneuil sur Marne et Boissy-St-Léger.

L'aspect extérieur de la maison laisse beaucoup à désirer, cela fait « zone » tant l'endroit est parsemé de bidons, déchets de planches, grillage, appareils ménagers, porcelaines de salle-de-bains, ce n'est pas très engageant, mais il faut y aller : Toc... toc ... toc ...

-< voilà, on arrive>...

La porte s'ouvre, le premier coup d'oeil n'est pas terrible, grand désordre, meubles sales et encombrés de toutes choses, des bancs en mauvais état, ce n'est pas génial côté regard, mais par contre, côté nez, c'est épouvantable !

L'odeur du bois qui se consume dans un vieux poêle, masque un peu les autres odeurs. Selon l'homme et la femme, « la foudre a fait sauter l'installation électrique et, comme elle est passée par l'antenne de télévision, le poste en a pris un coup » voici leur version. Ils sont tous deux mal habillés, vêtements pas très nets. Je débranche le téléviseur « noir et blanc », la fiche d'antenne est calcinée.

Je suis le fil d'antenne en remontant, passe derrière le réfrigérateur, encombré lui aussi, lorsque tout à coup je recule, mes narines captent une forte odeur de pourri, je regarde, effaré, une assiette remplie de tranches de tomates, des rondelles de concombre, moisies, pourries, ... ça commence bien.

Je suis dans l'obligation d'emporter le poste au laboratoire, pour le réparer, devis à l'appui, bien entendu.

Je m'apprête à débrancher la fiche de la prise de courant, lorsque, horreur...! Et dégueulasserie, le cordon qui traîne en bas du meuble est enfoui dans un tas de caca mou de chats. Ils font leurs besoins, derrière ce meuble, et à la longue cela fait un monticule de merde qui enrobe tout le cordon électrique. De toute ma vie, je n'avais jamais vu un tel spectacle, j'ai demandé aux gens de la maison de venir voir, apparemment, ils ne sont pas surpris et poussent même le cynisme jusqu'à dire : « ah! Oui eh! bien ce n'est pas très propre, ils sont sales ces chats ». Et moi, je pense très fort « Vous aussi ».
Une odeur pestilentielle se dégageait de ce cordon enrobé d'excréments mous, à l'aide d'un chiffon, ils le dégraissent, un second chiffon sur l'ébénisterie du téléviseur, il est ensuite déposé à l'arrière de ma petite fourgonnette

Je mets une vieille couverture dessus, pour masquer les odeurs et m'éloigne rapidement de cet infect taudis, dégoûtant.

Que ne faut-il pas faire, lorsque l'on est technichat- dépanneur en télévision.

Arrivé à destination, pas question de rentrer ce poste à l'atelier, dans cet état. Je nettoie dehors sur le banc de pierre à nouveau, cordon, fiche et caisse, je démonte le fond pour passer l'aspirateur j'utilise un désodorisant à l'aide d'un pulvérisateur. Je le laisse ensuite de deux à trois jours, pour la décantation des mauvaises odeurs. J'ai réparé avec dégoût ce téléviseur, je l'ai ensuite rapporté

aux clients, ils avaient repoussé le meuble afin d'interdire l'accès aux chats et éviter ainsi qu'ils se servent à nouveau de l'arrière du meuble comme litière.

.Ils m'on réglé la facture, j'ai fait ce que j'ai pu pour me boucher les narines, j'ai utilisé du coton, je suis parti très vite pour ne jamais plus revenir dans cette maison taudis, au caca de chats, moi le technichien qui n'aime pas les chats qui chies.

5ème HISTOIRE - LES CHAMPS ELYSEES à PARIS
Je suis appelé pour un dépannage dans l'un des plus luxueux, riches, chers, appartement de PARIS, rue des Champs-élysées .Après être monté au troisième étage, dans un bel ascenseur, je me trouve devant une double porte, haute, haute, haute.

Je sonne et décline à l'interphone mes nom et profession. Un domestique ouvre une demi-porte : « suivez-moi, Monsieur », je suis, moi, un Monsieur. Après avoir traversé un long couloir , hauts plafonds, moquettes et tapis de haute laine, il m'introduisit dans un immense salon de réception, garni de meubles de châteaux :

- Monsieur, c'est le Monsieur technicien de Télévision »

- Laissez-nous, je vous prie.

...On se croirait au cinéma

Une agréable odeur de cire d'abeille flotte dans l'air, (ça change de la maison du garde-barrière)

« Voici le téléviseur couleur qui ne fonctionne plus, je vous laisse, appelez-moi au bureau dès que vous en aurez terminé »

- Oui Messieurs

Tout en faisant mon travail, mon regard ne cesse de se poser furtivement sur les beaux et grands tableaux de maîtres, aux tapisseries accrochées aux murs, aux beaux vases, tout ce que l'on peut voir sur les marchés de luxe, aux puces, à Saint-Ouen, c'est beau tout ça.

La télé fonctionne, je vais rejoindre le maître de céans pour lui en faire part.

Tout en lui présentant ma facture, mes yeux ne peuvent s'empêcher de faire un nouveau petit tour d'horizon, haut plafond, lourdes tentures, des dorures partout, un appartement de Seigneur.

Monsieur fume un gros cigare, certainement un havane, il m'en propose un, me tendant son beau coffret en bois

- non, merci

« Vous boirez bien un Armagnac ?

Je n'ose refuser, il appelle le domestique et m'invite à m'asseoir dans un confortable fauteuil en cuir. Le valet revient avec deux grands verres aux bords légèrement refermés vers le haut, une jolie carafe en cristal, un beau liquide doré à l'intérieur.

Se rendant compte de mon embarras et de mon manque d'habitude à tenir un si grand verre,

il me montra la façon de le prendre dans la paume de la main afin de réchauffer ce divin nectar avant de le déguster.

Tout en le remuant, je commence à devenir un Monsieur de la haute, avec des manières de chez eux. Nous bavardons, tout en humant et dégustant notre excellent et vieil armagnac que moi j'appelle tout simplement, un « De Gaulle » un vieillard maniaque (vieil armagnac) !!!

Au cours de la conversation, il me fait part de son intention de vendre son appartement car il doit partir en province, il me fait faire la visite des lieux, j'ouvre grands les yeux car je vais de découverte en découverte devant ce grand luxe, moi tout petit technicien, d'un tout petit pavillon. Comme je côtoie beaucoup de gens il me dit le prix qu'il pense en tirer pour le cas où je lui trouverais un client ... moi le tout petit technicien, d'un tout petit pavillon.

Nous visitons la cuisine avec sa magnifique batterie de casseroles, en cuivre, les deux chambres à coucher avec ses lits à baldaquin, petit salon, grands salons destinés aux réceptions et fêtes, une cheminée monumentale, bureau de style Napoléon etc... etc ...

On en vient au prix 30 millions, nouveaux, hein! Oui, j'ai bien entendu : trois milliards anciens, pas mal, mon cher ... oui, j'en parlerai autour de moi (moi le petit technicien à 5.000 frs par mois) nous buvons nos verres, il me paye, sans un pourboire ... normal, j'ai eu l'armagnac !!!

Merci et à bientôt, le domestique me raccompagne, comme au cinéma, pareil ... cela se passait aux CHAMPS ELYSEES, pas à la maison du garde-barrière, ça change un petit peu d'odeur .

6ème HISTOIRE - PRIS EN OTAGE ET SEQUESTRE
Deux habitants de la commune de Noiseau me téléphonent pour aller dépanner un téléviseur de marque Océanic, récent, mais plus sous garantie. Arrivé à domicile je me trouve devant une belle petite maisonnette, devant il y a une barrière en bois à deux battants, soutenue par des piliers, sur l'un deux, une sonnette que j'actionne, on me dit d'entrer, après avoir parcouru une quinzaine de mètres, sur un chemin bordé de petites dalles en ciment qui longe un jardinet, j'arrive devant la porte d'un petit pavillon.

A l'intérieur, c'est une maison propre, bien tenue par un couple de personnes âgées qui me conduit devant le téléviseur couleur défaillant.

Une bordure noire en bas et en haut, avec striures, sépare l'image en deux, comme en cinémascope, mais en plus mauvais.

Je leur propose d'effectuer la réparation en atelier, et comme l'absence de leur poste va les gêner, je leur promets de l'examiner le soir même, après ma tournée. Ils viennent juste d'emménager, je charge le téléviseur dans ma petite voiture commerciale (une Simca verte, sur les cotés une affiche de l'usine dont je vends des téléviseurs neufs la marque PATHE-CINEMA), en soulevant le haillon arrière, le protège avec une couverture et le sangle solidement contre une planche. Ils me font des compliments sur ma façon de protéger l'ébénisterie précautionneusement et au revoir.

Arrivé à l'atelier, je dépose le téléviseur sur un chariot à roulettes et vais poursuivre mes dépannages. Après le repas du soir, je descends et attaque cet Océanic. La panne est coriace à déceler, la notice technique de ce modèle récent de châssis, me fait défaut et je passe ainsi plusieurs heures de tâtonnements. Il me reste une seule solution, satisfaisante pour mes clients, qui consiste à contacter l'usine elle-même à une vingtaine de kilomètres. Je me couche, déçu de n'avoir pu réparer sans schéma.

Dès le lendemain matin je téléphone aux services techniques du Laboratoire Océanic, j'explique la panne et, selon eux, c'est assez compliqué et seulement dans leurs Ateliers qu'ils pourront détecter l'endroit où elle se situe.

Je prends contact avec mes clients âgés pour les mettre au courant de ce que je peux faire dans les meilleures conditions. Je leur propose :

1) emporter le téléviseur en usine, établir un devis et s'ils sont d'accord une révision garantie usine.

2) dans l'attente, leur prêter un téléviseur, gratuitement

3) Le montant usine, au prix de la facture, sans bénéfice pour moi.

4) Pour mes deux dérangements, aller-retour, la somme de 150 frs. Les essais de dépannage

chez moi, gratuits.

Je suis artisan, inscrit à la chambre des métiers, et je me dois d'honorer mes clients, avec probité, gentillesse et honneur, ce que j'ai toujours fait, ce qui m'a valu l'estime de mes clients devenus souvent des amis.
Ils vont réfléchir et me rappeler.
- Bientôt va arriver le drame -
Coup de téléphone « Après réflexion, nous avons décidé de reprendre notre téléviseur immédiatement »

Je charge tout de suite, il est 11 heures du matin, après l'ouverture de toutes les portes du pavillon, je le mets en place sur sa table, Il est très lourd, la porte du haillon de la voiture reste en l'air.

« Mettez notre téléviseur en route »

Je m'exécute et l'image apparaît avec la même panne et défaut. je leur dis qu'en raison du non dépannage, je ne prends aucun frais, ils ne me doivent rien du tout.

Tous les deux ensemble :

« Monsieur, vous ne sortirez de chez nous que lorsque le téléviseur sera réparé »

Je vacille, chancelle, je suis à la limite du malaise, on ne m'a jamais fait cela et je ne sais quelle attitude je dois avoir.

« en somme, je suis séquestré, pris en otage par deux petits vieux qui doivent avoir perdu la tête »

Il me faut sortir au plus vite de cette délicate et mauvaise situation.

- permettez au moins que nous téléphonions à la police pour nous mettre d'accord ?

- non, Monsieur, vous le réparez et on vous laisse sortir.

Je sens ma tension monter et mon sang cogner aux parois des tempes. Heureusement que mon tempérament est pacifique, je garde mon sang-froid, face à cet évènement imprévu, d'autres à ma place en seraient venus aux mains.

Bon, on ne peut rien en tirer en paroles, il me faut agir en douceur et sortir de cet emprisonnement injustifié. Je me dirige calmement vers la porte donnant sur le jardinet. Madame m'empêche de sortir en tenant la poignée, avec douceur et fermeté, je lui prends sa main, mettant la mienne au-dessus, sans violence et nous l'ouvrons, ensemble, me voilà dehors, libéré, mais, ce n'est pas fini, j'ai quinze mètres à parcourir jusqu'à la barrière qui est restée ouverte et, ils me poursuivent comme deux petits roquets hargneux (je ne comprends pas leur comportement, s'acharner ainsi contre moi, je n'ai rien fait qui puisse leur nuire, au contraire je ne cherchais qu'à les servir de mon mieux) Ils crient tout fort, après moi :

« Au voleur, au voleur » je ne me retourne même pas, une seule obsession, foutre le camp de cet asile de fous.

De la porte du pavillon jusqu'à la rue, le long du jardinet, ils sont chez eux, donc, je me maîtrise, mais sur le trottoir, la propriété s'arrête. Calmement, en apparence, je rabats le haillon et j'ouvre la portière de la voiture, mais ces deux furies continuent à m'insulter, je suis seul dans cette rue et très étonné que les voisins ne soient pas venus, en badauds, surtout au bruit de leurs voix criardes, personne ! Imaginez, ils donnent des coups de pieds, des coups de poing sur la carrosserie de la voiture commerciale.

C'en est trop, je vais sortir, foutre une tarte en pleine gueule à ces deux-là, dans la rue, c'est à tout le monde. Tambouriner comme cela et pour rien, c'est trop, de trop.

A nouveau, je me contiens, mon côté pacifique reprend le dessus, je mets le contact et démarre la voiture au plus vite.

Tension nerveuse et sanguine sont à leur paroxysme.

Je m'éloigne avec soulagement et les vois dans le rétroviseur les bras encore en l'air.

Je vais aller au Commissariat ou à la Gendarmerie porter plainte pour ce que j'ai souffert d'avoir été un instant PRIS EN OTAGE ET SEQUESTRE, par deux vieux fous???

Tout en roulant, vitres ouvertes, je me raisonne, que vais-je obtenir après avoir raconté mon histoire, leurs deux paroles contre la mienne, pas de témoin à mon secours, quelques instants plus tard, j'ai décompressé, ma tension est tombée (quelques années après, au début de ma retraite, j'avais eu une pointe de 20 de tension) combien a ce moment là??

Pour me remettre de ce mini drame il me reste une histoire vraie que je raconte à tout le monde autour de moi « Otage et séquestré »écrit dans ces mémoires. Et je suis très content d'avoir pu garder mon sang froid (comme ont dit).
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