M. Mme Misrahi Roger Paulette M. Mme Misrahi Michel Sokleng et leurs enfants








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L'histoire réelle de ma vie est la première fin de ce grand livre de mémoires. Je vous ai présenté, mes parents, ma petite enfance, mon adolescence très perturbée à cause de cette guerre 1939-1945, ma vie de jeune homme après-guerre et les études entrecoupées de vacances, le début de ma carrière professionnelle et sa progression qui ne s'arrête pas là, l'achat de ma première voiture et la rencontre dans un bal d'une belle jeune fille de 20 ans Paulette qui allait devenir ma femme six ans plus tard, devant Monsieur le Maire du 11ème arrondissement de PARIS, le 13 Décembre 1958.
Il nous faudra attendre quatre ans avant de voir paraître l'enfant de l'amour, un très beau garçon Michel Charles MISRAHI, le 30 Avril 1962. A 9 Heures 30.

(A SUIVRE)
Ecrit le 30.01.1999

Fin de la Première Partie de
Mes Mémoires de mon premier livre
Ecrit sur un cahier qui me servait quand

J'étais un Artisan à Suçy en Brie 94370

Le document qui va suivre a été écrit pour ma participation a la pose d'une plaque de souvenir en devoir de mémoires sur un mur vestige de l'ancien hôtel d'Alboussière pour représenter ma famille et les personnes qui avaient été emmenées suite a cette rafle étant l'unique survivant de ce drame.
Vous retrouverez la suite (a la fin) la deuxième partie de mes mémoires :
Mémoires de mon deuxième livre écrit sur un cahier ;

_____________________________________

Histoire d'une rafle que j'ai subi et vécu le 18-Février- 1944 avec mes parents internés en Ardèche.


Les documents qui vont suivre étaient destinés pour commémorer l'histoire de la disparition de ma sœur Suzanne et ma grand'mére Rosa, suite a une rafle par les Allemands,à l'hotel d'Alboussiere en Ardéche. Une plaque de mémoire gràce a mon ami Samuel Pintel et ses recherches a été apposée sur un mur en présence des autorités municipals (M le Maire Dubay) le préfet (M Bartold) les diverses associations de déportés, résistants, les habitants de la commune mes très chers amis les enfants de la famille Roumezin qui m'avait recueillit et la présence des divers Médias la presse du Dauphiné libéré les Cameras de FR3 Drome-Ardéche etc,etc .


Dédié a ma chère Famille Ma femme Paulette mes chers enfants Michel Sokleng Alexandre et Kévin le ou les futurs ???? Misrahi.


Monsieur MISRAHI Roger raconte l'histoire vraie d'une rafle le 18 FEVRIER 1944

10, route de Berné à l'Hôtel Beauséjour d'ALBOUSSIERE (Ardèche)

56320 PRIZIAC Centre d'accueil et d'hébergement No 20 bis
tél : 02 97 34 63 59
Histoire écrite suite a ma recherche et m'avoir retrouvé par mon ami Samuel Pintel pour la pose d'une plaque commémorative pour un devoir de mémoire sur cette rafle dont moi ,ma famille et diverses autres personnes d'origine Israélite avaient été les victimes .

Début Janvier 1940
On déménage la population de PARIS car il y a risque de bombardement

Mes parents sont séparés. Notre famille composée de ma grand-mère, ma mère, ma soeur et moi, ont est réfugiés dans le village du Chatelet-en-Berry à 20 kilomètres de St-Amand-Montron dans le Cher et ma mère y perçoit des allocations.

A l'armistice, la FRANCE est coupée en deux et nous sommes en zone libre.

Au bout de quelques temps, le propriétaire voulant sans doute récupérer son logement réquisitionné, en accord avons-nous supposé avec les autorités locales, nous envoie deux gendarmes de la commune pour nous inviter à faire nos valises et nous emmener dans le camp d'internement de Rivesaltes.
Dans ce camp de réfugiés étrangers, après examen de notre dossier, il apparaît que ma soeur et moi, sommes Français, mes parents, apatrides mais d'origine turque. Dans ce camp, comme il n'est pas question de religion mais de nationalité, nous sommes libérés de suite.
Retour au Chatelet-en-Berry, à cause de nos affaires et aussi de la perception des allocations en tant que réfugiés.

A peine installés dans une maisonnette de campagne, louée, nouvelle visite des gendarmes qui nous font faire les bagages et nous dirigent vers les Pyrénées Atlantiques, gare d'Oloron, Ste-Marie, dans le camp de GURS le 20 0ctobre 1942. Là, les autorités nous gardent pour de bon.
Ma mère est convoquée au Tribunal d'Oloron pour fausse déclaration sur nos origines religieuses. Lors d'un recensement et pour nous protéger, ma mère nous avait déclaré, religion orthodoxe, pas très catholique ni compatible avec notre nom : MISRAHI. Les juges ont réussi à lui faire avouer sa religion israélite et tout est rentré dans l'ordre, sans aucune condamnation, le fait qu'elle soit internée leur suffisait.
J'avais 12 ans, la nourriture était très mauvaise, régime quotidien, navets, potirons, pendant plusieurs mois, suivant la hauteur du tas que l'on voyait à l'entrée du camp. Nous étions tous mélangés, hommes, femmes, adolescents, enfants. La Croix Rouge suisse présente améliorait l'alimentation des enfants.

Nous avons encore été déplacés, sans savoir pourquoi, en date du 23 MARS 1943, pour le camp de MASSEUBE dans le Gers, c'était peut-être en raison de l'âge de ma grand-mère ou de notre nationalité française.
On est arrivé le lendemain 24 MARS 1943, dans un camp de petites dimensions où sont internées des femmes âgées, comme ma grand-mère. Il n'y a que trois enfants, la nourriture y est très mauvaise et de surcroît rationnée, mon estomac de petit garçon me tourmente, la ration de pain de la journée est pesée devant nous, coupée et nous tranchons à nouveau ce morceau en trois pour le matin, midi et soir.

Je ne peux pas dormir et me plains à ma mère, elle me conseille de manger ma ration du lendemain matin et je m'endors ... (en faim)

Ma soeur et moi avons la permission de sortir pour nous rendre à l'école communale, à côté.

L'instituteur voyant notre été physique, comprend vite notre situation alimentaire, il nous vend à prix modique, des pommes de terre du jardin de l'école ce qui alimente aussi la caisse de l'école. On passe les patates dans nos cartables et pour la cuisson, nous utilisions des vieilles boîtes de conserves que nous posions sur le métal chaud du poêle du baraquement. Avant de retourner au camp, des camarades de classe nous emmenaient chez leurs parents qui nous donnaient de grosses tartines de pain avec des gourmandises, saucisson, lard, pâté, jambon c'était bon ... merci pour tout.
Un jour, par mesure de clémence ou d'humanité, quelques personnes âgées, dont ma grand-mère et nous-mêmes, quittent le camp de MASSEUBE, destination inconnue ... nous n'avons pas le choix, direction la gare, roule le train à vapeur jusqu'à VALENCE, ensuite un autocar qui nous mène à ALBOUSSIERE Hôtel BEAUSEJOUR... dont le nom sonne comme un beau programme de vacances.
Nous sommes le 21 AOUT 1943 et j'ai 13 ans.

Nous voilà assignés à résidence surveillée, dans un centre d'hébergement, avec liberté de sortir dans le village à des heures contrôlées. Nous n'avons plus qu'à attendre la fin de cette maudite guerre, à l'abri.
Cela nous change du camp d'internement, la nourriture est toujours rationnée mais convenable. Le directeur et sa femme, Monsieur et Madame CHERON, donnent bonne impression et sont corrects.
Ma soeur Suzanne, 11 ans, et moi-même allons à l'école communale dont l'instituteur, Monsieur VIAZAC est aussi secrétaire de Mairie.

C'est un homme de grand coeur auquel je rends hommage.
Il demande aux enfants de l'école de nous apporter, matin et après-midi, un casse-croûte, chacun à leur tour.

C'était pour ma soeur et moi un vrai régal, le goût et la valeur de ces tranches de bon pain de campagne garnies de beurre, jambon, ou lard du pays, de fromage aux herbes, aussi, que l'on appelait je crois me souvenir FOUJOU. Ils se motivaient pour nous donner le meilleur de leur ferme.

Nous allions à la prière au Temple, tenu par le Pasteur, Monsieur BESSET qui nous avait donné une bible complète, l'ancien et le nouveau testament, qui m'a permis de mieux comprendre les religions Judéo- chrétienne

Parmi les pensionnaires dans ce Beausejour de rêve, il y avait de jeunes docteurs d'origine allemande, très expérimentés, des savants juifs protégés ou cachés et qui logeaient au rez-de-chaussée, les fenêtres donnant sur les jardins.
L'un d'eux m'avait soigné pour un problème d'infection au doigt, et au lieu de le nettoyer, il a mis un pansement autour me demandant de le garder plusieurs jours .Il m'avait expliqué, qu'à mon âge, la matière blanche qui recouvrait mon doigt, était de la chair en formation, plus tard, le pansement retiré, la peau était effectivement cicatrisée.
Ils étaient vraiment pleins d'avenir dans le domaine médical, de très bons et jeunes savants.
Le matin du 18 FEVRIER 1944, à six heures du matin, grand branle-bas, nous sommes réveillés brutalement dans tout l'hôtel, plus de Bonséjour. La Gestapo, avec un détachement de soldats allemands, encercle le bâtiment, tout le monde s'affole et court dans tous les sens, on monte, on descend dans un désordre ponctué d'ordres gutturaux avec des shnel-schnel...raüs, raüs nous devons faire rapidement les valises, hâte, affolement général dans tout l'immeuble, ça crie, ça pleure, la peur au ventre ... qu'allons-nous devenir ?

Dans ce vaste désordre ma mère va aux nouvelles, elle revient et entre dans la chambre, nous sommes habillés : Roger vient suis moi, on descend ; en bas elle me dirige vers le salon de lecture je rentre avec elle, referme la porte, ouvre rapidement la fenêtre donnant sur la façade avant de l'hôtel : Saute et sauve-toi adieu ;

Ma mère vient de me mettre au monde pour la deuxième fois.

D'un bond, le me reçois sur les marches d'une cave en contre bas, me relève rapidement et fonce dans la ruelle en pente a droite, direction les champs et la forêt proche dans la neige ,je m'y cache prudemment .

Pendant ce temps-là ma mère referme de suite la fenêtre et se trouve devant un soldat Allemand qui heureusement n'a rien vu < que faite vous là > ma mère ne répond pas, un violent coup de crosse de fusil la fait sortir du salon.

Avec la douleur du coup reçu, elle remonte auprès de sa mère de soixante dix ans de ma sœur onze ans elles s'embrassent.

Ma mère entend des gens dirent que l'on peut s'échapper par la cave en dessous du réfectoire, elle y va et découvre des soupirail rectangulaires de petites dimensions a ras du sol de la cour en graviers. Elle déplace et amoncelle divers matériaux ,se hisse a la hauteur de ces ouvertures ,avec la douleur du coup reçu ,elle se trouve galvanisée ,elle essaye avec son corps de femme de quarante ans mal nourrit (une chance qui la sauve) de sortir, sa tête passe ainsi que ses épaules et voit en face des voisins lui faire signe de ne pas bouger et de s'aplatir au sol , des soldats dans le réfectoire au-dessus font évacuer les pensionnaires ,dés le danger passé ,ils lui font signe de venir.

Normalement la dimension de ce soupirail de ventilation ne permet pas le passage d'un corps ,mais survoltée ma mère a réussi a sortir en force ,s'est relevée en accroupie ,courue sur le graviers ,enjambée un petit muret et est partie dans la rue a gauche hors de la vue des soldats Allemands .Elle a été aussitôt recueilli par des habitants d'Alboussière qui l'ont caché pendant toute la durée de la présence des Allemands au village .

Je m'en veux aujourd'hui de n'avoir pas pensé a me renseigner sur les personnes qui l'on hébergé dés sa sortit de l'hôtel pour les remercier veuillez trouver dans ces lignes d'écritures toute ma gratitude, vous qui avez au risque de votre vie permis a ma mère de me la sauver et d'avoir pu vivre avec elle de très nombreuses années.

Elle a eu beaucoup de chagrin de n'avoir pas pu sauver sa vieille maman et sa petite fille qui était malade.

Revenons à mon évasion me voilà courant sur la route qui passe sur un petit pont et après longe une profonde forêt enneigée.

Je me blottis et me tiens sur mes gardes, prêt à repartir plus loin.

L'après-midi arrive et je vois un homme qui passe et qui inspire la confiance ,je prend mon courage surtout que je commence a avoir très froid dans cette neige ,malgré le soleil et va au-devant de lui et explique ma position délicate d'évadé de l'hôtel .

Cet homme j'ai eu beaucoup de chance je l'ai su après était le Pasteur M Roux (Darbiste) habitant la ferme de Mirabel.

Il m'a fait venir chez-lui, sa femme me prend en charge de suite, elle m'installe devant un bon feu de cheminée pour me réchauffer et sécher, c'est la première fois, moi, le petit Parisien que je vois du bois brûler en dehors d'un poêle en fonte, je reste en admiration de voir les flammes en directs dégager de la chaleur avec la bonne odeur de la fumée.

Elle me réconforte comme le feu par de gentilles paroles chaleureuses et me sert une bonne première soupe de bons légumes sortit du chaudron pendu au-dessus du feu par une crémaillère ,dans le bouillon nage un gros morceau de lard rose qui est pour moi une découverte .

Je dévore a belles dents avec mes 14 ans de manque de nourriture ,la belle soupe fumante ,le bon lard accompagné d'une bonne tranche de pain de campagne ,c'est délicieux et !!!!! je me mets a pleurer en pensant a ma famille laissée là-bas au village aux mains maudites de ces sales soldats Allemands .

Madame Roux essaye de me consoler et M .Roux part au bourg prendre des nouvelles.

De retour, il m'annonce une bonne nouvelle qui me réjouit le cœur < Ta maman a réussi a s'échapper, elle est en sécurité chez des amis, a la nuit tombante, j'irai la ramener >.

Mes larmes sèchent, je ne suis plus seule dans ma vie, mes pensées vont vers ma pauvre Grand-Mère Rosa et ma très chère sœur Suzanne que je ne verrais plus.

M.Roux revient avec ma mère, on se jette dans les bras, on s'embrasse de bonheur et tristesse .On revient de loin, nous venons d'échapper a une mort certaine.

Nous voilà réunis chez la famille du Pasteur Roux, on les remercie de ce qu'il ont fait pour nous aider et après un bon repas, délicieux repas qui nous changeais de ceux de l'hôtel pas

BON mais MAUVAISEJOUR.

La nuit d'hiver de cette terrible et éprouvante journée est arrivée, dehors la neige s'est remise a tomber, nos bienfaiteurs nous conduisent dans une chambre froide ,on se couche dans un lit glacial et malgré les bouillottes d'eau chaude, je grelotte de tout mon corps de froid, de la peur que nous avons eu et après un long moment, grâce a l'édredon de plumes qui nous recouvre, j'arrive enfin a me réchauffer et épuisé de fatigue a m'endormir après cette si dure et pénible tragédie que nous venions de vivre .

Au matin, je sors mon bout de nez de dessous les couvertures et je vois sur les carreaux de la fenêtre de jolies dessins de givre, c'était la première fois que j'en voyais, de la vapeur sortait de ma respiration .Qu'il fait froid en Ardèche, bree ! bree !

On descend dans la grande salle repas - cuisine, une grande flambée dans la cheminée nous accueille pour notre première grande journée de liberté retrouvée, chez nos chers amis la famille Roux, qui nous sert notre premier vrai petit déjeuné oublié depuis si longtemps achève de nous mettre en forme et nous remonte notre morale qui était tombé si bas.
Pour nous mettre a l'abri des recherches, M Roux me place chez la famille Roumezin dans leur petite ferme : aux Bertrands : a quelques kilomètres du village de Ponsoye en pleine Ardèche profonde ou beaucoup de petites fermes ont été abandonnées, climat rude d'une terre arride et montagneuse, le pays des châtaigniers des genêts ronds et courts, des serpents, lapins, sangliers, pigeons, la petite jungle Ardéchoise avec ses forêts serrées et ses gorges profondes qui descendes jusqu'à la vallée du Rhône qu'on aperçoit du haut des collines .

Je suis obligé de quitter ma chère maman avec larmes (je n'ai que quatorze ans et c'est ma première séparation) elle est emmenée dans la grande ville de Lyon et va travailler dans une maison bourgeoise comme employée de maison.

Nous sommes donc séparés et seul, le courrier nous maintiendra notre contact.

Mes jeunes patrons M.Mme Roumezin ont une petite fille belle et mignonne de quatre ans, Henriette (du prénom de son papa Henri) et que l'on surnomme MIETTE.

Il y a aussi la mère a M.Roumezin, une très brave femme qui m'apprend a garder le troupeau de vaches, de chèvres, a ramasser les bonnes herbes pour les lapins et les divers travaux de jardinage avec ma petite amie-sœur Miette.

Un matin la grand-mère avait cessé de vivre dans son lit, j'en ai eu beaucoup de chagrin car je m'étais bien attaché a sa présence et sa gentillesse.

Toute la famille Roumezin est venue : Aux Bertrands : pour la cérémonie d'enterrement assisté du pasteur M.Besset .

En face de la porte de la maison au bout d'une petite cour, commence le jardin rectangulaire, tout au bout se trouve le petit cimetière familial entourée par quatre vieux cerisiers, de nombreuses tombes y sont alignées, occupées par les ancêtres de la famille, on y a creusé un grand trou et la brave grand-mère va aller les rejoindre.

Les prières sont dites avec ferveur suivant la religion Protestante.

Un petit repas est servie après la cérémonie, les parents on l'occasion de se rencontrer et bavardent entre eu, le frère de mon patron Henri s'approche de moi sachant la contrée désertique et très boisées me dit < Alors l'homme des bois, c'est toi le berger maintenant >.

Après tous ces évènements me voilà moi Roger devenu a quatorze ans BERGER ARDECHOIS !!!! Moi le petit Parisien.

Par une nuit noire sans lune, je me réveille, il est peut être trois ou quatre heures, j'entends dans la grande pièce unique qui servais de salle a manger, cuisine, et de chambre a coucher a la grand-mère qui a disparu, a coté de mon petit réduit ou je couche, un bruit de sabots qui se déplacent en traînant sur le carrelage.

Il fait une chaleur étouffante d'été, il n'y a pas d'électricité a la ferme, le n'ai aucune lampe de poche, ce bruit me fait peur, je ne me sens pas bien du tout, un long couloir me sépare du logement de mes patrons, je suis effrayé par cette chose qui se déplace, je mets ma tête sous la couverture pour ne pas entendre et je transpire a grosses goûtes, rien a faire, j'entend quand même

Cela va de la porte d'entrée a la cheminée, prés du grand lit, cela s'arrête un instant, repart vers ma petite porte, s'arrête, j'ai l'impression que l'on me regarde avec bienveillance, moi je sue de plus en plus, les sabots font demi-tour en frottant le sol, font le tour de la table, s'approchent a nouveau de la porte d'entrée et tout recommence !!!!

Ce manège dure jusqu'au levé du jour et le phénomène disparaît, je peut enfin épuisé me rendormir.

Au matin j'en parle a mon patron Henri, on fouille partout, aucune trace de sabots ou autre.

!!!

C'est possible, mais hélas cela a recommencé a chaque nuit NOIRE a mes réveils avant l'aube, j'avais une terreur en ouvrant les yeux que le jour ne soit pas arrivé.

Je supposais que la bonne Grand Mère devait quitter son petit coin de cimetière pour me rendre une visite, elle s'ennuyait seule, au font de ce jardin, entouré de ces quatre cerisiers, elle venait regarder dormir paisiblement, ce petit garçon qui avait été un moment dans sa vie son petit protégé, avec l'histoire que je lui avais racontée, elle ne me voulait pas de mal et si elle me faisait un peu peur, c'était par pure affection, mais quand même quelle frousse ???

Longtemps après au cour d'une émission a la télévision, j'ai appris que lorsque l'on arrive a l'age de la puberté, j'allais avoir quinze ans, on pouvait provoquer ce genre de phénomène dont j'ai été témoin.

Les graves perturbations subies suites a mon évasion, loin de ma mère, dans ce coin de pays retiré, sauvage , tout était réuni pour provoquer ceci .

Les personnes qui auraient habité et dormi dans cette grande pièce se seraient fait de belles frayeurs !!!

La famille Roumezin a déménagé sur le coteau en face : A BRAS : une nouvelle très belle grande ferme toujours sans électricité (Elle a été installée des années plus tard) et j'ai eu une pensée attendrie a mon pauvre fantôme qui devait s'ennuyer là-bas tout seul dans cette petite ferme abandonnée, PAS MOI BON DEBARRAS OUF !!!!!!!!!!

J'ai vu la fin de la guerre Pendant que j'étais chez ma famille d'accueil dans leur nouvelle ferme : A BRAS ; j'ai fini mes études a l école du village de Ponsoye et passé facilement l'examen du certificat d'études primaires et j'ai quitté avec beaucoup de regrets la famille Roumezin qui s'est agrandie par la venue en plus de Francis de leur troisième enfant Christiane et après mon départ une fille et trois garçons ont suivit les autres, en tout sept, félicitations et bon courage aux parents Henri et Marthe a qui je redis tous mes remerciements de m'avoir gardé et caché pendant toutes ces années
J'ai rejoint ma mère a Lyon avec de très grosses larmes en quittant tous mes très chers AMIS et des autres en retrouvant ma très chère MAMAN qui m'avait sauvé la vie, comme je l'ai déjà dit , une deuxième naissance .
Après mon séjour dans le centre de préapprentissage dans le domaine du château de Crépieux-la Pape a coté de la ville de Lyon, j'avais choisi mon futur métier de Radio-Electricien.
De retour a Paris dans notre logement taudis de la rue Sedaine dans le onzième arrondissement, j'ai suivit mes études d'électronique a l'école O.R.T .de Montreuil pendant trois années suivit d'une année de formation a la nouvelle technique, la TELEVISION .
J'ai fait toute ma carrière dans le métier que j'avais choisi, jusqu'à ma retraite DANS LE MORBIHAN en Bretagne en 1989 avec ma très chère femme PAULETTE qui m'a donné un fils MICHEL, marié a une très belle Cambodgienne, SOKLENG qui ont donné naissance a deux magnifiques enfants, deux Eurasiens Bretons, ALEXANDRE ET KEVIN, qui nous ont fait de très heureux Grands Parents.
Ma chère MAMAN est décédée le deux Mars 1998 a Nice ou elle y a vécu des jours heureux a sa retraite et après avoir subi tous les moments pénibles de cette guerre, elle a été enterré au cimetière Israélite au bout de la : Promenade des Anglais : en haut au Château, et j'ai fais tout mon possible pour la gâter et la choyer de tout mon AMOUR, en mon infinie reconnaissance de ma SURVIE. MISRAHI ROGER
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