M. Mme Misrahi Roger Paulette M. Mme Misrahi Michel Sokleng et leurs enfants








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titreM. Mme Misrahi Roger Paulette M. Mme Misrahi Michel Sokleng et leurs enfants
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Caporal MISRAHI ... mon Caporal ...c'est un évènement, je couds deux galons sur ma veste. Je continue à travailler dans les ateliers et à la demande du Commandant BADARD, je construis avec les composants électroniques et des lampes, des postes T.S.F. radio pour ces messieurs qui, en retour, me donnent des perms. La bonne petite vie confortable s'installe et me fait oublier les mois d'internement inutiles.
La quille arrive bientôt.
Le 16 Juin 1951 j'obtiens une nouvelle promotion et passe Caporal-chef, j'ajoute un galon en or et reste chef de chambrée.

Les mois passent, mais la vie militaire me pèse malgré les sorties en ville, ça devient long.

J'ai passé un examen de qualification de mécanicien dépanneur radio sur émetteurs-récepteurs de l'armée, noté 16/20 j'obtins une mention « assez bien »
J'ai hâte que le service militaire s'achève, on arrive au 1er Janvier 1952, bonne année, c'est celle de la quille Bon Dieu de nom de Dieu . Comme le premier jour de mon incorporation.

Le 1er février 1952 je suis promu sous-officier avec le grade de Sergent

- Sergent MISRAHI, à vos ordres !

Là, c'est la classe, un galon or en < sur les deux é...paulettes car ma future femme sera Paulette LE MOING et comme ma première amie Paulette SANCHEZ...deux Paulettes et 2 galons en < sur les manches.

Une différence se fait sentir lorsque l'on devient Sergent, cette distinction me fait quitter le baraquement des hommes de troupe et ma fonction de chef de chambrette. Je suis logé dans une pièce à part avec un bon lit, une table, une chaise, un petit lavabo, un poêle qu'un simple soldat a la charge d'entretenir.
Je déjeune maintenant au réfectoire, avec les Officiers, le menu est plus fin, plus élaboré et les boissons sont différentes.

On devient aussi plus responsable, chef de semaine, on dispose d'un bureau secrétaire, on doit s'occuper de toute la caserne, dimanche inclus.

Cela me plaît, le temps passe plus vite et la date de ma libération définitive approche, c'est la quille en 1952.
Le 18 avril 1952 arrive maintenant trop vite et pour un peu, je rempilerais... non ... ça suffit.
Avec mes compagnons de classe, on fabrique une grande quille montée sur roulettes et on la traîne en ville jusqu'à la place Marcel Sembat ... on l'arrose copieusement. Avant de quitter notre prison militaire, une dernière brimade nous vient du juteux, l'Adjudant emmerdant.

Nous étions en salle d'attente à boire un dernier verre entre copains, il nous dit :

« Quand vous étiez ici, je vous foutais dedans (en punition)

Maintenant que vous êtes libres, je vous fous dehors. Merci mon Adjudant ...tout bas, salaud!
18 Avril 1952 ... enfin la quille !

Libre, je suis enfin libre. Après 18 mois d'internement politique, je viens de faire 18 mois d'internement militaire. J'ai été, en fait, privé de liberté pendant trois années de mon existence et j'ai 22 ans.
Je vais maintenant recommencer pour de bon ma carrière professionnelle et sentimentale.
Côté travail, je retourne aux Etablissements GRANDIN où je retrouve ma place comme promis par Monsieur Robert GRANDIN.Il a tenu parole et m'installe dans le Laboratoire dans le haut de l'usine où je me sens enfin à ma vraie place, je vais pouvoir faire la preuve que je suis à la hauteur de mon diplôme de l'école O.R.T. Agent technique de laboratoire radio.
Les anciens en place depuis des dizaines d'années, les ingénieurs, me prennent pour leur larbin, normal, je suis le nouveau, il me faudra monter les échelons dans la hiérarchie et montrer mes capacités à ces Messieurs, les anciens. On me donne des branchements à faire avec des haut-parleurs de marque, afin de faire des comparaisons auditives de qualité. Ils sont contents de mon travail, ensuite on me donne un plan pour faire un grand châssis en métal.

Me voici au rez-de-chaussée, salle de mécanique, je vais avoir à soulever une grande plaque de fer pour la poser sur des tréteaux et tracer le châssis prévu.
On ne me donne aucune aide pour me donner la main, ni gants pour soulever les tôles huileuses couchées les unes sur les autres, lourdes et grasses. J'en saisis une, la redresse à la verticale et c'est le drame, elle me glisse des mains et le côté tranchant tombe sur le bout de la chaussure, à hauteur du bout de l'orteil du pied droit.
Une violente douleur m'arrache un cri qui attire tous les ouvriers de l'atelier, ils viennent à mon secours, on enlève la lourde masse de métal, ainsi que ma chaussure et direction la clinique où l'on me soigne.
Accident du travail entraînant plusieurs jours d'arrêt, pour un débutant, c'est réussi moi qui avait trouvé un travail qui m'intéressait. Comme je le craignais, à mon retour on me fit comprendre que mon poste avait été pourvu pendant mon absence et qu'on n'avait plus besoin de moi.

Fin de mon court séjour chez GRANDIN

Onze jours : 18 Avril 1952 fin de l'armée

Le lendemain de ma libération 19 Avril 1952 - Sté Française de Radio Télévision

30 Avril 1952 plus de travail.
Je n'ai plus qu'à aller m'inscrire au chômage.
Peu de temps après, l'école ORT me propose une place d'Agent Technique, dans une usine à VIROFLAY, je suis courageux, je me rends sur place, on m'embauche.

Le trajet, aller et retour, est long et fatigant, métro avec changement à MONTPARNASSE, ensuite train de banlieue jusqu'à VERSAILLES-CHANTIER, ensuite quinze minutes de marche. Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour gagner sa croûte ...

Pendant 22 mois de galère, je fais le trajet, 42 bis rue Sedaine Paris - VIROFLAY. Mes collègues de travail m'incitent à me présenter comme Délégué du Personnel, je suis élu et fais de mon mieux pour défendre leurs droits et aussi la santé car on emploie des produits liquides dangereux, destinés au nettoyage des pièces radio, je fais installer des ventilations protégées.
Je deviens plus tard secrétaire responsable du Comité d'entreprise, tout ceci s'oppose à mes prétentions au poste de Professeur en électronique à l'école O.R.T.

Après enquête m'apprend-on... tant pis!
J'ai passé mon permis voiture et ai acheté une automobile 4 chevaux, en 1953...une Renault, le début d'une nouvelle vie professionnelle et sentimentale. Cette voiture d'occasion je l'avais achetée trois mille francs, à cette époque mon salaire mensuel était de 750 frs, une affaire. Je le laissais dans la rue Sedaine, elle y stationnait toute seule, pas une voiture à l'horizon, deux ans après la rue en était pleine.

Ma vie sentimentale.

J'ai 22 ans et le week-end je me retrouve dans le taudis de ma rue Sedaine. Le samedi soir, ainsi que le dimanche après-midi, je sors et je vais au bal à PARIS et aussi, en banlieue.

Auprès de chez moi il y a le MASSIF CENTRAL, le BAL A JO etc.., ailleurs existent des bals dans les Mairies, pour filles sérieuses accompagnées de Maman, tels que MAUBERT - LA MUTUALITE salles de bals provinciales, rue CADET, salle des danseurs parisiens, une foule.

Je cherche l'âme soeur, les danses se succèdent, tangos, valses, rumbas, pasos dobles et surtout le plus sensuel, le slow. Ah! j'en ai tenu de belles cavalières dans mes bras, des grandes, des moyennes, des petites, bien faites mais j'étais resté timide et complexé par le traumatisme de la guerre Je ne savais pas parler aux filles, ni n'osait leur offrir un verre au bar, moi qui n'allait jamais au bistrot. La danse terminée, chacun retournait dans son coin ... c'est triste !

Avec mon petit cousin, Jacques Benchana on est allé un jour au bal à CADET, la salle des Danseurs Parisiens rue Cadet, nous nous rendons sur la piste de danse où il y avait dix garçons pour une fille et lorsque la danse débutait, c'était une véritable course à la cavalière.

- Jacques, un tango, on y va ?

- Vous dansez Mademoiselle ?

- Non j'ai déjà été retenue.

...rusées, elles se réservaient cette petite porte de sortie pour choisir leur cavalier.

Une, deux, trois tentatives, ça y est, elles sont toutes prises.

Jacques et moi on se regarde, déconfits, bredouilles, au paso double, même ruée, rien, on se résigne à faire partie de tous ces nombreux jeunes gens qui regardent les autres danser.

Tout à coup une idée géniale germe dans ma tête et j'en fais part à Jacques.

A l'entrée, en haut de la salle, arrivent danseurs, danseuses, ils remettent leurs vêtements au vestiaire avant de descendre sur la piste infernale.

- C'est là qu'il faut les cueillir mon Jacques.

On ne fait ni une, ni deux, on se dirige en bas de l'escalier, l'orchestre entame une danse, Parmi les nouveaux arrivants, deux jeunes filles, pas mal, qui se ressemblent, peut-être deux soeurs.

On les invite ...

- Vous dansez, Mademoiselle ? - Oh! Oui Monsieur

Pas un instant à perdre, on se dirige vers la piste, la main sur leur taille fine et au travail. J'avais la chance d'être assez bon danseur et après quelques banalités, j'essaie de lier conversation.

La valse s'arrête et adoptant la façon de faire des autres cavaliers, je réserve la prochaine danse, elle accepte et me dit oui (...plus tard, souvent non)!

Mais elle est mignonne cette petite, un beau visage, une taille mannequin, une jolie poitrine menue, tout à fait mon idéal. Jacques semble bien se débrouiller de son côté, à la fin de la danse, on fait les présentations et bavardons tous les quatre amicalement Nous, sommes deux petits cousins ... elles enchaînent ... nous sommes deux soeurs ....Avant de pouvoir en dire plus, l'orchestre attaque un slow langoureux ... le pot.

Je la prends par la main, par la taille, on danse comme nous y invite la chanson, joue contre joue, serrés l'un contre l'autre. Cette étreinte ne laisse pas mon corps indifférent et me gêne à la limite, vis à vis de ma jolie cavalière, enfin c'est la nature, pour ne pas l'effaroucher, je desserre mon étreinte, prudence...Le bal se termine, nous nous sommes peut-être plus, rendez-vous est fixé pour le dimanche suivant, au grand bal de la Mutualité, on s'embrasse amicalement et à dimanche...

- Je m'appelle Roger, moi c'est Paulette

- Je m'appelle Jacques ... moi, Marthe (plus tard un autre Jacques va entrer dans sa vie, M. Lequeux).

Au revoir et à bientôt.

On se quitte à regret, souhaitant déjà être à dimanche et pourtant angoissés

- Vont-elles venir ?
On est le 30 Novembre 1952, j'ai 22 ans, j'ai quitté l'armée au mois d'Avril et je viens de faire ma première conquête, peut-être le début de toute une vie.

1953 - La télévision fait son entrée dans la fabrication en grande série, pour le public. C'est le tout premier démarrage de cette merveilleuse invention technologique qui va envahir toutes les habitations et on va avoir le cinéma chez soi, à domicile.
VISITE A LA FAMILLE ROUMEZIN en Ardèche
Maintenant que je possède l'automobile, nous décidons, Ma Mère et moi, d'aller en pèlerinage en Ardèche. On commence par l'Hôtel BEAUSEJOUR d'ALBOUSSIERE qui reçoit maintenant des colonies de vacances.

On a tous les deux le coeur serré et beaucoup de chagrin en revoyant les lieux de notre double évasion, la fenêtre au-dessus des marches de descente de cave, ainsi que le rectangulaire et minuscule soupirail de ventilation au ras du sol et du gravier ce qui fit dire à ma mère voyant l'étroitesse de cette ouverture, les dimensions ont été changées ... non, il ne faut pas oublier qu'à l'époque, ma mère était menue et moi chétif, en raison de la nourriture rationnée. Aujourd'hui, notre physique ne nous permettrait de réaliser cet exploit. Nous prenons des photos.
Nous avons eu une pensée émue en nous rappelant la dernière vision de sa mère ma grand-mère et soeur.

Nous sommes allés voir Monsieur VIAZAC, le secrétaire de Mairie Instituteur qui avait été si gentil, si humain, envers ma soeur et moi, nous l'avons, une fois encore, remercié chaleureusement. Ensuite, nous avons vu le Pasteur et sa femme, Monsieur et Madame ROUX dans leur ferme, là encore, nous avons renouvelé nos remerciements et notre reconnaissance en regard des risques encourus par eux en nous hébergeant.
Après, ce fut alors pour moi une très grande émotion lorsque par le chemin de montagne escarpé, abrupt avec ses ornières et ses bosses, je réussis à atteindre la cour de ferme à BRAS, non sans avoir entendu, par intermittence racler le bas de caisse de la voiture sur les rochers, ce qui me fit tout craindre pour le retour.
Enfin, nous voici arrivés après avoir pris des risques ce qui n'était pas pour nous, une première!!
Monsieur et Madame ROUMEZIN sont sortis, intrigués par ce bruit de moteur inhabituel chez eux, les visites étant rares étant donné l'état des routes. Quelle ne fut pas leur surprise !! ils nous ont tout de suite reconnus, ils nous ont serrés contre eux, embrassades avec larmes d'affection au coin des yeux.
Les enfants présents, surpris de ces élans entre leurs parents et nous, restaient à l'écart, pour eux nous étions des étrangers et ils étaient étonnés de ces effusions amicales et affectueuses.

Nous sommes invités à entrer dans cette grande cuisine familière, nous expliquons comment nous avons vécu après notre départ de chez eux. Leur famille s'était agrandie, de trois enfants connus de nous, ils étaient sept à présent et nous avons parlé du passée avec nos chaleureux remerciements.
La fille aînée, Miette (Henriette) avec laquelle je gardais les animaux de la ferme était devenue une belle jeune fille de 16 ans, elle n'en avait que cinq lorsque je l'avais quittée, à l'époque de mes souvenirs secrets de la puberté, je la trouvais bien changée et très jolie, elle m'avait, sans doute, oublié tout à fait.

Nous avons, de part et d'autre, remué tout notre passé et raconté ce que nous avons réalisé depuis notre séparation la ferme il n'y avait toujours pas d'électricité et ils ont tous été émerveillés du cadeau apporté en reconnaissance de tout, ce fut pour eux une immense joie, surtout pour les enfants : un poste de radio transistor, les premiers qui venaient d'être fabriqués en FRANCE. Ils avaient enfin de la musique et le reste au fin fond de cette vallée sauvage et reculée du Plateau ardéchois. Le choix de mon présent ne pouvait être plus beau, à leurs yeux, la T.S.F. était arrivée avant la fée Electricité.
Notre court séjour avait été formidable et la famille ROUMEZIN, au complet, nous dit « Au revoir » avec des larmes, comme à l'arrivée. Henriette a voulu nous accompagner jusqu'en haut de la colline et on s'était longuement embrassé, tendresse, affection, j'ai même cru déceler une petite attirance vers moi. J'avais 22 ans, je venais de la ville et je n'étais pas vilain garçon...
A notre retour, une annonce attire l'attention de ma mère. On recherche un technicien en télévision possédant une voiture pour réaliser des dépannages à domicile, le soir, chez les clients.

Très intéressé, je me présente aux Etablissements de GIALLULY à SAINT-MANDE, pas loin de mon domicile, je suis embauché sur le champ.

Il me faut concilier ces deux emplois, de jour à VIROFLAY, le soir à SAINT-MANDE. Dès mon arrivée, à 18 heures à PARIS, je vais chercher ma 4 chevaux, verte, au garage où elle est remisée car le stationnement est devenu difficile, rue Sedaine.
Je me rends à SAINT-MANDE où la secrétaire me communique de trois à quatre adresses, certaines à PARIS, d'autres en banlieue, et c'est ainsi que débutent mes dépannages de postes de Télévision en noir et blanc le soir chez le particulier.
Deux salaires, c'est le début de la fortune, il y a aussi un surcroît de fatigue mais le dimanche, au bal de la Mutualité, je retrouve ma Paulette et on ne se quitte plus (on ne se quittera plus... à la vie, à la mort)

Maintenant j'ai ma « bonne-amie » et les longues fiançailles commencent avec ma Paulette (ma chérie).Elle a quitté ses patrons au 103, rue Lafayette et travaille maintenant dans une charcuterie, rue de la goutte d'or à l'enseigne du « Cochon Rose »
Tous les Samedis soir, vers 10 heures, je vais chercher Paulette à sa boutique et notre sortie est, à chaque fois, une lune de miel. Nous cherchons un petit nid d'amour dans un hôtel à prix raisonnable que nous réservons, rue Montreuil, ensuite nous allons boire un verre « Au clairon de la Nation », petit café situé, Place de la Nation.
Ma petite voiture quatre Chevaux me rend grand service, tant pour mon travail, que pour nos sorties amoureuses. Ensuite nous retournons à notre hôtel pour une belle nuit de folie et de bonheur partagé, c'est maintenant un acte d'amour réel qui dure jusqu'au matin, entrecoupé de sommeil, de récupération. On s'aime, nous prenons, cependant, des précautions, car, attention ...danger ! Nous ne souhaitons pas devenir parents sans l'avoir souhaité.
Je connais avec ma chérie une des plus agréables relations physique qui puisse exister dans un couple, deux jeunes gens qui commencent à faire l'apprentissage des sentiments, en un mot à s'aimer. Le matin nous nous réveillons, tout émerveillés et après un copieux petit déjeuner en tête à tête, allez, hue !la quatre chevaux, nous voilà partis, direction banlieue ou province selon notre caprice, au hasard, nous fiant à nos intuitions. On cherche un bon petit restaurant au goût de Paulette, il faut en essayer plusieurs avant qu'elle n'en trouve un, à son goût, pas facile la Paulette mais, je l'aime.
Après un bon petit repas convenable, promenades et visites, retour à la capitale. Le soir, un dernier petit repas et je ramène Paulette à son lieu de travail où après quelques tendres baisers elle va regagner sagement et seule, comme moi, son lit de solitude en disant « A samedi prochain chéri. »

- Oui, à samedi, mon coeur ... On se quitte un peu triste, en pensant à bientôt.

Parfois, nous sortons à quatre avec Marthe et mon petit cousin Jacques (BENCHANA) Marthe, la soeur de Paulette, connaîtra par la suite un autre Jacques LEQUEUX celui-ci et auquel elle restera accrochée par le bout de la .... »!!!

Ils se sont mariés en 1954 et eurent trois filles : Catherine, Véronique et Hélène ... et de trois et non Hélène de Troyes.

Nous allions au bal à VINCENNES le « Chalet du lac » par la suite, Marthe venait souvent seule, car sa relation avait cessé avec le premier Jacques.

Les trois soeurs LE MOING Marthe Paulette et Cécile étaient venues à PARIS grâce à leur soeur aînée Marie qui y travaillait déjà. Leur destin s'est joué là, où elles ont toutes trois trouvé leurs maris (comme on dit chaussures a leurs pieds???) .Cécile la plus jeune rencontrait Jean Hanau d’origine Juive comme moi, ils se sont mariés après le passage dans une Mairie de Paris et une bénédiction Nuptiale dans l’église (rue du Commandant Lamy dans le 11ème arrondissement entre la rue Sedaine et la rue de La Roquette ou j’avais habité avec mes parents), nous en étions les témoins avec Paulette et peut être Marthe et Jacques.

Le père de Jean Hanau, Bernard Hanau, (un homme très gentil et très cultivé) quelques années plus tard au cour d’un repas familiale chez eux à Etiolles, il nous avait raconté une drôle d’histoire qui lui était arrivé a la déclaration de guerre 1914-1918. Avec sa famille qui habitait à St Quentin. Du fait de la proximité de la localité avec la frontière Allemande, toute la population s’apprêtait à déménager et à être évacuée vers le centre de la France. La veille de ce départ ils se sont réunis avec des amis et en se mettant autour d’un guéridon (petit meuble rond a pied central unique sur un court trépied) et en joignant les mains pouces a pouces petits doigts a petits doigts pour en faire le tour en son bord, Ils ont interrogé les esprits en demandant au guéridon de répondre a leurs questions, un coup pour oui, deux coups pour non. Dans un silence complet et une atmosphère électrisée par le contexte de cette guerre toute proche la petite table ronde ayant répondu a plusieurs questions, on lui a demandé quand cette guerre allait elle se terminer ? Elle a répondu, cogné ou bougé en disant 11-11-11 ? Monsieur Bernard Hanau nous a dit, après cette terrible séance de spiritisme que le guéridon collé a leurs mains, comme aimanté se déplaçait dans tous les sens dans la pièce ou ils étaient. Connaissant le sérieux de Monsieur Bernard Hanau on ne pouvait que croire à son histoire véridique. Elle avait dit 11-11-11, or la Grande Guerre qui avait débuté en 1914 se termina le 11 novembre 1918 et le clairon annonçant la fin des batailles résonna a travers toutes les tranchées ce matin là à 11 HEURES. Le guéridon ? Avait donc bien dit, le 11 du 11 à 11heures ? Exacte Monsieur Hanau dont la disparition nous a donné beaucoup de chagrins. Moi Roger, je ne vous ai pas oublié et vous ai rendu ici cet hommage en racontant votre histoire dans mes mémoires que liront peut être vos enfants et petits enfants,
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